Avis : Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait - Page 8
Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait
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Un visiteur
1,0
Publiée le 2 février 2021
Des acteurs qui ne sont pas à la hauteur à l'exception de Macaigne, un scenario ennuyeux, je m'interroge encore sur les bonnes critiques de ce film...le seul point positif : c'est bien tourné et la photographie est travaillée. 1 étoile pour la pellicule.
J'ai passé un très bon moment ! C'est un Woody Allen à la française ! Si vous aimez les histoires d'amour ou les réflexions sur l'amour en général, ce film est fait pour vous ! C'est de plus très bien réalisé, les acteurs sont tous très bien et les musiques choisies sont magnifiques... Je mets juste un léger bémol sur le fait que le film tire un peu trop en longueur...
Confidences et confidents Amoureux et amoureuses transis Conçu comme un opéra, ou comme un vaudeville avec un florilège de musiques célèbres "arrangées". Dialogues ciselés : "On désire le désir de l'autre", "Il n'y a pas de faute si il n'y a pas de règle" , "Il y a relation durable si il y a des intérêts communs". Mention spéciale à l'admirable Emilie Dequenne, qui passe du rire aux larmes, qui exprime une palette incroyable de sentiments qui deviennent palpables. Un petit bijou ce film...
Subtil, délicat, un brin précieux par ses dialogues et ses notes de piano ostensibles, le film de Mouret a un charme qui évoque Rohmer, l'épure en moins. Une belle brochette d'acteurs avec une mention pour Émilie Dequenne, impériale.
Maxime (Niels Schneider) vient passer quelque jour dans le Vaucluse chez son cousin François (Vincent Macaigne). Mais François étant retenu à Paris, c'est sa compagne, Daphné (Camilia Jordana), enceinte de trois mois, qui l'accueille. Les deux inconnus sympathisent très vite et se dévoilent leur passé. Daphné raconte à Maxime comment elle a rencontré François qui était marié de longue date à Louise (Emilie Dequenne) et malheureux en ménage. Si Daphné semble aujourd'hui heureuse, Maxime soigne un chagrin d'amour. Amoureux depuis toujours de Sandra (Jenna Thiam), il a vécu en colocation avec elle et avec son meilleur ami Gaspard (Guillaume Gouix), traducteur de profession comme lui, dont elle s'était éprise.
Vous n'avez pas tout suivi de la présentation que je viens de faire du dixième film d'Emmanuel Mouret ? Ce n'est guère étonnant. Et ce n'est qu'en partie ma faute. Le réalisateur de "Mademoiselle de Joncquières" aime les récits à tiroirs.
Emmanuel Mouret aime surtout raconter des histoires d'amour, aussi délicates que cruelles, des marivaudages superbement dialogués et délicieusement démodés. De film en film, qu'elles se déroulent à Marseille ou à Paris, au XVIIIème siècle ou de nos jours, il raconte les mêmes histoires. "J'adore les histoires d'amour des autres qui rappellent les siennes, celles qu'on a vécues, celles qu'on n'a pas vécues" fait-il dire à l'un de ses personnages, révélant ainsi la clé de son œuvre.
Il y a deux réactions possibles, radicalement opposées au cinéma d'Emmanuel Mouret. La première, la plus hostile, est le rejet épidermique de sa préciosité artificieuse [j'aime bien utiliser des adjectifs précieux pour critiquer la préciosité des autres]. Ce fut ma réaction durant les deux premiers tiers du film dont les dialogues me semblaient trop écrits, péniblement récités par des acteurs qui ne parvenaient pas à se les approprier (en particulier Niels Schneider dont le rôle aurait dû être interprété par le réalisateur lui-même qui n'hésitait pas à passer devant la caméra dans ses précédents films).
Et puis, la longueur du film aidant - il dure plus de deux heures - mes résistances ont fini par céder. Je me suis laissé prendre au fil de ces chassés croisés amoureux, étant tout particulièrement ému par celui, le plus périphérique, qui met en scène Emilie Duquenne. J'ai fini par sourire à l'ironie de ces adultères plus ou moins honteux, à la cruauté de ces séparations plus ou moins dramatiques. La musique omniprésente m'a semblé moins envahissante - d'autant que j'en ai plus ou moins joué un jour ou l'autre, comme n'importe quel étudiant laborieux de conservatoire, la quasi-totalité des extraits au piano. Je me suis laissé enivrer par ses dialogues délicieusement licencieux : "quel mal y a-t-il à ce que deux corps s'entendent bien et prennent plaisir à la compagnie de l'autre ?" et par leur élégance : "l'amour (...) un don, un abandon, un dépassement".
Des dialogues ciselés, une image douce des lumières travaillées, un accompagnement musical rempli d'extraits de musique classique . Oui ça fait un peu théâtre parfois. Oui peu de gens s'expriment ainsi dans la vie. mais c'est un film pas un reportage.
Alors si on souhaite voir un docudrame ça ne va pas le faire. Mais si le cinéma c'est aussi filmer des mots, servir des dialogues, servir la langue alors là c'est simplement jubilatoire.
Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait est un grand film sur la conversation qui part constamment d’un drame pour arriver à quelque chose de sublime et d’inatteignable, rappelant que « toute réflexion sur la conversation contemporaine s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus vaste sur les caractéristiques et les malaises de la société moderne » (Emmanuel Godo, La Conversation, 2014) ; ce faisant, il injecte du romanesque dans ses récits qui prennent en charge une réalité douloureuse pour mieux la convertir en un réservoir de fiction et d’images à explorer. Raconter devient se raconter, l’histoire individuelle se perd dans ce que le lyrisme a d’universel, puisque celle-ci se voit adressée, projetée dans un espace intermédiaire entre l’interlocuteur – qui deviendra à son tour locuteur – et le spectateur. Le petit cinéma d’Emmanuel Mouret apparaît à la fois telle une anomalie dans le paysage audiovisuel français, mais également comme un prisme nous donnant accès à une réalité que nous connaissons bien ; son sens du marivaudage, qui repose sur l’échange de propos galants et recherchés, raccorde nos préoccupations actuelles à un temps immémorial avec lequel il communie par et dans la conversation. La seule limite du long métrage est qu’il oublie parfois que le marivaudage est affaire de dosage, usant et abusant des récits enchâssés qui revendiquent leur entrelacement comme traduction à l’écran de l’esprit de conversation (certes) mais qui attestent un trop-plein à mi-parcours. Reste une œuvre audacieuse et intelligente qui donne envie d’aller à la rencontre de l’autre entre deux couvre-feux.
Un film complètement nul. On peut critiquer les blog busters Marvel mais ils ont moins le mérite d'offrir un divertissement. On a ici ni art, ni talent, ni divertissement. Le film n'est pas plat, il est creux.
Emilie Dequenne magnifique, et les 3 autres protagonistes aussi. Des histoires d'amour singulières et multiples que l'on se plaît à regarder. Un phrasé très / trop précieux mais qui apporte beaucoup de précision et de justesse. Nourrit la réflexion infinie de la complexité du mystère amoureux ...
D'un ennui abyssal avec des dialogues d'un autre temps et complètement niais !!! J'ai même pas eu le courage d'en voir la fin, une impression de mauvaise pièce de théâtre
Film très fin, un vrai petit bonbon de douceur sur les sentiments amoureux qui se croisent, se mêlent et rebondissent ... On ne sent vraiment pas passer les 2heures, même pour un film sans action. spoiler: Cela, on le doit à la manière qu'on les deux acteurs de raconter, pas épisodes et à tours de rôles leur histoire d'amour, ainsi, on a toujours envie d'avoir la suite. . Hélas, Camélia Jordana n'est pas au niveau, son jeu n'est bon que lorsqu'elle ne parle pas car elle est assez expressive. spoiler: Niels Schneider, soit est un génie de savoir ainsi l'amoureux indécis et mou, ou un gars qui mérite qu'on le secoue très fort pour qu'il se réveille enfin.
Emilie Dequenne est quant à elle, est un rayon de soleil et ses (trop) rares sourires sont aussi doux qu'un soleil de septembre. Mais avec elle, on a l'habitude. Si vous êtes un(e) romantique, foncez,
Les années passent et les films de Mouret s'enchaînent et continuent de courir après la grâce de Rohmer sans jamais en rattraper une once. Tout est lourd chez Mouret, sans désir, sans mystère, à l'image d'un casting sans intensité et sans subtilité. On ne ressent qu'une chose : le regret des films de Rohmer qui étaient tout l'inverse ; singularité, désir, mystère, légèreté et souvent même... génie. Quelle fadeur, quelle lourdeur !