2657 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
257 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
37 critiques
3
71 critiques
2
63 critiques
1
35 critiques
0
32 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
jthuil
22 abonnés
364 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 26 décembre 2022
Rien de bien transcendant dans cette chronique spéciale easy jet, mi centrée sur les conditions de travail des hôtesses de l'air, mi centrée sur le deuil. On ne retiendra rien ni de l'un, ni de l'autre. Dommage.
Film très en immersion, tourné comme un documentaire, porté par Adèle Exarchopoulos, bonne mise en scène, on y découvre les dessous des compagnies Low Cost, c'est très réaliste, cependant quelques longueurs vers la fin plombent le long métrage.
Film bouleversant Adèle exarchopoulos est très touchante. Bcp de scène glauque qui peignent une triste réalité, celui d un monde superficiel sans strass paillette et glamour. Je pense qu'il faut avoir le moral pour voir ce film.
Commençons par le début : le titre. "Rien à foutre" est pour moi totalement inapproprié et surtout très trompeur. Ce film est assez mélancolique et traite des horribles conditions de travail des hôtesses travaillant pour des compagnies à bas coût. Adèle Exarchopoulos est, avec sa moue boudeuse habituelle, parfaite dans le rôle d'une hôtesse désabusée avec une vie sans attaches mais néanmoins plutôt réglée et rébarbative. Le film n'est pas exceptionnel en soi mais il fait plutôt réfléchir sur notre société d'hyper consommation qui étire dans tous les sens les individus. A voir donc.
Deux réalisateurs pour un film, c'est une histoire belge mais ce ne sont hélas pas les frères Dardenne ! C'est sans doute dommage tant ce film, qui veut manier la fibre sociale, est raté. Trop long, avec des scènes inutiles, mal filmées, des dialogues d'une platitude confondante, des plans-séquence interminables, un montage cahotique, un scénario inexistant, sans compter les sous-titrages parfois illisibles. Si la première partie (la vie de l'hôtesse) n'est pas dépourvue d'intérêt malgré ces défauts, la deuxième partie (sa vie dans sa famille) est franchement insupportable. On s'ennuie ferme, on a juste envie que ça se termine au plus vite et qu'elle remonte dans son avion.
On ne sait pas pourquoi, mais en allant voir “Rien à foutre”, nous pensions aller voir une comédie grinçante sur une hôtesse de l’air qui allait envoyer balader les voyageurs. En fait, ce long-métrage belgo-français suit le personnage d’Adèle Exarchopoulos dans son quotidien déprimant. Suite à la mort de sa mère, elle a quitté son père et sa sœur pour devenir hôtesse de l’air. Embauchée dans une compagnie low cost basée à Lanzarote dans les îles Canaries, la jeune femme vit au jour le jour sans projet pour l’avenir. Entre ivresses et désinvoltures, l’humour de l’ensemble est hanté par une psychologie mélancolique. Résultat, on ne ressort pas de la salle joyeux, mais épuisé de ce désordre terrassant. Présenté à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2021, “Rien à foutre” est un film singulier qui laisse pantois. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le titre du film ressemblait à la promesse d'une expérience cinématographique originale, il n'en est rien! Cassandre est hôtesse de l'air et son quotidien est rythmé par son travail, mais aussi par les grosses fêtes entre les vols. Le métier est détaillé avec beaucoup de minutie, ce qui suscitera peut-être des vocations chez les uns ou de l'indifférence pour ma part. Heureusement qu'Adèle Exarchopoulos est parfaite quand il s'agit de montrer le déracinement inhérent au job ou la douleur de la perte de sa mère. Le métier, quant à lui, est pas mal égratigné avec une dénonciation acide des conditions de travail. Bref, un film surcoté par les critiques presse .
« Rien à foutre » est un film curieux, mais pas déplaisant qui raconte la vie de Cassandre (la toujours impeccable Adèle Exarchopoulos), une hôtesse de l'air travaillant pour une compagnie low-cost semblant blasée par la vie et qui voyage sans cesse. Ce film, c’est aussi une immersion dans cet univers des aéroports et des compagnies aériennes cherchant toujours le profit et fliquant ses membres, les poussant même à s’évaluer entre eux ! Mais c’est aussi le portrait d’une jeune femme qui ne s’attache pas et fait de brèves rencontres, sûrement pour oublier et donner l’impression qu’elle n'en à rien à foutre alors qu’au fond, elle ne fait que fuir son passé qui se trouve sur terre, à Bruxelles...
Le récit d'une hôtesse de l'air dans une compagnie low-cost. Le synopsis commence comme çà, et c'est déjà une raison suffisante pour regarder le film. On est encré dans un 2022 contemporain, classe moyenne, avec la lumière sur un métier méconnu et très peu traité, pour ne pas dire pas du tout. Mais la vision de ce duo de cinéaste serait réductrice si on se contentait simplement du contexte social de cette plongée aérienne. Il y a derrière une féminité 2.0, qui assume ses choix et prend de front le monde du travail, afin de trouver un sens à sa vie. Sans attache, mais qui en voudrait tellement. Le désir de ce que l'on a pas, c'est l'obsession du commun des mortels. Adèle Exarchopoulos dans ce qui pourrait bien être son meilleur rôle, libéré d'un surjeu parfois malvenu, qui retrouve la formation Kechiche après digestion, ce qui lui permet d'incarner un bout de femme solitaire et affranchis, très réaliste.
Démarrant comme un quasi-documentaire sur le quotidien des hôtesses de l’air et des stewards des compagnies low-cost habitant dans des « bases » situées aux quatre coins de l’Europe, Rien à foutre prend tour à tour la forme d’un pamphlet sur les méthodes de management ultra-libérales employées par ces compagnies, d’un portrait de la génération des gens de vingt ans, désabusée et traînant son lot de désillusions, son absence de perspective et son nomadisme sentimental, avant d’évoluer vers le drame intime et familial. Porté par une Adèle Exarchopoulos géniale, qui apparaît quasiment dans chaque plan du film, ce premier long-métrage divisé en deux parties distinctes convainc surtout dans sa première moitié, qui nous offre à voir les coulisses à fois effrayantes et fascinantes de la vie de ces agents du ciel pour qui les notions de temps et l’espace sont différents de ceux du commun des mortels.
Le titre résume bien mon sentiment : plus de 2 semaines après l'avoir vu, il ne me reste quasiment aucune image de ce film, pourtant très encensé par beaucoup de critiques professionnels. Si Exarchopoulos, qui porte le long-métrage sur ses épaules, est remarquable, rendant palpable l'ennui étreignant son personnage, il est impossible de s'intéresser à cette vie d'un vide intersidéral. En outre, les scènes impliquant l'héroïne et ses proches (le père, la soeur), lors d'un retour dans sa famille, manquent cruellement de consistance.
Et pendant ce temps, les films de Kechiche ne sont pas distribués et ses projets pas financés...
J’avoue ne pas comprendre le titre. Je pensais naïvement que Cassandre était un personnage dilettante, réfractaire à tout règlement, ingrat, rebelle, impertinent ou frivole. Au contraire Cassandre est convaincue par son job, le confort de son poste puisque j’ai cru comprendre qu’elle ne souhaitait pas avoir plus de responsabilités au moment du renouvellement de son contrat. En tout cas dans la compagnie pour laquelle elle naviguait. Pour autant, Cassandre n'est pas dépourvue d'ambition en voulant rejoindre une compagnie qu'elle estime prestigieuse.
Adèle Exarchopoulos endosse le rôle de Cassandre, une jeune femme relativement appliquée et impliquée dans ses missions, maître d’elle-même face à des clients mécontents et ce, en dépit d’une douleur familiale. Justement, cette douleur va s’exprimer un peu plus ouvertement mais toujours avec une certaine pudeur dans la dernière partie du récit. Elle s’en va se reposer dans sa cellule familiale où elle en profite aussi pour voir quelques ami(e)s. Tout l’entrain qu’elle paraissait avoir pendant son activité professionnelle s’étiole dans sa retraite familiale. Et par là-même le rythme du film semble s’essouffler. C’est la partie la moins intéressante du récit.
En tout cas, j’ai plus apprécié son quotidien professionnel dans les coulisses de son métier, avec sa formation, ses soirées seule ou en boîtes de nuit, seule ou avec un amant sans lendemain, même si ça n’avait rien d’exceptionnel. Certaines séquences sur son activité m'ont paru instructives.
Un film banal narrant la vie d'une jeune hôtesse de l'air qui ne souhaite pas vraiment sortir de sa zone de confort. On note tout de même une solitude extrême, et la raison qu'on comprend très vite, c'est le décès de sa mère. La morale, on découvre à la fin du film que les deux ans et demi consacrées à sa vie médiocre était une manière de faire son deuil, de s'échapper de la réalité. Bon film, qui contient certes des longueurs avec une BO insupportable, mais se laisse regarder ne serait-ce que pour le charme d'Adèle.