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4,0
Publiée le 14 octobre 2021
"Les 2 Alfred", comédie française écrite et réalisée par Bruno Podalydès, sortie en 2020. Un beau film dont le propos attaque fort justement l'absurdie dans laquelle nous nous engageons peu à peu. Un monde connecté, dronisé, uberisé, star-uptisé où règne les bullshit job et leur lot de novlangue sur fond de cool attitude friendly autoritaire. Une vision très pertinente traité avec douceur et de façon poétique par Bruno Podalydés. Bonne distribution, avec les frères Podalydès, Sandrine Kiberlain, Michel Vuillermoz et une participation de Vanessa Paradis. Un film très bien réalisé. Très agréable à regarder. Une belle surprise.
Très drôle et bien joué. Il y a une scène dans le film qui m'a fait mal au ventre tellement j'ai ri, ce qui m'arrive très rarement de rire comme ça devant un film !
que ce film est divertissant ! j'ai énormément aimé et passé un agréable moment sans aucun moment d'ennui quelconque. c'est gai, frais, nouveau, imprévisible. foncez le voir !
Il y a du Jacques Tati dans ce film de Bruno Podalydes. Il y a cette capacité à faire un pas de côté pour porter un regard amusé sur les délires de notre société. Notre monde va vite, la technologie transforme nos modes de vie et, bien qu'il n'y ait pas de grandes révélation à parler du monde de l'entreprise, de sa novlangue grotesque ou de l'ubérisation, il est heureux que des artistes nous permettent de prendre le temps de réfléchir sur ce que nous devenons sans nous en rendre compte. Le ridicule de certaines situations nous semblera parfois familier. Ce petit miroir tendu est une délicate invitation à ralentir notre course et ne pas oublier l'essentiel. Drôle et salutaire.
En 2020, Bruno Podalydès livre un gentil long-métrage dans lequel il dénonce avec humour l’univers économique des start-up et plus largement le monde connecté d’aujourd’hui. Son frère, Denis Podalydès, interprète ainsi le rôle d’un homme jonglant entre sa vie privée et les exigences professionnelles de son nouvel emploi. Sans sortir de sa zone de confort, Sandrine Kiberlain assure également une prestation de qualité. Malheureusement, la critique est plus fantaisiste que cynique avec un scénario très convenu. Bref, à défaut d’être une comédie de mœurs cela reste un agréable film du dimanche soir.
« Les 2 Alfred » est un petite comédie sans prétentions, pour laquelle j’ai eu un gros coup de cœur. Satire douce-amère de notre société « connectée », de la « start-up nation », servie par des dialogues tout en finesse et soulignée par une excellente bande-son. Certes, ce n’est pas une comédie où l’on éclate de rire, mais certaines situations qu’on peut tous retrouver en tant que salarié de sociétés de services sont particulièrement bien amenées : le propos du film résonne comme une douce rébellion face une évolution anxiogène du monde du travail, où chacun est un micro-entrepreneur avec des micro-jobs. Et l’autre message important du film, c’est que face une déshumanisation du travail, c’est qu’il ne faut pas sacrifier sa vie de famille aux diktats des entreprises poussant perfidement au zèle horaire. Une vraie pépite donc, à voir aussi en famille.
« On ne sent pas ses chaînes quand on ne bouge pas… » Comment sous une apparence libertaire, cordiale et décontractée, l’hyper-connexion peut conduire à la déshumanisation. Une caricature un peu brouillonne et parfois confuse non dénuée de pertinence ni d’humour. Prise de son défectueuse.
Un film léger, quel bien ça fait! Les acteurs sont parfaits. Mise en évidence de l’absurdité de l’hyper-connexion au détriment des sentiments humains. Arcimboldo si attachant. J’ai tout aimé.
C'est sympa, c'est poétique, c'est assez drôle. Mais difficile d'y trouver une quelconque crédibilité. Surtout ça manque un peu de piquant et beaucoup de profondeur humaine et sociale.
Bruno Podalydès est une sorte de génie. Il possède cette faculté rare de nous faire rire en traîtant de sujets de société avec une grâce et une poésie subtile qui n’appartiennent qu’à lui. Sa nouvelle comédie tire à vue sur l’hyper-connectivité de notre monde et c’est un régal. Alexandre, chômeur déclassé, a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut s'occuper de ses deux jeunes enfants et être autonome financièrement. Problème: The Box, la start-up très friendly qui veut l'embaucher à l'essai a pour dogme : « Pas d'enfant ! », et Séverine, sa future supérieure, est une « tueuse » au caractère éruptif. Pour obtenir ce poste, Alexandre doit donc mentir... La rencontre avec Arcimboldo, « entrepreneur de lui-même » et roi des petits boulots sur applis, aidera-t-elle cet homme vaillant et déboussolé à surmonter tous ces défis? 92 minutes qu’on n’a pas le temps de voir passer tant le film est inventif, léger et drôle. Le grand Tati n’est pas loin… et ce n’est pas le moindre des compliments. Depuis sa trilogie versaillaise et son épatant Liberté Oléron, notre réalisateur-scénariste-acteur, ne cesse de progresser, même si son, Comme un avion, de 2014, relevait déjà du chef-d’œuvre, on tutoie encore une fois les sommets dans l’observation de la société du XXIème siècle poussée jusqu’à l’absurde. Tel décor style Bisounours de la start-up avec sa table de ping-pong, sa fontaines de bonbons, ses chaises longues et son trampoline… des espaces régressifs, très infantilisants qui correspondent à des buts de management très pensés qui peuvent remplacer le paternalisme d’autrefois. Mais, a contrario, le personnel se confronte en permanence, dans un sabir franglais à la limite du supportable de conf-call en débriefing en passant par les désormais inévitables visioconférences menées par un weboot… Et je ne vous parle pas de la voiture autonome et des drones, au centre de l’histoire et qui tombent comme à Gravelotte d’un bout à l’autre du film. Quant à l’inauguration des Games of Drones… c’est un must. Ça fourmille d’idées visuelles, scénaristiques et de dialogues. Tout est ici dans les détails et, je le répète, c’est un régal pour qui aime le cinéma foldingue et passablement décalé. Quand au casting, il s’en donne à cœur joie avec un Denis Podalydès des grands soirs, une Sandrine Kiberlain qui s’amuse comme une petite folle, Bruno Podalydès, himself, qui ne laisse pas sa part aux chats. Tous les autres de Yann Frisch à Michel Vuillermoz, en passant par Isabelle Candelier, Jean-Noël Brouté, Philippe Uchan, donnent des répliques irrésistibles, sans oublier Vanessa Paradis, en guest-star aussi muette que discrète. La comédie ne perd pour autant jamais de sa lucidité et de son insolence, avec son savant dosage de dénonciation inquiète et de poésie apaisante. Une séance qui devrait être remboursée par la Sécu.
Lent .. dommage bonne idée Bons acteurs mais scénario très faible On rit à peine .. dommage c est bien le problème des films français et faiblesse des scénarios
C’est ni fait ni à faire, Podalydès à l’air complètement ailleurs, on dirait que son frère l’a forcé à faire le film. Kimberlain est complètement non crédible, elle ne comprend rien au numérique. Le réalisateur non plus. Le film se veut une caricature du nouveau monde du travail, mais pas même un sourire ne m’a effleuré pendant tout le film. Une caricature qui ne fait pas rire est une caricature ratée. Pour bien caricaturer il faut bien connaitre son sujet, ce qui n’est le cas du réalisateur.
Ce nouveau Podalydès a son habituelle musique de poésie humaine. Mais cette dimension sympathique n'empêche pas que, cette fois, c'est un peu mou. Les acteurs sont excellents et les dialogues sont drôles. Dommage que le réalisateur ne soit pas allé au bout de sa dénonciation du monde technologique : Il manquait quelque chose...