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cinéman
49 abonnés
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2,0
Publiée le 24 décembre 2024
Très moyen... Le titre, bien qu'accrocheur, n'a strictement AUCUN rapport avec l'histoire, et le son est souvent mauvais, on doit tendre l'oreille pour comprendre. La première moitié, qui va vite, suggère la vie frénétique et trépidante des hôtesses de l'air, à travers le personnage d'Adèle Exarchopoulos, et s'avère assez divertissante. Mais alors qu'on attend un approfondissement, qui aurait pu porter sur le thème intéressant du manque d'attaches (voire d'une reconversion de l'héroïne), la deuxième partie s'égare dans un problème familial sans lien avec ce qui précède, ou l'aviation. Ainsi, au lieu de se contenter d'être un docufiction passable sur les hôtesses de l'air, le film hésite à prendre une direction qui ne viendra pas, procurant au spectateur, en plus du mauvais son et d'une façon de filmer simpliste, un véritable sentiment d'amateurisme. Enfin et surtout, le dénouement (ou l'accomplissement de l'héroïne), à Dubai, avec KFC, Pizza hut, et gratte-ciels sordides, comme un modèle de "réussite" sociale, est pathétique. A l'évidence, le film ne sait jamais quel ton adopter entre critique de la hiérarchie (épisode des syndicats) et admiration pour les hôtesses qui cherchent à l'intégrer.
Un film intéressant par sa mise en scène et son montage qui suit cette jeune femme en pleine « ultra-moderne solitude ». Le thème qui n’est pas original est traité comme un documentaire, les images parlant d’elles-mêmes. Sous les paillettes des vols aériens, le misérabilisme de la solitude affective. On est à Liège, très proches des frères Dardenne sur le fond mais avec une forme plus sophistiquée. Les admirateurs d’Adèle E. seront comblés
Que penser de ce film? La première partie est plutôt bien faite et montre la vie d’une hôtesse de l’air dans une compagnie low coast. Et puis on s’ennuie de suivre sa vie familiale dans laquelle rien ne se passe : elle fume bcp, il pleut. Et puis elle change de compagnie et voilà . Rien de palpitant. Le titre n’a aucun rapport avec le contenu. Dommage!
J'ai eu peur au début avec la scène du retour de discothèque complètement bourrés... qui était lourde, longue et fastidieuse. Mais petit à petit je me suis laissée prendre au jeu. On accompagne Cassandre comme si on vivait avec elle, dans son travail, dans sa chambre, dans ses loisirs, dans ses coups de fil, dans ses émotions. L'excellent jeu d'Adèle Exarchopoulos vaut bien quelques scènes un peu longuettes. Le film semble un peu manquer de cohérence et de fil directeur mais c'est voulu, c'est parce que la vie de Cassandre est ainsi. Elle se cherche... Ça donne un résultat très proche du film documentaire et c'est très réussi de ce point de vue.
mouais. Un côté sociologique intéressant sur une generation, son rapport à un monde du travail ancré dans le low cost, l'horizon onirique sclérosé sur Dubaï. Mais bon, c'est quand même bien creux, bien pénible à suivre. Et la prise de son est faible, les dialogues sont souvent peu compréhensibles.... comme dans la vraie vie, certes, mais ça demeure pénible
J'avais lu quelques critiques ici avant d'aller voir le film histoire de savoir si je devais y aller. Et j'y suis allé! Il était fait mention d'une seconde partie ratée, longue... Que je n'ai pas vue, ou plutôt qui ne m'a pas semblé longue.
La première partie nous narre le quotidien d'une jeune hôtesse paumée dans sa vie personnelle et familiale croquant la vie ou se faisant dévorer par celle-ci. Avec sous une forme limite documentaire des descriptions du quotidien d'une hôtesse dans une compagnie low cost ainsi que de sa formation dont... Comment sourire! Une partie très immersive du milieu. La fameuse seconde partie juste un changement de vision de la vie, de la profession, souhaiter progresser sur ses deux axes.
J'ai beaucoup aimé ce film et à la fin, on est triste de quitter l'héroïne à la fin du film ! On suit la vie d'une hôtesse de l'air sur une compagnie low cost. On compris vite qu'elle avale "des couleuvres" pour survivre dans ce milieu. On comprend aussi sa solitude. Dans la 2ème partie, elle rentre chez son père (en Belgique ?) et là avec sa sœur aussi, elle retrouve des contacts "normaux". La mère est morte récemment dans un accident et on comprend d'autant plus sa détresse. Elle se révèle tout à tour courageuse, amusante et tenace.(bravo l'actrice !).
Les réalisateurs inscrivent leur démarche dans une approche néo-naturaliste, proche en cela de la forme documentaire, et retranscrivent les conditions de travail et de vie d’une hôtesse de l’air belge dont les valeurs morales, épicuriennes pour la plupart, se heurtent au modèle économique, plus encore idéologique de l’attractivité et de la compétitivité. Ici l’habit doit faire le moine, le sourire séduire un client que l’on rebaptise « hôte », la parole allier fermeté et douceur à des fins commerciales : vendre divers articles en duty free, assurer une bonne réputation à la compagnie que l’on représente avec, dans le viseur, le professionnalisme de ses collègues qu’il s’agit également de surveiller. Le long métrage dénonce une culture de l’évaluation à tout prix : on attribue des étoiles, on estime son niveau de performance et ses qualités pour mieux subir ce même système que l’on entretient, volontairement ou non. Une tension naît entre d’une part la matérialité du film, attaché à suivre le quotidien de Cassandre qui articule boulot, détente et ennui, et d’autre part l’immatérialité des relations humaines au sein de l’entreprise : les costumes se confondent et peuvent de substituer les uns aux autres, les noms s’oublient, les rendez-vous se font en visioconférence via un ordinateur ou par téléphone… Voilà donc une immersion réussie dans un corps de métier, portée par une Adèle Exarchopoulos très convaincante, qui pèche néanmoins par sa longueur et par quelques prétentions formelles tout à la fois chichiteuses et vaines – du Vangelis pour dynamiser l’utilisation des trottoirs roulants de l’aéroport, par exemple.
Portrait réussi de la génération Y, entre rêve et apathie, entre amour 2.0 et job alimentaire fait sans passion ni ambition. Ce film à la mise en scène libre, oscille entre fiction et documentaire quand il aborde le métier de son héroïne, hôtesse dans une compagnie d'aviation low-cost où le faux-sourire n'arrive plus à cacher des conditions de travail déplorables. Dans la partie hédoniste du film la mise en scène avec une lumière crue peut rappeler les photos de Nan Goldin, dans sa partie introspective, en famille en Belgique autour du manque, elle se fait plus crépusculaire. Adèle Exarchopoulos est parfaite.
Mal filmé, mal monté, mal sonorisé. Si les réalisateurs voulaient filmer la vacuité de la vie professionnelle et familiale d'une hôtesse de l'air déprimée nihiliste, ça au moins c'est réussi...au delà de tout intérêt. Ratage monumental sans doute financé par Emirates et Dubaï auxquels il fait une publicité éhontée. Aussi ennuyeux, long et plat qu'un tapis roulant d'aéroport.
C’est une réalisation de Emmanuel Marre avec Julie Lecoustre. L’idée d’écrire le scénario est venu ensemble suite à un voyage avec une compagnie low-cost. Rien à foutre a remporté le Prix Fondation Gan à la Diffusion à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2021.
Cette comédie dramatique va nous montrer la situation dans les compagnies low-cost. La première qui vient en tête, et souvent critiquer pour son aspect social, est Ryanair. Il est important de noter qu'Emmanuel Marre et Julie Lecoustre ont rencontré plusieurs employés de compagnies low-cost afin de se documenter. Cela leur a permis de comprendre les conditions de travail dégradées et la faible rémunération. Des problématiques qui seront mises en avant. Les compagnies jouent sur le fait que travailler dans un avion est un “rêve” afin d’imposer ces conditions.
L’histoire, de cette employée de l’air, est vraiment intéressante. Il est vrai que cela démarre doucement. Le début peut sembler un peu futile. Cassandre ne pense qu’à la fête. On va donc enchaîner les verres de vodka et les soirées. C’est un reflet de sa condition de travail précaire. Elle est formatée au vol par vol, et l’empêche de se projeter sur le long terme. Finalement, elle ne pense qu’à brûler la chandelle par les deux bouts. Cependant plus le film avance plus il prend en teneur.
Tu vas donc tourner autour de Cassandre. Au départ, elle peut sembler agaçante. Malgré tout, lorsqu’elle se rend enfin compte de l’attitude de la compagnie envers elle, la situation se débloque. Alors qu’avant on ne voyait que son apparence, on va commencer à la comprendre. Nous allons être pris dans le récit de cette jeune femme. C’est donc son évolution qui va être la ligne directrice réelle. Ceci va vraiment être bien fait. L’esthétique en tant qu’hôtesse, et celle dans la vie privée sont différentes. L’une sera assez froide, quant à l’autre plus intimiste. Dans ces passages, on se sent proche de Cassandre. Dommage que l’histoire autour de sa mère soit mal dosée.
Ils ont pris une actrice de choix pour interpréter Cassandre. Adèle Exarchopoulos est parfaite pour ce rôle. L'actrice française, qui avait reçu le César du meilleur jeune espoir féminin en 2014 pour La Vie d'Adèle, montre encore une fois tout son talent. Elle nous emmène avec elle dans le cheminement de son personnage. Tout d’abord, on est devant cette carapace superficielle. Puis elle se dévoile dans ses traits les plus intimes. Par contre, il faut l'aimer pour apprécier Rien à Foutre, car on ne verra qu’elle. Bien qu'Alexandre Perrier et Mara Taquin sont loin d’être mauvais, ils n’ont pas le panache d’Adèle Exarchopoulos.
Rêver sa vie en low cost. Ce film est deux. Deux parties. Deux moments de vie. Deux Cassandre, personnage double aux deux visages ; impression de deux comédiennes pour un même rôle ? L'une délurée et no limit. Un visage maquillé, grimé pour donner le change, la coiffure soignée et le corps prisonnier dans un uniforme stricte, une apparence pour le métier d'hôtesse de l'air, aux codes rigides, un monde de paraître au sourire qui doit durer 30 secondes sans faillir. Cassandre enfermée dans un rôle qui cache ce qu'elle est profondément. L'autre blessée meurtrie par un deuil, par la culpabilité. Un visage naturel, sans artifice, les cheveux flous, vêtue d'un jean pour déambuler le nez en l'air. Le droit de laisser les larmes couler au détour d'un souvenir. Se perdre dans des ports sans attache pour s'échapper. Retour au source, sa famille pour se retrouver, se libérer, enfin accepter la perte pour se réconcilier avec soi. Le naturel de l'actrice, les scènes comme dans la vie, la caméra qui filme en toute liberté parfois maladroite mais si intime, si touchante. "Alors rien à foutre " pas tant que ça !
La mise en scène, sur le vif, est excellente et captivante et l'originalité du récit (le métier d’hôtesse de l'air) passionne. Dommage que la dernière partie s'écarte de son sujet d'origine.
Cassandre, alias Adèle, est une véritable jeune femme de son temps où la vie professionnelle se même à celle plus personnelle dans une forme de solitude et de partage. Paradoxe qu'offre notre époque où l'on perçoit une jeune génération un peu paumée mais qui se rêve dans une apparence positive. La peinture sociale de ce film est bien faite et nous montre une Adèle sensible et vraie comme si nous étions presque dans un documentaire emprunt de pudeur et sans voyeurisme. A voir !
J'ai du mal à comprendre la hype autour de ce film, sorte de pastiche des frères Dardennes dans une compagnie low cost. Il ne se passe rien, on ne parvient que très peu à s'attacher à l'héroïne, Cassandre, dont l'interprétation monocorde d'Exarchopoulos est aussi peu fascinante que les longues scènes de vide qui se succèdent. Rien à foutre, c'est le sentiment que j'ai en terminant le film.