Notez des films
Mon AlloCiné
    Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait
    note moyenne
    3,6
    1234 notes dont 195 critiques
    répartition des 195 critiques par note
    41 critiques
    58 critiques
    44 critiques
    16 critiques
    19 critiques
    17 critiques
    Votre avis sur Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait ?

    195 critiques spectateurs

    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 2818 abonnés Lire ses 7 252 critiques

    4,0
    Publiée le 26 septembre 2020
    Pour moi, découvrir un nouveau film d'Emmanuel Mouret est toujours un moment particulier. Il est peut-être mon réalisateur français préféré actuellement, même si j'ai été moins séduit par ces derniers titres, « Mademoiselle de Joncquières » restant toutefois une belle adaptation du « Jacques le Fataliste » de Diderot. Alors forcément, quand je le vois revenir à ses premiers amours à travers ce chassé-croisé sentimental semblant rappeler le merveilleux « Un baiser, s'il vous plaît », je suis irrémédiablement attiré, me demandant comment celui-ci va pouvoir se réinventer pour nous séduire. Et c'est vraiment sur la durée que j'ai été capable d'admirer son travail, à quel point le réalisateur est pratiquement le seul en France à être capable de nous offrir de si beaux moments de cinéma. Mouret se lance ainsi dans un récit beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît, se plaisant à voyager entre présent et passé, parfois proche, parfois plus éloigné, dont la cohérence et l'harmonie devient évidente au fil des minutes, Tout finit par se rejoindre, avec une grâce rare et surtout de très nombreuses questions abordées, toujours avec une douceur, une délicatesse, une sensibilité sans égal. Le cinéaste n'a pas toutes les réponses : il en a même assez peu. Par contre, la façon dont il aborde le sentiment amoureux, la frustration, la déception, la douleur, l'espoir (et le désespoir), l'attente, le temps qui passe, le fait qu'une histoire fonctionne ou pas selon l'instant, le contexte, est magnifique. On sent que chaque instant, chaque dialogue est mûrement pensé, réfléchi, cherchant toujours à exprimer quelque chose nous touchant au plus profond de nous-mêmes. Il s'adresse aussi bien à notre intelligence qu'à notre cœur, notre vécu comme à ce qu'on aimerait avoir vécu, car même (surtout) lorsqu'il finit mal, connaître l'amour, le vrai, n'a aucun équivalent. Le cinéaste ne cherche pas à être réaliste : plusieurs moments ne le sont pas. Mais qu'importe : ce qui l'intéresse, c'est la vérité, une vérité humaine à laquelle il touche constamment et, à travers elle, l'universalité. On ne peut qu'admirer ce talent à mêler différentes histoires sans jamais se répéter, à présenter nombre de situations se faisant écho tout en gardant chacune leur propre identité, leur éclairage sur une relation dans un contexte précis. Aucun jugement, aucune morale : juste des personnages écrits chacun avec énormément de soin, que l'on aimerait connaître, dont certains proprement bouleversants : je pense à celui de Louise, que Mouret a eu l'excellente idée de faire incarner par Émilie Dequenne qui, malgré des consignes de jeu manifestement particulières (j'y reviendrais), est déchirante de spoiler: sacrifice et de bonté , la plus belle scène d'une œuvre n'en manquant pourtant pas. Après, s'il faut avoir une ou deux réserves, il y a donc l'interprétation, le réalisateur ayant visiblement demandé à ces acteurs une approche très sobre, très posée, probablement pour ne pas tomber dans le pathos ou le larmoyant. Je peux comprendre, mais je trouve que cela retire surtout un peu d'émotion, et si les femmes ne s'en tirent pas trop mal (Dequenne, évidemment, sans oublier Jenna Thiam (quelle femme)), je suis moins convaincu côté masculin (passe encore Guillaume Gouix, plus de mal avec Vincent Macaigne et surtout Niels Schneider, me confirmant que même dans un film adoré, cet acteur reste un mystère pour moi).Il faut également accepter une façon de parler n'existant pas en France voire dans le monde, où l'on prononce la négation, fait toutes les liaisons, ne dit jamais le moindre gros mot. Mais c'est toujours le cas chez ce réalisateur, ajoutant même à son charme me concernant, que je vois souvent comme le dernier vrai romantique du septième art, un galant homme qui se serait trompé de siècle et serait devenu un grand écrivain au temps de l'amour courtois... Je n'aurais pas forcément gardé la dernière scène : je trouvais l'impact de la précédente plus forte, même si je comprends très bien son intention. Qu'importe, ou presque : des histoires d'amour comme celle-ci, hors des modes, presque hors du temps sont une chance, mieux : un espoir. Celui de voir Emmanuel Mouret continuer à nous offrir de si belles émotions, imaginer des protagonistes que l'on oubliera jamais. Un mot, un seul : merci.
    maelinette
    maelinette

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 2 critiques

    1,0
    Publiée le 19 septembre 2020
    pfffff 2 ans pour cela... n’est pas comédienne qui veut. Camilia Jordana en est un exemple affligeant.... battement de cils, sourire indéfinissable.... vraiment rien à voir dans ce mauvais marivaudage. Emilie Dequenne est magnifique, seule comédienne crédible et subtile du film
    JRP
    JRP

    Suivre son activité Lire ses 11 critiques

    5,0
    Publiée le 20 septembre 2020
    Le film est fort injustement maltraité et les critiques ne le notent pas au niveau qu'il mérite. Vrai chef d'œuvre, qui relève pour partie des moralistes français classiques comme La Rochefoucauld, cité dans le film, et de la comédie de mœurs à la Woodie Allen, mais sans la complaisance ou l’esbroufe de celui-ci. Le metteur en scène filme avec un sens aigu du "juste à temps" et du rien de trop. Belle maîtrise. Montage parfait. On ne s'ennuie jamais et les rebondissements ne cessent de faire rebondir l'intérêt, jusqu'aux dernières minutes. Tous les acteurs sont parfaits et parviennent à donner à leur personnage l'épaisseur humaine voulue. Pas de stars ni vraiment de personnage principal. Le héros est même celui qui en fait le moins, plus agi qu'agissant. Quelques vérités morales se dégagent : - l'amour est plus affaire de protocole que de sentiments, et le rapport de forces dicte le protocole - l'amour de l'autre compte plus que le sien propre - le désir brut est l'élément le plus subordonné dans la relation amoureuse. Dans ce film, les femmes choisissent. Elles sont d'ailleurs "modernes", libres financièrement et sans attache qui les contraigne hors de la relation amoureuse. Elles ne savent pas bien ce qu'elles veulent, et les hommes non plus. L'état final est une merveille. Les deux couples vont avoir un enfant, mais ce sont des couples de raccroc, formés sans avoir été également voulus par les deux partenaires. Et les deux enfants à naître seront, en conséquence, plus ou moins des bâtards. Les apparences et la respectabilité seront sauves, mais pour un observateur extérieur, ne connaissant pas le fond des choses. Une fable morale, à la fois drôle et tragique, pour rendre compte de la vraie vie, dans laquelle on ne verbalise pas.
    Laurent C.
    Laurent C.

    Suivre son activité 183 abonnés Lire ses 1 084 critiques

    4,0
    Publiée le 20 septembre 2020
    Après un film absolument délicieux et drôle Emmanuel Mouret revient sur les écrans avec un film plus écrit et plus mélancolique. Certes, le cinéaste dandy et romantique n'a pas perdu une goutte de son talent de metteur en scène des amours contrariées. Il offre un numéro d'acteurs et de poésie à ses comédiens, dont Camélia Jordana qui est une véritable révélation, dans une histoire quiète et bourgeoise, et surtout au milieu de décors plus somptueux que jamais. Bien sûr, le récit évolue dans un univers parisien, très argenté, qui ne se soucie pas d'autre chose que de l'amour. Mais le cinéma a le droit d'être autrement que la contestation sociale, ou la révélation des inégalités qui pèsent sur la société. On a beaucoup de plaisir à suivre les pérégrinations frivoles et tristes de ces personnages qui ne trouvent pas le chemin de la paix. La musique accompagne le récit comme un personnage en tant que tel. Chopin s'invite souvent dans ces mélopées dramatiques où l'on découvre que les choses peuvent être confuses et douces à la fois. Il y a dans ce film toute la quintessence d'un Musset, d'un Beaumarchais ou d'un Marivaux. Emmanuel Mouret se fait plaisir dans une langue noble, chantante, et poétique. Il fait la démonstration que la littérature a toute sa place sur un grand écran.
    mem94mem
    mem94mem

    Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 474 critiques

    1,0
    Publiée le 26 septembre 2020
    Le film est incroyablement mauvais. Rien ne marche, Niels Schneider est d'une immense platitude et Julia Piaton irritante. Faible direction d'acteurs. Les dialogues sont très élégants, super pour être lus, beaucoup moins pour être entendus dans la contemporanéité de notre siècle. Trop souvent ça sonne faux et les personnages sont ailleurs, dans un autre monde. Le film est déplaisant à suivre et quand arrive la fin, c'est l'immense soulagement. La bande son est tapageuse, avec son florilège de morceaux classiques usés jusqu'à la corde. J'ai hâte de lire les critiques de pays étrangers, vont-elles s'unir aux dithyrambes des critiques françaises ?
    L'Info Tout Court
    L'Info Tout Court

    Suivre son activité 291 abonnés Lire ses 1 025 critiques

    4,0
    Publiée le 5 octobre 2020
    La temporalité est au cœur du film d’Emmanuel Mouret qui prend intelligemment le temps de dépeindre avec finesse des amours qui naissent et meurent pour nous guider vers une impasse sublime d’un cœur qui n’a jamais dit son dernier mot. Véritable fil conducteur du récit, le temps demeure ici comme un juge inéluctable qui aura raison des sentiments et des promesses et ce, malgré la beauté et l’intensité des désirs. La durée néanmoins suffisante pour Emmanuel Mouret, de signer un grand drame, sensible et bouleversant qui n’a pas fini de nous chambouler. Chose dite, chose faite.
    PEQ
    PEQ

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 35 critiques

    4,0
    Publiée le 16 septembre 2020
    Comme un retour aux sources : le verbe est volubile et porté haut. Pour les initiés du cinéma d'Emmanuel Mouret allez-y les yeux fermés (ou presque...). Pour les autres ce sera l'occasion d'une belle immersion dans son univers. Niels Schneider est formidable. peq
    Caro D.
    Caro D.

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 3 critiques

    0,5
    Publiée le 17 septembre 2020
    Je n'ai pas du tout aimé ce film , sans aucun interêt et sans relief , j'étais pressé qu'il se termine tant je me suis ennuyé
    Max
    Max

    Suivre son activité Lire sa critique

    0,5
    Publiée le 15 septembre 2020
    Le jeu d’acteur de Camélia est très décevant et pas du tout à la hauteur ce qui pénalise fortement le film
    Valerie L
    Valerie L

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 4 critiques

    1,5
    Publiée le 16 septembre 2020
    Film très intéressant mais totalement gâché par le piètre jeu de Camélia Jordana. On ne croit pas un instant au fait qu'elle s'appelle Daphné et de manière plus large à ce qu'elle raconte
    Eugène Minoux
    Eugène Minoux

    Suivre son activité Lire sa critique

    2,5
    Publiée le 19 septembre 2020
    A un moment, je me suis demandé si ce n’était pas une comédie... patos, lourdeurs abyssales, simplicité des dialogues, direction d’acteur nullissime, personnages masculins sans charisme aucun... j’arrête là, ce film ne mérite pas qu’on s’y penche.
    Yves G.
    Yves G.

    Suivre son activité 508 abonnés Lire ses 2 088 critiques

    3,5
    Publiée le 16 septembre 2020
    Maxime (Niels Schneider) vient passer quelque jour dans le Vaucluse chez son cousin François (Vincent Macaigne). Mais François étant retenu à Paris, c'est sa compagne, Daphné (Camilia Jordana), enceinte de trois mois, qui l'accueille. Les deux inconnus sympathisent très vite et se dévoilent leur passé. Daphné raconte à Maxime comment elle a rencontré François qui était marié de longue date à Louise (Emilie Dequenne) et malheureux en ménage. Si Daphné semble aujourd'hui heureuse, Maxime soigne un chagrin d'amour. Amoureux depuis toujours de Sandra (Jenna Thiam), il a vécu en colocation avec elle et avec son meilleur ami Gaspard (Guillaume Gouix), traducteur de profession comme lui, dont elle s'était éprise. Vous n'avez pas tout suivi de la présentation que je viens de faire du dixième film d'Emmanuel Mouret ? Ce n'est guère étonnant. Et ce n'est qu'en partie ma faute. Le réalisateur de "Mademoiselle de Joncquières" aime les récits à tiroirs. Emmanuel Mouret aime surtout raconter des histoires d'amour, aussi délicates que cruelles, des marivaudages superbement dialogués et délicieusement démodés. De film en film, qu'elles se déroulent à Marseille ou à Paris, au XVIIIème siècle ou de nos jours, il raconte les mêmes histoires. "J'adore les histoires d'amour des autres qui rappellent les siennes, celles qu'on a vécues, celles qu'on n'a pas vécues" fait-il dire à l'un  de ses personnages, révélant ainsi la clé de son œuvre. Il y a deux réactions possibles, radicalement opposées au cinéma d'Emmanuel Mouret. La première, la plus hostile, est le rejet épidermique de sa préciosité artificieuse [j'aime bien utiliser des adjectifs précieux pour critiquer la préciosité des autres]. Ce fut ma réaction durant les deux premiers tiers du film dont les dialogues me semblaient trop écrits, péniblement récités par des acteurs qui ne parvenaient pas à se les approprier (en particulier Niels Schneider dont le rôle aurait dû être interprété par le réalisateur lui-même qui n'hésitait pas à passer devant la caméra dans ses précédents films). Et puis, la longueur du film aidant - il dure plus de deux heures - mes résistances ont fini par céder. Je me suis laissé prendre au fil de ces chassés croisés amoureux, étant tout particulièrement ému par celui, le plus périphérique, qui met en scène Emilie Duquenne. J'ai fini par sourire à l'ironie de ces adultères plus ou moins honteux, à la cruauté de ces séparations plus ou moins dramatiques. La musique omniprésente m'a semblé moins envahissante - d'autant que j'en ai plus ou moins joué un jour ou l'autre, comme n'importe quel étudiant laborieux de conservatoire, la quasi-totalité des extraits au piano. Je me suis laissé enivrer par ses dialogues délicieusement licencieux : "quel mal y a-t-il à ce que deux corps s'entendent bien et prennent plaisir à la compagnie de l'autre ?" et par leur élégance : "l'amour (...) un don, un abandon, un dépassement".
    norman06
    norman06

    Suivre son activité 108 abonnés Lire ses 1 326 critiques

    3,0
    Publiée le 16 septembre 2020
    Subtil, délicat, un brin précieux par ses dialogues et ses notes de piano ostensibles, le film de Mouret a un charme qui évoque Rohmer, l'épure en moins. Une belle brochette d'acteurs avec une mention pour Émilie Dequenne, impériale.
    Chantal V
    Chantal V

    Suivre son activité Lire ses 5 critiques

    5,0
    Publiée le 20 septembre 2020
    Histoires d'amours entrecroisées, qui se vivent , se ratent, ou se rêvent ... tous les acteurs sont absolument vrais. Ce sont nos vies ou celles qui auraient pu l'être... L'image est somptueuse et la bande son particulièrement réussie ! À voir et à revoir pour la richesse des dialogues notamment !!!
    cxssxbxnbxn
    cxssxbxnbxn

    Suivre son activité Lire ses 9 critiques

    4,5
    Publiée le 27 septembre 2020
    Woaw quelle beauté ce film.. plein de poésie, de complexité et de sensibilité. Je m'attendais pas à ça. Les acteurs sont magnifiques également. Un film qui fait du bien surtout en 2020 ! Je précise que je m'attendais à une daube en y allant..... vu certains commentaires ici..
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top