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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
je suis en TL et cette année, nous étudions l'oeuvre de Kafka et le film de Welles. le film est très fidèle à l'oeuvre de kafka. l'univers kafkaien est très bien reproduit. et puis, ça m'a donné l'occasion de retrouver un acteur que j'apprécie beaucoup: Anthony Perkins (Psychose....).
Ce film était au programme en Littérature pour les Terminales Littéraires dans les années scolaires 2004-2005 & 2005-2006. J'ai donc étudié le film & le roman de Kafka. J'en ai tellement ras la casquette que j'avais envie de mettre 0 étoile. Ceci étant de la faute de mon professeur, il faut quand même reconnaître la grandeur de ce film. Tous les acteurs sont géniaux. De plus, quand on étudie le film & le roman, c'est encore plus fort. SUPER, mais attention aux abus...
L’univers kafkaïen est si cruel, tellement absurde, presque intouchable et pourtant Orson Welles a réussi le pari. Il a fait de son film une œuvre personnelle sans entacher pour autant le chef d’œuvre inachevé du grand Franz Kafka. Une infime critique néanmoins : si la lâcheté de l’explosion finale n’est pas dénuée de charme, on aurait pu y trouver l’ultime réplique du roman : « Comme un chien », pour cesser de l’espérer en vain.
J'ai lu le roman il y a quelques années. Eh bien pour autant que je me souvienne, l'adaptation de Welles est d'une fidélité rare ! Il n'hésite pas à en reproduire la mécanique, jusqu'à devenir aussi éprouvant... Dés le début, on comprend que K. est cuit, le reste pouvant être perçu tant comme la vision prophétique d'une machine totalitaire, que comme une énumération symbolique de ce dont K. est coupable. Car il est coupable, soyons-en sûrs, même si on ne sait pas plus que lui de quoi exactement. D'où l'accablement qui peut s'abattre sur le spectateur, le privant parfois, gageons, de la beauté de dialogues TOUS signifiants... Je me réjouis par conséquent qu'Orson Welles ait choisi d'adapter le roman le plus dense de Kafka et pas, par exemple, le château. Mais la monotonie est cependant inévitable, qu'on éprouve à force de voir se répéter les échecs et les vexations, et rappelle que les nouvelles de Kafka sont encore supérieures à ses romans, de par leur brièveté même. Perkins pourtant est extraordinaire, bouleversant dans la façon dont il nous fait ressentir l'effritement progressif de ses forces dans ce combat perdu d'avance. Sa colère, d'abord froide et rationnelle, se mue en désespoir, en sursauts pathétiques. Quant à la mise en scène de Welles, elle impressionne c'est sûr, mais la richesse de ce qui est montré fait qu'à la fin on demande grâce, ne fût-ce que le temps de souffler. Par ailleurs, je recommande aux élèves écoeurés par la double étude de cette oeuvre (littéraire et cinématographique) l'étonnant et plus récent "Brazil", de Terry Gilliam, qui s'en est largement inspiré tout en demeurant beaucoup plus accessible (et simpliste, diront les puristes).
J'ai beaucoup aimé ce film. On y retrouve les ingrédients du succès de Wells, à savoir... lui-même dans ce genre de personnage très charismatique qu'il affectionnait tant, le jeu d'ombre et de lumière sur Anthony Perkins reflétant parfaitement le sentiment que Kafka voulait que l'on ait à propos de ce personnage éternel coupable bien que toujours innocent, et un casting de très grande classe... dans le rôle des femmes tentatrices, je dois dire que Jeanne Moraut et Romi Schneider ne sont pas les moins attirantes!
Le film de Welles est une libre adaptation du roman de Kafka qui a un moment poignant évoque la Shoah.filmé dans la gare d' Orsay avec un Anthony Perkins imprégné de son rôle.un film étrange
Un pur chef d'oeuvre! Que dire de plus? Chaque image est magnifique, travaillée...Un film qui fut une révélation pour moi et me fit découvrir un amour insoupçonné des plans basés sur le décentrage et les contre-plongées (renversantes dans ce long métrage). Noir, haletant, profond, prenant, magnifiquement interprété ( Je m'agenouille devant Antony Perkins, Romy Schneider...et Orson Welles!!) "Le Procès" est à voir et à revoir et restera à jamais un film culte.
Le visuel est toujours très travaillé chez Welles, "Le Procès" n'y échappe donc pas, la mise en scène est de grande qualité. En revanche coté scénario c'est particulièrement confus, sa part dans tout les sens, le jeu des acteurs est très théatral, le rythme est lent et l'ennui se pointe. Je n'ai pas été convaincu.
Des plans d’une beauté mais une histoire longue et un scénario qui comme annoncé au début tient de la logique du rêve. Un message sur le totalitarisme. Une bande son de très bonne qualité.
Donc ,je fais ce commentaire, car je vois toujours qu au départ, il devait y avoir un autre acteur, que je ne connais pas d ailleurs...alors à l origine c'est Gérard Philipe, qui avait été presenti, par mrs Welles ,qui était devenu ami et admirateur de Gérard...mais hélas, comme, on le sait, Gérard est décédé fin 1959...il devait donc retrouver sa partenaire de théâtre et de cinéma Jeanne Moreau...voilà...j aurais sûrement préférée le film avec lui..mais la vie, en a décidée autrement...mais j aime ce film..très bons interprètes....
Le film de 1962 possède un casting talentueux dont le réalisateur Orson Welles, lui-même. Mais j'ai éprouvé beaucoup de lenteurs tout le long du film. Le rythme se fait lent et monotone à partir de la deuxième demi-heure jusqu'à l'apparition de Romy Schneider.
Joseph K. se réveille comme chaque matin chez sa logeuse, mais cette fois-ci des policiers rentrent dans sa chambre et lui indiquent qu'il est accusé d'un crime qu'il ne veulent pas nommer. K. s'embarque alors dans une histoire presque sans queue ni tête...
Le Procès fait partie des œuvres emblématiques d'Orson Welles, qui occupe une place de choix dans l'histoire hollywoodienne. Et il faut le reconnaître, le statut de légende n'est pas surfait. Welles choisit de commencer son adaptation par la fin du livre, et si cette ouverture a de quoi choquer au début, elle s'avère très vite intelligente vu le symbolisme de cette histoire qui arrive en fin de roman chez Kafka, comme une délivrance presque (et encore), apportant un semblant de réponse au casse-tête du récit, mais qui chez Welles donne en fait le ton, tout simplement. Et ça a de quoi en jeter. Bien qu'Anthony Perkins n'ait rien à voir avec ce qu'on peut imaginer du personnage de Joseph K. dans le roman de Kafka, il tient tout de même admirablement le rôle et lui donne vraiment un aspect à la fois plus lisse et énigmatique. Impossible en le voyant de ne pas voir un peu de ses traits dans les acteurs Dylan O'Brien (The Maze Runner) ou Andrew Garfield (The Amazing Spiderman, The Social Network), la ressemblance entre les trois est presque frappante ! Anthony Perkins n'est pas le seul choix inattendu pour cette adaptation : là où on imagine les scènes du livre dans une société de la fin 19ème/début 20ème siècle, Welles ancre son action dans son époque, les années 60, et cela a de quoi dérouter un peu, bien qu'en parallèle cela apporte une autre dimension au récit. De toute façon, l'intrigue est intemporelle, donc ça colle quand même. De nombreux décors surprennent néanmoins, comme la maison de l'avocat (que pour ma part j'imaginais quand même plus petite ou surtout moins désordonnée), la cour où se trouvent les autres accusés en attente, ou encore et surtout le lieu de travail de K. qui n'a rien à voir avec une banque mais ressemble plutôt à une usine de traitement administratif (ce qui ajoute, il faut l'avouer, à l'abêtissement général et surtout la déshumanisation qu'entraîne le procès). Enfin, Welles reprend les grandes lignes et surtout les moments les plus emblématiques du livre, sans s'attarder sur de nombreux détails. D'un côté il va à l'essentiel, mais de l'autre il néglige clairement les tourments de K. qui retourne dans tous les sens voire plus son problème, et surtout au bout d'un moment rentre complètement dans le jeu du procès. Or dans le film, K. n'a pas forcément l'air plus perturbé que ça, et s'embarque dans ce voyage sans retour presque sans réfléchir. De plus, si le livre est long, le film, malgré ces grandes découpes précitées, reste long aussi. L'action reste pauvre, il faut l'admettre. Mais le réalisateur a toutefois su apporter un peu de dynamisme en embarquant son personnage dans un labyrinthe : chaque fois qu'il ouvre une porte, il se retrouve ailleurs, là où l'histoire le porte. C'est un pur voyage qu'on ressent tout de même moins dans le livre, et il faut avouer que ça a clairement son charme. Quant à l'épilogue, la fin de K. est grandement différente entre les deux supports, il y a de quoi désorienter un peu plus ! Si Orson Welles a créé un film riche, au final le livre et le film instaurent des atmosphères différentes, et pourraient presque ainsi être complémentaires. Les deux étant très lents et très frustrants mais parvenant à raconter la même histoire sous des angles différents, on pourrait sans trop se tromper qu'ils se valent, jusqu'à un certain point. Une préférence pointe quand même le bout de son nez pour le livre, tout simplement parce qu'il est plus complet.
Au regard des critiques généralement élogieuses, c'est un peu gêné que j'avoue avoir été déçu, et largué. Attendant tout au long du film un procès qui ne vient jamais, j'ai fini par décrocher avant la fin. Je suis pourtant certain que c'est un bon film, nécessaire, mais qui ne se regarde pas comme un long-métrage classique. Qui ne fait preuve d'attention, de concentration, et de réflexion ne saurait surement en apprécier la teneur. J'essaierai de m'y tenir la prochaine fois...
J'avais lu le roman de Kafka avant d'avoir visionner le film d'Orson Wells, alors, sûrement que j'étais biaisé. Mais je ne trouve pas car ce film est terriblement "attrayant". Orson Wells, bien connu par Citizen Kane, nous montre ici une facette étrange du monde qui nous entoure dans l'adaptation du procès de Kafka. L'histoire, c'est la même pour les deux : Joseph K; (incarné par Anthony Perkins, que j'apprécie beaucoup par Psychose), se fait arrêté pour un crime qu'il ne connaît pas. Comme le livre avec son texte, tout dans ce film est bureaucratique, sombre, sobre, et fade, coincé dans une spirale du noir et du blanc. Les bureaux sont austères et étranges. L'immeuble de Joseph K. se trouve dans une étrange plaine par exemple, où on sent tout l'enfermement de celui-ci. Les bureaux sont assoudissants. Joseph K. se trouve face à face dans son bureau à des dizaines de machine à écrire qui tapent comme des automates.Tout est froid, tout est vide, et on sent vraiment un enfermement qu'Orson Wells a terriblement bien adapté du roman. On sent vraiment que la paperasse et partout et que tout est subalterne, et qu'au final, Joseph K. va crever, quoi qu'il fasse car c'est impossible qu'il s'en sorte. Bref, ce film est fort, il est incroyable, il est prenant, et Orson Wells a fait une adaptation incroyable du roman. 4,5/5