Sur deux périodes et deux thèmes différents j’ai l’impression que "Thérèse Desqueyroux" de Claude Miller et ce film portent le même cousinage d’une littérature populaire immédiate. Le classicisme de la mise en scène en prime tient alors lieu de repérages des humeurs de l’époque. Ici le début de la première guerre mondiale quand une pauvre fille déshéritée voit son salut dans l’aide aux blessés. Nélie soigne particulièrement une jeune femme qui ne survivra pas. Les deux femmes ont eu le temps de se raconter, Nélie y voit l’opportunité de sortir de l’ornière. L’usurpation d’identité au cinéma est logiquement cousue de fil blanc. Au scénariste de s’approprier l’inédit, l’originalité, pour nous conduire à la vérité. Si tant est qu’elle existe. La plume de Maud Ameline s’accorde à cette attente que la réalisatrice Aurélia Georges aménage assez classiquement dans les stéréotypes de l’époque . Mais le jeu des comédiens est prenant. Sabine Azéma s’entend parfaitement avec la jeune génération, au talent confirmé . Bien que rivales Maud Wyler et Lyna Khoudri font la paire. Laurent Poitrenaux juste et fort lui aussi, les chapeaute avec une élégance démentie dans un final beaucoup trop bancal et gentillet . Il brise l’esprit d’un film qui jusque-là avait su tenir sa part de trouble et d’audace. AVIS BONUS Une scène coupée intéressante, les commentaires des techniciens, l'avis d'un critique, il y a de quoi voir et entendre Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Dommage que l'actrice principale ne soit pas plus charismatique, je trouve qu'elle "récite" trop son texte, et qu'elle ne véhicule aucune émotion. Heureusement l'intrigue tient la route, et la reconstitution historique est bien faite.
Un thriller qui se distingue par son ancrage temporel, en 1914 avec le contexte que l'on connaît. Singularité soulignée, les ressorts dramatiques n'amènent aucune surprise, et le récit se déroule tranquillement, très tranquillement, trop tranquillement... Sans compter que l'épilogue peut se deviner sans trop de peine.
J'ai beaucoup aimé ce film. Une belle histoire, humaine, une belle image et de bons acteurs à leur place. Si tous les films avaient ces quelques qualités, le cinéma actuel aurait un autre niveau...
“La place d’une autre” est l’histoire d’une prostituée devenue bonne puis infirmière pendant la guerre de 14. Et c’est sur le front que le personnage interprété par Lyna Khoudri va prendre la place d’une autre en se présentant chez une riche veuve avec une lettre de recommandation d’une certaine Suissesse de bonne famille qu’elle voit mourir sous ses yeux. Le stratagème fonctionne, d’autant plus que Nélie va devenir très proche de dame Eléonore, jouée avec retenue par Sabine Azéma. Entre film d’époque et thriller intimiste, “La place d’une autre” aborde une mise en scène discrète pour traiter du mensonge et de l’amitié sur un même niveau. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
tentative de raconter la première gurerre mondiale en 1914 du côté des civil. alors déjà l'idée aurait pu etre intéressante si les civil mit en scène était dans des zones a risques et non dans un hopital privé ou un manoir de riche qui ont très peu de chance d'etre attaqué....c'est pourtant évident. du coup ont suit une jeune fille qui passe son temps a s'enfuir parce qu'elle ne trouve jamais sa place completement debile, elle trouve sa place dans un manoir (d'un coup sa lui prend d'aller se réfugier chez des riches) et ont l'accepte sans broncher trop facile....WTF. s'en suit de nombreuses scènes sur la vie au manoir..... si il voulait faire un film sur les riches de cette époque il aurrai fallu le faire sans prendre l'excuse de la première guerre mondiale ou de la fille pommé, en centrant l'histoire sur l'an 1900 et leurs mode de vie chez les riches, pourquoi ne pas l'avoir fait ? tout pue la tentative raté....dommage il y avait du potentiel, la mise en scène et les acteurs et actrices sont plutot bon, les tennue d'époque sont très bon 2 étoiles pour l'éfort de mise en scène.
C'est un film tout en nuance, très beau, le rôle de Sabine Azéma nous surprend jusqu'à la fin, Lyna Khoudri a un rôle tout en finesse, avec plein de sentiments contradictoires.
Lyna Khoudri commence à trouver des projets à la hauteur de son immense talent. Ici, elle campe le rôle d'une infirmière issue d'un milieu pauvre qui va procéder à une usurpation d'identité pour rêver d'un avenir meilleur dans une famille bourgeoise. Aurélia Georges situe l'action de ce film durant la Grande Guerre. La tension sur la découverte (ou non?) de cette supercherie m'a passionné. L'action se déroule toujours sur un fil pour maintenir un suspense constant et troublant. Sabine Azéma excelle dans son rôle de grande bourgeoise veuve et bien seule. Cette oeuvre ne fait pas dans le sensationnalisme mais nous conte sans artifice la route de deux destins croisés.
Je suis allé un peu par hasard voir « La Place d’une autre » influencé par une très bonne critique des cahiers du cinéma. Sans parler de déception je ne suis pas complètement rentré dans cette histoire. Soit… Nélie a échappé à une existence misérable en devenant infirmière auxiliaire sur le front en 1914. Un jour, elle prend l’identité de Rose, une jeune femme qu’elle a vue mourir sous ses yeux, et promise à un meilleur avenir. Nélie se présente à sa place chez une riche veuve, Eléonore, dont elle devient la lectrice. Le mensonge fonctionne au-delà de ses espérances. La faute n’incombe pas au soin porté à la photographie et la lumière…. J’ai surtout trouvé le jeu des acteurs parfois trop classique ou théâtral et j’ai eu du mal à imaginer Lyna Khoudri dans la peau d’une infirmière de la guerre de 14. Le film s’aventure sur les terres Chabrolienne sans jamais nous faire vraiment peur ni monter l’adrénaline. Sabine Azéma quant à elle déploie son jeu habituel entre amour de la langue et éternelle jeunesse dans les attitudes. Ni bon, ni mauvais.
La première partie de ce récit d'une usurpation d'identité est assez prenante et les trois comédiennes sont impeccables. Mais le film se perd ensuite dans un suspense psychologique et policier assez convenu avec de grosses ficelles d'écriture et de mélodrame.
Nélie (Lyna Khoudri) a échappé à une existence misérable en devenant infirmière auxiliaire sur le front en 1914. Un jour, elle prend l’identité de Rose (Maud Wyler), une jeune femme qu’elle a vue mourir sous ses yeux, et promise à un meilleur avenir. Nélie se présente à sa place chez une riche veuve, Eléonore (Sabine Azéma), dont elle devient la lectrice. Le mensonge fonctionne au-delà de ses espérances.
Sur le thème de l'usurpation d'identité sur fond de Grande Guerre, ce film nous décrit le parcours quelque peu machiavélique d'une jeune femme née dans la rue, de père inconnu, et qui saisit l'occasion de la mort d'une femme de la belle société pour se faire passer pour elle auprès d'une riche veuve. Seulement, les choses ne vont pas aller si simplement qu'elle l'aurait cru. Quant au dénouement, il nous réserve de belles surprises. L'actrice principale n'est pas toujours très convaincante dans son rôle, notamment du point de vue de l'intonation. Quant à Maud Wyler, elle est excellente dans celui de la femme dont l'identité a été usurpée. Et Sabine Azéma est, comme toujours, superbe de talent et de beauté. Une histoire originale, traitée de façon à nous fonner envie de connaître son déroulement. Un film que je vous recommande.
Ce film qui rend hommage aux femmes a bien compris le tournant que représente la première guerre mondiale. Les Vosges, terre d'affrontement sont un écrin pour cette histoire singulière de femmes qui découvre avec nuance cette époque complexe. Le récit laisse une grande place aux arcanes de la morale et de ses dilemmes. Les bruissements, murmures, les pénombres et les lueurs froides servent les choix esthétiques des décors et des costumes. A savourer
Bon film mais pas non plus un grand moment de cinéma le trio d'actrices est trés bon l histoire assez crédible malgré quelques invraisemblances , l'on comprend qu'Eléonore s'attache à Nellie mais j'aurais bien aimé que Rose retrouve la place qu'elle mérite
Une usurpation d’identité pour un duo solide et crédible qui tient en haleine malgré quelques longueurs, quelques lenteurs, une époque parfaitement mise en valeur par ces somptueux costumes et quel manoir magnifique au cœur d’un parc aux couleurs extraordinaires. C’est beau !! Un joli film