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Barnabé Jarrot
18 abonnés
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5,0
Publiée le 9 juin 2021
La nouvelle comédie de Laurent Tirard est une pépite comme on en voit trop peu. Le film est hilarant et touchant à la fois, on se reconnait tous dans les situations des personnages, la mise en scène est aussi audacieuse que inventive, et c'est porté par une troupe d'acteurs formidable (Benjamin Lavernhe, exceptionnel). Une grande réussite. Je recommande chaudement !
Plus un one man show de Benjamin Lavernhe qu’un film, issu d’une pièce de théâtre, ce discours facétieux et boursouflé irrite au plus haut point, tant il est creux et sans saveur, et il nous tarde d’en finir…
Il aurait sûrement été intéressant de lire le roman avant, afin de voir comment le concept avait été adapté pour l'écriture, mais il me faudra me contenter de ce que j'ai, à savoir le film. Ce n'est pas très long et globalement agréable à regarder, avec un point de départ plutôt sympa et un héros attachant, auquel il est assez facile de s'identifier (bien qu'un peu agaçant, parfois, mais qui ne l'est pas?). L'idée principale est à la fois sa force et sa faiblesse.
D'un côté, c'est plutôt savoureux de voir une comédie offrir tout un décorum et pas mal de personnages, de situations en fonction d'un contexte unique et précis, Laurent Tirard s'en sortant plutôt bien. De l'autre, on sent que ça tire pas mal sur la corde niveau scénario, celle-ci ne cédant pas, certes, mais n'évitant pas un léger sentiment de lassitude. Heureusement, les dialogues, piquants, parfois mordants (sans être trop acides, on reste en France) sont souvent drôles et amènent à plusieurs scènes réussies, bien que l'équilibre entre flashback et repas familial ne soit pas toujours évident.
Enfin, je suis ravi d'avoir pu voir Benjamin Lavernhe défendre un vrai premier rôle, dont il se sort avec beaucoup d'aisance, son amour inconditionnel pour l'adorable Sara Giraudeau pouvant aisément se comprendre. Les seconds rôles, moins marquants, sont toutefois soignés, offrant tous quelques jolis moments de comédie, et même d'autres moins drôles. Quant au fameux « discours » (y compris ses version fantasmées), je l'ai trouvé... vraiment bien, et aurais aimé en écrire un du même acabit. Un bon moment, à l'image du film.
Il existe un certain consensus sur la question : la réussite d'une comédie tient en grande partie à son rythme comme l'ont démontré Feydeau, Lubitsch ou Rappeneau, par exemple. L'adaptation de la BD de Fabcaro, jugée impossible, y compris par son auteur, joue beaucoup sur cet élément primordial, avec un va et vient incessant entre un repas de famille typique, avec une caractérisation des personnages très précise, des flashbacks illustrant avec fantaisie le propos du narrateur et même des projections sur l'avenir avec plusieurs versions potentielles du fameux discours de l'intéressé au mariage de sa sœur. Tout est mis en situation et en abyme dans le film avec son héros qui se démultiplie, fige son entourage et se dédouble parfois physiquement. Là où le réalisateur, Laurent Tirard, brille c'est dans le prolongement visuel des mots, aux dialogues acérés répondant des effets simples mais renouvelés pour jouer avec les limites de l'absurde, rappelant parfois le cinéma de Bertrand Blier. Le tout, en cherchant à ne pas ressasser dans les mises en place des différentes scènes mais en prolongeant parfois certains gags, des répétitions légères comme autant de clins d’œil appuyés au public. Le Discours fonctionne également parce qu'il parle de sensations familières, éprouvées par tout un chacun que cela soit en famille, en couple ou dans certains événements sociaux. Enfin, si le comique prédomine, pas question de négliger l'émotion, bien présente et intelligemment dosée. La verve de Benjamin Lavernhe était déjà bien connue mais ce stradivarius a aussi besoin d'être dirigé et Tirard réussit parfaitement à exploiter son talent sans le laisser pour autant en roue libre. Au fond, Le Discours ne dit rien de vraiment neuf sur les conventions sociales, les désordres familiaux et les aléas de la condition amoureuse mais son ironie permanente et futée, sans une once de vulgarité, atteint tous ses objectifs de distraction intelligente. Il n'y a pas beaucoup de comédies françaises du 21ème siècle qui peuvent prétendre se hisser à ce même niveau d'efficacité et d'acuité.
Coincé dans un repas de famille qui ressemble en tous points à 100 repas de famille précédents, Adrien est obsédé par la pause dans leur relation que lui a imposée Sonia, sa dulcinée, et voilà qu'en plus, Ludo, son futur beau-frère, lui demande de prononcer un discours le jour de son mariage avec Sophie, la sœur d'Adrien. Tout se bouscule dans la tête d'Adrien, tout ce qui pourrait arriver pour lui éviter ce calvaire du discours, ses rapports avec sa sœur, les pensées parasites concernant Sonia, par exemple qu'elle ait succombé aux charmes d'un brun ténébreux qui lui a prêté un album de Nick Drake, etc.. Benjamin Lavernhe (Adrien) est parfait, Sara Giraudeau (Sonia) est parfaite et le reste de la distribution est au diapason. "Le discours" est drôle, d'une grande inventivité et, souvent, très émouvant.Que demander de plus ?
Laurent Tirard, très bon scénariste, signe son film le plus abouti en tant que réalisateur. Il dirige de fort belle manière l’excellent Benjamin Lavernhe dans un style théâtrale. L’acteur est irrésistible dans cette comédie rythmée aux dialogues ciselés. On rit souvent notamment sur les interactions entre les acteurs ou les situations cocasses sur l’amour, la famille et surtout les non-dits aux personnes proches.
C'est l'histoire d'un mec. Un mec normal, veule, égocentrique. Le genre de mec qui range les autres dans des boites. Un de ceux qui vomissent la famille, tout en restant une espèce de Tanguy à la maison. Un mec qui a une vie intérieure, et se garde bien d'afficher ce qu'il est à l'extérieur. Un mec peu communicant, en somme, et quasiment autiste sur le terrain des sentiments. Un mec qui fait penser à plein d'autres. C'est là la force de ce film, il rentre en résonance avec moultes personnes de nos entourages, des générations de taiseux, et de fils détachés qui s'ennuient dans leur milieu familial. "Le Discours" est un film dans l'air du temps. Il parle de notre époque. De notre difficulté à enlever le masque du cynisme et de l'indifférence. De notre peur d'user du positif pour exprimer ce qu'on prend pour de l'angélisme. De ce faux confort qu'offre la carapace des non-dits. Ce jeune homme va être mis face au miroir de sa vie, par la décision de sa copine de "faire une pause" dans leur relation. Une décision inattendue qui ne rentre pas dans son plan de vol personnel. Qu'a-t-il fait pour en arriver là ? Ce choc est exacerbé par la demande de son futur beau-frère de faire un discours lors du prochain mariage avec sa soeur. Lui qui déteste s'extérioriser.... Deux événements qui vont le forcer à sortir de sa coquille. Une histoire qui nous parle assurément. Elle est parfaitement développée avec un sens de l'image exceptionnel du réalisateur Laurent Tirard. Il réussit ce tour de force de faire vivre ses personnages, en dévoilant les pensées de son personnage principal par des jeux de mise-en-scène incroyables. Le film est presque une thèse sur les méfaits du non-dit et du silence au sein d'une famille. Le spectateur est piqué au vif par cette pastiche à peine exagérée de réunions de famille qui tournent souvent au dialogue de sourds ( formidable scène des traducteurs dans leur boxe, comme à l'ONU ). La communication n'est pas là; c'est juste l'empilement de différents récitals personnels. Alors, quand on demande un discours de mariage où il s'agit de parler positivement de l'autre ( des deux autres ), cela donne lieu à une formidable remise en question. Pour avoir écrit de nombreux discours de mariage, je sais à quel point l'exercice est périlleux. Cela valait bien, assurément, un film pour le raconter... Benjamin Lavernhe donne, en plus, toute l'expression de son talent dans un rôle qu'il remplit intensément, avec tout l'abattage d'un vieux routier. Sara Girardeau promène un minois plein de charme qui constitue un puissant moteur aux états d'âme de notre héros. Et les quatre autres membres de la famille sont tous excellents dans leur registre. "Le Discours" est un film diablement intelligent qui invite tout à chacun à sortir de sa tanière. Fut-ce au moins'à l'occasion d'un discours de mariage, mais idéalement dans plein d'autres circonstances de la vie.
au debut , on pense a une bonne surprise...mais cela devient vite ennuyeux ....au milieu du film on espère que quelque chose va se passer... ....et a la fin on est content que ca s arrête.
génial je suis passé de l' éclat de rire avec le gamin qui tombe, aux larmes avec le discourt final un scénario et une mise en scène original doublé d 'une prestation des acteurs excellente une vrai bouffée bonheur cette comédie 5/5
Un mauvais moment avec ce film. Un seul acteur dans ce film qui est en plus le narrateur. Il joue bien et je l'aime beaucoup dans d'autres films mais là son personnage est profondément antipathique, aucun attachement à ce "héros". Les autres sont probablement là en tant que bénévoles vu le peu de répliques et de background. On a vraiment affaire à un monologue avec un seul personnage et filmé plein centre en gros plan à la truelle. Par ailleurs, le 4e mur en 2020 c'est plus possible surtout quand c'est superposé à une voix off. Le système du "j'aurais du dire ça" ne fonctionne pas. Tout ça est vu et revu. A un moment quand le héros laisse échapper une pensée à voix haute on se dit que le film va enfin décoller. Et non ça retombe. Passez votre chemin. A des années lumières de ce que ces comédiens peuvent dégager dans d'autres films. Comme quoi le scénario et la réalisation c'est important.
J'aime le cinéma, l'humour et les films français. Mais Là. Je suis sorti avant la fin. Gênant, pas drôle, douloureux. Pourtant les acteurs et le teasing étaient attirants. Vivement de meilleurs films.
Un délicieux moment pour une adaptation très réussie. Le film commence en nous faisant rire et il ne cesse de le faire que lorsque le générique de fin apparaît. Porté par Benjamin Lavernhe et un casting de premier choix, tout est équilibré, maîtrisé et efficace.
Une séance géniale, la première depuis la réouverture et je recommande chaudement à quiconque veut se détendre devant une comédie de qualité de foncer au ciné :)
Oh, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu... Strictement rien ne va... Le personnage principal est antipathique comme jamais et on est censé spoiler: avoir de la peine pour lui pour une rupture dont on se moque éperdument au fur et à mesure du film car on comprend vraiment très vite pourquoi c'est arrivé. Et ainsi, il se met à raconter toute sa vie car il n'en peut plus et trouve que c'est un crime de faire un discours lors d'un mariage. Autant pendant 15 minutes, ça passe encore, mais durant 1h20... Non, désolé, je regarde un film français ou un one man show de YouTuber, style Norman ? (Alors que j'adore son travail)
Bref, passez votre chemin et allez plutôt voir Envole-moi à la place qui est beaucoup plus intéressant et mémorable que ce navet.
vu en avant-première hier , je buvais les répliques tél un sublime vin de Bourgogne! ça fait un bail que je n'ai pas pris mon pied en allant voir un film français ! le sujet principal est bien trouvé , les idées fusent sans temps mort, ça pétarade dans tous les sens, les non dits hypocrites claquent tel des cartes sur la table de famille . l'acteur principal joue à la perfection. 4.5 excellent. ne ratez surtout pas un moment de pure bonheur.