Je m'attendais à de la violence gratuite et esthétisée, j'ai vu un chef d'œuvre du même calibre de 2001 Odyssée de l'espace. C'est un film qui a 100 ans d'avance sur notre temps. L'amour est au centre du discours : inconditionnel et libéré. La scène de fin est un chef d'œuvre ni plus ni moins. Merci à Julia DUCOURNEAU pour cette belle sensibilité portée par deux acteurs hors norme. Pour finir l'esthétique et la musique du film sont aussi le résultat d'un travail d'une grande précision.
A part une mise en scène réussie, une histoire qui tient à 2 lignes, qui ne fait naître aucunes réflexions, zéro psychologie des personnages. J'ai vraiment eu envie de me barrer de la salle pdt le film. Quel dommage de récompenser ce film par la palme d'or! Un conseil : épargnez-vous ca!
Difficile de noter le film tellement j'ai eu l'impression de voir deux films en un ... Première partie intéressante et bien rythmée puis après 30mins vraiment lent à mon goût. J'imagine que le film sera soit adoré soit détesté mais si vous y allez n'attendez pas un film comme Grave (qui était incroyable) car là c'est plus compliqué de saisir le sens de tout ça :( Après ne vous arrêtez pas aux critiques de Cannes, c'est pas gore, pas de quoi s'évanouir ni vomir, juste 2/3 scène un peu dérangeante.
Très prenant, à vif, charnel sur sa première partie, Titane perd totalement son rythme et sa raison d'être dès l'entrée en scène de Vincent Lindon.
Visuellement, c'est très bon, niveau son aussi (on retrouve beaucoup de Grave en Titane) mais tout s'effondre sous une narration incohérente, malgré un excellent jeu d'acteur. Et ça sera la guillotine de deux heures pour ce film tant attendu :(
La pub ridicule avec ce film "ollal des gens vomissent en sortant du film olalala" n'importe quoi. Il y a rien de choquant, rien de gore (en tout cas, rien qui sort des standards), spoiler: ouais y'a des femmes a poils , ok super. Bref, un film de branlette intellectuelle et un peu féministe.
Découvre tardivement cette Palme d'or 2021, à l'occasion de son passage sur ARTE – tardivement, pour cause de terrorisme covidiste à l'époque. Partagée entre rire (jaune) et consternation ! L' « oeuvre » distinguée par le jury cannois , c'est du Julia Ducournau à 100 % (réalisation, mais aussi scénario et même « dialogues » - sic pour ces derniers, qui plus est inaudibles). Elle a alors à peine dépassé le milieu de la trentaine, et ce n'est que son deuxième « long » de cinéma, après un « Grave », déjà horrifique et peu appétant (hum...) au « pitch ». Pas vu – et quant à ce « Titane », souhaite qu'il soit plutôt son second opus ! C'est quoi, « Titane » ? Du sous sous Cronenberg. Et au mieux, dans l'intention, une fable futuriste sur le transhumanisme (beurk !), empruntant les codes du film d'horreur grand guignolesque. Le tout est mal foutu, et mal joué - « palme » à Vincent Lindon, en pompier - chichiteux et ridicule aux effets (d'où la rigolade... jaune). Vite... à oublier.
Sous le masque d'un film ultratransgressif, "Titane" apparaît comme un film pop-corn du samedi soir, malsain jusqu'à la nausée, mais parfaitement anodin.
Grave m'avait plutôt laissé une bonne impression, là j'avoue qu'il faut vraiment se forcer pour rester jusqu'au bout du film, qui n'a absolument aucun intérêt. Je ne mets pas en doute les qualités de cinéaste de la réalisatrice, mais contrairement à ses influences, Cronenberg ou Tsukamoto par exemple, on voit bien ici qu'elle cherche seulement à choquer avec quelques scènes et qu'ensuite elle essaye de les lier entre elles avec un scénario décousu qui n'a ni queue ni tête. spoiler: Effectivement la police va laisser une femme de trente ans à un père qui a perdu son fils qui aurait 20 ans, comme ça ! Du coup aucune empathie pour les personnages, on ne croit en rien et on a qu'une hâte que ça se termine. Donc aucune chance de remporter un prix à Cannes et gros questionnement sur comment ce film a-t-il pu être sélectionné. 2 jours après ma séance, Titane gagnait la palme d'or. Qu'on ne vienne pas me faire croire qu'on a récompensé ici le cinéma. Bientôt les prix ne voudront plus rien dire, mais c'est un autre débat. On verra une fois que tous les films seront sortis, quelle place ce film méritait vraiment.
Maestria des images - j'ai retrouvé la patte esthétique de grave - premier film que je n'avais pas forcément aimé outre mesure - son principal défaut étant a mon avis que , tout métaphoriques que soient la narration et le propos dans son premier film, ils ne sont pas assez denses et pas assez explicite , ce qui fait que j'avais vraiment décroché, n'arrivant pas à prendre le train narratif en marche - j'avais une sensation de "oui, ok, mais pour quoi dire?" , bon je vous cache pas que j'ai encore eu cette sensation en bonne partie dans ce deuxième film, mais ce n'était plus autant problématique pour moi puisque cette fois ci je n'ai pas décroché du film, malgré le fait que j'étais perdu . mais en soi est ce une si mauvaise chose d'être perdu ? Ici je trouve que le propos et la narration sont plus denses et plus lisibles , que le film est encore plus sensoriel que grave, car si on a toujours l'aspect organique body horror , il y a en plus une mise en scène très immersive, très hypnotique , fascinante, extrêmement sensorielle, avec des plans, un montage et un travail de la caméra tres expressif , qui m'a mit dans un état réceptif aux émotions et aux choses plus ou moins horribles ou dérangeantes qui se passaient à l'écran . Titane c'est aussi une réflexion , même si a mon gout ce n'est pas assez explicite , sur le genre, et le jusqu'au-boutisme de la rébellion face à la domination masculine. puisque la protagoniste va jusqu'à changer de genre pour s'extraire de son passé, et renaître , invincible - en titane .