Note moyenne
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J'aime le côté immersif, la façon de filmer, le jeu des acteurs, le son qui n'est pas éclairci, on entend le brouhaha, c'est parfois désagréable mais aussi plus naturel. Ce qui est dommage, c'est que le son par moment est pourri et on n'entend pas les répliques.
Ce film dépeint parfaitement L'ennui d'une employée dans une compagnie qui gère ses hôtesses comme des caissières de supermarché, les poussant a vendre, puis à progresser... Mais elle, au fond, elle s'en fout, et n'a même pas envie de se rebeller...
Le film se déroule comme un grand épisode de Striptease.
On suit AE dans aucune voix off dans son métier et ses désillusions. Elle semble se persuader que cela lui plaît. Mais elle n’est pas heureuse.
C’est assez bien fait mais c’est une tonalité malgré tout triste.
On suit AE dans aucune voix off dans son métier et ses désillusions. Elle semble se persuader que cela lui plaît. Mais elle n’est pas heureuse.
C’est assez bien fait mais c’est une tonalité malgré tout triste.
excellent film mi fiction mi doc sur le monde particulier des compagnies à bas prix, des employés exploitées et de la vie qu'ils mènent. la 2e partie dans la famille est moins intéressante et plus convenue.
Enchainement de situations qui s'entrecroisent autour de l'héroïne, pas grand chose à en tirer, à part un long moment d'ennui .............
Très moyen... Le titre, bien qu'accrocheur, n'a strictement AUCUN rapport avec l'histoire, et le son est souvent mauvais, on doit tendre l'oreille pour comprendre. La première moitié, qui va vite, suggère la vie frénétique et trépidante des hôtesses de l'air, à travers le personnage d'Adèle Exarchopoulos, et s'avère assez divertissante. Mais alors qu'on attend un approfondissement, qui aurait pu porter sur le thème intéressant du manque d'attaches (voire d'une reconversion de l'héroïne), la deuxième partie s'égare dans un problème familial sans lien avec ce qui précède, ou l'aviation. Ainsi, au lieu de se contenter d'être un docufiction passable sur les hôtesses de l'air, le film hésite à prendre une direction qui ne viendra pas, procurant au spectateur, en plus du mauvais son et d'une façon de filmer simpliste, un véritable sentiment d'amateurisme. Enfin et surtout, le dénouement (ou l'accomplissement de l'héroïne), à Dubai, avec KFC, Pizza hut, et gratte-ciels sordides, comme un modèle de "réussite" sociale, est pathétique. A l'évidence, le film ne sait jamais quel ton adopter entre critique de la hiérarchie (épisode des syndicats) et admiration pour les hôtesses qui cherchent à l'intégrer.
Les réalisateurs inscrivent leur démarche dans une approche néo-naturaliste, proche en cela de la forme documentaire, et retranscrivent les conditions de travail et de vie d’une hôtesse de l’air belge dont les valeurs morales, épicuriennes pour la plupart, se heurtent au modèle économique, plus encore idéologique de l’attractivité et de la compétitivité. Ici l’habit doit faire le moine, le sourire séduire un client que l’on rebaptise « hôte », la parole allier fermeté et douceur à des fins commerciales : vendre divers articles en duty free, assurer une bonne réputation à la compagnie que l’on représente avec, dans le viseur, le professionnalisme de ses collègues qu’il s’agit également de surveiller. Le long métrage dénonce une culture de l’évaluation à tout prix : on attribue des étoiles, on estime son niveau de performance et ses qualités pour mieux subir ce même système que l’on entretient, volontairement ou non. Une tension naît entre d’une part la matérialité du film, attaché à suivre le quotidien de Cassandre qui articule boulot, détente et ennui, et d’autre part l’immatérialité des relations humaines au sein de l’entreprise : les costumes se confondent et peuvent de substituer les uns aux autres, les noms s’oublient, les rendez-vous se font en visioconférence via un ordinateur ou par téléphone…
Voilà donc une immersion réussie dans un corps de métier, portée par une Adèle Exarchopoulos très convaincante, qui pèche néanmoins par sa longueur et par quelques prétentions formelles tout à la fois chichiteuses et vaines – du Vangelis pour dynamiser l’utilisation des trottoirs roulants de l’aéroport, par exemple.
Voilà donc une immersion réussie dans un corps de métier, portée par une Adèle Exarchopoulos très convaincante, qui pèche néanmoins par sa longueur et par quelques prétentions formelles tout à la fois chichiteuses et vaines – du Vangelis pour dynamiser l’utilisation des trottoirs roulants de l’aéroport, par exemple.
Une autre vie d'Adèle (toujours aussi formidable actrice) qui démonte le mythe du métier d'hôtesse de l'air, ici employée dans une compagnie low cost que tout le monde aura reconnu.
Commençons par le début : le titre. "Rien à foutre" est pour moi totalement inapproprié et surtout très trompeur. Ce film est assez mélancolique et traite des horribles conditions de travail des hôtesses travaillant pour des compagnies à bas coût. Adèle Exarchopoulos est, avec sa moue boudeuse habituelle, parfaite dans le rôle d'une hôtesse désabusée avec une vie sans attaches mais néanmoins plutôt réglée et rébarbative. Le film n'est pas exceptionnel en soi mais il fait plutôt réfléchir sur notre société d'hyper consommation qui étire dans tous les sens les individus. A voir donc.
Un film nécessaire pour comprendre tout ce qu'il ne faut pas faire au cinéma. Le film est totalement raté, sorte de compilation de moments inintéressants qui n'apportent rien à l'histoire, des enchaînements d'évènements qui ne construisent ni une histoire, ni une problématique. C'est tout l'enjeu du cinéma qui est bafoué avec ce "rien à foutre" qui semble être la réponse du réalisateur, du monteur et du scénariste à toute personne qui a peut-être essayé de leur dire : "mais tu fais n'importe quoi, on ne fait pas un film avec des petits bouts de vie qui ne construisent pas une histoire." Rien n'est captivant et on finit par avoir la même tête désabusée qu'Adèle Machinpoulos. Cela fait 6 fois que j'essaie de le voir et je n'arrive pas à dépasser 40 minutes alors que le film fait presque deux heures.
Sous des apparences modestes, à la frontière du documentaire, Rien à foutre se révèle être un puissant miroir de la génération Y, où l'individualité se heurte à une société de plus en plus déshumanisée. Les gestes répétitifs et les silences pesants des escales contribuent à rendre palpable l’ennui existentiel de Cassandre. Le montage alterne entre des scènes de travail monotones et des soirées de débauche fugaces.
Les manageurs de Cassandre demandent toujours plus de résultats. Il ne faut pas contrarier le client, il ne faut pas être malheureuse, il ne faut pas noter trop gentiment ses collègues. Les grévistes l'exhortent à revendiquer ses droits. Mais l'aliénation du travail est connue pour nuire à la conscience de classe, pour empêcher les travailleurs de penser leurs conditions à travers le prisme humain, et non productiviste.
Or Cassandre est malheureuse. Elle peine à faire le deuil de sa mère, entretient des relations désintéressées et ne trouve pas de réconfort dans sa famille. Elle erre sur les réseaux sociaux et fantasme de pouvoir, un jour, visiter Dubaï – spoiler: rêve dont la concrétisation, à la fin, se révèle très décevante
.
Marre et Lecoustre optent pour une réalisation rapprochée, presque toujours centrée sur Cassandre. Ce choix nuit à la diversité des plans, à l'altérité du contrechamp, mais sert un choix esthétique : celui de concentrer le récit uniquement sur le réel de son personnage.
Les manageurs de Cassandre demandent toujours plus de résultats. Il ne faut pas contrarier le client, il ne faut pas être malheureuse, il ne faut pas noter trop gentiment ses collègues. Les grévistes l'exhortent à revendiquer ses droits. Mais l'aliénation du travail est connue pour nuire à la conscience de classe, pour empêcher les travailleurs de penser leurs conditions à travers le prisme humain, et non productiviste.
Or Cassandre est malheureuse. Elle peine à faire le deuil de sa mère, entretient des relations désintéressées et ne trouve pas de réconfort dans sa famille. Elle erre sur les réseaux sociaux et fantasme de pouvoir, un jour, visiter Dubaï – spoiler: rêve dont la concrétisation, à la fin, se révèle très décevante
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Marre et Lecoustre optent pour une réalisation rapprochée, presque toujours centrée sur Cassandre. Ce choix nuit à la diversité des plans, à l'altérité du contrechamp, mais sert un choix esthétique : celui de concentrer le récit uniquement sur le réel de son personnage.
Une réalisation sobre et qui prend son temps pour filmer plusieurs séquences de vie de Cassandre, une hôtesse de l'air qui a choisi ce métier pour fuir la récente perte d'un proche. La première séquence du film nous montre que le désir profond de la compagnie aérienne n'est pas la satisfaction de ses clients, ni que ses employés soient dans les parfaites conditions de travail, mais qu'elle puisse s'enrichir sur les bénéfices de la ventes de snacks, de cafés et de quelconques parfums que les employés doivent essayer ardemment de vendre aux passagers des vols. Notre représentation du métier d'hôtesse de l'air est donc tout de suite remis en perspective. Là où l'on pouvait penser que le sens de l'accueil et de l'écoute étaient les qualités les plus importantes du métier, le film nous indique finalement que ces travailleurs ne sont que de vulgaires vendeurs de coca dans les airs, brandissant leurs TPE à des familles qui souhaitent acheter un parfum en réduction. La dynamique capitaliste est donc omniprésente puisque qu'elle se trouve même dans les cieux et dans un endroit (un avion) où finalement l'objectif de voyager est de se dégager des injonctions productivistes et de consommations. Et même quand on veut consommer, cela doit respecter la chartre de consommation, balayant le peu d'empathie qu'il pouvait rester
spoiler:
(en référence au fait que le personnage de Cassandre paye un flacon d'alcool à une passagère enclin à une profonde tristesse, acte qui lui sera reproché par son supérieur)
. Finalement, Cassandre a fui le drame familiale et qu'elle aurait subi quotidiennement en choisissant le métier avec le moins de stabilité et d'attache possible. Elle enchaine les vols, les pied-à-terre, les boites de nuits, les coups d'un soir, comparable à la dynamique d'une personne boulimique qui ingèrent pour remplir un vide interne. Les rencontres ne se font que par des applications de rencontre et lorsque rencontre il y a, elle n'est que de courte durée puisque Cassandre est rappelé par ses obligations professionnels. Elle a donc fui sa famille mais fui aussi toute personne avec qui elle peut partagé un peu d'intimité afin de ne pas trop s'attacher car aimer c'est savoir que cet amour n'est pas éternel, que l'autre nous quittera un jour. Une de mes séquences préférées est lorsque Cassandre est à l'étranger et qu'elle reçoit un coup de téléphone de la part d'Orange lui demandant si elle souhaite changer de forfait, et si cela est le souhait de Cassandre, elle lui indique que c'est sa mère qui doit faire les démarches. Nous sommes donc face à un retour à la réalité, au retour du deuil qui avait été renié jusque là. Adèle Exarchopoulos subit de plein fouet le retour de la perte, laissant couler quelques larmes avant de contenir complètement ses sentiments et sa tristesse. C'est un jeu d'acteur subtil mais parfaitement maitrisé, d'une grande justesse, laissant le spectateur immergé dans l'émotion transmise par la scène.
Le film étant en deux parties, la première s'intéressant à son métier d'hôtesse de l'air, la seconde est le retour de Cassandre chez son père. Le film se permet d'adopter ici des séquences un peu plus longues (au contraire de la première partie dont j'ai l'impression que les séquences s'enchainaient plus rapidement puis adoptaient une structure similaire à savoir travail- pied-à-terre - coup d'un soir/boîte de nuit puis re-travail), afin de pleinement ressentir la dynamique entre les membres de la famille. C'est alors que Cassandre se confronte pleinement à la perte, elle en prend conscience, et c'est alors que le travail du deuil peut vraiment commencer. Finalement, le personnage continuera à être une hôtesse de l'air qui vendra des babioles dans l'avion comme un homme vend des churros sur la plage, mais nous savons que son deuil est en train de se faire et qu'elle ne choisit pas ce métier pour fuir.
. Finalement, Cassandre a fui le drame familiale et qu'elle aurait subi quotidiennement en choisissant le métier avec le moins de stabilité et d'attache possible. Elle enchaine les vols, les pied-à-terre, les boites de nuits, les coups d'un soir, comparable à la dynamique d'une personne boulimique qui ingèrent pour remplir un vide interne. Les rencontres ne se font que par des applications de rencontre et lorsque rencontre il y a, elle n'est que de courte durée puisque Cassandre est rappelé par ses obligations professionnels. Elle a donc fui sa famille mais fui aussi toute personne avec qui elle peut partagé un peu d'intimité afin de ne pas trop s'attacher car aimer c'est savoir que cet amour n'est pas éternel, que l'autre nous quittera un jour. Une de mes séquences préférées est lorsque Cassandre est à l'étranger et qu'elle reçoit un coup de téléphone de la part d'Orange lui demandant si elle souhaite changer de forfait, et si cela est le souhait de Cassandre, elle lui indique que c'est sa mère qui doit faire les démarches. Nous sommes donc face à un retour à la réalité, au retour du deuil qui avait été renié jusque là. Adèle Exarchopoulos subit de plein fouet le retour de la perte, laissant couler quelques larmes avant de contenir complètement ses sentiments et sa tristesse. C'est un jeu d'acteur subtil mais parfaitement maitrisé, d'une grande justesse, laissant le spectateur immergé dans l'émotion transmise par la scène.
Le film étant en deux parties, la première s'intéressant à son métier d'hôtesse de l'air, la seconde est le retour de Cassandre chez son père. Le film se permet d'adopter ici des séquences un peu plus longues (au contraire de la première partie dont j'ai l'impression que les séquences s'enchainaient plus rapidement puis adoptaient une structure similaire à savoir travail- pied-à-terre - coup d'un soir/boîte de nuit puis re-travail), afin de pleinement ressentir la dynamique entre les membres de la famille. C'est alors que Cassandre se confronte pleinement à la perte, elle en prend conscience, et c'est alors que le travail du deuil peut vraiment commencer. Finalement, le personnage continuera à être une hôtesse de l'air qui vendra des babioles dans l'avion comme un homme vend des churros sur la plage, mais nous savons que son deuil est en train de se faire et qu'elle ne choisit pas ce métier pour fuir.
J’aime beaucoup les films d’auteur réalistes et lents mais la je suis d’accord avec la majorité des critiques spectateurs : première partie plus ou moins interessante puis ennuyeuse à partir de la vie familiale… le film se scindé en deux sans lien vraiment réel hormis le drame familial pour repartir en dernière scène à l’étranger… un film à ne pas regarder quand on a le cafard !
Très décu de ce film que j'ai vu pour la première fois ce début de mars 2024. Pour moi, elle ne "s'en fout pas assez" au fait !
J'ai du mal à comprendre la hype autour de ce film, sorte de pastiche des frères Dardennes dans une compagnie low cost. Il ne se passe rien, on ne parvient que très peu à s'attacher à l'héroïne, Cassandre, dont l'interprétation monocorde d'Exarchopoulos est aussi peu fascinante que les longues scènes de vide qui se succèdent. Rien à foutre, c'est le sentiment que j'ai en terminant le film.
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