Michel-Ange
Note moyenne
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69 critiques spectateurs

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Croquette croquante
Croquette croquante

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2021
Les paysages sont magnifiques, le sujet est très intéressant. Ce film a le mérite de nous apprendre des choses sur la vie de Michel-Ange.
Ceci étant dit, la manière dont le personnage est dépeint et ses relations avec les autres m’ont surprise.
L’acteur qui jouent Michel-Ange ressemble traits pour traits aux portraits du vrai Michel-Ange, de plus ils ont quasiment la même date d’anniversaire, il était fait pour le rôle ! Mais qu’est-ce qu’il surjoue ! Il n’est pas aidé par le texte qui sonne plus comme un texte théâtral d’un autre temps, (une tragédie grecque par exemple), que comme un texte d’aujourd’hui. Dans le contexte de la Renaissance pourquoi pas, mais de ce fait, l’acteur joue comme un comédien du siècle dernier aurait joué une tragi-comédie avec un regard d’une intensité forcée tout le long du film, le faisant passer pour un illuminé.
Il représente tout ce qu’il y a de plus caricatural et cliché chez l’artiste, mis à part une chose : ce Michel-Ange a l’air plus passionné par l’argent que par l’art lui-même bien qu’il vive comme un miséreux à en juger le film. Il ne s’agit que d’argent dans ce film. « Va t-il être payé ? Qui le paiera plus ? » Le personnage est qualifié de bourreau de travail, mais on ne le voit jamais travailler, ce qui est très dommage. On le voit gesticulant dans tous les sens, parlant trop fort, comme un homme faible, porté sur l’alcool, misérable, crasseux et pathétique. C’est à se demander comment, en étant si agité et inconstant, il arrive à se concentrer et à produire des œuvres aussi parfaites ! Et bien, le film a la réponse. Le fameux talent divin ! D’ailleurs, quand le Pape lui demande en rêve comment il fait pour réaliser des œuvres aussi magnifiques, il répond qu’il n’en a aucune idée et qu’il a l’impression que l’oeuvre se fait d’elle-même tant il est guidé par son instinct et son inspiration divine ! Hors, le vrai Michel-Ange était un génie aussi parce que chaque détail est soigneusement pensé, il y a beaucoup de réflexion, de maîtrise et de technique dans son œuvre. Je ne vois pas comment cela pourrait coller au personnage de vieux fou excentrique représenté ici, étant donné la patience dont il avait besoin . Ah non, pardon, ce n’est pas un vieux fou, il est juste torturé, comme tout bon artiste voyons !
Il me semblait que Michel-Ange était réputé à son époque, ce qui n’a pas vraiment l’air d’être le cas dans ce film ou tout le monde dit le trouver divin mais au fond, personne ne semble véritablement l’admirer. Personne ne le respecte ici. On l’appelle DIVINO, DIVINO toutes les deux secondes, car à travers son travail, ce n’est pas lui qu’on admire mais bien Dieu qui est considéré comme le véritable auteur de son œuvre. Lui, on s’essuie les pieds sur lui comme sur un paillasson tout en déclarant qu’il est le meilleur artiste de tous les temps, surpassant même De Vinci et Raphaël. Quelle belle considération pour les artistes !
Parigos Z.
Parigos Z.

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2021
Un chef d'oeuvre qui nous transporte avec brio dans cette Italie de la Renaissance. La durée du film de 2 heure, peut faire peur ; mais c'est à peine ce qu'il faut pour saisir une vie de légende.
Entre les somptueuses montagnes de Toscane, les villes insalubres et les joyaux de l'architecture italienne ; la vie de Michel Ange est tourmentée par une intrigue politique, mais surtout humaine, de sa relation entre les pouvoirs mouvants de l'Italie des Médicis. Artiste en quête d'équilibre, exceptionnellement interprétée par un Michel Ange (Alberto Testone).
Un film d'une simplicité agréable, sans grands artifices, que ceux pour la retranscription d'une vie.
2h passées en un éclair.
Je recommande vivement.
Oliv_78
Oliv_78

53 abonnés 86 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2021
Globalement déçu par ce film. On s'attendait à voir un biopic de MichelAnge, à le voir dans son travail de création du plafond de la Chapelle Sixtine. A la place on a une histoire concentrée sur ses problèmes d'argent, écartelés entre deux familles de pouvoir, et sa quête de blocs de marbre. Un film trop long et trop limité. Dommage, il y a de très belles images, mais quel gâchis d'autant de moyens pour ce résultat
guillaume lejeune
guillaume lejeune

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juin 2021
Le metteur en scène se vautre dans le sordide en tous genres du début à la fin du film. Amateurs de la renaissance italienne et de Michel-Ange s'abstenir. Je n'arrive pas à comprendre les éloges aussi bien des spectateurs que des journalistes.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2021
S’il porte certes sur Michel-Ange, sa vie et son œuvre, Il Pecato investit surtout la figure du pécheur dans une Italie chrétienne pour interroger la sacralité de l’art ainsi que la justesse du geste de l’artiste qui, en représentant des scènes tirées de la Bible, tend à détourner le fidèle de sa méditation pour l’engager dans une contemplation profane. Avec ce film, Andreï Kontchalovski pose plusieurs questions, reliées entre elles par une dialectique certaine entre le sacré et le profane : le péché peut-il créer de la sacralité ? toute représentation du sacré ne dégrade-t-elle pas ce dernier en fantasme né de l’imagination d’un homme à destination des autres, sans élévation aucune ? Le personnage de Michel-Ange apparaît comme un être tourmenté, incontrôlable : il ne tient pas en place parce qu’il louvoie entre deux rives qui ne sauraient se voir franchies toutes les deux et qui se repoussent l’une l’autre. Il a conscience que l’inspiration divine qui le force à créer s’apparente à de l’orgueil, qu’il entreprend des œuvres qui atteignent moins Dieu qu’elles ne dépassent davantage la mortalité de la condition humaine, tel un affront fait à ce même Dieu. L’art, pour Kontchalovski, réside dans la tension entre une démarche personnelle et l’allégeance à une puissance supérieure : religieuse, politique. Nul hasard, par conséquent, si le contexte historique, marqué par la rivalité entre deux grandes familles italiennes, occupe une place de choix et engage l’artiste dans une série de contrats qui jamais n’aboutissent. Le cinéaste semble se reconnaître en Michel-Ange et relier la Renaissance à la Russie contemporaine, construisant une passerelle évidente lors de sa clausule qui bascule de la reconstitution à la sculpture visible aujourd’hui dans les musées. En outre, l’intelligence du film est d’interroger la sacralité de l’art dans un contexte culturel marqué par la réforme protestante dont l’une des revendications consistait à rejeter les icônes en raison d’un potentiel de séduction en opposition à la prière. Nous saluerons enfin l’incarnation de la figure de l’artiste qui échappe en partie au parcours linéaire biographique pour devenir un corps meurtri par le temps et par son propre génie, un corps en prise avec d’autres corps, notamment ce bloc de marbre brut qu’il faut transporter et qui symbole à l’écran l’ambition démesurée de Michel-Ange tout autant que son orgueil, péché qui l’entraîne avec lui dans sa chute. Un immense long métrage, interprété à la perfection et magnifiquement photographié.
Hulufo
Hulufo

7 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2021
Photographie sculptée dans le marbre rappelant ainsi les couleurs du chef d'œuvre de Hou Hsiao-Hsien, "The Assassin". "Michel Ange" installe un portail d'images parfaites venue d'un autre temps... La reconstitution n'a jamais été si belle.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2021
Michel - Ange
LE peintre qui a marqué son temps
Peintre au magnifique talent
Inoubliable
Un génie...
L' homme est menteur, profiteur, égoïste...
Homme fou
Fou de sa passion
Folie démesurée
L'homme est moins séduisant que l'artiste.
Un film sur  Michel -Ange
qui permet de découvrir
Une peinture de la Renaissance
Les villes italiennes
Découvrir le marbre matériau noble et assassin .
Des photos comme des toiles de maîtres
Et ces ambiances italiennes...
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2021
C’est bien l’âme du maître Michelangelo, ses tourments, ses relations avec ses élèves, sa famille, ses protecteurs puissants et rivaux, et bien entendu la Sainte Eglise Vaticane qui est traitée magnifiquement dans ce film.
Certains regretteront que son œuvre si connue depuis des siècles n’y soit finalement que très peu montrée, juste effleurée. Mais c’est le choix du réalisateur. Jamais on ne voit l’artiste à l’œuvre proprement dite, on en ressent une petite frustration, mais il est vrai qu’il peut paraître bien présomptueux de montrer à l’écran comment un génie travaille...
Des lors plus modestement mais avec une qualité d’image remarquable, le réalisateur choisit surtout de privilégier l’homme, délibérément il choisit d’illustrer, de symboliser son œuvre colossale, par le biais de l’extraction oh combien difficile d’un immense bloc de marbre très péniblement mais astucieusement dégagé des carrières de Carrare.
On sait que les plus célèbres des sculptures de Michel-Ange comme Le David et surtout La Pietà par exemple, ont été taillées par le maître dans un seul énorme bloc de marbre.
Un film puissant.
Raymond Rolin
Raymond Rolin

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2021
L'acteur est impressionnant de vérité, malmené et déchiré entre les puissants de l'époque que sont les Robert et les Médicis. On peut regretter de ne jamais le voir pratiquer son art que ce soit peinture où sculpture...
Muriel Frydman
Muriel Frydman

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 mai 2021
Long, ennuyeux, je n'ai pas compris l'histoire et je n'ai pas aimé la mise en scène, trop réaliste peut être
Alain C.
Alain C.

26 abonnés 99 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2021
On ne voit pas le temps passer, les personnages vous embarquent dans la frénésie du moment, vous prennent dans des scènes poignantes, ça joue, c'est beau.
Agnés
Agnés

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2021
Une oeuvre prenante!
Il y a du Raskolnikov dans ce Michael Ange.
Une histoire de perdition et de redemption. On sent dès la première scène du film que cet homme, à l ' allure de moine défroqué quasi raspoutinien, est dévoré par son génie, un être perdu et délirant.
L ' image de la fin où Michael Ange est guidé par Dante vers son "paradis" de beauté rappelle celle de Dante guidé par le poéte Virgile dans la Divine Comédie, c ' est sa redemption.
Ce film est aussi une plongée dans la Renaissance avec le sublime qui cotoie en permanence le laid et le putride.
Comme dans Sibériade, les hommes sont des êtres ambivalents noyés dans la cruauté et la démesure de leur époque. La musique du film permet de scander cette démesure et les épisodes de dissociation ( La scène de la Madone au chariot ) du génie Michael Ange , hanté par sa quête d '" infini " et hanté par ses commanditaires.
Et comme dans Sibériade certains plans sont envoutants.
On se rappelle de cette scène inouie de char à voile improvisé sur le lac gelé dans "Sibériade" ...Dans ce biopic, la scène de la préparation du transport bloc de marbre de Carrare est tout aussi picturale .
Olivier Gallais
Olivier Gallais

45 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2021
Une photographie à couper le souffle, des acteurs plus vrais que natures, une reconstitution époustouflante et une image brillante de cet artiste.
Edgar B
Edgar B

87 abonnés 102 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2021
A aucun moment on le voit travailler ses œuvres, mais plutôt s'agiter comme un fou, sans arrêts tout au long du film. Michel est fatiguant ! Il n'y a pas grand chose d'intéressant chez ce personnage qui lasse vite. On s'attache au "Monstre", ce bloc de marbre qui doit descendre de la carrière... Prouesse impressionnante de ces ouvriers et à tous ces décors, ces costumes d'époque... Mais c'est bien à peu près tout.....
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2020
Si l’homme ne constitue qu’une empreinte dans son séjour éphémère sur terre, certains préfèrent la sceller au fond d’une toile, d’une idée ou des mémoires. Celui dont on s’intéresse ici l’aura fait dans le marbre, une roche aussi blanche que sa pureté, sa dureté et sa monstruosité. Andreï Konchalovski, qui arrive sans doute au bout de son parcours, ne lutte pas en vain en préférant se limiter à l’antre de la folie, d’un artiste par son talent et d’un homme par sa sensibilité. Et sur cette voie sacrée et sacrifiée de la conception de chef-d’œuvre en devenir, le réalisateur russe nous promène à travers divers décors décrivant, amplement et simplement, la prison mentale et spirituelle de Michelangelo. Il s’agit ainsi d’une vision, d’une expérience qui appelle aux sens du deuxième art, reposant sur la majestuosité d’un environnement mélancolique et sauvage.

De cette manière, la matière brute est palpable. Les contours et la profondeur des modèles séduisent le regard d’un homme, asservi par son propre génie et malgré lui. Et c’est pourtant de là qu’il puisera toute sa force de résister, face aux péchés et à la brutalité de ses commanditaires, se succédant et campant sur le fantasme de l’éternel. Michelangelo sert ainsi les hommes, mais répond d’une divinité qui lui est accessible par le biais de sa folie et son individualisme tranchant. Alberto Testone le campe magnifiquement, permettant d’affiner le portrait de l’artiste au sommet de sa conception, au sommet de son ardeur artistique. Il fait alors face à la vanité des hommes, qui se piétinent exactement pour les mêmes richesses que convoite Michelangelo. L’aboutissement de son projet dépend ainsi de la souveraineté, qui se garde le contrôle du financement et donc l’indépendance du misérable. Cet écho semble tout à fait pertinent, sachant le parcours du réalisateur, qui jongle encore entre sa mère-patrie et son antipode.

Ce biopic ne reste donc pas forcément authentique, car c’est avant tout le portrait de Konchalovski qui en ressort ébranlé. Consciencieux du personnage qu’il traite, il y trouve une voie métaphysique, qu’il sert avec grande une finesse. Son seul désir est de dévoiler le potentiel de la pureté, que l’on devine rapidement être la beauté, et ce en toute chose sur cette bonne terre barbare et sans compromis. C’est pourquoi la folie des grandeurs pousse Michelangelo à vouloir transformer une créature marbrée en un portrait divin et éternel. Ce symbole de puissance écrase littéralement les hommes et surtout celui qui désire le soumettre à son influence artisanale. Ses limites s’entrechoquent donc au même rythme qu’il sombre dans la déchéance, la trahison et l’espoir de poncer lui-même son Graal. Le diable aux trousses, le fouet mental en face, il ne lui reste plus grand-chose pour comble un appétit féroce et déraisonnable, qui donne lieu à de la mise en scène religieuse et crasseuse, comme si nous venions partager ses regrettables maux et dilemmes.

L’œuvre se tourne vers l’essentiel et uniquement cela. La recherche de la bonne paye conduit à la bonne pierre. Il n’en faut pas plus et on le comprend instinctivement en y regardant de plus près. Le marbre constitue le péché de Michel-Ange (Il Peccato), mais également sa rage dans toute sa quête de l’impossible et du merveilleux. Konchalovski se livre ainsi, par la même occasion, à travers sa matière première. Elle divise les hommes, ses richesses et ses divers pouvoirs, alors que l’intérêt passe au préalable dans les traits du visage, du corps et du mal, que l’on décrit avec ce qu’il faut de subtilité pour qu’on se laisse tenter par nos propres interprétations. Une œuvre monumentale qui régale par le sang et la sueur, non pas dans la sculpture en elle-même, mais dans l’effort et l’appréhension d’un monde d’hommes qui ne cessent de bafouer ce que l’on possède et ce que l’on désire.
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