Ce film est inspiré de la légende latino-américaine « La pleureuse » adaptée au monde contemporain. Cette légende parle de chagrin, de désespoir et de vengeance. Le réalisateur a su habilement mettre tout cela en scène. L'action se déroule donc au Guatemala dans la famille du général dictateur qui vient d'être disculpé par la justice de son pays, de sa responsabilité dans le génocide des indiens Mayas lors du conflit dans les années 80. Dans le film, le Général est hanté par une « pleureuse » qui vient justement le hanter alors que le peuple encercle son domicile où il est assiégé avec sa famille. J'ai trouvé que ce film est plutôt réussi.
Excellent film, époustouflant, qui amène dans une autre culture pour appréhender un génocide dont on a peu parlé en France. Je dirais scotchant. Des lenteurs, mais utiles. Et une étrange mise en exergue des violences insoutenables. Il est rare que je reste lors du générique final, mais là, le choc du film et la magie de la chanson m'ont fait regarder jusqu'au bout.
«La Llorona» par Jayro Bustamante revisite le célèbre mythe de la dame blanche dans une réalisation qui mêle genre horrifique et vérité historique ; celle du meurtre de milliers d'indigènes mayas. À travers le procès de Monteverde - le commanditaire de ces violences inouïes - , Bustamante prends néanmoins la liberté de redéfinir sa vérité personnelle. Acquitté dans le film, en réalité, l'homme fut bel et bien jugé coupable. En usant du procédé fictionnel, le réalisateur réclame une nouvelle forme de justice ; une justice où la parole des morts demeure plus importante que celle des vivants. Les premières minutes nous plongent en pleine scène d'exorcisme, les personnages récitent des prières face caméra et nous sommes directement désorientés par cette ambiance malfaisante. Monteverde apparaît en un vieil homme malade et dépourvu de toute force physique, hormis celle de son désir sexuel qui ne manquera pas d'évoquer au spectateur un certain dégoût. Nous découvrons le magnifique spectre, Alma, envoyée au sein de la demeure tandis qu'une manifestation fait rage contre le criminel. Chargée d'être la domestique des lieux, à la fois humaine et fantomatique par la mise en scène, on la voit baigner dans l'ombre, silencieuse, souvent vêtue de blanc et aux longs cheveux noirs ; effrayante et touchante, nous sommes curieux de comprendre où nous dirige cette tension insaisissable. Entre hommage et réparation impossible, Bustamante interroge l'importance du sentiment de culpabilité face à l'horreur du génocide. Un récit poignant et traité avec originalité.
Film poignant à l'atmosphère oppressante qui par le biais d'une légende indienne dénonce le génocide perpétré à l'encontre d'une commission indienne au Guatemala. Magnifiques interprètes et le rythme, un peu lent au départ va crescendo pour finir en apothéose. A voir !
Le plus beau moment c'est le générique de fin Gaby moreno qui chante.... Avec le noms des manifestants.... Sublime...... La comédienne qui joue la grand mère est formidable pour le reste quel ennui !
Très beau film . L'atmosphère qui règne tout au long de ce film est très étrange Toutes les scènes où presque se déroulent dans l'appartement du dictateur Les acteurs sont eblouissants
Rien à voir avec la véritable histoire de la dame blanche, la légende raconte qu'elle serait une forme blanche à côté de la route ou une autostoppeuse, film mou, déçu