Si son histoire ne sera pas forcément marquante pour tout le monde Ce que l'on ne peut renier, c'est que le casting est absolument mémorable et qu'il s'impose comme étant le plus gros atout de ce long métrage. Il suffit d'ailleurs de voir la performance d'anthologie d'une Elizabeth Taylor totalement en phase avec son personnage pour s'en convaincre. Un gand film d'autant que la réalisation de Mike Nichols est parfaite quand il s'agit de filmer ses comédiens. L'ensemble obtiendra 5 oscars et je ne pense pas que cela soit immérité.
Un couple abject qui met en pâture son histoire tourmentée et pathétique à un autre couple qui se découvre également pitoyable. Un film assez dérangeant qui appuie là où ça fait mal et une expérience assez pénible au final pour le spectateur malgré une fin rédemptrice mais qui ne sera qu'un répit de plus.....
Adapté d'une pièce de théâtre, le règlement de compte d’un couple en crise un soir de beuverie, à coup de joutes verbales assassines et cathartiques, porté par l’interprétation folle du couple mythique Elisabeth Taylor (récompensée par une Oscar) et Richard Burton. 3,75
Il faut attendre l'ultime séquence pour rendre cohérents les jeux explicitement malsains, cruels entre le duo principal ainsi que leur lien en réalité indéfectible, de même que la symétrie mais aussi la jalousie ressenties vis-à-vis du jeune binôme aussi ambitieux et déterminé que leurs aînés en leur temps puisqu'à l'époque du drame (plus encore que maintenant, et pourtant...) le seul horizon d'un couple réussi semble la procréation. Cependant il faut d'abord subir d'interminables passes d'armes à la sémantique perverse et aux frappes psychologiques empoisonnées jusqu'à l'écœurement dont l'écriture exprime clairement l'origine théâtrale. Dans une mise en scène classique brillent les épouses, notamment une bouillonnante Elizabeth Taylor alors que les hommes malgré la force voire la violence de leurs dialogues apparaissent de façon inattendue comme des sparring partners. Une illustration extrême d'une douleur mentale.
Martha (Elizabeth Taylor) et son mari George (Richard Burton) rentrent de soirée. Martha annonce à George qu’elle a invité un autre couple à les rejoindre chez eux un peu plus tard. Dès le début, Martha et George ne cessent de se disputer et de se rabaisser, devant leurs invités, ce qui les met très mal à l’aise. Au début du film, les dialogues et les situations sont totalement improbables. Malgré tout, cette agitation - même si elle m’a fatiguée - maintient un certain rythme. Au tiers du film, l’ambiance se ramollit, je me suis ennuyée. Je suis peut-être passée à côté mais j’ai trouvé que l’histoire n’avait ni queue ni tête, je n’avais aucune empathie pour personne, j’avais hâte d’en finir.
Portrait de deux couples passant la soirée ensemble dont l’alcool va désinhiber les pensées et les mots, ce drame de Mike Nichols frappe avant tout par l’intensité de l’interprétation d’Elizabeth Taylor et de Richard Burton mais aussi par une qualité d’écriture remarquable explorant les bassesses de l’être humain avec une cruauté non feinte sans jamais pour autant tomber dans un cynisme banal.
Ce premier long métrage réalisé par Mike Nichols et sorti en 1966 est adulé par une grande partie des cinéphiles, ce qui n'est pas vraiment mon cas. En effet, même si je trouve le film bon dans son ensemble, je le trouve également très inégal. Et notamment à cause d'un rythme en dents de scie. Pourtant, le film commence très bien avec cette atmosphère au départ un peu malsaine (une femme a priori éméchée insulte sans arrêt son mari) qui va très vite monter crescendo pour devenir complètement dérangeante avec l'arrivée d'un jeune couple qui n'a rien demandé qui assiste aux inarrêtables disputes de leurs deux hôtes. Car oui, l'histoire ne se résume qu'à cela et je trouve que c'est une excellente idée ! Je trouve en effet l'idée très originale de faire un film en huis clos (enfin presque) qui ne repose uniquement sur ses personnages et dont la tension monte au fil des minutes. Surtout que les disputes du premier couple vont vite être contagieuses sur le second qui n'est pas si exemplaire qu'il n'y parait. Car oui, en dehors de son côté provocant, le film met en réalité en scène des règlements de compte entre les deux couples et surtout des révélations de secrets bien enfouis que l'on préfèrerait garder cachés pour la bienséance, ce pourquoi, je pense, le film a fait scandale à l'époque (bien que je ne connaisse pas l'ampleur du scandale en question). De plus, nous passons quelques fois de la gêne à l'humour grinçant puis de la violence au drame ; la meilleure scène illustrant très bien ces changements d'ambiance étant le passage dans la boite de nuit qui est très bon. Également dérangeant par ses décors (autant l'appartement bordélique que la boite de nuit déserte) et son noir et blanc, le film est réellement fatiguant car il ne laisse jamais respirer son spectateur, l'étouffant avec ses personnages aux répliques si acides. Seulement, le film est parfois lent et ennuyeux. En effet, étant adapté d'une pièce de théâtre, il semble que le réalisateur ne prend jamais vraiment de liberté dans la mise en scène, donnant quelque-chose d'assez plat (ce qui ne sera heureusement plus le cas dans le reste de sa filmographie). De plus, nous avons des scènes dialoguées assez longues qui, à force, en deviennent redondantes car la durée du film n'aide pas ! Je pense qu'une heure et demie aurait largement suffit, surtout que les scènes dialoguées font malheureusement retomber la tension, ce qui est bien dommage ! Le film est également bien aidé par son lot d'acteurs et notamment l'inoubliable Elizabeth Taylor qui nous livre ici une de ses meilleures performances. "Qui a peur de Virginia Woolf ?" est donc un film qui avait un sacré potentiel, un peu gâché par sa longue durée et quelques longues scènes dont on se passerait bien.
Mike Nichols ne pouvait rêver meilleurs interprètes que le duo Elizabeth Taylor/Rochard Burton pour rendre hommage à la pièce de théâtre épique signée Edaward Ashbee sur l'enlisement d'un couple déchiré jusqu'à l'excès. D'ailleurs, on ne sait pas trop où se situe la limite entre la fiction et la réalité dans cette chronique d'un couple sclérosé par l'amertume et le mensonge, tant les déboires conjugaux des deux protagonistes collent à l'intrigue. L'interprétation est sans faille, le rythme à trembler. Mention spéciale au noir et blanc glacial et aux plans judicieusement choisis. L'un des meilleurs films holywoodiens des années 60, réalisé par celui qui nous a donné Le Lauréat, le Mystère Sylkwood ou Primary Colors... Excusez du peu !
"Qui a peur de Virginia Woolf?"(1966)offre une mise à nu complète du couple vedette Elizabeth Taylor/Richard Burton,dans un drame psychologique très osé pour l'époque.Langage cru,yeux révulsés,alcool faisant son effet ravageur,révélations toutes plus nauséabondes les unes que les autres...Le film,qui était l'un des premiers à s'affranchir du Code Hays,créa la brêche permettant l'apparition d'oeuvres plus adultes et violentes.Mike Nichols transpose habilement cette pièce de théâtre comptant seulement 4 personnages.Il décrypte radicalement la tempétuosité d'un couple,qui a du linge sale à déballer à ses invités,et des cadavres dans le placard.Les engueulages homériques entre Taylor et Burton,trouvent leur justification scénaristique dans un final étonnant,et tellement logique.5 Oscars,dont celui d'une Elizabeth Taylor absolument effroyable.Richard Burton,même sans avoir raflé la statuette,est tout aussi génial,en lâche à la cruauté sans limites.Quelques longueurs sont à signaler,et un systématisme parfois agaçant dans la surenchère verbale.Ce ne sont que des péripéties en regard de la force de destruction mentale véhiculée par Taylor et Burton,enlaidis pour l'occasion.
Que dire... la claque est monumentale. Qui a peur de Virginia Woolf est une oeuvre exceptionnelle !
Durant 2h10, on embarqué dans la vie de ce couple prêt à se déchirer de l'intérieur, se renvoyant la balle par chaque réplique. L'autre jeune couple est une représentation des spectateurs : vous avez été invités, vous avez rien demandé, mais vous allez autant souffrir que nous
Cette montée de tension, où le couple se dit ces 4 vérités, est un régal absolu : C'est jouissifs, gênant, choquant... on passe par toutes les émotions... Je n'avais pas vu un film aussi percutant par ses dialogues depuis Sonate d'automne de Bergman.
Avec seulement 4 acteurs, Mike Nichols transposer un niveau XXL : Personnages complexes mais extrêmement bien écrit ; Que dire de la performance de chacun et chacunes... Sans voix ! Une performance extraordinaire, troublante de réalisme...
Et que dire du dénouement... Absolument innatendu et percutant une fois dévoilé... on revoit chaque scène du film d'une autre façon
Burton et Taylor y sont exceptionnels, en couple à la ville, ils rendent ce film on ne peut plus crédible et culte. Mike Nichols nous gratifiants de quelques plans et cadrages agréables dans un noir et blanc crépusculaire et parfois irrespirable par son scénario en huit clos. Film culte pour pas mal de cinéphile encore aujourd'hui, une multitude de récompenses pour le couple à l'époque. Un film d'adulte, une certaine idée d'hollywood
La reprise de 2013 est de très bonne qualité, le son est agréable et l'image est parfaite. On assiste cependant à 2h11 d'une dispute conjugale étouffante sans fin sous forme de huit clos. Certains peuvent y admirer un jeu d'acteurs à condition d’adhérer à ces jeux d'esprits qui consistent à énerver l'autre afin au final de complet l'ennui. Le film dégage une certaine tristesse et laisse le spectateur dubitatif.
Adapté d'une pièce de théâtre, "Who's afraid of Virginia Woolf ?" fut considéré comme extrêmement violent à l'époque. Ses dialogues sont en effet très crus, bourrés d'insultes et de références au sexe, et l'on est bien loin de l'image du couple propret. Les séquences de ménages entre Richard Burton et Elizabeth Taylor sont assez mémorables, en revanche le tout n'est pas exempt de longueurs.
Mike Nichols ( né Michael Peschkowsky) américain d'origine allemande qui dut fuir enfant le nazisme, devint metteur en scène à Broadway après avoir reçu des cours de Strasberg ( fondateur de l'actor's studio).
Il se vit confier la réalisation de " qui à peur de.." pour sa première réalisation au cinéma. Couronné aux Oscars, le film tiré d'une pièce de E.Albee, se présente sous la forme de théâtre filmé ( dans un noir et blanc superbe).
Critique du couple comme vecteur de névroses, portrait d'une femme hystérique et castratrice, importance de l'enfant dans l'équilibre psychologique de la femme, les thèmes abordés sont nombreux et pas toujours clairement exprimés.
Si l'interprétation des quatre acteurs est de premier ordre ( Burton et Taylor sont extraordinaires), " qui à peur..." pêche toutefois pas son texte, délayé et dont les circonvolutions inutiles provoquent une longueur injustifiée.
Les deux moments moments de bravoure sont représentés par la première demi-heure et les dernières dix minutes, tandis que le reste s'enfonce dans une suite de délire hystérique qui finissent par lasser pour la raison évoquée plus haut.
On peut penser en le voyant, à ceux de Bergman ou à certains films écrits par T. Williams, mais " qui à peur..." souffre grandement au plan du contenu surtout, de la comparaison avec le travail du maître suédois.
Malgré ses réserves, le film mérite largement d'être vu, même si la faiblesse de certains dialogues, relativise l'intérêt de la pièce et du film.
Les acteurs et la mise en scène sont au rendez-vous. Le sujet était atypique et original. Je comprends qu'à l'époque ce film ait pu être sujet de controverse, car certains dialogues et passages ne devaient pas convenir à la morale de l'époque.
Mais le film est globalement assez inégal. Certains passages sont vraiment bons, d'autres beaucoup moins. Du coup je suis un peu déçu, vu qu'il était tant plébiscité. Et puis, il faut dire qu'au bout de 2heures le tout finit par agacer légèrement. Deux étoiles.