On y parle du racisme avec tellement de vrai que cela en est violent - et tellement d'humour qu'on en sort bouleversé, à la fois concerné et diverti. C'est l'Humain qui est pointée du doigt tout au long de ces 90mn, chacun en prenant pour son grade.
Le tout nous est servi par un casting incroyable et inattendu.
Un film sincère et drôle. Il reflète très bien la réalité d'un monde et d'un sujet complexe, la réalité d'un militant, engagée, près à donner tout son énergie pour le changement, même qui parfois étant au final qu'une personne comme les autres ne maitrise pas totalement son sujet. Difficultés à convaincre, difficultés à rassembler, maladresse, la tâche est louable mais le chemin ardu. Une comédie différente. Un beau message. On y passe un bon moment.
Économisez votre argent et regardez plutôt le sketch "Sydney, le militant trompe-galère" de Thomas Ngijol, car ce film ne raconte rien de plus, dure beaucoup plus longtemps et ne fait même pas souffler du nez. Toujours les mêmes vannes ethniques réchauffées depuis plus de 10 ans, des scènes parfois si peu crédibles que ça nous sort du film (mention spéciale à la scène de la machette, qui a dû être écrite avec 4 grammes dans le sang). Malheureusement il ne suffit pas d'aligner les personnalités pour faire un bon film. Bref, à quand une comédie française qui sortira des sentiers battus ? Et le plus triste c'est que ça a l'air de plaire aux bobos et aux bas de plafond qui s'émoustilleront devant leurs artistes préférés.
A l’opposé du récent film américain « The Hunt », qui présente les sujets tabous de la société contemporaine comme impertinents, voire inabordables à travers un langage que l’on rebute, détourne ou refuse d’employer, Jean-Pascal Zadi et John Wax penchent pour une approche tout aussi frontale, mais plus ludique du terme « noir ». Il ne s’agit pas foncièrement de militer en faveur d’une communauté ethnique, car les clés de la compréhension résident dans les nuances et des confusions qui en découlent. Le film n’a pour seule arme que l’absurde dans sa forme et enfile un épais scaphandre à l’effigie de la comédie, mais il existe un fond plus malin, bien écrit, mais trop fragmenté en divers sketchs, que le faux documentaire satirique présenté finit par s’embourber dans une caricature, loin d’être la problématique principale de cette marche contestataire symbolique.
Les dialogues sont aussi riches que les discours de fond et on peut se permettre de confronter plusieurs idéaux, notamment à travers des personnalités françaises. Il est donc question d’une crise identitaire, car dans cette confusion et les diverses réceptions au bord de la folie, la France est tout aussi étourdi aujourd’hui. Chacun ne sait plus vraiment comment faire vivre ses valeurs ou les véhiculer et JP, le personnage de Zadi, lutte justement pour enterrer les clichés, en les emballant soigneusement dans des situations rocambolesques et rigolotes. Oui, l’humour fonctionne malgré une narration saccadée et un dénouement limité. Mais ce que le film provoque est un souffle ludique, un temps mort nécessaire et une analyse pertinente de certains modes de vie. Le parti de la production, ce sont les témoignages que chaque célébrité pourra apporter, à sa manière, dans l’impasse des pensées les plus crues.
Cela nous rappelle ô combien les débats et les autres échanges sur le communautarisme sont vaines. Il y en toujours un pour bousculer l’autre, tantôt par frustration, tantôt sans raisons valables. On le démontre en prenant ses distances, comme le cadre nous le suggère souvent et fige le spectateur à son rôle premier, celui d’observer pour ensuite témoigner en retour. Cependant, la place de l’émotion est écartée, sans doute la faute à un mise en scène difficile à capter ou à exister. Ici, les mots prévalent sur ce que l’on voit ou que l’on ressent. Les comédiens ne sont alors plus considérés pour leur ethnie ou leur genre, ils finissent dans le même panier que ceux qui mélangent les cultures et les préjugés. Le politiquement incorrect devient alors la meilleure ligne de conduite afin d’appréhender le sarcasme d’une œuvre à la fois fine et pragmatique.
« Tout Simplement Noir » ne doit donc pas être regardé pour son apparence, mais pour sa poésie populaire. Et au-delà d’une société qui mute peu dans ses conflits sociaux, il est important de considérer l’approche cinématographique, souvent biaisée par des conventions et autres contraintes sociales qui régissent la morale et l’écriture des personnages. JP possède des similitudes avec l’industrie du 7ème Art, notamment dans l’hexagone, qui hérite de nombreux sujets tout aussi sensibles, mais qui ne les exploitent uniquement pour un ressort comique maladroit. Bien que toute ne soit pas maîtrisé dans ce récit, il réussira néanmoins à gagner en sincérité, au fur et à mesure qu’il trébuche sur un stigmatisme incompris.
Que le sujet soit d'actualité, salutaire et juste, soit. Qu'il y ait des moments cocasses et de l'autodérision, certes. Mais tout ça ne fait pas un film : c'est très très mauvais... scénario, jeu d'acteur, faux reportage, etc....rien ne va. Le meilleur élément du film, c'est la climatisation de la salle qui a permis d'échapper pendant 2 heures à la canicule du jour.
J'ai regardé le film hier soir avec ma copine , il est très tres cool et très réaliste avec de véritables problématique qui pour le coup sont très drôle putain Par contre il n'a rien de communautaire dans le sens excluant , il est ciblé sur la communauté noire mais avec plein d'acteurs blanc arabe juif qui pour le coup ont une incidence sur le scénario Et même sans répondre au question qu'il pose , les questions posées sont très tres intéressante il a le talent d'être drôle et conscient .
L'écriture et la mis en scène en mode documentaire est une véritable réussite .
Le film ne vaut pas 5 étoiles pour être honnête, il en vaudrait plutôt 4 mais pour contre balancer la vague de note de la part de la fachosphère (qui ne l'a pas vu) je mets 5
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 5 août 2020
Un film politique, soigné, énervé, émouvant et incroyablement drôle. Tout Simplement Noir transcende sa nature de film d'esquisse pour offrir un portrait fascinant d'une France en pleine introspection identitaire. Cette comédie est importante pour aborder l'introspection identitaire qui est naturellement un sujet énorme en France. Et je crois encore plus si vous avez été élevé dans une famille immigrée. J'ai ri pendant tout le film et je ne pouvais être en désaccord avec aucun des messages de ce film. Cela montre habilement tous les enjeux de l'organisation d'une manifestation d'hommes noirs en France. Je n'avais jamais vu aucun média ou film montrer à quel point la catégorie noir est aussi diversifiée. Tout Simplement Noir tout simplement très bon...
Je ne connaissais pas l'acteur et réalisateur et c'est une révélation. Quel génie pour faire passer des messages sur une problématique riche et complexe. Bravo. Le casting est ahurissant, c'est drôle et intelligent. Les situations sont cocasses et bien écrites.
A la question "qu'est-ce qu'être noir en France en 2020" ce film répond simplement et avec humour. Tout y passe, et on rit du début jusqu'à la fin. La réflexion sur le métier d'acteur n'est pas dénué d'intérêt et on aime suivre le combat de ce personnage dans ses approximations. Une belle découverte!!
Un navet communautariste malaisant. Le cinéma français creuse toujours plus sa tombe. Encore un film subventionné alors que d'autres le mériteraient tellement plus, c'est navrant.