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Une belle arnaque, chapeau les artistes !.
Alors, même pas la peine de spoiler... il ne se passe rien dans ce film. A moins d'être groupie absolue de Dwayne Johnson pour le regarder déambuler en moumoute et cuissardes pendant 2 heures... mieux vaut passer son chemin. Il faut arrêter cette mode des biopics pour tout et pour rien.,
Alors, même pas la peine de spoiler... il ne se passe rien dans ce film. A moins d'être groupie absolue de Dwayne Johnson pour le regarder déambuler en moumoute et cuissardes pendant 2 heures... mieux vaut passer son chemin. Il faut arrêter cette mode des biopics pour tout et pour rien.,
Qui est le film ?
Smashing Machine, premier film solo de Benny Safdie, s’inscrit dans une continuité et une rupture. Continuité, parce qu’il retrouve la matière fétiche du duo Safdie : des corps usés, des existences happées par la performance et la dépendance. Rupture, parce que Benny isole ici cette énergie dans un cadre plus froid, plus étiré. Inspiré du documentaire de John Hyams consacré au combattant de MMA Mark Kerr, le film s’écarte du récit sportif pour scruter une autre arène : celle où le corps cesse d’être un instrument de victoire.
Que cherche-t-il à dire ?
Smashing Machine cherche à éprouver la texture même du mythe américain (celui du self-made man, du corps performant, du héros rédempteur) pour en mesurer l’épuisement. Safdie s’interroge sur ce qu’il reste d’un homme lorsqu’il rejoue sa propre légende, lorsque la répétition de soi devient la forme la plus contemporaine d'être. Mais cette exploration demeure à l’état d’ébauche : le film ne filme ni la gloire ni la chute, ni la légende ni l’anonymat. Il observe simplement un corps en transit.
Par quels moyens ?
Dans la tradition du biopic sportif, le récit suit d’ordinaire la logique de l’ascension, de la chute et de la rédemption. C’est le cycle pavlovien du mythe américain : Raging Bull, The Wrestler, The Fighter. Safdie, lui, déjoue ces attentes en vidant la structure de son carburant dramatique. Smashing Machine semble constamment à contretemps : chaque séquence de combat est filmée à distance, souvent à travers les cordes du ring ou en surplomb, brisant toute immersion et soulignant le dispositif cinématographique lui-même. Safdie refuse le plaisir scopique de la violence, refuse la fusion du spectateur et du combattant, refuse l’idée même de la performance comme transcendance.
Le film devient dès lors un anti-biopic : il ne cherche ni à “rendre hommage” ni à “réhabiliter” Mark Kerr. Il le recompose comme un objet de fiction, comme un double de Dwayne Johnson. La mise en abyme est vertigineuse : The Rock joue The Machine. L’homme réel rejoue son propre effacement dans une boucle de représentation où le cinéma n’est plus le miroir d’une vie, mais la scène où le simulacre achève d’absorber le vivant.
Le corps de Kerr (et donc celui de Johnson) est au centre du dispositif, mais traité non plus comme un vecteur de puissance, plutôt comme une ruine habitée. Safdie filme la chair comme un territoire de contradiction : dure, gonflée, spectaculaire dans la lumière du ring, mais poreuse, tremblante, presque féminine dans les scènes domestiques. Ce contraste, entre la brutalité de la performance et la vulnérabilité de l’intime, traduit l’ambivalence fondamentale du film : l’homme est littéralement dévoré par son propre corps, instrumentalisé par le spectacle sportif et par les attentes du public.
Il y a dans Smashing Machine un faux naturalisme, une manière de singer le documentaire tout en en sapant les fondations. Maceo Bishop, chef opérateur, filme souvent à la manière d’un caméraman improvisé : angles étroits, cadre instable, lumière crue. Mais cette apparente “prise sur le vif” est un artifice savamment calculé.
La présence d’authentiques figures du MMA dans la distribution, tout comme l’insertion finale d’images du vrai Mark Kerr, ne visent pas à légitimer la fiction, mais à en troubler la consistance. En faisant dialoguer l’archive et la reconstitution, Safdie crée une tension entre réel et simulacre qu’il ne semble pas entièrement assumer. Ce frottement, pourtant fécond, demeure à la surface : le film constate le vertige de la représentation sans jamais s’y abandonner. L’archive devient un signe parmi d’autres, un effet de réel plus qu’un outil de pensée.
Ce que le film raconte, au fond, c’est la mélancolie du héros. Kerr n’est pas un champion déchu, mais un enfant qui ne sait pas grandir, un homme qui s’effondre sous le poids de son propre mythe. Safdie construit un contraste bouleversant entre la brutalité de ses accès de rage et la candeur presque naïve de ses confidences. Cette ambivalence est l’une des plus belles trouvailles du film : la force devient ici le masque de la fragilité, le muscle la métaphore d’un déficit affectif.
Dwayne Johnson, par son jeu minimaliste, fait de Kerr une figure tragique : un corps surdimensionné qui n’abrite plus rien. La caméra s’attarde sur les silences, les gestes quotidiens, les routines dérisoires, les smoothies préparés avec application ; autant de détails qui traduisent un rapport pathologique au contrôle. L’homme qui détruit des adversaires dans l’octogone ne maîtrise plus sa propre vie.
Où me situer ?
Le film effleure des idées puissantes sans toujours parvenir à les incarner. Dwayne Johnson, pourtant, maintient une présence magnétique : il impose une gravité sourde, une sorte de vulnérabilité paradoxale qui dit plus que le film n’ose formuler. Mais je reste en marge de ce cinéma, tenu à distance par son dispositif. Smashing Machine pense puissamment, mais il ne puise pas : il observe sans s’immerger. Je perçois la beauté du geste, la rigueur du cadre, la cohérence de la démarche, mais je sens aussi ses limites. Un film du creux peut devenir un film du vide.
Quelle lecture en tirer ?
Smashing Machine apparaît comme le constat d’un effondrement : celui d’un corps qui ne croit plus en sa force, d’un cinéma qui ne croit plus à ses mythes. Le film ne célèbre rien, il enregistre la fin d’un cycle, celui du héros rédempteur, du biopic inspirant, du récit de dépassement. À mesure que le bruit s’éteint, il reste un homme vidé de sa légende, et un réalisateur qui contemple cette vacuité comme un fait.
Smashing Machine, premier film solo de Benny Safdie, s’inscrit dans une continuité et une rupture. Continuité, parce qu’il retrouve la matière fétiche du duo Safdie : des corps usés, des existences happées par la performance et la dépendance. Rupture, parce que Benny isole ici cette énergie dans un cadre plus froid, plus étiré. Inspiré du documentaire de John Hyams consacré au combattant de MMA Mark Kerr, le film s’écarte du récit sportif pour scruter une autre arène : celle où le corps cesse d’être un instrument de victoire.
Que cherche-t-il à dire ?
Smashing Machine cherche à éprouver la texture même du mythe américain (celui du self-made man, du corps performant, du héros rédempteur) pour en mesurer l’épuisement. Safdie s’interroge sur ce qu’il reste d’un homme lorsqu’il rejoue sa propre légende, lorsque la répétition de soi devient la forme la plus contemporaine d'être. Mais cette exploration demeure à l’état d’ébauche : le film ne filme ni la gloire ni la chute, ni la légende ni l’anonymat. Il observe simplement un corps en transit.
Par quels moyens ?
Dans la tradition du biopic sportif, le récit suit d’ordinaire la logique de l’ascension, de la chute et de la rédemption. C’est le cycle pavlovien du mythe américain : Raging Bull, The Wrestler, The Fighter. Safdie, lui, déjoue ces attentes en vidant la structure de son carburant dramatique. Smashing Machine semble constamment à contretemps : chaque séquence de combat est filmée à distance, souvent à travers les cordes du ring ou en surplomb, brisant toute immersion et soulignant le dispositif cinématographique lui-même. Safdie refuse le plaisir scopique de la violence, refuse la fusion du spectateur et du combattant, refuse l’idée même de la performance comme transcendance.
Le film devient dès lors un anti-biopic : il ne cherche ni à “rendre hommage” ni à “réhabiliter” Mark Kerr. Il le recompose comme un objet de fiction, comme un double de Dwayne Johnson. La mise en abyme est vertigineuse : The Rock joue The Machine. L’homme réel rejoue son propre effacement dans une boucle de représentation où le cinéma n’est plus le miroir d’une vie, mais la scène où le simulacre achève d’absorber le vivant.
Le corps de Kerr (et donc celui de Johnson) est au centre du dispositif, mais traité non plus comme un vecteur de puissance, plutôt comme une ruine habitée. Safdie filme la chair comme un territoire de contradiction : dure, gonflée, spectaculaire dans la lumière du ring, mais poreuse, tremblante, presque féminine dans les scènes domestiques. Ce contraste, entre la brutalité de la performance et la vulnérabilité de l’intime, traduit l’ambivalence fondamentale du film : l’homme est littéralement dévoré par son propre corps, instrumentalisé par le spectacle sportif et par les attentes du public.
Il y a dans Smashing Machine un faux naturalisme, une manière de singer le documentaire tout en en sapant les fondations. Maceo Bishop, chef opérateur, filme souvent à la manière d’un caméraman improvisé : angles étroits, cadre instable, lumière crue. Mais cette apparente “prise sur le vif” est un artifice savamment calculé.
La présence d’authentiques figures du MMA dans la distribution, tout comme l’insertion finale d’images du vrai Mark Kerr, ne visent pas à légitimer la fiction, mais à en troubler la consistance. En faisant dialoguer l’archive et la reconstitution, Safdie crée une tension entre réel et simulacre qu’il ne semble pas entièrement assumer. Ce frottement, pourtant fécond, demeure à la surface : le film constate le vertige de la représentation sans jamais s’y abandonner. L’archive devient un signe parmi d’autres, un effet de réel plus qu’un outil de pensée.
Ce que le film raconte, au fond, c’est la mélancolie du héros. Kerr n’est pas un champion déchu, mais un enfant qui ne sait pas grandir, un homme qui s’effondre sous le poids de son propre mythe. Safdie construit un contraste bouleversant entre la brutalité de ses accès de rage et la candeur presque naïve de ses confidences. Cette ambivalence est l’une des plus belles trouvailles du film : la force devient ici le masque de la fragilité, le muscle la métaphore d’un déficit affectif.
Dwayne Johnson, par son jeu minimaliste, fait de Kerr une figure tragique : un corps surdimensionné qui n’abrite plus rien. La caméra s’attarde sur les silences, les gestes quotidiens, les routines dérisoires, les smoothies préparés avec application ; autant de détails qui traduisent un rapport pathologique au contrôle. L’homme qui détruit des adversaires dans l’octogone ne maîtrise plus sa propre vie.
Où me situer ?
Le film effleure des idées puissantes sans toujours parvenir à les incarner. Dwayne Johnson, pourtant, maintient une présence magnétique : il impose une gravité sourde, une sorte de vulnérabilité paradoxale qui dit plus que le film n’ose formuler. Mais je reste en marge de ce cinéma, tenu à distance par son dispositif. Smashing Machine pense puissamment, mais il ne puise pas : il observe sans s’immerger. Je perçois la beauté du geste, la rigueur du cadre, la cohérence de la démarche, mais je sens aussi ses limites. Un film du creux peut devenir un film du vide.
Quelle lecture en tirer ?
Smashing Machine apparaît comme le constat d’un effondrement : celui d’un corps qui ne croit plus en sa force, d’un cinéma qui ne croit plus à ses mythes. Le film ne célèbre rien, il enregistre la fin d’un cycle, celui du héros rédempteur, du biopic inspirant, du récit de dépassement. À mesure que le bruit s’éteint, il reste un homme vidé de sa légende, et un réalisateur qui contemple cette vacuité comme un fait.
"Un moment orgasmique", voilà comment Mark Kerr, joué par Dwayne "The Rock" Johnson, décrit ce qu'il ressent durant un combat. Mais j'ai été loin de cette excitation. Ce film est un moment particulier - entre 1997 et 2000 - durant lequel le protagoniste principal doute et souffre dans son corps et dans sa tête. Entre addiction et relations compliquées. Bref c'est souvent poussif! Comme une impression de tatonnement du réalisateur: un film personnel et introspectif ou un moment qui a fait naître et prospérer le MMA.
Sans doute l'un des meilleurs films avec Dwayne Johnson (alias The Rock) au casting.
L'écriture est soignée, les thèmes comme la gloire, les valeurs du sport, l'addiction, l'amitié et l'amour sont ici traités avec beaucoup de justice.
Mais - hélas - comme dans tous les films américains des trente-cinq dernières années les dialogues sont d'une grande pauvreté. À base de fuck et de shit sans grande variété.
Et c'est fort dommage car sans ça me film aurait clairement pu obtenir ses cinq étoiles.
L'écriture est soignée, les thèmes comme la gloire, les valeurs du sport, l'addiction, l'amitié et l'amour sont ici traités avec beaucoup de justice.
Mais - hélas - comme dans tous les films américains des trente-cinq dernières années les dialogues sont d'une grande pauvreté. À base de fuck et de shit sans grande variété.
Et c'est fort dommage car sans ça me film aurait clairement pu obtenir ses cinq étoiles.
Le premier long-métrage solo de Benny Safdie nous dépeint le parcours de Mark "The Smashing Machine" Kerr, l'un des pionniers de la MMA, et ses combats sur le ring comme en-dehors.
Illustré par une réalisation proche du reportage (récompensée par le Prix de la Mise en scène à la dernière Mostra de Venise), un film un peu plus intéressant de par les coulisses du monde sportif qu'il dépeint (avec ses séquences de lutte plutôt bien retranscrites, malgré un montage parfois haché) que de par la vie privée de Kerr et notamment ses rapports, tantôt tendus tantôt tendres, avec son épouse Dawn.
Malgré l'alchimie qu'il peut y avoir entre ses interprètes, Dwayne Johnson et Emily Blunt (qui se redonnent ici la réplique 4 ans après «Jungle Cruise»), j'ai eu l'impression d'avoir vu ce genre de scènes beaucoup trop de fois (et parfois en mieux) ces dernières années.
Incarnant un combattant pour qui perdre n'est pas envisageable (jusqu'à ce qu'il y soit confronté) et devant combattre ses peurs et ses addictions (une figure ultra-éprouvée du genre du biopic), Dwayne Johnson, investi physiquement, s'en sort bien dans ce rôle plus sérieux, plus sobre, même si j'ai pu retrouver ici ou là certaines mimiques de jeu propres à The Rock.
Abordant des thématiques intéressantes (garder le contrôle, accepter la défaite pour aller de l'avant, l'amitié dans un milieu compétitif), ce drame sportif déroule un récit malheureusement trop balisé, répétant des séquences qui finissent par tourner en rond et viennent progressivement impacter l'intérêt que je peux avoir pour le film.
Bref, un biopic sportif finalement assez basique, un peu trop long pour ce qu'il a à nous raconter (qui n'est pas vraiment passionnant) et manquant d'une véritable incarnation, malgré l'investissement de sa distribution.
Dans un genre similaire, je vous recommanderai plutôt des œuvres comme «The Wrestler», «The Fighter» ou encore «Warrior», plus habitées, et bien sûr la saga «Rocky», sans aucun doute l'une des sources d'inspiration de ce «Smashing Machine».
Illustré par une réalisation proche du reportage (récompensée par le Prix de la Mise en scène à la dernière Mostra de Venise), un film un peu plus intéressant de par les coulisses du monde sportif qu'il dépeint (avec ses séquences de lutte plutôt bien retranscrites, malgré un montage parfois haché) que de par la vie privée de Kerr et notamment ses rapports, tantôt tendus tantôt tendres, avec son épouse Dawn.
Malgré l'alchimie qu'il peut y avoir entre ses interprètes, Dwayne Johnson et Emily Blunt (qui se redonnent ici la réplique 4 ans après «Jungle Cruise»), j'ai eu l'impression d'avoir vu ce genre de scènes beaucoup trop de fois (et parfois en mieux) ces dernières années.
Incarnant un combattant pour qui perdre n'est pas envisageable (jusqu'à ce qu'il y soit confronté) et devant combattre ses peurs et ses addictions (une figure ultra-éprouvée du genre du biopic), Dwayne Johnson, investi physiquement, s'en sort bien dans ce rôle plus sérieux, plus sobre, même si j'ai pu retrouver ici ou là certaines mimiques de jeu propres à The Rock.
Abordant des thématiques intéressantes (garder le contrôle, accepter la défaite pour aller de l'avant, l'amitié dans un milieu compétitif), ce drame sportif déroule un récit malheureusement trop balisé, répétant des séquences qui finissent par tourner en rond et viennent progressivement impacter l'intérêt que je peux avoir pour le film.
Bref, un biopic sportif finalement assez basique, un peu trop long pour ce qu'il a à nous raconter (qui n'est pas vraiment passionnant) et manquant d'une véritable incarnation, malgré l'investissement de sa distribution.
Dans un genre similaire, je vous recommanderai plutôt des œuvres comme «The Wrestler», «The Fighter» ou encore «Warrior», plus habitées, et bien sûr la saga «Rocky», sans aucun doute l'une des sources d'inspiration de ce «Smashing Machine».
Voir des hommes se cogner, n’ est déjà pas mon fort, malgré un acteur interprétant Mark Kerr, Dwayne Johnson, totalement investi dans ce rôle, pour lequel il n’ y a rien à redire, il fait le job. Ce biopic me laisse un froid, tant la culture de ce sport m’ est étrangère et les modes de vie outre atlantique exubérants m’ irritent. Y compris la sulfureuse Emily Blunt, qui semble complètement mal à l’aise dans son rôle. Bref, je n’ai pas accroché à la brutalité du scénario, bien que les images soient de belle qualité, ni à la violence musicale qui n’ efface pas la pauvreté du scénario, ni mon détachement total pour des combats MMA. Ceux-ci sont d’ailleurs peu réalistes et le rythme ennuyeux. Très superficiel….. !!**
Rien à dire sur l’interprétation, notamment celle particulièrement convaincante de The Rock, étonnant de fragilité. En revanche le peu d’intérêt de la vie de Kerr se traduit par une absence de point de vue préjudiciable.
Un film aussi brut que désordonné. Les scènes partent dans tous les sens sans jamais vraiment approfondir le fond ou les messages que le film tente de développer. Pourtant, l’histoire reste intéressante et souvent très touchante. Benny Safdie livre un drame sportif tendu, porté par des scènes de combat efficaces et viscérales. Dwayne Johnson signe ici la meilleure performance de sa carrière, d’une justesse et d’une humanité qu’on ne lui connaissait pas. Face à lui, Emily Blunt impressionne par sa puissance émotionnelle. La mise en scène, nerveuse et rythmée, donne au film une énergie presque (trop ?) documentaire, soutenue par une musique envoûtante. Dommage toutefois que l’aspect purement sportif ne soit pas plus présent à l’écran. Un film imparfait, mais sincère et viscéral, qui reste dans la lignée du cinéma exigeant des frères Safdie.
Dans le rôle d’un champion MMA Dwayne Johnson est incroyablement convaincant et le couple qu’il forme avec la filiforme (et formidable) Emily Blunt prêterait presque à rire s’il n’était pas aussi damned serious. La descente aux enfers du champion est un peu rapidement survolée pour être tout à fait prenante. mais l’ensemble, où tous les coups sont permis, reste assez enlevé dans sa barbarie sauvage.
Il faut bien l'avouer, l'idée de voir Dwayne Johnson devant la caméra de Benny Safdie était fortement excitante. En effet, l'acteur, qui est cantonné à des rôles vraiment similaires depuis 15 ans, semblait enfin avoir proposé une interprétation nouvelle. Malheureusement, "Smashing Machine" n'a plus beaucoup d'intérêt en dehors de cette apparence. Clairement, Dwayne Johnson n'est plus le "The Rock" que nous avons l'habitude de voir, et c'est tant mieux. En termes de pur maquillage, les prothèses sur le visage de l'acteur sont efficaces et plutôt bien réalisées. Ce dernier y interprète donc un lutteur vraiment atypique, et sujet à des émotions très vives. Pour le coup, je n'irai pas jusqu'à dire que l'acteur s'est métamorphosé, mais il n'est pas mauvais non plus. En soi, son interprétation est assez proche du gentil héros bienveillant qu'il joue d'habitude, les zones plus intéressantes arrivant simplement lors des quelques fois où celui-ci laisse un peu plus parler ses émotions. J'ai notamment trouvé que son duo avec Emily Blunt était très efficace, et que les deux étaient très crédibles dans cette relation. Mais comme je l'ai dit, une fois que l'on a passé cela, le film se révèle un peu plat. Certes, Benny Safdie est à la caméra, et on ne peut pas dire qu'il a mal fait son travail. Visuellement, le projet assume une esthétique à l'ancienne, via un format resserré et un grain appuyé à l'image. Le réalisateur filme l'ensemble comme un documentaire sans qu'il ne le soit pourtant vraiment, avec une caméra à l'épaule presque constante, et l'effet fonctionne donc bien. Mais à mon sens, le problème est bien plus le fait qu'il n'a pas grand-chose à raconter sur son sujet. Cela passe tout d'abord par la discipline qu'il met en scène, car il ne donne finalement aucun avis concert dessus. On le voit également dans le développement de Mark Kerr, qui est plutôt classique pour ce genre de films où le sportif perd pied. Mais aussi via sa manière d'écrire le couple principal, car cela tourne vite en rond. Pour le coup, même la fin laisse un peu cela en suspens, sans vraiment avoir osé dire quelque chose de plus sur cette relation. Et dans le fond, ce n'est pas moi qui a voulu cela et qui ne l'a pas eu, toutes ces thématiques étant mises en place dans le film. Via les dialogues, on aborde tous ces points, mais rien ne sera jamais vraiment exploré en profondeur. Le seul mot important était de rendre hommage à ce grand homme, mais les zones d'ombres de sa vie sont finalement lissées. On les a montrées, mais sans jamais aller plus loin, et c'est dommage. Cela offre une sensation d'inachevé, qui a vraiment le don de devenir assez vite ennuyeux. En soi, le film fait donc bien son travail et il est efficace, mais de la part d'un auteur comme Benny Safdie, j'aurais aimé un peu plus de prise de risque dans le propos. Pour conclure, un film finalement assez oubliable.
Bon film sur le milieu du catch vraiment un sport bien plus violent que je le pensais. Beaux combats !
Pourtant fan de DJ, vraiment pas bon....
Très déçu ......
Rien n'est bien dans ce film et je n'ai vraiment pas passé un bon moment
Très déçu ......
Rien n'est bien dans ce film et je n'ai vraiment pas passé un bon moment
Les acteurs sont plutôt bons, il n'ont pas grand-chose a se reprocher, malheureusement le film est d'un classicisme assez pauvre. La vie de Mark Kerr est ici résumé à quelques années, mais en réalité le scénario se focalise plus sur les addictions et la relations de couple que sur le caractère, personnalité du principal intéressé, même les combats sont mis en scène assez tristement. Sorte de The Wrestler en peut-être même moins touchant. C'est pas spécialement mauvaise, mais ça ne laisse aucun souvenir impérissables
Je ne dirais pas que le flop de THE SMASHING MACHINE est mérité, je dirais plutôt qu’il est compréhensible. Le film est trop sage et manque clairement d’ambition bien que son casting soit attrayant. Les deux comédiens principaux sont d’ailleurs très bons. On a une jolie photographie, ce n’était pas un horrible moment à passer mais c’est pour moi beaucoup trop lisse et très souvent mal filmé. C’est un « fall & rise » ultra classique avec une liste conséquente de cases à cocher assez insupportable.
Trop long pour pas grand chose, je n’ai pas trouvé le parcours de ce personnage passionnant. Les difficultés qu’ils rencontrent sont plus utilisées par le métrage qu’étudiées. C’est assez expéditif et j’aurais aimé plus de moments comme la séquence de la fête foraine afin de l’humaniser davantage. Celui d’Emily Blunt est beaucoup trop relayé au second plan et aurait dû être, à mon avis, le cœur émotionnel du film. Je suis assez déçu par ce biopic, comme souvent, parce qu’il aurait mérité d’être bien plus puissant. 11/20 (Cinéma)
Trop long pour pas grand chose, je n’ai pas trouvé le parcours de ce personnage passionnant. Les difficultés qu’ils rencontrent sont plus utilisées par le métrage qu’étudiées. C’est assez expéditif et j’aurais aimé plus de moments comme la séquence de la fête foraine afin de l’humaniser davantage. Celui d’Emily Blunt est beaucoup trop relayé au second plan et aurait dû être, à mon avis, le cœur émotionnel du film. Je suis assez déçu par ce biopic, comme souvent, parce qu’il aurait mérité d’être bien plus puissant. 11/20 (Cinéma)
Dwyane Johnson est à fond dans son rôle de catcheur avec une performance d'acteur magistrale ·et sensationnelle
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