Voir des hommes se cogner, n’ est déjà pas mon fort, malgré un acteur interprétant Mark Kerr, Dwayne Johnson, totalement investi dans ce rôle, pour lequel il n’ y a rien à redire, il fait le job. Ce biopic me laisse un froid, tant la culture de ce sport m’ est étrangère et les modes de vie outre atlantique exubérants m’ irritent. Y compris la sulfureuse Emily Blunt, qui semble complètement mal à l’aise dans son rôle. Bref, je n’ai pas accroché à la brutalité du scénario, bien que les images soient de belle qualité, ni à la violence musicale qui n’ efface pas la pauvreté du scénario, ni mon détachement total pour des combats MMA. Ceux-ci sont d’ailleurs peu réalistes et le rythme ennuyeux. Très superficiel….. !!**
Rien à dire sur l’interprétation, notamment celle particulièrement convaincante de The Rock, étonnant de fragilité. En revanche le peu d’intérêt de la vie de Kerr se traduit par une absence de point de vue préjudiciable.
Un film aussi brut que désordonné. Les scènes partent dans tous les sens sans jamais vraiment approfondir le fond ou les messages que le film tente de développer. Pourtant, l’histoire reste intéressante et souvent très touchante. Benny Safdie livre un drame sportif tendu, porté par des scènes de combat efficaces et viscérales. Dwayne Johnson signe ici la meilleure performance de sa carrière, d’une justesse et d’une humanité qu’on ne lui connaissait pas. Face à lui, Emily Blunt impressionne par sa puissance émotionnelle. La mise en scène, nerveuse et rythmée, donne au film une énergie presque (trop ?) documentaire, soutenue par une musique envoûtante. Dommage toutefois que l’aspect purement sportif ne soit pas plus présent à l’écran. Un film imparfait, mais sincère et viscéral, qui reste dans la lignée du cinéma exigeant des frères Safdie.
Dans le rôle d’un champion MMA Dwayne Johnson est incroyablement convaincant et le couple qu’il forme avec la filiforme (et formidable) Emily Blunt prêterait presque à rire s’il n’était pas aussi damned serious. La descente aux enfers du champion est un peu rapidement survolée pour être tout à fait prenante. mais l’ensemble, où tous les coups sont permis, reste assez enlevé dans sa barbarie sauvage.
Il faut bien l'avouer, l'idée de voir Dwayne Johnson devant la caméra de Benny Safdie était fortement excitante. En effet, l'acteur, qui est cantonné à des rôles vraiment similaires depuis 15 ans, semblait enfin avoir proposé une interprétation nouvelle. Malheureusement, "Smashing Machine" n'a plus beaucoup d'intérêt en dehors de cette apparence. Clairement, Dwayne Johnson n'est plus le "The Rock" que nous avons l'habitude de voir, et c'est tant mieux. En termes de pur maquillage, les prothèses sur le visage de l'acteur sont efficaces et plutôt bien réalisées. Ce dernier y interprète donc un lutteur vraiment atypique, et sujet à des émotions très vives. Pour le coup, je n'irai pas jusqu'à dire que l'acteur s'est métamorphosé, mais il n'est pas mauvais non plus. En soi, son interprétation est assez proche du gentil héros bienveillant qu'il joue d'habitude, les zones plus intéressantes arrivant simplement lors des quelques fois où celui-ci laisse un peu plus parler ses émotions. J'ai notamment trouvé que son duo avec Emily Blunt était très efficace, et que les deux étaient très crédibles dans cette relation. Mais comme je l'ai dit, une fois que l'on a passé cela, le film se révèle un peu plat. Certes, Benny Safdie est à la caméra, et on ne peut pas dire qu'il a mal fait son travail. Visuellement, le projet assume une esthétique à l'ancienne, via un format resserré et un grain appuyé à l'image. Le réalisateur filme l'ensemble comme un documentaire sans qu'il ne le soit pourtant vraiment, avec une caméra à l'épaule presque constante, et l'effet fonctionne donc bien. Mais à mon sens, le problème est bien plus le fait qu'il n'a pas grand-chose à raconter sur son sujet. Cela passe tout d'abord par la discipline qu'il met en scène, car il ne donne finalement aucun avis concert dessus. On le voit également dans le développement de Mark Kerr, qui est plutôt classique pour ce genre de films où le sportif perd pied. Mais aussi via sa manière d'écrire le couple principal, car cela tourne vite en rond. Pour le coup, même la fin laisse un peu cela en suspens, sans vraiment avoir osé dire quelque chose de plus sur cette relation. Et dans le fond, ce n'est pas moi qui a voulu cela et qui ne l'a pas eu, toutes ces thématiques étant mises en place dans le film. Via les dialogues, on aborde tous ces points, mais rien ne sera jamais vraiment exploré en profondeur. Le seul mot important était de rendre hommage à ce grand homme, mais les zones d'ombres de sa vie sont finalement lissées. On les a montrées, mais sans jamais aller plus loin, et c'est dommage. Cela offre une sensation d'inachevé, qui a vraiment le don de devenir assez vite ennuyeux. En soi, le film fait donc bien son travail et il est efficace, mais de la part d'un auteur comme Benny Safdie, j'aurais aimé un peu plus de prise de risque dans le propos. Pour conclure, un film finalement assez oubliable.
Les acteurs sont plutôt bons, il n'ont pas grand-chose a se reprocher, malheureusement le film est d'un classicisme assez pauvre. La vie de Mark Kerr est ici résumé à quelques années, mais en réalité le scénario se focalise plus sur les addictions et la relations de couple que sur le caractère, personnalité du principal intéressé, même les combats sont mis en scène assez tristement. Sorte de The Wrestler en peut-être même moins touchant. C'est pas spécialement mauvaise, mais ça ne laisse aucun souvenir impérissables
Je ne dirais pas que le flop de THE SMASHING MACHINE est mérité, je dirais plutôt qu’il est compréhensible. Le film est trop sage et manque clairement d’ambition bien que son casting soit attrayant. Les deux comédiens principaux sont d’ailleurs très bons. On a une jolie photographie, ce n’était pas un horrible moment à passer mais c’est pour moi beaucoup trop lisse et très souvent mal filmé. C’est un « fall & rise » ultra classique avec une liste conséquente de cases à cocher assez insupportable.
Trop long pour pas grand chose, je n’ai pas trouvé le parcours de ce personnage passionnant. Les difficultés qu’ils rencontrent sont plus utilisées par le métrage qu’étudiées. C’est assez expéditif et j’aurais aimé plus de moments comme la séquence de la fête foraine afin de l’humaniser davantage. Celui d’Emily Blunt est beaucoup trop relayé au second plan et aurait dû être, à mon avis, le cœur émotionnel du film. Je suis assez déçu par ce biopic, comme souvent, parce qu’il aurait mérité d’être bien plus puissant. 11/20 (Cinéma)
Johnson a voulu faire son "The Wrestler" en réalisant un biopic sur le combattant Mark Kerr. C'est toujours un exercice périlleux car on tombe vite sur des personnages aux caractères lisses et un certain misérabilisme de la rédemption. C'est le cas dans ce film. C'est mou, c'est lent et le sujet des antalgiques est traité avec trop de légèreté. J'ai tout même bien aimé la prestation de Johnson et la réalisation des combats qui reste correcte.
La dure réalité des hommes. La société les pousse à s'endurcir constamment ; ce qui n'est pas un défaut en soit; seulement admettre qu'un homme puisse tomber et ait besoin d'aide pour se relever est une aberration : " Soit un homme " ils disent. À l'image d' "Iron Claw ", l'homme fort, bien qu'il se doit de l'être, dispose aussi de faiblesses qui, parfois, le mène au désespoir.
Dwayne Johnson livre ici sans doute l’une de ses meilleures performances. Il incarne brillamment Mark Kerr, accompagné d’une Emily Blunt tout aussi juste. Un beau film qui retrace la vie de ce sportif, mais aussi sa quête du sens et des priorités. On ne s’ennuie pas une seconde !
Ça traîne en longueur, on croirait presque un reportage. Pourtant le documentaire portant le même nom est bien plus intéressant. Quand à la VF que dire, je pense que c'est la pire que j'ai entendu. Cela rend le film pratiquement inregardable.