Le premier chapitre semble prometteur mais la suite est très inégale et s'enfonce dans des banalités répétitives et c'est long, beaucoup trop long. Dommage les acteurs sont excellents mais le scénario manque d'intérêt.
Julie est le portrait d'une trentenaire qui manque de confiance en elle, qui ne sait pas trop où elle va, qui tente et qui change d'avis que ce soit dans les études et dans ses choix de partenaires. Toujours avec le sourire et une bonne humeur sans faille. Il lui faudra perdre celle qu'elle aimait finalement pour prendre son envol professionnel, le partenaire idéal attendra.
Je sors tout juste du cinéma où je suis allée voir "Julie en 12 chapitres". J'ai été scotchée et très émue; je n'arrivais pas à me détacher de l'écran lorsque ce fut fini , ni à prononcer un mot. Un film magnifique! Rarement un film m'a autant touchée. Des acteurs formidables, un façon de jouer qui nous touche profondément et nous fait partager avec eux chaque instant comme si nous y étions, je ne sais que dire tellement c'est beau!
Quelle belle surprise ! Film triste et beau, traitant d'un sujet a priori banal avec une verve et une sensibilité extraordinaires Et quelle actrice pour porter ce film ! A voir absolument
Balance entre légèreté et profondeur face aux intérrogations d'une jeune femme qui se cherche. Un traitement original où l'humour est aussi présent avec des acteurs formidables qui ne semblent pas jouer mais paraissent être simplement eux-mêmes. Un film qui se perçoit comme un livre au fur et à mesure des différents chapitres de la vie de Julie, étonnante, attachante, présente, sensible et perdue. Beaucoup de sujets font écho à notre 21ème siècle quand d'autres restent universels et intemporels. A voir !
Même si Joachim Trier n’ose pas réfuter que son film soit une comédie romantique, il est évident qu’il est difficile d’inscrire « la pire personne au monde » (titre original plus adapté) dans cette catégorie ; ou alors il s’agit d’une fausse comédie romantique. Car Julie en 12 chapitres est un film plutôt grave, plutôt triste et plutôt pessimiste. Julie est une jeune trentenaire d’Oslo qui ne sait pas bien ce qu’elle veut faire, mais sait parfaitement ce qu’elle ne veut pas faire. Elle veut bien se plier aux injonctions de se mettre en couple, mais pas à celles de la maternité. En fait Julie est assez égocentrique et ne se trouve guère intéressante ; ainsi elle ne comprend pas comment son compagnon peut affirmer péremptoirement qu’elle serait une excellente mère. Elle ne se sent d’ailleurs pas très bien avec ce dessinateur de bande dessinée plus brillant et plus cultivé qu’elle, mais elle finira aussi par reprocher au remplaçant son manque d’ambition. On peut penser que le personnage de Julie est inspiré de certaines des héroïnes de Rohmer (référence ouvertement revendiquée par Joachim Trier), et plus particulièrement celles des Contes des 4 saisons. Trier se rapproche encore plus de Rohmer avec le personnage du dessinateur de BD, symbolisant une sorte de déclin du mâle occidental. On peine en effet à comprendre ce qu’il trouve de si extraordinaire à Julie, jeune femme certes mignonne mais sans charisme particulier. En fait il veut juste une femme présentable (pour ses amis), sensuelle (pour le sexe) et pas spécialement intrusive (d’ailleurs quand il travaille il se coupe totalement d’elle avec un casque sur les oreilles). Et il entend bien la conserver ad vitam eternam avec de la progéniture. Le film est pessimiste car il n’envisage pas d’issue heureuse, tout en soulignant dans la dernière partie que la vie est somme toute courte. Donc Julie n’est en aucun cas un feel good movie ! Il s’agit plutôt d’une œuvre profonde (on pense aussi à Bergman autre référence de Joachim Trier), superbement filmée, contenant de nombreuses idées de cinéma. L’actrice mérite amplement son prix à Cannes ; elle incarne à merveille cette jeune femme désemparée qui trouve le monde trop difficile pour elle. A voir et à méditer.
Le cinéaste du fil du rasoir, entre désespoir et fulgurance, s'essaye à la série. Une réussite, des moments de grâce baignés de lumière et de doute baignés de larmes.
frais moderne féministe, une jolie fresque de la société occidentale actuelle et une proposition d'un imaginaire alternatif du bonheur, dans et en dehors du / des couple.s, sans toutefois oublier l'amour, avec deux très belles histoires d'amour portées à l'écran.
Sur les 12 chapitres de ce film, seuls les 2 derniers m'ont intéressé. Le reste ressemble à du Woody Allen réchauffé : des bobos norvégiens nombrilistes en proie à des crises existentielles, qui se demandent s'ils ne seraient pas plus heureux ailleurs qu'ici, s'il faut ou non avoir des enfants, s'il faut toujours mettre des mots sur les choses et autres joyeusetés du même tonneau. Toutefois Daniel Andersen Lie est extraordinaire et le magnétisme incroyable d'Herbert Nordrum aide à tenir jusqu'au bout...
Une histoire d’amour d’une grande justesse. L’écriture et la mise en scène reflètent parfaitement la réalité. On s’identifie aux personnages du début à la fin. Les chapitres qui traitent de la tentation, des doutes, de l’infidélité et de la rupture sont incroyables et les dialogues sont au diapason. Les scènes sont précises et s’enchainent pour former un puzzle sentimental intime et bouleversant de vérité.
Vu mercredi 20 octobre 2021. Film bavard , un côté Woody Allen version pays scandinaves. Julie ça peut-être Vous Elle ou Moi. Julie pourrait être une femme mature qui regarde derrière elle, ce qu'elle a été , aurait voulu être... Ou Julie aurait pu être une adolescente qui du haut de ses 15 ans qui regarde et imagine la vie , sa vie. Ici l'excellente Renate Reinsve donne vie à Julie l'intemporelle. Ici Julie a la trentaine : devra t'elle renoncer à ses rêves ? Doit elle rentrer dans le moule ? Oublier qui elle est ? Julie est jolie, nature, spontanée. Elle est coincée entre ses désirs et les attentes de la société , alors elle aime imaginer ; la super scène du temps suspendu, elle arrête la vie des autres comme pour se donner un moment de respiration supplémentaire, le temps de réfléchir ou agir à sa guise. Ou encore la badtrip : ses fantasmes, ses peurs... Julie qui doit faire face à ses incohérences et contradictions. Que veut elle vraiment ? Le sait elle, elle-même ? Et puis il y a les autres ceux qui gravitent autour de notre héroïne : famille, amis, amants, amours... Julie qui les éclaire. Julie spectatrice des autres . Une scène forte même si caricaturale : l'interview du dessinateur de BD Aksel par la journaliste féministe... Et puis il y a la déception , les pertes , "les choses de la vie " en fait. Il y a toujours Julie pour un treizième chapitre puis la suite du livre.
Film plein de justesse et de subtilité. J’ai 29 ans et ce film a fait sens pour moi. Entre Légèreté, émotions,construction, équilibre professionnel et amoureux...