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Mariondalais25
1 critique
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4,0
Publiée le 9 juillet 2021
Film qui dépasse le comique puisque l’on peut se retrouver dans le personnage principal en partageant parfois de la compassion. Le mélange de registres est donc très plaisant à voir.
Il était attendu au tournant et il vient remplir l’innombrable cinémathèque des films qui ne sont pas à la hauteur du livre. Je me suis même demandé si le livre… non je n’avais pas ce souvenir mais avec une évidence déconcertante il ne devait pas être adapté au cinéma. Alors oui Benjamin Lavernhe est exceptionnel et sauve le film mais sinon excepté ces 5 dernières minutes je me suis ennuyé. Cette fragilité, cette attente et cette facilité a l’écrit n’a jamais décollé visuellement. Je n’ai pas ri aux éclats comme j’ai ou le faire à l’écrit. Ceux qui ont lu le livre ne peuvent être que déçus, aucune plus-value réelle selon moi. Attention à la bande-annonce qui vous fait vivre beaucoup de rythme alors qu’il n’en est rien, on patauge, on a souvent le rictus qui crie famine.
La forme du film est originale ; placé à l'avant-scène, Benjamin Lavernhe est égal à lui-même (parfois jusqu'à l'écoeurement) et, plus en retrait, ses comparses le servent sans fausse note. Le fond "du discours", au départ enlevé, devient malheureusement de plus en plus mièvre, en dépit de quelques scènes aux thèmes rarement abordés dans la comédie française, notamment sur la relation frère-soeur. Un film qui aurait gagné à être plutôt une web-série.
Ce qu'il faut admirer, le jeu des acteurs surtout, sans surprise celui de B. LAVERGNE de la Comédie Française mais aussi de chacun des autres, le scénario qui sort de l'ordinaire etc peut-être que le fait de monologuer peut parfois manquer de tonicité mais j'ai beaucoup apprécié le film.
Film très ennuyant au niveau du scénario, pas d'action et très monotone. On perd rapidement le fil au cours de l'histoire. Les acteurs interprètes très bien leur rôle mais c'est le cours de l'histoire qui est dérangeant
Film très original dans sa mise en scène Sous une forme légère , beaucoup de vérités difficiles à dire dans la famille , le couple , entre un frère et une sœur...et un beau discours au final !
Je recommande ce film on rigole vraiment beaucoup !! Plein de finesses et d analyses de nos procédés pour rendre vivables les relations familiales!! Tout cela traité avec de l humour et des acteurs au top
J'ai adoré ce film pourtant j'avais lu le bouquin avant, c'est frais, original, drôle, bien emmené, et superbement interprété par l'acteur principal, et les autres personnages de l'histoire, j'ai beaucoup aimé les scènes narratives qui pimentent l'histoire !
Ce film pourrait s'appeler "si l'hypocrisie des familles m'était contée ". La mise en scène avec les off est excellente m. Laverhne a une présence extraordinaire et il mériterait d'être plus souvent tête d'affiche. C'est un film drôle mais pas abêtissant. J'ai vraiment passé un excellent moment. C'est à la fois une madeleine de Proust car j'y ai retrouvé du vécu mais également de vrais moments d'émotions allant du drame à la comédie sociale. Je recommande ce film.
Un film bien sur le papier, très décevant à l'écran ... Même si l'idée du face caméra peut paraître intéressant, celui-ci est beaucoup trop utilisé au point d'en perdre le fil de l'histoire. Le but du film n'est pas intéressant.
Laurent Tirard aime les adaptations. On le savait depuis Le Petit Nicolas suivi des Vacances du même gentil héros du tandem Sempé-Goscinny. On l’avait diversement apprécié dans ses adaptations d’Astérix et Obélix. Voilà qu’à présent il se tourne vers Fabcaro – qu’il a découvert, comme tout un chacun, en lisant l’étonnant et séduisant Zaï Zaï Zaï Zaï : c’est dire la passion que l’ancien critique de cinéma voue à la bande dessinée. Or, ce n’est pas l’auteur de BD qui a suscité le projet d’adaptation de Laurent Tirard, mais bien le romancier, auteur du Discours, fidèle à cet humour décalé et terriblement efficace qui a fait la réputation de Fabcaro. Adrien est bien triste : sa compagne Sonia vient de se mettre en « pause » – traduisons elle l’a quitté pour un moment indéterminé. Seul dérivatif, mais ô combien pesant : le traditionnel repas de famille avec papa (qui n’en finit pas d’ennuyer le monde avec ses explications scientifiques), maman (fidèle à ses immuables recettes), sœurette (avec qui Adrien n’a guère de points communs) et le futur beau-frère (champion toutes catégories dans l’art de vanter les bienfaits du chauffage au sol). Pendant ce temps, Adrien n’attend qu’une chose : un SMS de sa copine dont il espère qu’elle rompra le plus vite possible son silence. Or, voilà que le beauf suggère à Adrien de prononcer un discours lors du mariage qui ne saurait tarder. Dès lors, les angoisses d’Adrien vont redoubler et la hantise de « la chenille qui redémarre » va surgir comme un leitmotiv dans le cerveau passablement troublé du jeune homme. C’était un fameux défi pour Laurent Tirard d’adapter un roman qui ne présente aucune action et qui offre une narration introspective sous la forme d’un long monologue intérieur. Comment faire pour ne pas ennuyer le spectateur ? La réponse est déjà dans le choix de l’acteur principal, Benjamin Lavernhe : une présence indéniable, une diction impeccable (on a beau dire, le théâtre offre la meilleure formation dans ce domaine) et un humour pince-sans-rire qui sied pleinement au personnage d’Adrien. Deuxième ingrédient : le « discours » intérieur d’Adrien va se traduire par une adresse quasi systématique de l’acteur à la caméra, tandis que le quatuor familial s’immobilise comme si le temps était suspendu. On peut aimer, on peut aussi trouver le procédé un peu lourd à force d’être répété. Enfin, les temps se télescopent joyeusement et la scène du « réel » croise celle de l’imaginaire et du fantasme. Voilà qui rappelle les bons vieux procédés mis en place par l’irremplaçable Woody Allen. Que le film présente quelques faiblesses dans le déroulement du récit, c’est certain : difficile était le pari engagé par Laurent Tirard. En particulier on pourra reprocher au cinéaste de nuire, pourrait-on dire, à la bonne respiration du spectateur : les séquences se succèdent à un rythme si rapide que tout est mis sur le même plan et que l’intérêt du spectateur s’en trouve affaibli. Il n’empêche que le film est une réussite et que l’on peut même parler de virtuosité dans l’art de filmer. Et puis, si Benjamin Lavernhe effectue une réelle performance, il faut saluer les prestations de Sara Giraudeau (la petite amie en « pause »), Julia Piaton et Kyan Khojandi (la sœur et le futur beau-frère), François Morel et Guilaine Londez (le père et la mère d’Adrien). Enfin, si l’on a bien à faire ici à une comédie, c’est d’une de ces œuvres rares et bienvenues dans le paysage français qu’il s’agit : pas d’acteurs tout désignés pour susciter le gros rire de la masse des samedis soir, pas de scènes de mauvais goût ou d’une bassesse comme il s’en trouve trop souvent dans les comédies à la française, rien qu’une approche honnête et intelligente – ajoutons efficace – qui fait de ce film sinon un chef-d’œuvre, du moins une production qu’il serait dommage de ne pas découvrir.