Michel-Ange
Note moyenne
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lecinema_clem
lecinema_clem

64 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2020
Un joli et plaisant portrait du peintre/sculpteur où l'on s'attache plus à sa personnalité qu'à ses réalisations et ses techniques. Je ne suis pas assez historien pour m'assurer de la véracité des faits tout au long du film mais j'ai trouvé ça plutôt crédible. A vérifier pour les plus érudits. Voir un tel film en VOST (film russo-italien) apporte évidemment tout son charme dans cette Italie de la Renaissance. Le film est beau, passionnant. Ç'aurait par contre gagné en intérêt d'être un peu plus court (2h13) et moins hystérique dans la plupart des dialogues.
Jean-Pierre M.
Jean-Pierre M.

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2020
Pour bien comprendre ce film très réaliste, mieux vaut bien connaître la vie de l'artiste, ce qui n'est pas mon cas... Des plans magnifiques, mais un film un peu longuet.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2020

          Il devrait y avoir un avis avant la diffusion du film: toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé ne saurait être que fortuite....
       Car cet atrabilaire bipolaire et loqueteux qu'Andreï Konchalovski met magnifiquement en scène n'a probablement pas grand chose à voir avec le vrai Michel Ange; c'est en fait la figure même de l'artiste (pas vraiment maudit puisqu'il est le fournisseur préféré des Papes.... mais en tous cas torturé) que décrit le metteur en scène dans une optique totalement russe, retour aux sources pour quelqu'un qui a probablement pas mal gaspillé son talent à Hollywood. Il a 83 ans: il aura au moins réalisé, dans cette superproduction italo-russe, un film digne de ses origines (n'oublions pas que c'est le fils de Sergueï Mikhalkov, et le frère du très soviétique metteur en scène Nikita Mikhalkov). 
     L'artiste, éternel insatisfait de lui même. Arrogant, certes, vis à vis des autres, revendiquant son statut de "plus grand", mais voulant indéfiniment reprendre son travail, le modifier, le perfectionner, au grand dam de ses sponsors. Insatisfait de sa chapelle Sixtine!!! Dépendant des mécènes, tiraillé entre la famille Della Rovere de l'ancien Pape, son protecteur et celle des Médicis, le nouveau Pape, le nouveau bailleur de fonds.... Tiraillé, déchiré, à la limite de la misère (mais il entretient sa famille, un père et une tripotée de frères dont un moine admirateur de Savonarole), colérique, dépressif, et puis il n'aime pas se laver....c'est un personnage qui appartient bien plus à l'univers d'Andrei Roublev (rappelons que Konchalovski a commencé sa carrière cinématographique auprès d'Andreï Tarkovski) qu'à l'élégante Renaissance des films en costume.

       Le film, très hautain, ne fait qu'effleurer l'homosexualité de Michel Ange. Da Vinci? on n'en parle pas. Mais il confronte son héros au mondain et charmant Raphaël, autre génie qui hélas n'aura qu'une vie bien brève. Et cet univers mondain, on ne fait qu'y passer, en particulier au cours des rencontres du peintre avec les Papes et leurs prélats, avec les furieux Della Rovere... (on y voit, ravissante, une jolie dame câlinant un hermine....) On est surtout dans l'univers des petites gens, en particulier des travailleurs de la pierre, car une grande partie du film, passionnante, se passe dans les carrières de Carrare. On suit, comme un thriller, les pérégrinations du "Monstre", le plus gros bloc de marbre jamais extrait, dont Michel Ange veut disposer dans son intégrité, qu'il va donc falloir descendre de ces montagnes abruptes, avec toute une machinerie, des treuils, des cordes, avant de le tracter vers le port de Carrare par un attelage à une trentaine de magnifiques, puissants boeufs aux cornes en forme de lyre.... Ce marbre, ce marbre, quel rapport sensuel il entretient avec lui!

       Les images sont d'une beauté! Je ne sais pas qui est le chef opérateur, mais je n'ai jamais vu rendu avec une telle poésie la transparence, la luminosité d'un ciel. Quant aux paysages de Toscane, ils sont à rêver.

       On se croit dans ces quartiers populaires de Rome, de Florence, avec son petit peuple loqueteux, les pots de chambre qui tombent du ciel, les tavernes avec ces trognes qui bafrent comme des animaux. 

       Le magnifique Alberto Testone ressemble étonnamment à Michel Ange tel que restitué par les portraits d'époque. 

       Historique? probablement pas. Mais chef d'oeuvre, oui, absolument!

RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2020
Un film passionnant mais il faut connaitre un peu le personnage (Le cinéma donnait un feuillet de 4 pages sur le film et cela a été une aide). Reconstitution de l'époque, costumes, paysages, vie de tous les jours : Le cinéaste a fait beaucoup de recherches sur ces sujets et sur la personnalité de Michel Ange. L'acteur d'ailleurs a été choisi pour sa ressemblance. J'ai beaucoup aimé ce film qui ne m'a pas semblé ennuyeux du tout,contrairement à ce que j'ai pu lire.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2020
Ai vu le très très beau film "Michel-Ange" de Andrey Konchalovsky. Tout d'abord émerveillement formel, la lumière, la photographie, les reconstitutions historiques d'une grande modernité, la mise en scène. Le film n'est en aucun cas un biopic sur Michel-Ange, mais relate un moment précis de la vie de cet homme qui est englué dans les querelles historiques entre les familles Médicis et Della Rovere qui après s'être disputées le Saint-Siège, s'arrachent le Génie en le noyant de commandes qu'il ne pourra tenir. Cette situation intenable met au grand jour l'avarice, la malhonnêteté, les caprices, les mensonges, la lâcheté, l'infidélité de l'Artiste. Mais surtout le vrai sujet du film est celle du "Monstre" immense bloc de marbre d'un blanc étincelant de Carrare. Michel-Ange déploie ciel et terre pour faire descendre de la carrière jusqu'à Rome ce bloc monumental et intransportable dont il sait qu'il fera un chef-d'oeuvre. Vrai film sur l'artiste au sens général, ses inspirations, ses tourments, ses doutes, son mal être par rapport à la concurrence, sa non adaptation à la vie quotidienne et politique, sa bassesse et son génie. Konchalovsky filme de façon aussi saisissante l'humain, le minéral et le végétal, tout les plans sur la campagne toscane sont des tableaux en soi. Le film prend son temps avec un rythme lent (parfois un peu répétitif) où l'on ne verra jamais Michel-Ange sculpter ou peindre et où plus gênant il ne sera jamais fait mention de son homosexualité (production Russe oblige probablement). Alberto Testone est un acteur magnétique et très physique qui interprète Michel-Ange avec une énergie et une fougue hypnotisante.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2020
Michel-Ange, Il Divino, est un sujet passionnant et le film est décevant. Beaucoup (trop) de temps passé dans les carrières de marbre de Carrare même si elles lui fournissent la matière première qui fera éclater son génie, trop d'attachement à la guerre entre les Della Rovere et les Medicis, ses deux principaux mécènes. Au final pas beaucoup de place pour montrer l'artiste à l'oeuvre, ce qui l'habite, ce qui le meut, seule sa rivalité avec Raphael est abordée alors que son homosexualité qui infuse toute son oeuvre est oubliée. Et puis la forme est très académique, avec un format d'image restreint et un jeu souvent théâtral, c'est dommage l'acteur est physiquement totalement réaliste. Le grand film sur cet immense artiste reste encore à inventer. Il le mérite.
Charles louis S
Charles louis S

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2020
personnage hors du commun, artiste fou, mais génial, filmé un peu à la Eiseinstein. on est bien dans un cinéma où les personnages sont les principales choses filmées; peu de plans larges sauf parfois pour marquer la solitude d'un être génial au milieu d'un monde qui ne l'est pas
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 octobre 2020
Manque la partie travail et la présentation de ces œuvres
Un peu trop axé sur les relations entre les deux familles ennemies italiennes
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 octobre 2020
Déçu. Un beau sujet maltraité. Forma, scénario, mise en scène, cadrage ne sont pas à la hauteur . Qu'est-ce que les russes viennent faire ?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 octobre 2020
Très déçu par cette tentative ratée d'illustrer un génie que l'on ne voit jamais à l'œuvre dans ce film et qui traverse une crise à travers des scènes vides et répétitives. Un navet pathétique. N'allez pas le voir, je vous en supplie.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2020
On est fasciné par la beauté de la photographie, la qualité des reconstitutions; qu’elles soient à Carrare, Florence ou Rome….
Bien sûr, j’avais imaginé un Michel-Ange raffiné, sophistiqué et j’ai vu un Génie trivial, coincé entre deux familles qui le soutiennent financièrement...et l'exploitent en rivalisant pour obtenir l'exclusivité.
Son financement assuré (auprès des deux mécènes!!!), il se débat au quotidien avec les ouvriers dont il a besoin pour réaliser ses projets et les mettre en place.…..
Quant au transport et à l’acheminement des blocs de marbre…..ce sont les « travaux d’Hercule » ....
C'est très beau !
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2020
Intéressant à plus d'un titre. D'abord : dans la reconstitution d'une Renaissance italienne où les ors et velours des palais contrastent avec la fange des rues et la vulgarité des tavernes. Ensuite : dans le portrait à facettes de Michel-Ange, perfectionniste fou, tourmenté par son génie et par un enfer qu'il voit poindre à son horizon ; artiste méprisant, mais habité par une énergie propre à soulever des "monstres" de marbre ; homme d'affaires coincé entre deux sphères d'influence familiale et politique, et qui s'en joue de façon canaille, jamais à une trahison près, mais toujours près de ses sous… Autre atout du film : la composition excellente de l'acteur principal, Alberto Testone. Faciès qui le pose en cousin italien de Hugh Jackman. Nervosité irradiante. Yeux clairs et fougueux.
Andreï Konchalovsky orchestre son projet avec métier. Cela donne un film de qualité, mais bizarrement sans aspérité, malgré l'intention d'aller hors des sentiers battus de l'hagiographie. Il manque probablement quelques "accidents", fulgurances ou pics dramatiques pour rompre le flux un peu monocorde et long du récit.
Ilham M.
Ilham M.

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2020
je n'ai pas de mots Pour d'écrire à quelle point j'ai adoré ce film, magnifiquement bien joué et réaliser avec justesse.le décor et les tenues vestimentaires sont vraiment bien fait,et les acteurs on bien joué leur rôle.je suis conquise par ce film et je vous le recommande vivement.
Missa
Missa

34 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2020
Michel-Ange vient d'achever les fresques de la Chapelle Sixtine. Une lutte entre 2 familles rivales va venir bouleverser son oeuvre...
J'ai aimé ce film pour la beauté des paysages d'Italie et pour le portrait méconnu de ce "Gredin de Génie"(dixit un des personnages) qu'est Michel Ange. On le voit à la fois misérable et grandiose, parfois divin et d'autre fois très lâche.
Le film est parfois un peu long comme c'est le cas pour la majorité des films historiques mais également instructif et dépaysant.
Framas54
Framas54

19 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2020
La magie du cinéma nous plonge au cœur du 15eme siècle en Italie, à Florence, Carrare et Rome. Un beau film sombre, à la russe, qui conte les tribulations de Michel Ange aux prises avec ses mécènes, les familles Della Rovere et Medicis.. l’artiste face aux pouvoirs.. évidemment Kontchalovski sait de quoi il parle.. en fait ce qui est fascinant c’est d’abord la formidable reconstitution de l’époque et de l’univers des carriers de Carrare, la bouille de chacun des ouvriers, et puis la langue italienne bien sûr qui nous enchante.
Cet acteur est fabuleux, Alberto Testone, hirsute et mangé de barbe noire, économe de ses paroles, aux gestes un peu désarticulés, habité par la sculpture, à la recherche des plus beaux marbres.
Au final une illustration de la Renaissance italienne qui vaut 10, et un film sans compromission.
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