6235 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
309 critiques spectateurs
5
75 critiques
4
162 critiques
3
54 critiques
2
13 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Allociné7792
120 abonnés
1 704 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 22 mai 2022
Un film solide de bout en bout. Le casting est excellent. L'histoire est bonne, la mise en scène bien efficace. Tout est très bon dans ce long métrage et qui fait réfléchir sur la justice et les moyens mis en œuvre pour arriver à ses fins.
Film coup de poing, aussi dur que captivant, véritable manifeste pour les libertés fondamentales. Le réalisateur, Kevin Macdonald, n'est pas un virtuose de la caméra, il a surtout une longue carrière de documentariste derrière lui et ça se ressent. Mais ce n'est en rien gênant dans ce film, le propos principal reste très clair et le montage prodigieux. Coté casting difficile de faire meilleur performance que celle de Tahar Rahim, qui confirme encore quelle grand acteur il est, ainsi que la toujours (et trop rare) parfaite Jodie Foster.
Plus qu'une excellente biographie d'un homme et de son avocate en lutte pour le respect des droits humains et de justice, c'est ici une vision d'une certaine Amérique, certes pas celle de ses fondateurs, et de l'idée qu'elle se fait de la démocratie et de ce qu'elle s'autorise à faire pour se protéger. On en sort à la fois effrayé par ce rouleau compresseur inhumain mais aussi un peu rassuré à constater qu'elle est capable de s'autoréguler, même péniblement et hélas tardivement. Elle est en tout cas assez courageuse pour produire de tels films, aussi critiques soient-ils sur elle-même : on en serait bien incapables en France...
Tiré d'une histoire vraie, mais la réalisation et la mise en scène sont efficaces, mention spéciale a certaines passage en prison, il y a quand même quelques défauts au scénario.
"Désigné coupable" – en version originale "The Mauritanian" – raconte l’histoire vraie de Mohamedou Ould Slahi (Tahar Rahim) qui fut arrêté fin 2001 en Mauritanie, transféré d’abord en Jordanie puis en Afghanistan et enfin à Guantanamo en 2004 où il resta emprisonné jusqu’en 2016. Mohamedou Ould Slahi s’était rendu deux fois en Afghanistan au début des années 90 combattre aux côtés des talibans – qui étaient à l’époque soutenus par les États-Unis – contre le pouvoir communiste de Kaboul. Son cousin faisait partie du premier cercle d’Oussama ben Laden. Ould Slahi fut torturé à Guantanamo afin de lui arracher des aveux. Il bénéficia néanmoins de l’assistance d’un avocat pour introduire une requête en habeas corpus qui conduisit à sa libération après une longue bataille judiciaire. Ould Slahi réussit à faire publier en 2015 ses Carnets de Guantanamo qui sont devenus un bestseller de librairie.
Le film de Kevin McDonald raconte le calvaire de cet homme. Il le fait en introduisant trois autres personnages qui ont participé à l’instruction de son procès. D’un côté, son avocate, interprétée par Jodie Foster, le cheveu blanc, assumant comme peu de stars hollywoodiennes osent le faire, ses bientôt soixante ans, assistée d’une jeune collaboratrice, interprétée par Shailene Woodley, l’héroïne prometteuse de "À la dérive", "Divergente" et "Nos étoiles contraires". De l’autre, Benedict Cumberbatch interprète le rôle peut-être le plus intéressant du film, celui d’un lieutenant-colonel de la Marine, chargé de poursuivre Ould Slahi dont la découverte des pièces du dossier, notamment des conditions dans lesquelles les aveux du prévenu ont été obtenus, l’entraîneront à une brutale prise de conscience.
Désigné coupable est l’œuvre de Kevin McDonald, un cinéaste dont j’avais énormément apprécié les précédentes réalisations : "La Mort suspendue", un documentaire sur deux alpinistes luttant contre la mort dans la cordillère des Andes, "Le Dernier Roi d’Écosse", une biographie à peine romancée du dictateur ougandais Idi Amin Dada, "Jeux de pouvoir", la transposition au cinéma d’une mini-série britannique que je tiens pour l’une des meilleures jamais réalisées.
"Désigné coupable" est autant sinon plus un film sur la justice que sur la torture. Comme souvent à Hollywood, le procès devient le prétexte à raconter une histoire et le cadre dans lequel on la raconte. Ici, c’est moins sur le procès proprement dit qu’on se concentre que sur sa préparation compliquée par une particularité procédurale. L’avocat de Ould Sahi doit d’abord se battre pour apprendre les griefs qui sont reprochés à son client. Elle doit obtenir l’accès aux procès-verbaux de ses interrogatoires puis en obtenir la déclassification. Paradoxalement, la tâche est aussi délicate pour le lieutenant-colonel instructeur qui doit venir à bout des rivalités interservices au sein de l’armée et des services secrets
"Désigné coupable" est un film poignant et fort qui n’est pas exempt de manichéisme et même de voyeurisme dans sa façon de filmer les scènes de torture. Lui donner cinq étoiles, ce que je fais rarement, est sans doute bien indulgent. C’est d’abord le signe que je ne le fais pas assez et qu’il faut parfois, quand un film m’emporte, que je laisse s’exprimer mon enthousiasme. C’est surtout le signe que ce genre de films, plongés dans un contexte géopolitique, mais aussi porteurs d’une histoire forte et vraie, me plaisent particulièrement. Voyez y, chers lecteurs, une part de subjectivité assumée et ne me blâmez pas trop sévèrement si vous n’êtes pas aussi emballé que moi.
" Désigné coupable " nommé à de nombreux prix au Golden Globes et British Academy Awards cette année est un puissant réquisitoire contre les bavures judiciaires et policières . En effet cette histoire inspirée de fait réels revient sur l'incroyable histoire de Mohamedou Ould Slahi incarcéré dans une prison de Guantánamo Bay depuis des années à Guantánamo, sans jugement ni inculpation, le film est éprouvant , poignant et indispensable pour mieux comprendre le calvaire des prisonniers de Guantanamo avec deux acteurs au sommet de leur art Tahar Rahim et Jodie Foster (récompensée au Golden Globes).
Cas emblématique des conséquences de la guerre des USA contre le terrorisme d'Al Quaida, le film traite du sort réservé à Mohamedou Slahi, Mauritanien arrêté et interrogé pour ses liens supposés avec Ben Laden. Le film tient beaucoup à l'interprétation sans faille de Jodie Foster, Tahar Rahim et Benedict Cumberbatch. SI un certain nombre des pratiques utilisées par le renseignement militaire et civil US ne sont plus une surprise, le film a le mérite d'humaniser le sujet en lui donnant un visage et un nom (parmi d'autres) pour le grand public.
Kevin Macdonald (Le dernier roi d’Ecosse) n’a jamais fait dans la dentelle, il ne déroge pas à la règle ici. Mais j’attendais The Mauritanian (Désigné coupable in French, maintes fois repoussé pour cause de pandémie) pour ses acteurs, Tahar Rahim et Jodie Foster, si rare. Et pour le thème aussi. De ce côté-là, l’histoire (vraie) est forte et édifiante, et l’on voit à quel point les USA agissent en toute impunité un peu partout. Mais le traitement qui en est fait n’est pas à la hauteur. Une enquête d’avocats ultra balisée et calibrée. C’est sans originalité et sans émotion. Dommage car il y avait matière à un grand film politique dénonciateur. Reste l’interprétation donc. Tahar Rahim est vraiment très convainquant, sans doute un de ses plus grands rôles. Jodie Foster est aussi parfaite (Globen Globe 2021 de la meilleure actrice dans un second rôle), mais c’est un pléonasme. Au final, déception donc...
Film un peu trop long ou il manque de tension sauf dans la dernière partie et donc ce sujet qui aurait pu faire un grand film laisse un goût d'inachevé.
Film sans intérêt , long et ennuyeux à mourir. Complètement loufoque et déjanté une horreur a fuit je ne comprends pas qu'on puisse faire des films aussi nul que ça !
Magistral ! Des acteurs authentiques, touchants et sans chichis ! Ce film vaut vraiment 5 étoiles, j'ai adoré, on ne s'ennuie pas un seul instant. Le retour de Jodie Foster est réussi. Une actrice INCROYABLE !