Note moyenne
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Une adaptation réussie de cette histoire vraie, même si je me suis un peu lassée des scènes au tribunal, plutôt lente à mon goût.
Relatant l'histoire vraie de Mohamedou Ould Slahi, The Mauritarian (Désigné Coupable en V.F) est un film d'utilité publique. Il est toujours bon de pointer les dérives fascisantes dans lesquelles se sont engluées les États-Unis après le 11 septembre 2001, en s'essuyant les pieds sur leur Constitution ou l'Habeas Corpus au passage. Les dernières minutes ont le bon goût de rappeler qu'elles ne se sont pas arrêtées à l'arrivée de Barack Obama dans le bureau ovale. Néanmoins, la percée du long-métrage réside dans un renversement du centre de gravité.
Contrairement à Détention Secrète (Gavin Hood, 2007) qui partait d'un postulat analogue, l'empathie se porte essentiellement sur Slahi. On le suit de son extradition aux interrogatoires jusqu'à sa déportation à Guantanamo. Si le réalisateur Kevin MacDonald feint la suspicion au départ, le doute se lève graduellement, à la grâce d'une performance mesurée et bouleversante de Tahar Rahim. Les 20 dernières minutes remuent les tripes autant qu'elles terrassent par l'émotion. L'autre belle idée de The Mauritarian consiste à transformer l'adversaire attitré (le Lieutenant Stuart Couch) en catalyseur d'une prise de conscience. Ces deux angles forts suffisent à donner corps à ce réquisitoire très chargé (la séquence des sévices, écœurante) sans être dogmatique.
On rate de peu le classique, en cause une mise en scène pas toujours très fine (caméra à l'épaule & montage cut, pas forcément un bon ménage) puis certains seconds-rôles dont l'utilité est contestable (Shailene Woodley par exemple). Le besoin de respecter l'autobiographie Mohamedou Ould Slahi (Guantanamo Diary) est hautement louable, mais le travail d'adaptation implique certaines astuces narratives justement pour pallier ce genre d'écarts. En soi, rien qui empêche le film d'être un instantané édifiant sur l'échec de ce concept débilitant de "guerre juste" dont la première victime est l'humanité elle-même.
Contrairement à Détention Secrète (Gavin Hood, 2007) qui partait d'un postulat analogue, l'empathie se porte essentiellement sur Slahi. On le suit de son extradition aux interrogatoires jusqu'à sa déportation à Guantanamo. Si le réalisateur Kevin MacDonald feint la suspicion au départ, le doute se lève graduellement, à la grâce d'une performance mesurée et bouleversante de Tahar Rahim. Les 20 dernières minutes remuent les tripes autant qu'elles terrassent par l'émotion. L'autre belle idée de The Mauritarian consiste à transformer l'adversaire attitré (le Lieutenant Stuart Couch) en catalyseur d'une prise de conscience. Ces deux angles forts suffisent à donner corps à ce réquisitoire très chargé (la séquence des sévices, écœurante) sans être dogmatique.
On rate de peu le classique, en cause une mise en scène pas toujours très fine (caméra à l'épaule & montage cut, pas forcément un bon ménage) puis certains seconds-rôles dont l'utilité est contestable (Shailene Woodley par exemple). Le besoin de respecter l'autobiographie Mohamedou Ould Slahi (Guantanamo Diary) est hautement louable, mais le travail d'adaptation implique certaines astuces narratives justement pour pallier ce genre d'écarts. En soi, rien qui empêche le film d'être un instantané édifiant sur l'échec de ce concept débilitant de "guerre juste" dont la première victime est l'humanité elle-même.
Tahar Rahim, sans aucun doute ma révélation de cette année 2021, dans The Mauritanian il incarne Mohamedou Ould Slahi un homme accusé d’avoir organisé l’attentat du 11 Septembre 2001. Cette acteur nous signe une prestation incroyable dans la douleur et la compassion d’un homme détruit. Une réalisation soignée jouant entre 16:9 et 4:3 justifiant un saut temporel maîtrisé.
En bref "The Mauritanian" de Kevin Macdonald c’est hautement Validé ✅
En bref "The Mauritanian" de Kevin Macdonald c’est hautement Validé ✅
Errement dramatique, terrifiant et innommable d'un traitement systémique validé par les 3 derniers présidents (et le quatrième ?) d'une démocratie américaine de bien trop d'excès ! Une bio drame menée de main de maitre, interprétations sans faille, chargée de révoltes et d'émotions, impressionnant ! 4.5/5 !!!
pas mal... histoire poignante... acteurs convaincants... mise en scène classique... cependant je me suis ennuyé lors de mon visionnage... le film est un peu long et manque cruellement de rythme... la fin est pas mal mais pas transcendante...
Un film poignant, le monde est une zone grise et le camp du bien n'est pas toujours celui que l'on pense. Un Tahar Rahim exceptionnel.
Un beau casting avec des prestations de qualité des 4 acteurs principaux. Un film réussi qui dénonce les absurdités de l'armee américaines a Guantánamo. Touchant et malheureusement vrai...
Quel bon film, surtout ne passez pas à côté.
L'histoire vraie de ce drame humain est porté à l'écran par des acteurs de génie, Jody Foster et surtout Tahar Rahim qui s'est mis dans la peau de ce mauritanien accusé à tort. Sa plaidoirie si sincère m'a émue aux larmes. Tout le long du film il est excellent
La justice américaine en prend un sacré coup dans ce film et j'ai de la peine pour tous ceux qui sont broyés à tort.
Ce film vaut un Oscar
L'histoire vraie de ce drame humain est porté à l'écran par des acteurs de génie, Jody Foster et surtout Tahar Rahim qui s'est mis dans la peau de ce mauritanien accusé à tort. Sa plaidoirie si sincère m'a émue aux larmes. Tout le long du film il est excellent
La justice américaine en prend un sacré coup dans ce film et j'ai de la peine pour tous ceux qui sont broyés à tort.
Ce film vaut un Oscar
Franchement pas mal histoire pas mal le n découvre le vrai gawtanamo les prisons le sytème la vie la bas ..atmosphère pesante
What is it, "dignity" ? Tahar Rahim excelle à nous apitoyer profondément sur son personnage (sachant jouer de sa bonne tête et de son regard désarmant avec facilité), et nous arrache des silences stupéfaits face à la barbarie humaine dont est imprégnée cette terrible histoire vraie. Mohamedou Slahi, un jeune Mauritanien, est accusé et arrêté pour complicité à l'acte terroriste du 11 septembre 2001, sans aucune preuve, et va passer plusieurs années à être torturé pour lui extorquer des aveux... On ne saura jamais si le bonhomme avait réellement quelque chose à voir avec ce dont on l'accuse, et on ne s'en préoccupe pas vraiment, le propos du film ayant l'intelligence de ne pas se porter là-dessus, à se faire juge à la place du juge, mais préfère nous révolter quant aux pratiques inhumaines d'une société américaine soi-disant civilisée sur des prisonniers sans défense (personne pour les pleurer, et les ONG aux abonnés absents). On ne peut décrire avec des mots les atrocités subies, alors The Mauritanian nous les montre, sans tomber dans la démonstration gratuite (le montage suggère plus qu'il ne dévoile) et en restant toujours aussi puissant de bout en bout, on vit le calvaire avec le jeune prisonnier le cœur au bord des lèvres, et l'on s'étonne d'avoir passé les deux heures dix de film en un clin-d’œil. Jodie Foster nous ramène à ses meilleurs rôles (on pense notamment à Clarice du Silence des agneaux), une grande dame que l'on voit peut depuis dix ans (quatre films) mais qui sait choisir ses entrées. Il s'agit de l'unique rôle de sa carrière inspiré d'une personne réelle, mais qu'elle a tenu à changer un peu (en accord avec l'avocate Nancy Hollander) en aigrissant son personnage, afin de souligner l'évolution positive de Nancy au contact de Mohamedou (une dramatisation du récit qui n'enlève rien à sa puissance, au contraire). Le montage est excellent, l'interprétation sublime, l'histoire vraie captivante autant qu'effroyable, le réalisateur Kevin MacDonald nous donne à voir un grand film. Un conseil : ne lisez pas le résumé du film avant d'aller le voir, pour ne pas en connaître la fin (l'information est donnée absolument partout, dommage pour le spoiler), car l'épilogue écrit qui survient brutalement (volontairement) nous raconte la suite des événements toujours aussi inhumains, et finit de nous donner envie de hurler tous les jurons de notre vocabulaire (riche). Quand on voit avec quelle rapidité certains oublient le sens de "dignité humaine", on se désespère de notre monde, et l'on se raccroche aux rares défenseurs de l'humanisme (l'avocate) et à ceux qui le mettent en image (les réalisateurs engagés comme MacDonald) pour nous interpeller. On termine The Mauritanian en se disant que, soit le bonhomme est l'un des meilleurs manipulateurs qui aient existé (pour nous, assez peu probable), soit on a assisté à la déshumanisation complète d'un gars au mauvais endroit au mauvais moment. On a peur de la réponse. En revanche, en le renommant "Désigné Coupable", le titre français est un peu tendancieux (on préfère The Mauritanian qui a du sens dans le film, et ne ressemble pas à un jugement précoce de l'accusé). A écouter en VO si vous le pouvez, pour profiter de l'anglais avec un délicieux accent de Mohamedou ou de son arabe et français impeccables (apporté par notre fierté nationale aux origines algériennes, un choix parfait pour le rôle). The Mauritanian est une histoire vraie qui nous attrape au collet pour nous mettre le nez dans les bassesses inhumaines et indignes infligées aux présumés coupables, et, sans jamais s'abaisser à remplacer Monsieur Le Juge, nous asseoit comme témoins aux côtés d'un Tahar Rahim bouleversant.
Si on aime les beaux mecs enfermés en prison comme midnight express on aimera ce film normalement. Menotté avec des vrais menottes et oui l’acteur tahar rahim voulait ressentir le calvaire du prisonnier. En tongs pendant tout le film, lanières noires et semelle blanche tout comme clive Owen dans les fils de l’homme, est-ce un hommage ? Car Théo le personnage avait les mêmes tongs pendant les 3/4 du film.
Théo lui perd sa tong droite quand il se bat pour fuir et se blesse donc le pied et galère jusqu’à la fin du film. Tahar rahim lui joue au foot ⚽️ Dans son petit espace grillagé et pas facile en tongs. Heureusement qu’il a de beaux pieds car il y’a bcp de plans sur les pieds du prisonnier. Lorsqu’il se lave les mains et pieds pour prier, et oui les pieds en tongs se salissent vites. Comme Théo qui se lave les pieds 2 fois dans le film précédent. Et donc Tahar rahim un moment perd ses tongs quand les gardes le traînent par terre pour le mettre dans une chambre froide. Il saigne des pieds, et ressent le froid horrible de cette pièce. Il fini torturé et violé par une femme. A la fin il reçoit des chaussures comme pour dire ( liberté ?) il a l’air tout content, d’ailleurs Théo aussi reçoit des chaussures à la fin dans les fils de l’homme. Je trouve qu’il y’a énormément de référence entre les deux films à la religion, d’où l’accent sur les pieds. Film intéressant avec jody foster très grande actrice ! Un film a voir
Théo lui perd sa tong droite quand il se bat pour fuir et se blesse donc le pied et galère jusqu’à la fin du film. Tahar rahim lui joue au foot ⚽️ Dans son petit espace grillagé et pas facile en tongs. Heureusement qu’il a de beaux pieds car il y’a bcp de plans sur les pieds du prisonnier. Lorsqu’il se lave les mains et pieds pour prier, et oui les pieds en tongs se salissent vites. Comme Théo qui se lave les pieds 2 fois dans le film précédent. Et donc Tahar rahim un moment perd ses tongs quand les gardes le traînent par terre pour le mettre dans une chambre froide. Il saigne des pieds, et ressent le froid horrible de cette pièce. Il fini torturé et violé par une femme. A la fin il reçoit des chaussures comme pour dire ( liberté ?) il a l’air tout content, d’ailleurs Théo aussi reçoit des chaussures à la fin dans les fils de l’homme. Je trouve qu’il y’a énormément de référence entre les deux films à la religion, d’où l’accent sur les pieds. Film intéressant avec jody foster très grande actrice ! Un film a voir
Par une prestation magistrale du frenchie Tahar Rahim, "The Mauritanian" dénonce sans détour une face sombre de l'Histoire américaine du début du 21ème siècle.
Il interroge sur des questions de moralités, à commencer par les droits fondamentaux ; il invite, parfois sans trop de retenue mais avec force et volonté, à étendre la liberté comme valeur cardinale.
Certainement moraliste, mais brillamment interprété donc, c'est une production qui garde ce mérite d'être vue.
Il interroge sur des questions de moralités, à commencer par les droits fondamentaux ; il invite, parfois sans trop de retenue mais avec force et volonté, à étendre la liberté comme valeur cardinale.
Certainement moraliste, mais brillamment interprété donc, c'est une production qui garde ce mérite d'être vue.
En 2002, Mohamedou Ould Slahi (Tahar Rahim), ressortissant mauritanien, est livré par les services secrets de son pays aux Etats-Unis alors engagés en guerre totale contre le terrorisme à la suite des attentats du 11 septembre.
Mohamedou est soupçonné d’avoir recruté les terroristes ayant détourné les avions. Il est transféré à Guantanamo et son long cauchemar va alors commencer.
Film choc, âpre et sans concession mais également profondément humain et émouvant, Désigné Coupable est l’adaptation des mémoires « les carnets de Guantanamo » décrivant l’incarcération sans aucun respect du droit fondamental à un procès équitable.
Mais le prisonnier 760 pourra compter sur le soutien d’une formidable et pugnace avocate (Jodie Foster) pour l’accompagner dans sa longue quête de vérité et de liberté.
Porté par un Tahar Rahim exceptionnel, humain et émouvant, un casting de renom (Jodie Foster et Benedict Cumberbatch) et une réalisation passionnante, Désigné coupable (titre original : le Mauritanien) est simplement un grand film et un devoir de mémoire nécessaire.
Pour encore plus de critiques et de bonne humeur, suivez-moi sur Facebook et Instagram : Le Vidéo club de Sabrina !
Mohamedou est soupçonné d’avoir recruté les terroristes ayant détourné les avions. Il est transféré à Guantanamo et son long cauchemar va alors commencer.
Film choc, âpre et sans concession mais également profondément humain et émouvant, Désigné Coupable est l’adaptation des mémoires « les carnets de Guantanamo » décrivant l’incarcération sans aucun respect du droit fondamental à un procès équitable.
Mais le prisonnier 760 pourra compter sur le soutien d’une formidable et pugnace avocate (Jodie Foster) pour l’accompagner dans sa longue quête de vérité et de liberté.
Porté par un Tahar Rahim exceptionnel, humain et émouvant, un casting de renom (Jodie Foster et Benedict Cumberbatch) et une réalisation passionnante, Désigné coupable (titre original : le Mauritanien) est simplement un grand film et un devoir de mémoire nécessaire.
Pour encore plus de critiques et de bonne humeur, suivez-moi sur Facebook et Instagram : Le Vidéo club de Sabrina !
N'aurait-il pas été plus simple de titrer "Le Mauritanien" ? Reconnaissons aux américains leur capacité à regarder leur histoire en face. Un film pour la mémoire, brillamment interprété par Tahar Rahim. Pendant de temps en France, "Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait"....
Malgré quelques tics hollywoodiens et un déroulé parfois un peu classique, un drame judiciaire efficace, mettant en lumière la paranoïa post-11 septembre et plus particulièrement le camp de Guantanamo, zone de non-droit dans laquelle la culpabilité des prisonniers est déjà établie avant même qu'elle n'ait pu être prouvée.
Une histoire d'(in)justice et d'incarcération par le réalisateur du "Dernier Roi d'Écosse", et nous (re)confirmant le grand talent de Tahar Rahim dans la peau de ce coupable désigné.
Après "The Looming Tower", ce dernier semble bien s'installer, peu-à-peu, dans le paysage américain. Et à juste titre.
Une histoire d'(in)justice et d'incarcération par le réalisateur du "Dernier Roi d'Écosse", et nous (re)confirmant le grand talent de Tahar Rahim dans la peau de ce coupable désigné.
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