Titane
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YVES B.
YVES B.

7 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 juillet 2021
Accumulation gratuite de scènes-choc dans un scénario d'une sidérante stupidité ! Affligeant de voir Lindon dans cette galère... Julia Ducournau se prend pour Claire Denis, elle ne lui arrive pas à la cheville, mais on peut compter sur le public inculte d'aujourd'hui pour se laisser avoir par ce film tape-à-l'oeil et insignifiant !

A la réflexion, on peut traiter par l'humour cette oeuvre un tantinet prétentieuse :
- TITANE est certes un naufrage, mais reste inférieur à TITANIC !
- Vous aimez les films de pompiers ? Allez plutôt voir THE KING OF STATEN ISLAND !
D'ailleurs, en plus de Cronenberg, Carpenter et Glazer (UNDER THE SKIN), Ducournau pourrait également avoir puisé chez Apatow pour fabriquer sa tambouille indigeste, pas trop le choix quand on est à court d'inspiration et qu'on se veut l'auteur complet de son film...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 juillet 2021
Julia Ducourneau est le pur produit d'un système élitiste parisien, d'une bourgeoisie qui a besoin de transcender son ennuie en produisant des horreurs à grand renfort de musiques à défaut de talent. Issue de la Fémis cela lui a permis de commencer cette carrière pour quelques critiques qui ont tout vu et ont besoin de nouveautés. Sa carrière commencée avec le court métrage Junior lequel a été financé par une aide très conséquente du CNC. (Site sur lequel vous pouvez lire le scénario) , il a reçu la "contribution financière". Le seul élément ayant dùt être déclencheur pour les "spécialistes" est une ligne du CV, un mot même , "Femis", et c'était parti. Junior est la première chose d'une carrière pénible élitiste donc. Grand Public, tu ne peux comprendre. Sorte de Tarantino au féminin , l'humour en moins, le talent en moins mais l’encensement en plus parce que "femme". Le cinéma moderne, toujours plus bas dans ses ambitions se veut de tout déconstruire pour montrer sa liberté, sa non appartenance au genre humain, fantasme de la transgression ultime , désire de la possession du grand tout (et n'importe quoi) oui c'est le fantasme de la grande bourgeoise de ce monde et son improbable morale. Pire que tout c'est le début d'une déjà trop longue carrière de provocations définitivement inutiles. Bon courage aux curieux, ce film plébiscité par la critique parisienne est juste une horreur de plus.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2021
Après avoir été révélé auprès du grand public (et s’être fait un nom à l’international) avec Grave (2017) son premier film poético / horrifique, Julia Ducournau persiste et signe avec Titane (2021) une œuvre résolument dérangeante et "cronenbergienne" dans le rapport à la chair. A mi-chemin entre Christine (1983) de John Carpenter & Chromosome 3 (1979) ou Crash (1996) de David Cronenberg.

Titane (2021) met en scène une femme fatale, hypersexualisée et hybride, constituée de chair et de… titane. Une femme qui cherche un sens à sa vie et qui ne laissera pas les spectateurs indifférents et risque fort d’en dérouter plus d’un. Avec son style radicale et osé, la réalisatrice nous offre ici une très belle performance aussi bien visuelle que sensorielle.

En dépeignant de la sorte l’objectification de la femme et en lorgnant vers le slasher fantastique, Julia Ducournau nous donne à voir une œuvre relativement barrée et démentielle, s’engouffrant dans l’ultra-violence et une impressionnante mise à mal du spectateur lorsque le film lorgne vers le body horror.

Bien évidemment, la mise en scène est d’une rare efficacité, aussi bien au niveau de la photo que du sound design. Mais ce qui frappe aussi et surtout, c’est la performance d’Agathe Rousselle. Après avoir été bluffé par Garance Marillier (qui fait de courtes apparitions ici), Ducournau offre une fois de plus le premier rôle à une femme, qui plus est, inconnu du grand public et s’avère être définitivement une actrice à suivre, en dehors d’être la révélation du film.

Le film prend ensuite une toute autre envergue lorsque Vincent Lindon apparait et fini par éclipser Agathe Rousselle en lui volant parfois la vedette. Il est d’une bestialité que l’on ne lui connaissait pas et s’avère totalement convaincant aux côtés d’Agathe Rousselle.

Une œuvre viscérale qui bouscule, dérange et s’avère même être à la limite de l’écœurement. S’en est à la fois fascinant, hypnotique et brillant dans son traitement (la qualité des makeup prosthetics pour un film français n’a absolument rien à envier à ce qui se fait à l’étranger). Jamais deux sans trois Ducournau ? On y croit, hâte de voir ce que vous nous réserver pour la suite. La Palme d’Or qui lui a été décerner lors du Festival de Cannes s’avère être un bon gros fuck envers la bien-pensance et une ouverture d’esprit envers la transidentité.

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Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juillet 2021
La première demi-heure est géniale avec une référence réussie à Lynch et Cronenberg puis avec l'arrivée du personnage joué (avec brio) par Lindon, le film s'enlise dans un sentimentalisme grotesque et dénué de sens. Avec des scènes ridicules empruntées à l'imagerie fantasmatique crypto-gay avec les soirées dansantes chez les pompiers et un virage dans la science fiction totalement gratuit. Bref une immense déception malgré un talent certain. Ça me fait penser à ces réalisateurs doués mais inaboutis qui se vautrent dans l'hyper-violence et l'esthetisation faute de trouver une voie propre comme Gaspard Noé.
Antoine B.
Antoine B.

15 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2021
Symptomatique de notre époque de voir le film souligné par les réactions outragées de personnes malades à la vision du film. Mais c'est aussi vrai qu'à Cannes on est très vite choqué...

En soi, la palme d'or, pour laquelle il faudrait être bien malin et bien sûr de soi pour se permettre de juger si le film la mérite ou non, n'arrive pas avec une originalité folle. La filiation avec Cronenberg et sa nouvelle chair est indéniable et qui a un peu de cinéphilie saura reconnaître les marqueurs du maître, la volonté de déranger en premier lieu.

Rien de bien nouveau donc, pas de quoi crier haro à Ducournau. Mais au contraire, la réalisatrice de Grave à une vraie proposition de cinéma, elle digère ses influences pour les utiliser dans un discours politique d'une actualité brûlante, la condition féminine.
À l'aide de l'outil ciné, dont elle joue sur tous les tableaux, esthétique, son, etc., Julia Ducournau incite la femme à se transformer, au sens figuré et au sens propre dans le film, à devenir plus forte, à fusionner - le fameux titane.

La première partie impose une colère sourde qui rappelle un peu le baise moi de Despentes, avant de basculer, de se "transformer", dans la deuxième en un drame autrement plus émouvant - formidable Lindon, Est-il besoin de préciser. Titane est fait ainsi, de glissements, de transformations, appuyé par la mise en scène, certes pas dénuée de faiblesse mais en tout cas cohérente, jusqu'à une image finale bouleversante, qui en dira toujours plus que tous les "me too" du monde, et qui évoque quelque part le foetus astral de 2001. Ducournau vient d'inventer le feminin du Titan : Titane.
Neilou J
Neilou J

8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 juillet 2021
Comment est-ce que ce film a pu avoir une palme d'or ? C'est affligeant pour le festival de cannes qui perd vraiment de sa superbe d'année en année
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2021
On allait à cette séance de minuit avec beaucoup d'aprioris : le bad buzz à Cannes (les spectateurs évacués de la salle au bord du malaise, toutes les mentions d'un "film dégueu"...) qui nous faisait redouter un "Grave" multiplié par deux dans la boucherie. Mais, on va passer pour la zinzin de service : on a beaucoup aimé ce Titane. Pour commencer par l'évidence, l'actrice Agathe Rousselle est impressionnante, en campant ce personnage dont on ne peut jamais lire les pensées, jamais prévoir le prochain coup, étant à la fois effrayant et attristant : pour nous, le point fort du film. A ses côtés, Vincent Lindon revient en force avec un personnage désespéré et sur le déclin très attendrissant, un rôle qu'on croirait sur-mesure. Cependant, ce qui nous a le plus épaté dans ce Titane, c'est la facilité avec laquelle le scénario prend la tangente sur les clichés auxquels on s'attendait. Au début, on pensait avoir affaire à un autre "film crade avec une tarée qui tue tout le monde" et bien vite le film abat sur la table ses atouts scénaristiques très intéressants : la peur de la grossesse, de l'accouchement, le deuil impossible d'un enfant perdu, l'amour désintéressé d'un inconnu, tout ceci mélangé avec un délire cyberpunk (la relation sexuelle féconde entre la femme et une voiture... On a adoré cette idée, surtout aussi bien développée jusqu'au tout dernier plan du film). Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas autant aimé un délire d'auteur, qui semble être le bad trip d'un Basic Instinct (sexe et pic à glace) avec Christine (un amour de voiture...mortel). Pour ce qui est du gore et de la violence; clairement on a vu plus trash dans la catégorie "interdit aux moins de 12 ans", on suppose que le "-16" se justifie par les scènes dénudées un peu violentes (mais pour nous, jamais gratuites, du fait de la thématique de la peur viscérale de l'enfantement mélangé au délire mécanique, qui méritait donc bien quelques scènes-chocs). Dernière bonne surprise : on était persuadé jusqu'à la séquence finale qu'on aurait "la fin inverse" à celle présentée (on s'attendait à spoiler: ce que le père meure de la main d'Alexia
), qui nous a donc vraiment étonnée dans le (très) bon sens du terme. Au final, on a même trouvé que Titane possédait son lot de scènes sensibles, pleines d'émotions (si si), lorsqu'il aborde le sujet de la filiation difficile, de la féminité sous toute sa violence physiologique. Bref, inutile de tourner autour du pot (d'échappement), Titane a été une bonne surprise.
Oran Demazis
Oran Demazis

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 juillet 2021
Vouz voulez savoir comment est il possible qu un tel film obtienne une palme d or ? Ben vous avez vu que cette année Mylène était membre du jury... Et vous savez que Lindon est un ami de Mylène... Alors y a t il eu influence ?
Claude WOLFS
Claude WOLFS

58 abonnés 137 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juillet 2021
Aussi prétentieux qu'inutile D'un scenario pouvant sur le papier sembler être intéressant il en ressort un film (!!!!) dénué de tout intérêt cinématographique, brouillon ou l'on s'attend (C'est pour vous dire) a ce qu'elle accouche d'une voiture tellement c'était mal barré... Titane/Adrien sorte de serial killeuse (Devenue comme cela suite a son opération intra cranienne....je suppose) et de surcroit enceinte, est reconnue par un commandant de gendarmerie dopé aux stéroïdes et au pinard comme entant son fils De la on sombre dans un délire métaphysique (Il a tellement besoin d'amoooooour ) que cela en devient indigeste et pathétique. Bande son et lumière pompeuse sans aucun attrait....Bref heureusement que je suis abonné cela m'aurais fait mal au ventre de mettre 10€ dans ce bourbier intellectuel
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 juin 2022
La palme d'or!

LA PALME D'OR!

Je ne sais pas si tu réalises bien l'affaire quand même?
Parce que, au cas où tu ne l'aurais pas compris, c'est ce qu'on appelle une consécration si ça t'avais échappé. Le genre de truc qui te ferais parler Anglais lors d'une remise de prix d'un festival Français alors que tu n'es même pas Anglais!!

Deuxième film et BIM ! Jackpot! (les voies de la FEMIS sont décidément impénétrables...)

T'imagines?!!

Ben non t'imagines pas! Forcément... Parce que t'es pas jury au festival de Cannes en même temps! Tu ne peux pas comprendre!

On n'est pas en train de parler d'une quiche industrielle là mais bel et bien d'excellence! Du genre qui dépasse le commun des mortels et dont Titane n'est que l'expression de la supériorité cinématographique.

spoiler: L'avenir c'est celui du film de Julia et ses potes. Ceux qui financent ses films, qui les applaudissent, qui les récompensent. Ceux qui s'extasient devant des boudins psychopathes mi figue mi raisin s'accouplant avec des voitures (mais comment font-ils?!!) et qui suintent par les pis de l'huile moteur 10w40 (vous ne viendrez plus chez nous par hasard!) comme une montée de lait Vegan (ou Megane selon le modèle)


Du cinéma dur avec des scènes dures parce que le monde de Julia (et le notre accessoirement, à moins que ce ne soit l'inverse...) est dur lui aussi (en plus d'être surpeuplé "askip") et rempli "d'inutiles" face à des dieux/déesses (ou des Titans/Titanes, comprenne qui pourra) n'ayant que faire des sans dents qui ne sont rien.

Fini donc le cinéma classique, sensible et populaire! Le septième art tel qu'on le connait c'est l'ancien monde ! Aujourd'hui on est dans le concept pas dans le narratif. Faut choquer pour exister! Tout détruire pour tout reconstruire ! Et surtout, SURTOUT les stéréotypes! Bon pas tous évidemment, uniquement ceux concernant la féminité ou la notion de famille traditionnelle (mais pas ceux réduisant tout mâle hétéro à du gros beauf en puissance parce que le mâle c'est mal).
spoiler: Tiens, parlons en de la famille! J'imagine que certains ont du être choqués en voyant le personnage de Vincent Dindon se piquer les veines du popotin et câliner son pseudo fiston avec un peu trop d'amour? Personnellement ça m'a rappelé la partie d'épilation pubienne des deux frangines dans le film "Grave" (tu le vois venir le prochain progressisme transgressif propre à éclater un peu plus la notion de famille ou pas?) Mais si rappelle toi, Grave, le précédent film de la Ducourneau dans lequel figurait déjà son actrice fétiche Garance Marillier (la Greta Thunberg du cinoche)


Oh la la... Garance dis donc! Quelle talent celle-là aussi ! Elle se donne tellement à fond qu'on va finir par voir la lumière de l'autre coté quand elle ouvre la bouche! Si elle continue comme ça, elle finira sûrement pas obtenir elle aussi le sésame des sésames. Que ne serait elle pas prête à faire pour plaire à sa Juju?

spoiler: En bref, pour celles et ceux qui n'auraient toujours pas capté (peut-être qu'au bout de la vingtième dose...), L'histoire de Titane c'est la proclamation haut et fort par une demie initiée cooptée à mort, de tout ce que la folie perverse d'une élite dégénérée a comme ambition pour la plèbe, que ce soit sur le plan des mœurs ou de l'idéologie (telle l'eugénisme car à ce niveau de folie, comment voir dans la promotion sournoise de l'accouplement intra-familial autre chose que la volonté d'une caste se pensant d'essence divine de maintenir la pureté du sang?) ou le transhumanisme (le bébé hybride de la fin en étant la représentation à peine symbolique). Car le projet est somme toute assez évident: éliminer sans pitié tout ce qui est simple et sensible (la scène de massacre dans la villa) pour que puisse se rencontrer les meneurs (confondus avec Dieu comme l'explique le chef pompier à ses troupes) afin que naisse (de l'union d'un père et de son fils transgenre) le TITAN (ou plutôt la TITANE vu que ce sera une fille...)


Voila ce qu'il advient quand à force de bénéficier de passe droits on finit par se penser exceptionnel tout en cherchant à masquer sa médiocrité consciente par de la provocation facile et du discours d'illuminée.

C'est pourquoi au pays des oiseaux rares, Julia a reçu le plumeau d'or...
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juillet 2021
Après une série de crimes inexpliqués, un père retrouve son fils disparu depuis 10 ans.

C'est une réalisation de la Française Julia Ducournau qui s'était fait remarquer en 2017 avec le film horrifique Grave. Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2021. Il faut préciser que ce drame est interdit au moins de 16 ans.

J'avais adoré Grave et son côté choquant, j'en attendais donc pas moins de ce film. Si sur ce point je n'ai pas été déçu, pour le reste c'était bien en dessous pour un résultat pas terrible.

Julia Ducournau aime choquer et cela se voit encore une fois. Attention, ce film ne va pas plaire à tout le monde par son style très brutal. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir des personnes quitter la salle avant la fin. Pour ma part, ce côté ne m’a pas dérangé. Il faut dire j’avais adoré Grave, et ce percutant m’a même plutôt plu. Il y a de la violence et du sang. Au départ, c'est plutôt surprenant, mais cela se fond bien dans le film. Ce n’est pas de la haine gratuite.

J’ai aussi beaucoup aimé l’esthétique du film. La photographie est très bien travaillée. Il y a souvent des jeux de couleurs très agréables visuellement. Si vous rajoutez les musiques, cela permet de créer une véritable ambiance à part. Qu’on aime ou pas, on ne peut pas dire que celui-ci n’a pas de caractère.

En revanche, j’étais catastrophé du niveau du scénario. C’est aberrant de s’être autant concentré sur l’aspect et délaisser cette partie à ce point. L’histoire en soi est mal découpée. On passe d’une scène à l’autre sans trop comprendre la logique d’enchainement. L’apothéose est quand Alexia se fait passer pour un jeune homme. Sans vouloir chipoter, on n’y croit pas une seconde. Je suis étonné que cela passe inaperçu.

L’évolution des personnages aussi va être totalement bâclée. Déjà car Alexia passe d’une position de force ultime à une de faiblesse totale sans pour autant que le dérouler puisse le justifier. Les protagonistes aux lieus d’avoir une avancée claire et construite, ont un caractère fluctuant selon le sens du vent. Le problème est le même pour Vincent.

D’autant plus étonnant que le casting n’est pas mauvais. Il y avait moyen de largement mieux l’exploité. Pour son premier rôle au cinéma, Agathe Rousselle est convaincante. Son jeu est perturbant, à l’image du film. Elle ressent bien l’essence du personnage. L’expérimenté Vincent Lindon nous a habitués à mieux même s’il fait le travail. A noter la présence de la talentueuse Garance Marillier, tête d’affiche de Grave, en rôle secondaire.

Pour conclure, je n’ai pas accroché avec la partie fantastique. Cette dernière ne m’a pas semblé pertinente. Elle n’apporte pas grand-chose et prend de la place un peu inutilement. L’intrigue centrale se suffisait à elle-même.
HawkMan
HawkMan

220 abonnés 1 316 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 septembre 2024
Comment mettre une palme d'or à un film de ce genre ? Je ne comprends vraiment pas... Ce film est d'une nullité affligeante. Après plusieurs crimes assez horribles, un père pense retrouver son fils disparu 10 ans auparavant. Un duo de choc va alors se former...
Le film est dérangeant, oppressant, mêlant des scènes à la limite du gore avec un scénario complètement abracadabrantesque. On peut passer un moment bien plus intéressant avec d'autres films que celui-ci...
Bref : un film en carton pas en titane.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2021
Remettre la palme d'or à un film de genre était un choix audacieux mais Titane a beau être, sur le plan purement esthétique , réussi, il n'en demeure pas moins un film assez brouillon qui peine, sur la longueur, à tenir la distance. Les idées de mise en scène prolifèrent, notamment lors de séquences de danse superbement filmées et d'un érotisme troublant, mais ne sont pas liées par un scénario assez solide. Les références nombreuses ne sont pas toujours dirigées et l'hybridation entre le corps et la machine est traitée très superficiellement tout comme celle de l'identité de genre pourtant central. Le spectateur a l'impression de voir différentes saynètes, souvent brillantes, mal agencées plutôt qu'un long métrage cohérent. La fin est assez raté mais le film est porté par la performance de Vincent Lindon et par un traitement visuellement du corps impressionnant et fascinant. L'ensemble manque de rigueur mais confirme que Ducournau est une auteure à suivre. Il faudra par contre procéder à un vrai travail d'écriture pour le prochain film. N'est pas Cronenberg ou Carpenter qui veut.
Blankovitch
Blankovitch

71 abonnés 262 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mai 2022
Très bizarre oui. Fascinant ? Moyennement.
Entre un Gaspard Noé et un Cronenberg mais qui ferait un peu cheap... Incompréhensible pour une palme d'or.
Très moyen.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2021
Au bout de deux longs-métrages, on cerne un peu mieux le cas Julia Ducournau, cinéaste non dépourvue de savoir-faire, mais qui manque indéniablement d'une vision. Si "Grave" énervait par ses effets ostentatoires et un tissage métaphorique lourdingue, il assumait au moins franchement l'idée selon laquelle la transformation gore de sa protagoniste pouvait refléter un douloureux passage à l'âge adulte. Dans "Titane", le propos est beaucoup plus évasif et on sent bien que Ducournau est davantage intéressée par la forme que par une quelconque consistance du sens. Cela ne revient pas à dire que le parti pris de mettre davantage en avant la pure mise en scène que le fond soit une erreur, mais si l'on ne voit que de la forme, alors il faut analyser en détail ce que celle-ci produit – sachant qu'elle ne crée pas de sens. La radicalité de Ducournau tient donc dans le fait que c'est au spectateur de conceptualiser la bizarrerie à l'œuvre, puisque la cinéaste ne donne aucune clé. Si l'idée d'un film moins guidé où les plans auraient leur propre autonomie peut séduire, il demeure frappant de voir que ces plans – ou plutôt ces images – ne débouchent sur rien, quand bien même ils sont inédits : qu'il s'agisse de la vision de la "relation sexuelle" entre la Cadillac et Alexia, ou de l'huile qui s'échappe de son sexe, on ne peut que rester de marbre car ces élaborations n'accèdent jamais à une dimension abstraite ; elles restent figées parce qu'elles n'ont soit aucune originalité dans leur exécution – à ce titre, quelle déception que cette scène de sexe, simplement figurée par le mouvement bondissant du bolide et une musique assourdissante qui écrase l'image ! – soit parce que leur équivalence est banale – l'huile représentant de manière évidente le sang des règles. Plus grave encore : tandis que le but de la cinéaste est de choquer son spectateur, cet objectif se voit réduit à néant à cause du caractère programmatique du scénario, lequel se résume en deux idées : acceptation du père, quel que soit l'identité et le genre d'Alexia ; accouchement d'Alexia dans une ultime scène que l'on devine depuis très longtemps au forceps. La recherche d'abstraction étant contrecarrée par la prévisibilité du script, on se met à regretter une première demi-heure moins pesante – c'est la maigre consolation d'une écriture hétérogène : on peut au moins aimer un aspect du long-métrage – où la violence se marie très bien à un humour noir inspiré, à l'instar de la scène du massacre dans la maison, peut-être la plus réussie du film. Après deux créations originales mais totalement inabouties, on n'attend pas grand chose de la suite de la carrière de Julia Ducournau. S'il y a tout de même une chose à espérer, c'est au moins qu'elle gomme ses nombreux effets arty et qu'elle privilégie une modestie formelle qui serait la bienvenue.
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