Tout Simplement Noir
Note moyenne
2,8
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696 critiques spectateurs

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165 critiques
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Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2021
Une approche intelligente que ce projet, entre film et reportage en temps rée : une sorte de revendication qui finalement montre à quel point vouloir défendre une cause peut aussi diviser et se mettre en marge. Le combat sociétal et politique de J.P.Zadi est bourré de second degré et d'humour. Sans être lourde, l'intention est là mais la mise en scène est plate et le film tourne un peu en rond. Avec la participation d'une sacre galerie de seconds rôles!
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2020
Bonne surprise. Jean-Pascal Zadi a réussi un exercice pas banal, voire unique dans le paysage de la comédie française, sur un thème aussi délicat à manier que large à embrasser, "être noir aujourd'hui en France", via des questions identitaires, communautaires… Mais ce ne sont pas tant les sujets abordés (le ou les racismes, l'engagement militant, la place et la représentation des Noirs dans les arts ou les médias, la peopolisation, les tendances marketing…) que la façon de les aborder qui détone ici. Jean-Pascal Zadi, par le biais d'un faux documentaire, faussement maladroit et faussement naïf, tourne et retourne de nombreux stéréotypes, paradoxes et postures dans une dialectique à la fois intelligente et drôle, qui use avec un art certain du raisonnement par l'absurde, de l'ironie, du second degré, du pastiche, de la dérision... Même si tout n'est pas égal en termes de finesse ou d'humour, le résultat est gonflé et souvent jubilatoire. Pas de facilité, pas de comique frontal, mais un décorticage de la réalité toujours sur plusieurs niveaux, qui témoigne d'une belle acuité, joyeusement corrosive voire vacharde. Zadi, devant et derrière la caméra, a manifestement mis dans ce film beaucoup de sa vie et son expérience ; les stars du casting ont aussi accepté de jouer à fond avec leur image et leur vécu. Savoureuse auto-dérision + pertinence sociale = comédie originale réussie.
Vincenzo M.
Vincenzo M.

47 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2021
cette farce sur laquelle plane l'ombre de Borat, aborde par la provocation, avec un humour gentiment kamikaze de justes revendications sur la diversité a l'écran. sacrement gonfle et donc précieux.
Ciné-o-Max
Ciné-o-Max

80 abonnés 307 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2020
"Tout simplement noir est donc un bon film. Je vous encourage vraiment à le découvrir. Sincèrement, il n’y a pas de gros défauts… Par contre, pour ce qui est de qualité, eh bien je retiens surtout l’intelligence du long-métrage. Même si ça reste une comédie, ses sujets sont très bien traités et ça reste vraiment très drôle, avec un très bon casting qui accepte de se prêter au jeu de l’autodérision. J’ai donc passé un bon moment devant Tout simplement noir."

Critique complète sur le blog cineomax.over-blog
Sheridan V.
Sheridan V.

21 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2020
Jean-Pascal Zadi et Wax on mis en exergue et en lumière les problématiques de la plupart des Noirs de France dans tout ses aspects et sa complexité,car malheureuse tous different. Dubai colonie et découpage de l Afrique.etc...
Dans cette différence, jai appris que nous contrairement au autres, nous trouverons tj un semblables comme opposant direct et physique pour nous contrés, pas les autres peuples.
Bravo à lui, bravo à eux.
Fary exectionel, bien sûr son mot de la fin, sera tantôt oublier, une fois sortie de salle et à sa date chaques noirs iront festoyer au KFC.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juillet 2020
Bon film. Drôle mais surtout qui traite d'un sujet sensible avec intelligence. Je recommande. Jugez par vous-même
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juillet 2020
Excellent ! De l'auto dérision de A à Z, sur le sujet du racisme comme de la part des acteurs/personnalités qui jouent dedans.
Ceux qui n'ont pas ri n'ont juste pas compris je pense.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juillet 2020
Très bon film , drôle et poignant qui tombe a pique dans une periode compliquée . Je recommande vivement
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juillet 2020
Un film en apparence simple mais qui est bien plus complexe qu'il ne veut le laisser croire.

Nous suivons ici les péripéties de Jean-Pascal Zadi, comédien raté, militant borderline, et avant tout homme noir (comme il aime à le souligner). J-P, petite star du net grâce à ses vidéos provocatrices, sera suivi par une petite équipe de télévision qui le filmera dans son quotidien de militant pour la cause noire en France.
La volonté de J-P de devenir la figure de proue de la cause noire, tel un Mandela ou un Martin Luther King, mais français, le poussera à entreprendre le pari osé d'organiser une marche de contestation noire dans la capitale et le mènera à la rencontre de nombreuses célébrités, dont il espère l'adhésion.

Alors voilà, Tout simplement noir est un film hautement comique, et toute sa simplicité porte à croire que l'on va faire face à un film qui ne sert qu'à divertir son public. Mais force est de constater que les 2 ans d'écriture nécessaires au film ont été bien réfléchis.
-La mise en scène est très simple, une caméra embarquée, qui à mon goût n'apporte rien de plus au film (ni le dessert), mais est juste prétexte au scène du quotidien qui se dérouleront sous nos yeux. D'ailleurs cette caméra n'aura que très peu d'incidence sur le déroulement de l'histoire, la plupart des personnages laissant libre court à leurs opinions comme ci elle était inexistante (ce qui est, admettons-le, peu réaliste).
J'apprécie néanmoins le côté "fait maison" de ce film, loin d'une grosse production française, ce qu'il n'est pas d'ailleurs: 2,5 millions d'€ de budget (contre 4 en moyenne pour un film français), 6 semaines de tournage (contre 10 à 12 en moyenne également).
-Un casting 5 étoiles, il suffit de regarder l'affiche du film, et chacun joue à la perfection (mention spéciale à Fabrice Éboué, Lucien Jean-Baptiste et Mathieu Kassovitz). Au vu de la pléthore de star présente dans le film, il faut vous attendre à une apparition très inégale de chacun, d'ailleurs spoiler: Omar Sy
(dont le nom n’apparaît pas pour laisser la surprise) aura une scène plus qu'oubliable à la fin du film.

Mais quand est-il du fond ? Parce que oui, le film apporte sa propre réflexion à la "question noire" en France, qui peut rendre frileux certains tant elle est vive dans les esprits (encore plus avec l'actualité du moment). Et quand je dis "question noire" je ne parle pas de dénoncer les travers de notre société, mais plutôt d'une réflexion plus personnelle sur comment est vécu et pensé le fait d'être noir par les membres de cette même communauté.
-Il ne sera pas uniquement question d'un enchaînement de gags, chacun servent le propos du film. Mais quel est le propos ?
Si nous devions retenir une question de ce film ce serai "C'est quoi être noir ?". Une question plus que légitime en 2020 et dont on ressent l'importance dans ce film.
En effet, "C'est quoi, pour toi, être noir ?". Est-ce que c'est une question d'apparence physique ? D'origine géographique ? Du passé d'esclave de tes ancêtres ? Pour certains oui, pour d'autres non, et encore pour d'autres c'est plus compliqué que ça, et Tout simplement noir nous montre à quel point cette question est vide de sens. Si le personnage y répond de manière complètement absurde à JoeyStarr, on comprend vite la difficulté de chacun à y répondre par la suite. Entre celui qui ne sait plus qui il est et s'invente une personnalité pour faire sa place dans le monde, celle qui estime devoir sa place par son travail et ses compétences et non par sa couleur de peau, ou encore l'homme antillais qui ne s'identifie pas au continent africain... Tous montrent, par leurs multiples vécus, personnalités et origines, à quel point il est incohérent de vouloir casé ce beau monde dans une même catégorie.
-À ce titre, le film montre une justesse incroyable dans l'interpretation de cette question par les différents individus. On aura le droit à des scènes complètement absurdes du personnage principale, qui abusera de sa condition de noir, quitte à en desservir la cause. Et d'autres scènes où celui-ci aura des réflexions profondes et justes sur lui-même et ce qui l'entoure.
Au final, c'est un film qui n'a pas la prétention d'apporter de réponse. Il montre, et il montre avec beaucoup de sincérité, d'autodérision et de recul. Il montre à la fois une autocritique du ridicule, de l'abus et du paradoxe des comportements ou propos qui peuvent être parfois tenus par la communauté noire, et l'incompréhension de cette dernière face à sa propre condition et sa capacité à se définir.

-En point négatif, certains aspects à mon sens survolés comme la place de la femme noire ou l'exclusion de l'homme blanc dans cette lutte.
Des sketchs inégaux.
L'oscillation du personnage principal entre son envie d'être sur le devant de la scène et son engagement militant, qui prête parfois à rire mais sans plus.
Et aussi certaines scènes dont le spectateur peut avoir des difficultés à percevoir le second et le premier degré, et qui peuvent être interprété à l'identique. Je prends comme exemple une des premières scènes devant la mairie de Paris, qui sert manifestement à montrer l'absurdité du comportement et des propos du personnage, qui sera le miroir d'une des dernières scènes du film, plus sombre spoiler: (qui fait écho aux dérapages policiers que l'on peut entendre dans les médias aujourd'hui)
.

Pour conclure, j'ai eu le plaisir d'avoir participé à un débat avec les deux réalisateurs du film (Jean-Pascal Zadi et John Waxxx). Deux personnes extrêmement sympathiques et drôles, mais dont je regrette le côté un peu trop relax de, je cite, "on a fait une comédie parce que c'est tout ce qu'on sait faire", "nous ne sommes pas politiques", "on est des escrocs", qui dessert le fond du film (surtout quand il y a, au sein du film, une autocritique des films comiques qui ont aussi traité la question).
D'ailleurs, pour la dernière scène de Fary spoiler: (l'appel à l'inaction le 15 Octobre), on a du mal à savoir si c'est un vrai appel (comme il semble le montrer) ou juste une blague.
Et quand on pose la question à J-P Zadi, la réponse est en demi-teinte "non, c'est un film comique, ce n'est pas sérieux... Après on verra en fonction de la réussite du film, si le film cartonne qui sait".
Tout simplement noir est un film réfléchis, loin des clichés que l'on imagine voir avant de s’asseoir en salle spoiler: (à part la chute du sketch avec Éboué et Jean-Baptiste, too much)
. Et contrairement à ce que peut dire le premier réalisateur, c'est un film engagé.

P.S: Ma note est de 4 étoiles, mais J-P Zadi a quand même insisté pour qu'on mette 5 étoiles afin de contrebalancer les 0 de la fachosphère. Donc je valide ;)

Ciao et allez voir des films !
Anat.F
Anat.F

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2020
Je mets 5 étoiles non pas par ce que ce film est un chef d'œuvre mais bien parce qu'il est tout bonnement honteux que le film ai une moyenne si basse. Vraiment une très bonne comédie, très bon moment de cinéma. Je suis certain que les notes vont monter au fur et a mesure, un film à voir.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2022
Le questionnement de l'identitè noire par Jean-Pascal Zadi! Pour lui il n'y a pas assez de Noir dans les mèdias, pas assez de noir au cinèma ou pas assez de noir en politique! Son personnage est une sorte d'acteur ratè qui exprime son mècontentement sur une problèmatique bien rèelle! Certes le constat peut paraître amer mais "Tout simplement noir" (2020) est traitè sur un mode rèsolument comique et pertinent! Le talent du cinèaste est là, au coeur d'un message qui fait à la fois rire et rèflèchir, avec des interventions souvent hilarantes! Zadi acteur, formidable tête d'ahuri, porte à lui seul le mètrage sur son 1m93, mettant toujours les mots sur les choses, et empochant par la même occasion le Cèsar du meilleur espoir masculin! Mèritè! C'est original, assez fun dans son humour et plutôt prometteur comme premier essai où tout est dit et jouè avec justesse et sincèritè! Tout simplement à voir surtout en ce moment...
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2020
Jean-Pascal Zadi, jouant ici quasiment son propre rôle dans la vie (un artiste très moyen galérant pour trouver du travail), nous offre une satire de notre société actuelle sur le thème de la couleur de peau, tournée à la sauce "reportage caméra à l'épaule".
Son but : parler de la cause des personnes noires en organisant une grandissime marche dans Paris rassemblant un parterre de célébrités blacks : Joeystarr, Fabrice Eboué, Lucien Jean-Baptiste, Lilian Thuram, Soprano, Omar Sy...
Ce film "à sketchs" est inégal dans l'ensemble, même si certaines scènes sont plutôt bien trouvées et très drôles.
Le réel intérêt de cette production, au delà de divertir quand on sait la lire au cinquième degré, est de nous montrer que le véritable problème de notre monde n'est pas la couleur de notre épiderme, mais bel et bien la bêtise humaine nous poussant à faire des amalgames et à avoir des préjugés sur toutes nos différences, quelles qu'elles soient.
Une comédie politiquement incorrecte mais sonnant malheureusement si vraie !
Site CINEMADOURG.free.fr
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2021
Cette petite comédie a un côté artisanal plutôt sympathique et piétine allègrement tous les clichés. Faussement naïf et gentiment burlesque : on s'amuse !
Objectivons

404 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2025
Une comédie qui tire dans le Borat à la française sur le thème des noirs, mais qui n'est pas aussi drôle, parce que vu le sujet, on est quand même parfois limite mal à l'aise, c'est parfois un peu brouillon. Heureusement, on assiste à un certain nombre de scènes relativement amusantes.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2020
Jean-Pascal Zadi et John Wax proposent un film sur une question qui ressemble à un baril de poudre, la question raciale, et ils avancent armés d’une allumette ! C’est par cette métaphore qu’on pourrait résumer « Tout Simplement Noir ». Avant de parler du fond, il faut s’attarder un peu sur la forme. En choisissant le faux docu-fiction, Zadi et Wax se sont, en quelque sorte, simplifié la vie. On suit donc Jean-Pascal dans ses rencontres, en famille, sur ses castings, sous la forme d’une équipe de télévision. Pas de voix off, pas d’interview, c’est un peu la même démarche que « C’est arrivé près de chez vous ». C’est pratique du coup, pas besoin de chercher le parfait cadrage, la lumière idéale ou le travelling de fou, on suit JP caméra à l’épaule, avec tout ce que cela suppose. Et peuvent juste s’amuser un peu avec le montage et le contre champs, ce qu’ils ne se privent pas de faire, avec un certain bonheur je le reconnais. Il se peut que ce parti-pris de faux documentaire ne plaise pas à tout le monde, justement parce que c’est jouer un peu la facilité. Mais moi ça me convient, j’aime bien les démarches un peu différentes. Et puis, le faux documentaire est là pour être volontairement ambigu, c’est clairement sa force. Tout ces acteurs qui apparaissent à l’écran jouent leur propre rôle, et s’auto parodient beaucoup. Comme ils le font tous avec un vrai talent, j’y reviendrai, en tant que spectateur on est toujours un peu sur la ligne de crête : quelle part de vérité dans ce qu’ils jouent, quelle part d’autodérision ? Dans certains cas le curseur entre les deux est facilement positionné (le rôle de Fari, celui de Lucien Jean-Baptiste), dans d’autres c’est moins évident. Et du coup cela distille un petit quelque chose dans le film, d’un peu indéfinissable. Cela peut plaire, cela peut déplaire, mais moi j’adhère ! Jusque dans son très chouette générique de fin, le film fonctionne. Le casting de « Tout Simplement Noir » est impressionnant, de Soprano à Claudia Tagbo, de Fabrice Eboué à Omar Sy, en passant par Joey Starr, Mathieu Kassowitz, Jonathan Cohen, Ramzy Bedia, Eric Judor, il me faudrait 10 lignes pour tous les citer ! Qu’ils soient là pour une simple apparition ou pour un rôle plus étoffé, juste le temps d’une scène ou tout au long du film, ils jouent leur propre rôle avec une vraie et profonde autodérision, se faisant maltraiter sans vergogne par Jean-Pascal qui parfois (mine de rien) tombe drôlement juste malgré (ou grâce) sa maladresse ! Jean-Pascal Zadi, qui lui aussi d’une certaine manière joue son propre rôle, ne s’épargne pas du tout au passage. Il compose un JP attachant mais complètement inconscient du baril de poudre sur lequel il promène son allumette. Il est à la fois naïf et pétri de clichés, s’obstinant à voir la question raciale sous un angle simpliste, binaire, facile à penser. Il pourrait se nourrir de cette complexité au fil de ses rencontres, mais on a l’impression qu’il ne fait qu’assimiler les clichés des autres, les raccourcis des autres, les psychoses des autres. Exemple : quand il va voir les extrémistes de la cause noire pour essayer de leur demander de faire le service d’ordre de sa marche, spoiler: il se fait rembarrer car les militants le trouve trop mesuré ! Du coup, loin de comprendre qu’en fait, on trouvera toujours plus forcené que soit, il essaie de surfer bêtement sur leurs arguments.
En réalité, Jean-Pascal ne maitrise pas son sujet, le racisme qu’il dénonce lui sert à exorciser ses échecs personnels (vis-à-vis de son métier, vis-à-vis de son fils et de son père), mais pas à les assumer. C’est sa rencontre avec Omar Sy qui lui fait éclater au visage cette espèce d’imposture : Omar Sy, il le déteste parce que c’est tout ce qu’il voudrait être, et qu’il n’est pas ! Quelle est la part de Jean-Pascal Zady dans le rôle de Jean-Pascal ? Lui seul le sait… Mais il est drôle en tout cas, avec son physique étonnant (dont il se moque aussi au passage), parfois ses regards pleins d’incompréhension ou de naïveté font mouche. Espérons qu’après « Tout Simplement Noir » sa carrière va décoller, ce serait ironique en tout cas. Le film se compose en fait de plein de petites scénettes, certaines sont drôles, vraiment très drôles, d’autres plus tendres, mais je n’en trouve pas une qui tombe réellement à plat. C’est la bonne surprise du film, il est constant, fort de ses 90 minutes montre en main, il ne baisse jamais d’intensité. Quelques scènes sortent du lot, celle de Mathieu Kassowitz et son casting malsain, la réunion interraciale et œcuménique chez Ramzy qui tourne au vinaigre mais surtout le duel Fabrice Eboué / Lucien Jean-Baptiste. Au début ils dinent amicalement ensemble pour discuter d’un projet de film et l’arrivée de JP fait exploser la scène (alors qu’il ne prononce quasiment pas un mot !). Difficile d’en dire plus, mais ca faisait longtemps que je n’avais pas entendu des dialogues aussi « subversifs » sur le cinéma français et les « films de noirs » ! spoiler: Et puis, vers la fin du film, il y a une scène qu’on ne voit pas venir mais qui pour le coup ne fait pas rire du tout : une vraie bavure policière, brève, violente, arbitraire, de celle qui parfois tournent au drame. Zady et Wax la place là, ils ne l’expliquent pas, elle arrive comme une fulgurance sans crier gare. Elle est là pour rappeler au passage qu’on peut traiter le racisme par le biais de la comédie mais qu’il y a toujours une réalité derrière, et qu’elle est vilaine.
Le ton du film est audacieux car le scénario cherche à démontrer pendant 90 minutes que la question raciale est une question d’une complexité terrible, qu’on est tous le raciste de l’autre, l’extrémiste de l’autre, qu’on est tous tiraillé par nos propres contradictions, qu’il n’y a pas de solutions clefs en main. Mais par petites touches, au milieu de cette démonstration, le vrai racisme affleure parfois. spoiler: Dans la scène de la violence policière bien sur, ou celle du casting hallucinant du prochain Kassowitz,
mais aussi au détour d’une parole, d’un mot mal choisi, d’une image. « Tout Simplement Noir » n’est pas juste un film qui taille un short avec gourmandise et efficacité au communautarisme. Il est un peu plus que ça, il faut peut-être le voir comme une pellicule photo : moquer ouvertement le communautarisme, pour qu’on discerne encore plus nettement le racisme inconscient mais bien réel qui sommeille en chacun de nous, toutes couleurs confondues. C’est ambitieux, c’est horriblement gonflé par les temps qui courent, et dans une certaine mesure c’est réussi !
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