“Le Discours” est une adaptation littéraire du roman de Fabcaro par Laurent Tirard, réalisateur du “Petit Nicolas” et sa suite ou encore de "Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté”. Benjamin Lavernhe joue Adrien. Coincé à un repas de famille qui attend un sms de sa copine qui a décidé de faire une pause depuis plusieurs mois. Alors qu’il n’a absolument pas la tête à parler du mariage de sa soeur, son futur beau-frère lui demande de faire un petit discours. Adrien panique. Son imaginaire lui joue alors des tours pour le plus grand plaisir des spectateurs. Dans ses silences à table, son cerveau s’emballe autour de sa relation et du fameux discours qu’il va devoir préparer. Benjamin Lavernhe livre une prestation exaltante entre angoisses, possibles échappatoires et remises en question. Une comédie névrosée et brillamment menée. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Depuis 2003 et son Mensonges et Trahisons…, Laurent Tirard louvoie avec une certaine réussite entre l’adaptation de BD, Le Petit Nicolas (1 et 2), Astérix et Obélix au service de sa Majesté, et des comédies de bon aloi comme Un Homme à la hauteur ou Le Retour du héros. Il revient ici avec ces 88 minutes au scénario plus qu’original : Adrien est coincé. Coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d’habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa sœur, écoute son futur mari comme s’il était Einstein. Alors il attend. Il attend que Sonia réponde à son SMS, et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Mais elle ne répond pas. Et pour couronner le tout, voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un discours au mariage… Oh putain, il ne l’avait pas vu venir, celle-là ! L’angoisse d’Adrien vire à la panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ? Voilà une perle de comédie à la française qui réinvente presque tout à un genre trop souvent malmené dans le cinéma français. Ne ratez pas ce moment rare qui ne sera sur vos écrans qu’à partir du 9 juin. Un régal ! Le roman de Fabcaro – connu pour ses scénarii de BD -, était réputé inadaptable pour le ciné. Faire vivre un texte aussi introspectif sans ennuyer, car tout se passe dans la tête d’Adrien et, en plus, autour d’un unique repas relevait de la gageure. Mais d’idées géniales en véritables trouvailles, le scénario est d’une habileté diabolique. A chaque scène, une surprise, un gag subtil, un dialogue acéré. C’est du grand art. De plus, on parvient à entrer en empathie avec un personnage à la limite du supportable, ado attardé, égocentrique, et qui mériterait quelques coups de pied au cul. Il fallait donc trouver un comédien qui dégage un énorme potentiel de sympathie et soit capable d'être de quasiment tous les plans du film, en passant de monologues face caméra à des dialogues réels et à une voix off… Un véritable défi ! Une incroyable liberté narrative, une inventivité visuelle de chaque instant, des dialogues ciselés, une mise en scène au cordeau… tout est ici réuni pour une vraie petite perle qui devait représenter la France à Cannes en 2020. Souhaitons-lui la longue et belle carrière qu’elle mérite. Le grand triomphateur c’est bien sûr Benjamin Lavernhe, -from the French Comedy -, qui est un acteur de génie. Rarement un comédien aura porté tout un film de cette façon. C’est au-delà de l’omniprésence… il est partout à la fois, sur l’écran, au récit, et en connivence totale avec le public. Un numéro exceptionnel qui a lui seul vaut de voir ce petit bijou de comédie. Autour de lui, pour donner la réplique, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi, Julia Piaton, François Morel, Guilaine Londez, tous parfaits. Pour moi, un incontournable français de cette rentrée.
Un discours virtuose mais assez creux. Laurent Tirard maîtrise l'outil cinématographe, entre flash-backs, arrêt sur images, ou insert. Mais tout ça est mis au service d'un portrait d'un énième trentenaire aux questions existentielles aigues suite à la "pause" dans son couple. Pas inintéressant malgré tout, un bon Benjamin Laverhne, mais les enjeux sont faibles, bien faibles. Un discours excellent sur la forme, beaucoup moins sur le fond
Il existe un certain consensus sur la question : la réussite d'une comédie tient en grande partie à son rythme comme l'ont démontré Feydeau, Lubitsch ou Rappeneau, par exemple. L'adaptation de la BD de Fabcaro, jugée impossible, y compris par son auteur, joue beaucoup sur cet élément primordial, avec un va et vient incessant entre un repas de famille typique, avec une caractérisation des personnages très précise, des flashbacks illustrant avec fantaisie le propos du narrateur et même des projections sur l'avenir avec plusieurs versions potentielles du fameux discours de l'intéressé au mariage de sa sœur. Tout est mis en situation et en abyme dans le film avec son héros qui se démultiplie, fige son entourage et se dédouble parfois physiquement. Là où le réalisateur, Laurent Tirard, brille c'est dans le prolongement visuel des mots, aux dialogues acérés répondant des effets simples mais renouvelés pour jouer avec les limites de l'absurde, rappelant parfois le cinéma de Bertrand Blier. Le tout, en cherchant à ne pas ressasser dans les mises en place des différentes scènes mais en prolongeant parfois certains gags, des répétitions légères comme autant de clins d’œil appuyés au public. Le Discours fonctionne également parce qu'il parle de sensations familières, éprouvées par tout un chacun que cela soit en famille, en couple ou dans certains événements sociaux. Enfin, si le comique prédomine, pas question de négliger l'émotion, bien présente et intelligemment dosée. La verve de Benjamin Lavernhe était déjà bien connue mais ce stradivarius a aussi besoin d'être dirigé et Tirard réussit parfaitement à exploiter son talent sans le laisser pour autant en roue libre. Au fond, Le Discours ne dit rien de vraiment neuf sur les conventions sociales, les désordres familiaux et les aléas de la condition amoureuse mais son ironie permanente et futée, sans une once de vulgarité, atteint tous ses objectifs de distraction intelligente. Il n'y a pas beaucoup de comédies françaises du 21ème siècle qui peuvent prétendre se hisser à ce même niveau d'efficacité et d'acuité.
Pure réussite Le Discours. Le film oscille entre comédie et émotion avec beaucoup de maîtrise. Un regard introspectif, angoissé, émotif sur le couple, l'amour et la rupture. C'est souvent très touchant et la mise en scène théâtrale, toujours en mouvement, est superbe.
Cette nouvelle comédie de Laurent TIRARD originale dans sa forme cinématographique m'a paru plutôt réussie. L'histoire de ce jeune homme qui doit faire un discours pour le mariage de sa sœur sert de fil rouge à ce film qui est une bonne adaptation du livre de Fabrice CARO. La réalisation astucieuse et pleine de trouvailles cinématographiques est bien construite. L'ensemble de l'interprétation avec en tête un très bon Benjamin LAVERNHE est tout à fait bien adaptée à cette histoire familiale bien observée par le réalisateur et scénariste.
Une comédie française bien sympathique avec les codes du théâtre et un 4ème mur brisé constamment. La fraîcheur du scénario emballe le spectateur dans une histoire plutôt banale mais bien racontée. On s'identifie facilement aux personnages, aux réunions de familles et repas interminables et aux petites habitudes de chacun. Bref, un bon moment mais sans moment culte.
Une comédie drôle et touchante sur l'amour, la famille et les non-dits.
Un film réussi, notamment grâce au talent de son acteur principal, Benjamin Lavernhe, entre malice et nonchalance, et à la mise en scène aérienne et inventive de Laurent Tirard, ouvrant la porte à tous les possibles.
vu en avant-première hier , je buvais les répliques tél un sublime vin de Bourgogne! ça fait un bail que je n'ai pas pris mon pied en allant voir un film français ! le sujet principal est bien trouvé , les idées fusent sans temps mort, ça pétarade dans tous les sens, les non dits hypocrites claquent tel des cartes sur la table de famille . l'acteur principal joue à la perfection. 4.5 excellent. ne ratez surtout pas un moment de pure bonheur.
Très bon film, agréable à voir ! Super moment, à la fois drôle et mélancolique. Belle adaptation du livre de Fabcaro. Benjamin Lavernhe excelle dans ce rôle et porte merveilleusement bien le film, entouré par des personnages en second plan qui confortent la trame narrative. A la fois simple et modeste, ce film semble parfaitement mettre en avant une touche de fraîcheur !
film prometteur au vu du casting mais d'un ennui terrible. un monologue lourd et fatigant, aucune action, un vide abyssal. même si je respecte le travail des comédiens je pense que tout a chacun qui comme moi aime les films trouvera celui ci sans intérêt et très décevant