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Marc L.
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4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Tourné en Italie, avec des acteurs en grande majorité italiens, par un des plus grands cinéastes russes encore en vie, ‘Michel-Ange’ touche parfois du doigt la grandeur du cinéma européen d’autrefois, dans son approche visuelle mais aussi dans le portrait de l’homme qu’il ambitionne de dresser et qui s’écarte de toute facilité, explication définitive ou lien trop évident avec le présent. Car on verra assez peu Michel-Ange peindre ou sculpter dans ce film, en dépit des nombreuses reproductions de ses travaux à l’écran (vous ne pensiez tout de même pas que Kontchalovski avait obtenu le droit de filmer directement dans la Chapelle Sixtine ?). En revanche, on verra l’artiste, incroyablement incarné par un Alberto Testone à la barbe hirsute et au regard fiévreux, dans ses tractations avec les humbles comme avec les puissants, avec les tailleurs de pierre, les papes et les condottières, tous ayant de temps à autre d’excellentes raisons de trucider Michel-Ange mais aussi d’excellentes raisons de réfréner cette envie…car celui qu’on voit évoluer avec aisance de palaces princiers en auberges mal-famées aligne tous les symptômes d’un homme qui aurait bien besoin d’être placé en institution psychiatrique quelques semaines. Le film n’a pourtant rien d’une désacralisation amusée comme Milos Forman avait pu le faire avec ‘Amadeus’ mais d’une tentative de décrypter le génie d’un homme mort voici cinq siècles et qui avait la réputation d’être notoirement difficile à supporter. Michelangelo Buonarotti est à l’écran un cyclothymique torturé, capable de passer de l’enthousiasme à la colère ou à la mélancolie en quelques secondes, lettré et cultivé tout en étant sauvage et colérique, exubérant mais porté à l’introspection, incapable de gérer l’argent qui lui est confié ou de terminer une commande dans les temps et coincé au milieu des complots et de la toile complexe de relations entre les grandes familles italiennes qui tentent de s’assurer ses services alors que la politique et la religion l’intéressent très peu. Le personnage exerce une authentique fascination, les causes et les conséquences de ce qu’on nommerait pudiquement aujourd’hui une personnalité atypique sont laissées à l’appréciation du spectateur. D’autre part, à regarder des films globalement agités, rivalisant de mouvements de caméra audacieux, de plan-séquences incroyables et d’avalanche numérique, on en oublierait parfois les bienfaits du statisme, du plan immobile dont chaque élément est soigneusement agencé pour qu’il ressemble à un tableau de la Renaissance…et les compétences de Kontchalovski en la matière dotent ce biopic d’un lustre visuel incomparable.
Ce film, intéressant sans être passionnant, n’est pas un « biopic » de Michel-Ange ; nous découvrons le personnage alors qu’il est déjà célébrissime pour son plafond de la Chapelle Sixtine, et nous ne saurons pas grand-chose de sa vie privée. Ce n’est pas un film sur la sculpture ou la peinture non plus ; aucune scène ne le montre pendant son travail créatif, et bien peu de ses œuvres apparaissent à l’écran. Le choix de Kontchalovski est ailleurs : il s’attache aux difficultés rencontrées et aux contraintes subies par l’artiste dans la conduite de sa démarche artistique. Ainsi l’exigence de perfection génère chez le créateur de terribles tourments. Ainsi l’approvisionnement en matière première (ici le marbre) se fait au prix d’obstination et d’efforts titanesques. Ainsi l’organisation de son travail (avec les œuvres sur commande) est-elle plus ou moins soumise aux volontés des pouvoirs politiques (la rivalité, la rouerie et la trahison sont monnaie courante, y compris chez Michel-Ange). On peut légitimement penser que le cinéaste parle ici de sa propre condition d’artiste en Russie, mais aussi plus universellement de celle de beaucoup de créateurs. Le film est aussi une immersion dans la société de ce début de 16ème siècle ; hors des cabinets et demeures des gens de pouvoir, la population vit dans la crasse (il est difficile d’échapper aux eaux usées et excréments jetés des fenêtres), et son quotidien, empli de querelles, cris et altercations, est guidé par la satisfaction des besoins primaires. Ce qui par contraste donne d’autant plus de grandeur et de beauté à la démarche artistique et à la pureté des œuvres qu’elle produit.
Un film de photographe mais où tout semble artificiel , forcé . Le réalisateur n'étant autre que le scénariste d'"Andreï Roublev" , ceci explique cela . Intellectuel et maniéré. On peut aimer ..
Très déçus par ce film. L acteur qui interprète Michel Ange est pas trop mal , mais les autres personnages ne sont pas du tout crédibles Bref il en ressort plutôt de l ennui ….
Je ne m attendais pas à une vision réaliste de la vie Michel-Ange mais c'est réussi. On découvre un personnage plein de doute et qui ne semble pas maîtriser tout son entourage, perfectionniste. Un portrait surprenant dans le superbe contexte de Florence
Porté par l’interprétation excellente d’Alberto Testone, un biopic aussi fascinant qu’esthétiquement sublime, sur un génie en proie à ses démons, sur fonds de rivalité entre les familles Médicis et Della Rovere. 3,75
Le film de Konchalovsky s’intéresse à une période précise de la vie de Michel Ange : le peintre et sculpteur vient d’achever la chapelle Sixtine (dont d’ailleurs il n’est pas satisfait) et il doit exécuter des sculptures de commande pour la famille Della Rovere, mais les Médicis s’en mêlent. Il va devoir louvoyer entre les deux familles rivales pour continuer son œuvre. Michel Ange est décrit comme un artiste exalté (excellent Alberto Testone) peu soucieux des autres, admirateur de Dante et prêt à tout parvenir à achever son œuvre. Konchalovski insuffle une puissance certaine dans ce biopic assez passionnant, fort d’une reconstitution impressionnante. Les scènes dans la carrière de marbre sont particulièrement fortes. L’ensemble manque parfois de rythme et le découpage peut paraître chaotique. Tout à fait recommandable néanmoins.
Une photographie et une image magnifique, de très bons acteurs filmés par un grand menteur en scène. Un très bon film qui aurait mérité d'être à Cannes.
Déçue. La mise en scène est décousue, la bande son criarde épuise les oreilles. Certes on apprend quelques trucs sur la papauté et la rivalité familiale entre Médicis et Rovere. Mais les personnages ne sont pas attachants, le film reste en permanence sur le fil d'une violence jamais justifiée. C'est fatiguant et sans entrain.
Ce film retrace une partie de la vie de Michel-Ange, peintre et sculpteur de génie, cherchant à financer son art sous l'influence de deux grandes familles. J'ai trouvé ce film assez ennuyeux même s'il nous replonge bien dans l'époque. En fait, je retiendrais surtout la scène du bloc de marbre à acheminer en bas d'une montagne qui est grandiose. Pour le reste, Alberto Teston qui joue Michel-Ange ne m'a pas convaincu, soliloquant trop pour accentuer ses problèmes psychiques et sa conscience tourmentée. Un long moment d'ennui (2h10).
Andrei Kontchalovski réussit dans sa biographie de Michel Ange, un hommage à cet artiste de génie. La photographie est très belle ainsi que la mise en scène. Si l'on cherche un défaut au film , on le trouvera dans le scénario, sans doute un peu léger au regard de l'ensemble. En ce qui me concerne, c'est le plus beau portrait d'un peintre, que j'aie vu dans un film de fiction, après celui d'Andrei Roublev , un des chefs d'oeuvre de Tarkovsky. Ici, Kontchalovski souligne les enjeux politiques auxquels l'artiste peut-être confronté. On retiendra toutefois qu'aujourd'hui c'est bien Michel Ange qui survit à travers ses œuvres et que tous ces puissants sont oubliés presque de tous. C'est la force de l'art quand il se combine au génie. Le beau est ici finalement le grand vainqueur. Un film d'esthète.
film trop long on ne voit rien de michel ange artiste et ces techniques on le voit partagé entre deux famille et allez dans les carrières et courir après l'argent
Si comme moi vous considérez ce film pour voir et comprendre le génie artistique de ce créateur et apprécier davantage ses créations, ne faites pas la même erreur que moi et n'y allez pas. Il n'y a rien dans ces interminables 2h15 qui m'a ému.