Quelle déception! Ce film m'a mis en colère tellement c'est ennuyeux. Tout d'abord le couple en question n'a rien d'extraordinaire. B Lavernhe et S Giraudeau ont pourtant le talent pour s'extirper de scénarios pathétiques; mais là la mise en scène ne les aide pas, les costumes, les décors, tout est creux, sans caractère. Les seconds rôles n'apportent rien à l'intrigue pourtant il y avait de la matière notamment avec la soeur légèrement parano ....spoiler: Et pour finir le discours final est pour moi le plus nul de tous ceux entendus dans le film . C'est extrêmement convenu, c'est creux. Si vous avez aimé les mariages et B Lavernhe grâce au Sens de la fête, ne regardez pas le discours, vous serez déçu. Merci Télérama et le festival de Cannes de promouvoir ce genre de navets car pour moi c'en est un ! et quand d'autres avis parlent de films hilarants, je les soupçonne de se marrer franchement devant la liste de Schindler , je ne vois que ça ....
une tres belle surprise, et un un bon film à aller voir : il a le mérite d'etre original à la fois dans la narration mais aussi par le theme que ce film aborde je trouve qu'il y a des personnages dans lesquels on peut tous se retrouver avec beaucoup de finesse et de justesse surtout, l'humour est tres bien dosé aussi film qui donne a reflechir sur notre propre vie sentimentale et qui donne beaucoup d'espoir ! allez le voir vous serez pas decu car à la fin on se dit meme '' oh non c'est deja finis'' on se laisse bercer par la voix off c'est vraiment bien fait et on rentre tout de suite dans le film sans decrocher une seule seconde !
Sans le moindre intérêt. Une sorte de programme court... qui dure beaucoup beaucoup trop longtemps. Benjamin Laverhne perd son temps et son talent (magnifique Scapin à la Comédie Française) dans ce truc aux seconds rôles déplorables.
« P….n , je ne l’avais pas vue venir celle-là ! ». Entendue dans la bande annonce, cette phrase est déjà culte et signe ce film. Fil conducteur, un discours à faire au mariage de sa sœur. Une idée du (futur) beau-frère. Et notre discoureur désigné contre son gré ne va cesser de cogiter pour échapper à cette épreuve en imaginant les pires scénarios catastrophes au moment où il aura le micro en main devant les mariés et leurs invités. Oh p….n, il ne l’a pas vue venir et… nous non plus. L’orateur prendra à témoin de ses pérégrinations intellectuelles les spectateurs de la salle obscure, s’adressant à eux dans les yeux. Autour de ses pensées exprimées à voix haute se greffent les personnages mis en scène pour les besoins de la cause, à savoir le discours. C’est original. C’est tour à tour drôle, caustique et ironique. Avec une belle brochette d’acteurs qui ont de la présence et parmi eux une flopée de sociétaires ou pensionnaires de la Comédie Française. Si vous n’allez pas voir ce film maintenant, ce qui serait dommage, vous irez quand il récoltera des prix, distinctions et nominations. C’est du très bon cinéma, de la très bonne comédie. Par certains aspects, c’est même une jolie d’histoire d’amour avec une touche de romantisme.
Bon, clairement, je suis allé voir ce film parce que j'adore Benjamin Lavernhe, et encore une fois, l'acteur ne m'a pas déçu dans son rôle et surtout dans l'exercice du monologue face caméra qui est compliqué pour un acteur ! D'autant plus compliqué que le concept ici, alterne entre scène collective autour d'un repas, discours face caméra, et alternance de flashback ! Le rythme est bon, les effets visuels et idées de mise en scène bien trouvées et utilisées. Encore plus quand on apprend qu'il n'y a eu aucune post-synchronisation voix, et que les acteurs autour de la table baissaient d'eux même le ton de leur voix pour s'accorder et mettre en avant le monologue de Benjamin Lavernhe ! Belle prouesse.
Le seul hic pour moi c'est que le concept s'épuise en seconde partie de film, et devient un peu redondant, ne réussissant pas à aller plus loin que ce qui est démontré et proposé en première partie, donc ça ronronne un peu trop pour que la totalité du film soit une adhésion à 100%. Le discours final aussi, aurait pu être plus impactant encore je pense, et plus émouvant, bien qu'ils aient réussi à ne pas le rendre larmoyant et cul cul la praline en l'état.
J'ai passé un bon moment, mais j'avoue que j'en attendais plus, surtout sur l'aspect comédie. Il y a des passages drôles, certes, mais en finalité, j'en retiens beaucoup plus le concept, qui est plus marquant, que des répliques drôles au cours du film...
Ok, on se doute de ce qui a plu dans ce film : le fait de briser le 4ième mur, l'ambiance pièce de théâtre qui rappelle certaines grandes comédies françaises (le diner de con, le prénom,...) et les effets qui se veulent comique...oui ok. Mais à force de vouloir en faire trop, le film se vautre lamentablement dans la facilité, et on sombre alors dans un ennui total qu'on penserait pouvoir être réduit avec les scènes imaginées du fameux discours qui coupent la soirée du diner, mais qui tombent en très grand partie à plat....Je vois les bonnes critiques, je devais être mal luné car je n'ai pas du tout accroché!
Que ce soit l'écriture, la mise en scène ou l'interprétation, absolument tout est réussi. Scénarisé (adapté de l'œuvre de Fabrice Caro) et réalisé par Laurent Tirard, ce film est méchamment drôle, intelligent et touchant.
Porté par un Benjamin Lavernhe en roue libre, (Découvert sur "Le Sens de la Fête" puis nominé aux Césars après sa performance cultissime sur "Mon Inconnue") "Le Discours" propose une mise en scène originale, savamment rythmée, distillant sur son passage suffisamment de pensées et situations cocasses pour nourrir l'identification au héros. Si l'on prend un malin plaisir à s'amuser de ses tourments, c'est aussi pour exorciser les nôtres dès qu'il s'agit de faire face à des ruptures ou parenthèses amoureuses.
Empruntant avec maîtrise les mécaniques du Stand-Up, l'œuvre de Laurent Tirard se paie le luxe de nous émouvoir avec parcimonie pour bien souligner que la frontière entre le rire et les larmes est souvent infime...
Adrien (Benjamin Lavernhe), la trentaine, passe la soirée chez ses parents. Il écoute, navré, la conversation qui roule entre son beau-frère qui pérore (Kyan Khojandi), sa sœur qui opine à tout (Julia Piaton), son père qui répète ad nauseam les mêmes histoires (François Morel) et sa mère qui s’apprête à servir son sempiternel gâteau au yaourt (Guilaine Londez que je m’entête à confondre avec Ariane Ascaride). Mais Adrien a la tête ailleurs. À 17h24 il a envoyé un SMS à Sonia, son amoureuse (Sara Giraudeau) qui, depuis trente-huit jours, a suspendu leur relation. Miné par l’attente impatiente de sa réponse, Adrien prête une oreille distraite à la discussion générale et laisse son esprit vagabonder. Cerise sur le gâteau : son beau-frère et sa sœur lui demandent de faire un discours à leur mariage.
Le célèbre bédéiste Fabcaro, auteur de Zaï, zaï, zaï, zaï, a magistralement réussi son passage au roman en 2018. Le succès du "Discours" fut immédiat. En tête des ventes de romans, et bientôt en tête de celle des poches, ce court monologue dans l’air du temps trouvait immédiatement son public. Les déboires d’Adrien, la drôlerie avec laquelle ils étaient racontés suscitaient le rire et l’émotion d’un vaste lectorat qui en redemandait et allait accueillir, deux ans plus tard, avec autant de gourmandise, "Broadway", le roman suivant de Fabrice Caro.
Laurent Tirard ne courait pas grand risque en prenant les rênes de son adaptation. Le réalisateur du Petit Nicolas (et de sa suite dispensable), abonné aux succès grand public, a sagement choisi de rester fidèle au roman. Il ne s’en éloigne pas d’une ligne. Il adopte dès la première scène, volontiers brechtienne, les codes du "one man show". Il a eu le nez creux de confier le rôle principal à Benjamin Lavernhe, sociétaire surdoué de la Comédie-Française, qu’on a déjà souvent vu à l’écran, dans "Le Sens de la fête" ou "Antoinette dans les Cévennes", et qui explose en tête d’affiche. Cette fidélité constitue-t-elle la principale qualité ou le plus gros handicap de ce film ?
Un esprit primaire comme le mien déroule un syllogisme en apparence implacable : 1. Le Discours est un très bon livre 2. Le film est son adaptation fidèle Donc 3. Le film ne peut qu’être réussi Mais un esprit beaucoup plus subtil pourrait, non sans motifs, contester ce syllogisme sans même en remettre en cause les deux prémisses. Quel intérêt, soutiendra-t-il, y a-t-il à adapter à la lettre un livre réussi ? Où est la valeur ajoutée ? Aucun effet de surprise pour ceux qui ont lu le livre et qui anticipent chaque scène dont ils connaissent par avance la chute (ainsi, pour la plus drôle à mon sens, de « l’arbre à souhaits »). Quant à ceux qui ne l’ont pas lu, il faudrait plutôt leur conseiller d’aller voir le livre – et d’aider les librairies, commerces ô combien essentiels dont on a trop protesté de la fermeture inique pour les bouder une fois qu’elles sont rouvertes – que d’en voir le duplicata au cinéma.
Mon esprit primaire concède volontiers ce point à cet esprit subtil. Pour autant, j’ai pris autant de plaisir à la lecture du livre qu’au visionnage du film. J’ai (beaucoup) ri ; j’ai (souvent) souri ; j’ai (toujours) été touché. Et qui hésiterait encore à la dernière seconde du film se laissera définitivement emporter par le tube italien des 80ies "Sarà perché ti amo" qui accompagne le générique. Si vous ne vous en souvenez pas, you-tubez le subito…. il ensoleillera votre journée !
“Le Discours” est une adaptation littéraire du roman de Fabcaro par Laurent Tirard, réalisateur du “Petit Nicolas” et sa suite ou encore de "Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté”. Benjamin Lavernhe joue Adrien. Coincé à un repas de famille qui attend un sms de sa copine qui a décidé de faire une pause depuis plusieurs mois. Alors qu’il n’a absolument pas la tête à parler du mariage de sa soeur, son futur beau-frère lui demande de faire un petit discours. Adrien panique. Son imaginaire lui joue alors des tours pour le plus grand plaisir des spectateurs. Dans ses silences à table, son cerveau s’emballe autour de sa relation et du fameux discours qu’il va devoir préparer. Benjamin Lavernhe livre une prestation exaltante entre angoisses, possibles échappatoires et remises en question. Une comédie névrosée et brillamment menée. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
On est bien emporté par cette vive critique de la société où Benjamin Lavernhe nous offre un rôle de qualité. Il est difficile de rendre vivant un livre surtout si celui-ci est un huit-clos. Mais la prouesse est plutôt bieb réalisé et mis à part quelques moments longs, on se laisse porter avec le sourire dans cette histoire.
Je peux comprendre que briser ce qu’on appelle le 4ème mur puisse irriter. Personnellement, je le plébiscite quand cela est bien exécuté. Et pourtant j’avais peur de trouver l’idée, casse gueule au demeurant de ce « Discours », bonne mais chiante, de me fatiguer à la longue, de la répétition et d’un monologue sans fond. Arrivé au générique de fin, c’est tout le contraire : je venais de passer un super moment, à rigoler franchement malgré quelques petits baisse de régime, en compagnie d’acteurs à l’aise et parfaitement dans le ton d’une adaptation que j’ai trouvé inventive, cohérente et intelligemment faîte.
Laurent Tirard réalise là un véritable tour de force, celui de tourner un film entier sur un repas de famille auquel participent les parents, la sœur Sophie et Ludo son futur mari et donc Adrien, le principal protagoniste, névrosé de première. Celui-ci vient en effet de se faire plus ou moins larguer par Sonia, ayant voulu faire « une pause » dans leur relation. Pour ne rien arranger, Ludo lui demande de faire un discours pour leur mariage. Naviguant entre le repas de famille, des flashbacks illustrant les propos du narrateur ou alors caractérisant chaque personnage (souvent par leurs défauts d’ailleurs !), mais aussi des flashforwards avec les différents versions du potentiel discours, le réalisateur s’amuse comme un petit fou à dynamiter une construction narrative classique pour nous en mettre plein la vue, non sans humour, émotion et absurdité ! Les dialogues sont finement ciselés et les acteurs sont formidables, notamment Benjamin Lavernhe, le marié insupportable de « Le sens de la fête » qui est ici phénoménal et prouve qu’il mérite amplement sa place au sein de la Comédie Française. Drôle, émouvant et passionnant, « Le discours » est une formidable adaptation au cinéma du roman de Fabcaro pourtant jugé inadaptable qui donne grave le sourire grâce à son inventivité de tous les instants !
Un film original pour un texte qui l'était déjà, tel était le défi de Laurent Tirard en se lançant dans l'adaptation du "Discours". Et on peut le dire, le contrat est pleinement rempli ! À la fois drôle, innovant et touchant, ce film repose sur la grande qualité de son casting et sur des mises en scène très bien trouvées pour répondre aux exigences du livre. Un grand bravo.