Une bonne surprise pour ce film dont la première partie manie avec beaucoup d'esprit l'angoisse et l'incompréhension. J'apprécie tout particulièrement la manière dont la réalisation nous plonge tout doucement dans une horreur inattendue et surprenante. Dommage pour la seconde partie du film qui pourrait presque être coupée pour nous laisser avec un court métrage plus que réussi !
extrêmement bien tourné avec plein de belles idées de mise en scène, narration originale pour un film pas très effrayant, parfois drôle, avec un scénario qui tient sur un ticket de métro.
Habitué des films d horreurs depuis 40 ans j ai trouvé de bonnes idées dans ce film et surtout dans l originalité de la réalisation... Les acteurs sont bons mais hélas la crédibilité du scénario pêche sur de nombreux points.. Ce qui gâche une bonne parti du film 2,5 sur 5 pour encourager le realisateur car il fera mieux je pense dans ses prochains films
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4,0
Publiée le 29 novembre 2022
"Barbarian" montre un bon condensé de tout ce qu'il ne faut pas faire si l'on veut rester en vie. Un bon moment pour rappeler qu'il faut aussi toujours écouter la petite voix dans sa tête. D'ailleurs, Zach Cregger a écrit le scénario après avoir lu "The Gift of Fear" de Gavin de Becker, qui encourage les femmes à faire confiance à leur intuition. C'est tout ce que Tess ne fait pas lorsqu'elle arrive devant son airbnb pour s'apercevoir qu'il y a déjà une personne à l'intérieur. Alors qu'elle n'a pas le choix, elle décide d'accepter son invitation en attendant de trouver mieux sauf que son séjour va virer au cauchemar. Ce qui est bien, c'est que l'on ne sait pas si Keith a une idée derrière la tête ou si les deux sont dans la même galère. Zach Cregger, qui a commencé par écrire un court-métrage d'une trentaine de minutes, nous propose une première partie absolument géniale. C'est intense, angoissant, glauque, intrigant. Comme Tess, on ne comprend pas ce qui arrive. Ce qui suit, et je ne vais pas donner de détails, est plus inégal, mais pas moins bien pour autant. C'est juste différent. Les moments stressants sont toujours là, mais c'est aussi amusant et jouissif. Quand on repense à la discussion entre Tess et Keith à propos de si les rôles avaient été inversés et que l'on voit spoiler: la réaction d'AJ quand il découvre cette pièce bien glauque, ça en dit long . "Barbarian" n'est pas qu'un divertissement horrifique parfaitement mené, c'est aussi un film à message que ce soit sur spoiler: le quotidien des femmes, sur le harcèlement dans le milieu du cinéma ou encore sur ces villes abandonnées avec ces gens livrés à eux-mêmes dont personne ne s'occupe pas même la police. "Barbarian" est finalement un très bon film qui est à la fois surprenant et très divertissant.
Le film se découpe en deux parties. La première est absolument parfaite à tous niveaux. La mise en situation de la protagoniste, sa rencontre fortuite, le malaise qui s’installe jusqu’à un final prenant jusqu’aux tripes. Puis la lumière s’éteint et on passe à la seconde partie qui finit par rejoindre la première, mais qui reste assez bancale dans son ensemble. Tout est expliqué de A à Z mais c’est limite rocambolesque. Y’avait tellement mieux à faire. Je mets 4 étoiles car ce film aurait pu être parfait s’il était resté du niveau de la première partie jusqu’à la fin. Quel dommage.
Ce thriller horrifique marque les débuts derrière la caméra de l’acteur Zach Cregger qui parvient à instiller grâce à un scénario malin et une réalisation audacieuse une forme de tension montant crescendo et à surprendre grâce à des choix narratifs clivant mais osés. C’est un long-métrage reposant sur un équilibre précaire, résolument imparfait mais aussi sauvage et subtilement politique qui détonne dans un genre plutôt habitué aux productions ultra codifiées.
Rien de tel qu'une réservation Airbnb pour débuter un film d'horreur. Surtout quand votre maison de location se situe au milieu d'un quartier sinistré et abrite déjà un particulier. Si ces deux lignes de résumé vous semblent alléchantes, ne cherchez pas à en apprendre plus. Ça vaut mieux pour vous et pour Barbare. Zach Cregger a porté ce projet à bout de bras sans rencontrer le moindre enthousiasme de la part des financiers, jusqu'à ce que le précieux soit soutenu par BoulderLight Pictures et Vertigo Entertainment à hauteur de 4.5 millions de dollars pour un tournage en Bulgarie. Il y a fort à parier que les réfractaires parmi lesquels A24 (soutien principal des auteurs en mal de mécènes) regrettent cette fin de non-recevoir, le long-métrage aurait pu ajouter un peu de pimpant à leur rayon épouvante.
Deuxième essai pour Cregger, mais le cinéaste se sent apparemment plus à l'aise ici que dans la veine comique (Miss Mars, 2009). La comédie est affaire de timing, l'effroi relève de l'ambiance. Avec ses mouvements de caméra réglés au millimètre, son montage au cordeau, ses effets de transitions fluides ou le changement de focale, le metteur en scène donne le la avec assurance. Aucune envie de réciter la petite musique du film d'horreur barbant, la menace n'est pas sacrifiée au profit de jump-scares prévisibles. Barbare s'amuse même à en distordre certains clichés, par exemple au détour d'un dialogue questionnant nos perceptions selon les genres. Nullement gratuit, l'échange prendra une autre dimension durant les grands embranchements narratifs. Avec plus ou moins de réussite.
On ne reprochera pas à Cregger de tenter. Son film prend régulièrement son spectateur au dépourvu pour l'inciter à rester bien alerte. Ça ne se passera pas comme prévu ? On le croit pendant un temps. Sauf qu'à force de ruer dans les brancards, les initiatives deviennent répétitives voire hasardeuses. Le sujet (passionnant) fournit encore quelques idées/images fortes, mais la dernière partie un peu décousue et facile dans son épilogue fait perdre des points à l'équipe. Pas trop, tout de même. Et surtout pas au casting, de la superbe Georgina Campbell au génialement ambigu Bill Skarsgård. Eut égard à sa genèse et à la plateforme où il atterrit (en France, du moins), il faut admettre que c'est déjà une jolie petite surprise.
Il est plutôt bien fichu et ficelé ce petit film de genre écrit et dirigé par Zach Gregger. Avec 80-85 prometteuses minutes aussi intrigantes qu’angoissantes, c’est presque une réussite. Presque… car « Barbare » se conclut maladroitement par un dernier quart d’heure qui nous balance des rebondissements pas loin du ridicule.
Un début très prometteur, un retournement de situation fascinant, le tout dans une atmosphère crédible et pleine de suspense avec des sons et des musiques anxiogènes,des flash-backs bien amenés..tous les ingrédients étaient là pour faire un très bon film d'horreur, le tout sans censure. Mais comme la plupart dans le genre, c'est le dernier tiers qui fausse la note. Un final ridicule, qui décrédibilise les bases pourtant solides instaurées depuis une bonne heure..
Bref, Barbare avait tout d'un bon menu, une bonne entrée en matière, un plat digeste et généreux mais qui se finit par un dessert avec les poils pubiens du chef; pas sûr d'en redemander, et au final, on ne retiendra que ça.
Excellent film d'horreur ! Sûrement le meilleur de l'année. C'est flippant, c'est sanglant, c'est bien fait, et ça fait franchement du bien depuis une année assez fade en frisson et en gore. Là vous serez servi. Un régal !
Les problèmes les plus fréquents avec une location Airbnb sont moins de place que vendue ou une vue sur mer étriquée mais jamais on se retrouve avec d'autres locataires dans la maison ou pire encore avec une créature horrifique dans la cave. Il y a beaucoup de banlieues américaines qui à cause de catastrophes naturelles ou de récessions économiques se sont vidées de leurs habitants en laissant la place aux fantômes d'un avant bienheureux qui n'existe plus. Ce film à l'intelligence d'aborder la peur par ce biais, par contre dans son déploiement et son efficacité je l'ai trouvé quelconque, bien loin des critiques dithyrambiques qui m'ont donné envie de le voir.
On a tous les bons ingrédients dans ce film d'épouvante : Horreur, glauque, noir, sanglant. Franchement j'ai rarement vu un film dans ce genre aussi efficace et bien fait.
Les meilleurs moments du film sont ceux qui ne sont pas horrifiques, mais qui versent dans une réalité satirique. Le montage est intelligent, les acteurs sont bons. Une certaine critique de l'Amérique et de ses suburbs fait le fond d'intérêt éventuel de cette histoire dont le seul pitch horrifique est assez décevant. Les quelques passages violents, dont un assez gore sont gratuits comme dans la plupart des films d'horreurs, et sont insupportables car le monde est suffisamment violent sans qu'on ait à subir des atrocités frontalement. Mais passons, il y a ce passage tragi-comique du biberon qui est plutôt drôle, et symbolisant aussi une certaine idée de l'amérique profonde déchue, abandonnée et trahie par ses pères (la nation, le patriotisme) et repliée sur elle-même. Bref, film bien monté et relativement intéressant car semble mené par une petite réflexion, mais dont la thématique horrifique déçoit en parallèle. Et puis de toute façon, je ne supporte plus les films d'horreurs.