Ce qui me plaisait ”bien” et m’a conduite (naïvement) à voir ce film avait été de lire que, pour une fois (car c’est de plus en plus rare), il n’allait pas être question d’images de synthèse mais d’animatroniques. De plus, voir un type coincé en pleine nuit avec des robots qui s’animent seuls, ça me faisait penser vaguement à ”Une nuit au Musée” où des animaux empaillés et des statues s’animaient. Film que j’avais bien aimé.
Et bien, je me suis plantée en beauté !! Je sais bien qu’il ne faut jamais demander à ce type de film une quelconque logique mais il me semblait quand même qu’un tel scénario (dans son genre) avait un petit potentiel et pouvait être plus judicieusement exploité.
En plus, je n’ai même pas été gâtée au niveau des animatroniques, lesquels à mon goût sont particulièrement moches.
Quant à Nicolas Cage, qui a tourné avec les plus grands (Coppola, Scorsese, De Palma, Woo), qui s’est même vu décerner un Oscar (Leaving Las Vegas) il semble se complaire depuis quelques années dans du navet de compétition. Il s'agit de son 9ème film d'horreur après Vampire's Kiss (1988), The Wicker Man (2006), Season of the Witch (2011), Drive Angry (2011), Pay the Ghost (2015), Mom and Dad (2017) , Mandy (2018) et Color Out of Space (2019).
L’histoire est celle d’un type qui, pour payer le coût de la réparation de sa belle bagnole (une Chevrolet Camaro), va accepter de jouer les concierges toute une nuit dans un parc d’attraction condamné appelé Wally’s Wonderland.
En fait, il est un "sacrifice humain" pour d'étranges créatures. Le parc se transforme, en effet, en cauchemar vivant peuplé d'animatroniques possédés par des démons !!!
Tout un programme !!!
Le résultat est inimaginable !!! Bourrés de faux raccords au point où ils sont tellement nombreux qu’on peut se demander s’ils ont été voulus ou pas !
Dans ce film, Nicolas Cage ne prononce pas un mot. L’avantage pour l’acteur fut au moins d’économiser l’apprentissage d’un quelconque texte.
Il n’y a pas non plus d’explication à son personnage.. Aucun développement. On se demanderait presque de quoi il est fait, lui aussi, car il n’est même pas surpris lorsqu’il voit les animatroniques prendre vie. On a droit à des coups de poing et des coups de pied filmés, en prime, de manière horrible avec un montage carrément "hystérique".
Au niveau des personnages secondaires, on comprend dès qu’on les voit sans être extralucide pour autant , qu’ils vont tous être destinés à l’abattoir.
Nicolas Cage reconnaît avoir fait des films moins exigeants artistiquement, qu'il ira jusqu'à qualifier par la suite de « merdes », pour soutenir son coûteux train de vie (et payer ses dettes colossales au Fisc). Au moins il est objectif...