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m_queen
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2,5
Publiée le 17 novembre 2021
J'avoue avoir été un peu déçue. Je m'attendais à un film sur la haute couture et ses coulisses. En fait la maison Dior ne sert que de décor à une histoire entre une femme vieillissante en manque d'affection et une ado des banlieues rebelle.
En tout cas ce n'est pas de la haute couture cinématographique ! Le supplice dure 1h41'. Rien ne fonctionne, l'écran laisse le spectateur indifférent, le scénario est indigent, les personnages mal campés, les dialogues sont stéréotypés, aucune créativité cinématographique. Même la musique soulignant très lourdement le déroulé du film devient vite pénible.
Il y a dans ce "Haute couture" des similitudes certaines avec "Le brio". Jade (Lyna Khoudri), par un concours de circonstances, va être prise sous son aile par Esther (Nathalie Baye) voulant la faire sortir de sa condition sociale en la prenant dans un premier temps comme stagiaire chez Dior. C'est plutôt positif dans l'ensemble grâce à l'interprétation des deux actrices. Bien sûr, on n'évite pas les clichés sur les jeunes de banlieue avec un scénario un peu trop prévisible. Cependant, on passe un bon moment dans l'univers de Dior, et au fil des films, Lyna Khoudri, avec son visage juvénile, commence à se forger une belle carrière.
Une jeunette de banlieue se retrouve de façon inattendue en stage de cousette chez Dior Haute Couture. Si l'opposition et les a priori entre banlieue/Paris sont plutôt bien restitués, avec de bons dialogues et une bonne distribution le film n'évite pas quelques clichés un peu trop attendus. Le film n'en reste pas moins plaisant et évite de vouloir (trop) faire la leçon. Il reste des personnages auxquels on s'attache le temps du film, comme d'une collection couture qui sera chassée par la prochaine malgré de jolis souvenirs.
L'histoire est simple, c'est celle de la transformation de Cendrillon, abandonnant ses guenilles de banlieusarde pour se faufiler dans l'univers des belles princesses. Et ça ne fait pas un pli : dès le démarrage du film on en devine la fin. Pourtant, de fil en aiguille, on se laisse aisément prendre par cette petite histoire cousue de fil blanc. Sylvie Ohayon semble s'être également transformée en Sylvie Otecouture. Fini le temps du prétentieux "Papa was not a rolling stone" où la fille de pub racontait avec arrogance la façon dont elle s'était envolée de sa banlieue. Ca commence pourtant pareil, Jean-Jacques Goldman dès la première scène, mais c'est différent cette fois, plus fin, plus nuancé. Nathalie Baye campe un personnage improbable qui casse la démarche, les frontières sociales, et porte en somme le message principal du film, un message que n'aurait pas renié Montherland : c'est dans la contrainte qu'existe la liberté. En posant son doigt sur la couture du pantalon, l'impétueuse Lyna Khoudri apprend à rêver, à exister, à être autre-chose qu'une caricature de banlieue. Et qu'il est bon par ce temps de xénophobie hurlante de voir des films porter un regard plus nuancé et plus juste sur la jeunesse des banlieues issue de l'immigration.
un très mauvais scénario où il n'y a que des clichés entassés les uns sur les autres jusqu'à la scène finale sans aucune relation avec le film : les bans pour les soignants lors du 1re confinement. tout est cousu de fil blanc !!! normal pour de la couture !!!!
Un point de départ original (un vol à la tire et un peu par ruse aussi) pour faire se rencontrer deux personnages opposés : la jeune fille de banlieue et la coutumière d’âge mûr, première d’atelier dans une maison de luxe. Non pas que leurs origines sociales et leur émancipation familiale soient franchement différentes, comme on le découvrira peu à peu, mais les époques le sont et le rapport au travail aussi. Et puis ayant l’une et l’autre du caractère, carburant de leur vie et même de leur survie, quelques étincelles vont se produire. C’est plein de bons sentiments et de clichés revisités. Une empreinte déjà de la scénariste réalisatrice dans son précédent film (le premier, celui-ci étant le deuxième) « Papa was not a Rolling Stone » (2014). Genre cinématographique, peu ou prou inspiré de sa propre jeunesse (cité des 4000 à la Courneuve, ça donne assurément des repères !), dont il faudra peut-être qu’elle finisse à se défaire, même si les sujets sociétaux sont par nature inépuisables. C’est presque un conte de fées, ça va être la saison au cinéma. De l’empathie, de la bienveillance et du vivre ensemble avec quelques accrocs, sinon ce ne serait pas drôle. Mais bon, ça fait du bien. Ça donne de l’espoir. Avec un peu de bonne volonté, c’est susceptible de rendre tout le monde meilleur.
Je suis sortie de la salle avant la fin du film. Je l'ai trouvé odieusement raciste, discriminant et bourré de clichés stupides. J'ai été choqué que la salle puisse trouver ça drôle.
Je suis sortie au moment où une jeune femme asiatique se fait appelée "sushi", et face à l'hilarité de la salle.
Ou alors je n'ai vraiment rien compris... Gros carton rouge pour ma part.
Très beau film sur la féminité et sur les rapports mère filles. Les actrices sont fabuleuses. Le scénario évite finement les clichés et l'histoire nous surprend plusieurs fois pendant ces deux heures de magie. Des thèmes très forts comme celui du travail, de la dignité, de la solitude, de la solidarité sont abordés. Le film nous emmène dans cet univers de l'artisanat d'art si envoûtant et passionnant. On passe un merveilleux moment. On est proche du conte !
Une belle histoire divinement bien interprétée par tous les comédiens, rôles principaux et secondaires. Pas de défilés ou de glamour comme on aurait pu se l'imaginer mais une histoire touchante et souvent drôle dans laquelle on rentre assez facilement et au final on y passe un très bon moment de cinema.
D’accord : Parfum de déjà vu avec les contrastes de 2 milieux qui se bousculent à leur façon : une petite main en chef et une fille de la teci. MAIS ! ça barbote dans la soie, croise le fer, plonge dans les épingles, chipote sur du velours, gratte sur du drap de laine et on aime ça ! Certes on ne voit pas tout le pan bling bling du milieu de la Haute Couture mais ce n’est pas le sujet du film. Ici on circule dans l’atelier, là où tout se fabrique grâce aux petites mains magiques. Le scénario suit son fil : atelier - cité – atelier avec les dialogues en point d’orgue qui fusent comme autant de points vers l’avant ou vers l’arrière. Après le point de chausson, plus de chaussons, les personnages sortent de leur zone de confort, confrontés à la réalité de leur vie. Dans ce film, si on apprécie l’art et la beauté qui se dégagent des fleurs sous serre ou en bouquets, des étoffes, des croquis, des femmes élancés ou pas et des robes Haute Couture, c’est plus que de Haute Couture dont il s’agit. Il s’agit de transmission, de savoirs ainsi que de rencontres qui peuvent parfois changer une vie et créer un destin. Très bonnes actrices, des seconds rôles de qualité qui ne palissent pas face aux premières. Haute Couture nous offre du beau, de l'humour et de l'amour. Par les temps qui courent c'est toujours bon à prendre.
Belle histoire d'intégration d'une fille de banlieue dans le monde de la haute couture. Une rencontre entre 2 femmes paumées que la vie fait se croiser.
Une comédie éblouissante de beauté !! Elle nous permet d'approcher cet Art pas assez connu qui demeure un des fleurons du savoir faire Français. Cocarde mise à part - mais ça fait un bien fou - Sylvie Ohayon nous propose un duo inédit et sans doute osé dans ce milieu tout en délicatesse et finesse. Magnifique rôle pour Nathalie Bye (un de ce ces plus beaux) en Première d'atelier, et de Lyna Khoudri qui monte, qui monte, donne une réplique quelquefois cinglante, surtout dans ce monde de dentelle et de Soie, et attachante par sa prise de conscience de ses capacités inattendues. Alors qu'Esther exprime un certaine tristesse de devoir prendre sa retraite, quitter ce travail - ce n'est pas un travail ! - cette ambiance, ces "valeurs", elle semble vouloir transmettre à Jade, en qui elle se projette, l'Amour de cet univers rigoureux. La fierté qui se dégage à créer des œuvres magistrales, d'être associé au nom magique "DIOR" est parfaitement mise en lumière, et rappellera à certains, qui ont connus de telles ambiances de travail ou qui s'en rapprochent, une nostalgie pleine d'émotions positives....!!**
Le film n'est pas mauvais : les acteurs sont très convaincants, la photo excellente, le rythme agréable, on ne s'ennuit pas. Mais comment un producteur peut il se laisser convaincre pas un scénario aussi gnangnan ??? Un comte de fée, avec une méchante, mais très très conne. Et des gentilles, mais qu'on voit pas tout de suite qu'elle sont gentilles, elles cachent d'abord leur bonté sous un air bourru pour l'une, et sous une fougue mal canalisée pour l'autre. Cendrillon, mais sans les petites souris. Seul intérêt possible de ce film : s'il est financé par LVMH, ça peut sans doute compléter leur vitrine à l'export, surtout dans les pays amateurs de happy end ; ) Finalement , ce qui me gêne le plus, c'est que le sujet de l'insertion par l'apprentissage d'un métier est un sujet qui mérite un bien meilleur scénario.