Incroyable alchimie que d'arriver à nous faire autant rire/sourire sans aucun gag. Je ne me souviens pas d'avoir pris autant de plaisir depuis les géniales créations de Bacri et Jaoui (cuisine et dépendances, un air de famille). J'avoue que j'ai un faible pour les films choraux (les petits mouchoirs), a fortiori quand ils racontent des histoires de "bras cassés" (le grand bain). Le côté film à sketch (avec un casting de ouf) est bien lissé par le fil rouge de la quête de "JP" Zadi, anti-héros aussi attachant dans son genre que Villeret/François Pignon dans "Le dîner de cons). Pour conclure, aucun gag, pas de punch line, mais après chaque scène/sketch, on a le cerveau qui pétille et les zygomatiques bien sollicités.
Un acteur raté dans le film pour un film raté, sectaire et communautaire a souhait... marre de voir cette victimisation de certaines personnes pour leur couleur de peau! Nul.
Tout simplement noir est une comédie française co-réalisée par Jean-Pascal Zadi et John Wax qui aborde avec humour et sarcasme les questions d’identité et de racisme en France. Le film suit JP, un comédien raté d’une quarantaine d’années, qui décide d’organiser une grande marche de protestation noire, mais se heurte à la complexité de réunir une communauté diverse et souvent divisée.
J’apprécie particulièrement la manière dont le film mélange documentaire et fiction, utilisant un ton souvent provocateur et décapant pour évoquer des problématiques lourdes sans jamais sombrer dans le pathos. La présence d’un casting varié avec des personnalités comme Fary, Eric Judor, Omar Sy ou JoeyStarr apporte une richesse et une légèreté à l’ensemble. Le film dépeint un héros sympathique mais maladroit, dont les motivations oscillent entre désir sincère de changement et quête de reconnaissance personnelle, ce qui rend le propos à la fois humain et complexe. Le regard parfois cruel sur les travers de la communauté noire ou des militants donne au film une dimension très réaliste et engagée.
Cependant, le rythme inégal et le côté un peu brouillon de la narration peuvent dérouter certains spectateurs. Le film souffre aussi de quelques longueurs et d’une finition un peu artisanale, ce qui limite son impact global malgré l’intelligence du discours.
Comédie engagée qui aborde avec humour et dérision les questions d’identité et de racisme. Le ton est souvent juste, mais le film manque parfois de subtilité et de profondeur. Un divertissement sympathique, porté par un casting dynamique.
Le film adopte un format de faux documentaire pour aborder des thèmes sensibles comme le rac**sme, le communautar**me et la représentation des noirs en france. Si cette approche offre des moments d'humour et de réflexion, elle peut également donner une impression de désorganisation, avec des transitions abruptes entre les scènes et un fil narratif parfois difficile à suivre.
Le film qui m'a fait le plus marrer depuis longtemps ! Zadi veut faire une manif pour les noirs. Il galère et se retrouve avec des gens qu'il considère "moins noirs" que lui, et d'autres qui se considèrent "plus noirs" : il y a vraiment des dialogues et des situations hilarantes autour de ce looser magnifique !!! C'est dosé juste comme il faut, et pas moralisateur. Notre époque veut malheureusement que le message autour de l'identité noire crispe pas mal de monde : si ça n'est pas votre cas c'est à regarder d'urgence !!!
Dans une succession de scènes plus drôles les unes que les autres, ce petit film le plus souvent jubilatoire joue la carte de l'auto-dérision et s'en donne à cœur joie en se jouant de tous les poncifs. Un sacré challenge dans cette France plus que jamais morcelée, en proie au communautarisme comme aux théories racialistes. C'est drôle, bien vu, et le propos va beaucoup plus loin qu'une simple pochade si l'on prend la peine de pousser un peu la réflexion.
Toutefois, un bémol: Tout Simplement Noir est un film qui semble se chercher entre humour et propos des plus sérieux, absolument pas drôles lorsque certains d'entre eux sont abordés. Et parfois, pour se qui se veut être une comédie, ça tombe à plat. J'ai beaucoup ri, mais il m'est arrivé de m'ennuyer, bien que je sois très fan de Jean-Pascal Zadi et de son sens de la dérision.
Je suis surpris par la quantité énorme de critiques très positives et très négatives. Et des explications associées. Film idolatré ou détesté pour spoiler: ses idées communautaristes. Alors que ce n'est rien d'autre qu'un film comique sans message politique. Le personnage joué est très communautaire, évidemment. Mais le film ne l'est pas. Le communautarisme omniprésent dans le film n'est pas le sujet du film. C'est juste un cadre. Si le film traite un sujet, alors c'est la loose. Le héro rate tout ce qu'il fait, malgré une implication énorme, car son idée de départ est pourrie, et parce que c'est un trés mauvais communiquant. Alors évidemment il ne rallie personne. On le voit tenter encore et encore et rater jusqu'au bout. Après, la prétention du film n'est pas de passer un message mais juste de faire rire. C'est là où ma note est 2,5 seulement. Car même si le film est globalement plaisant du début à la fin, ne pas s'attendre à rire énormément non plus. Film comique qui n'est pas si drôle que ça au final.
Tout Simplement Noir tente de combiner comédie et satire sociale avec une approche originale, mais le résultat peine à convaincre pleinement. Si certaines scènes sont drôles et bien trouvées, le film souffre d’un rythme inconstant et d’un humour parfois trop répétitif.
Jean-Pascal Zadi, également réalisateur, propose un regard pertinent sur des thématiques importantes comme la représentation et les stéréotypes, mais le ton oscille entre sérieux et caricature, rendant le propos parfois confus.
Malgré de bonnes intentions et quelques moments inspirés, le film ne parvient pas à maintenir une cohérence suffisante pour vraiment marquer les esprits.
Dans la forme, la structure, le film m'a fait penser aux "Clés de bagnoles" de Laurent Baffie. Une succession de scènes-sketchs tournant toutes autour de la question de la représentation des noirs en France. Zadi est touchant et espiègle dans son personnage et le film, objectivement, jette une lumière intéressante sur cette communauté dans les médias et la sphère artistique. Problème : l'aspect hyper répétitif du dispositif et cette impression de défilé non stop de visages connus le temps d'une scène ou d'un caméo ce qui fait qu'on n'évite pas l'ennui. Donc, pas de réel scénario mais plutôt une sorte de réflexion sociologique, caméra au poing, avec l'argument du documentaire. Pour autant, Zadi évite de basculer dans la lourdeur d'une démonstration militante en gardant toujours une forme de dérision et de tendresse. Pas mal.
A partir d’un point de départ simple (JP, 38 ans, acteur en galère, qui décide d’organiser une marche de contestation avec des hommes noirs, le 27 avril, spoiler: en référence à l’abolition de l’esclavage en France en 1848 ), les cinéastes réalisent, un film qui va au-delà de la simple comédie, en posant les bonnes questions, poussant les raisonnements jusqu’à l’absurde, en montrant les contradictions des uns et des autres. Les dialogues sont fins, savoureux, drôles, bourrés d’autodérision, d’une part de Jean-Pascal Zadi (qui a obtenu le César du meilleur espoir masculin), sur son physique et son rôle de looser, et attachant néanmoins, et d’autre part, avec des artistes qui jouent leur propre rôle, n’hésitant pas à être politiquement incorrects (Claudia Tagbo, Fary, Eric Judor, Soprano, Joey Starr, Fabrice Eboué, Lucien Jean-Baptiste, Ramsy Bedia, Jonathan Cohen, Augustin Trapenard, Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Ahmed Sylla).
Dans "Tout simplement noir", l'humoriste Jean-Pascal Zadi se met lui-même en scène dans un rôle de militant radical noir. Tourné comme un documentaire, le concept trouve rapidement ses limites notamment à cause d'une écriture redondante et d'un humour inégal. L'impression que le film et son auteur se repose trop sur lui et son casting (énormément de caméos de célébrités). Un rendu moyen qui nous soutirera quelques sourires.
Ca commence par du rire, on se dit que c’est un film comique, et puis au bout de quelques scènes, on finit par être crispé, mal à l’aise, de plus en plus mal à l’aise, l’ambiance de ce film est malsaine.