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DestroyGunner
27 abonnés
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4,0
Publiée le 2 novembre 2021
J'ai beaucoup aimé ce film, sensible mais aigre-doux, avec une teinte plus froide sur la fin. L'actrice principale est absolument remarquable et son personnage est probablement plus crédible dans les pays du Nord, où l'égalité des sexes et l'indépendance des femmes sont bien plus avancées que dans nos pays latins d'Europe. C'est, malgré tout, aussi un film qui nous en dit plus sur les générations qui vont nous (me) succéder, et leur plus grande maturité intellectuelle et sociale ne les empêche pas d'être confrontés toujours aux mêmes questions, sans que les réponses soient toujours certaines. La réalisation est convaincante et fluide.
Que dire ? La réalisation est parfaite, les dialogues pleins de vérité, les lumières et la bande son excellentes. Mais enfin, quel sujet bateau ! Les affres de l'âge où on hésite à s'engager, le recul devant les choix de la vie, la difficulté de dialogue vrai dans le couple, les interrogations de niveau lycée sur la nature de l'infidélité, le décalage de vue avec l'âge... Tout ça fait un peu penser à du Woody Allen, mais en moins pétillant, en moins léger.
Je redoutais un peu l' histoire de couple de trentenaires et non, bonne surprise , on se laisse prendre au jeu. L'histoire n'ai pas caricaturale, les acteurs très bons et évidement Renate Reinsve est lumineuse. C'est bien filmé, certes quelques - petits - chapitres en trop (la fellation féministe, les inuites, la femme du nouvel amant,...) mais globalement on se prend a l'histoire et on se sent transporté à Oslo, voire à NewYork avec un petit coté WoodyAllenien
Dans le noir on se dit "mais cette fille, c'est moi" et puis quand on sort à la lumière du jour on dit "mais non, c'est tout le monde" - beaucoup de sentiments qui nous traversent et une BO parfaite.
Excellent film, des interprètes parfaits de naturel, d'intelligence, qui provoquent en nous des émotions diverses tout au long du film, on sourit, on pleure, selon les évènements, de tranches de vie d'une jeune femme formidablement contemporaine. On sort heureux d'avoir passé un si bon moment; on continue de se remémorer différentes scènes du film qui invitent à une réflexion sur l'évolution de notre société, c'est passionnant. Vivement le prochain film de Joachim Trier!
Le premier chapitre semble prometteur mais la suite est très inégale et s'enfonce dans des banalités répétitives et c'est long, beaucoup trop long. Dommage les acteurs sont excellents mais le scénario manque d'intérêt.
Julie est le portrait d'une trentenaire qui manque de confiance en elle, qui ne sait pas trop où elle va, qui tente et qui change d'avis que ce soit dans les études et dans ses choix de partenaires. Toujours avec le sourire et une bonne humeur sans faille. Il lui faudra perdre celle qu'elle aimait finalement pour prendre son envol professionnel, le partenaire idéal attendra.
Je sors tout juste du cinéma où je suis allée voir "Julie en 12 chapitres". J'ai été scotchée et très émue; je n'arrivais pas à me détacher de l'écran lorsque ce fut fini , ni à prononcer un mot. Un film magnifique! Rarement un film m'a autant touchée. Des acteurs formidables, un façon de jouer qui nous touche profondément et nous fait partager avec eux chaque instant comme si nous y étions, je ne sais que dire tellement c'est beau!
Quelle belle surprise ! Film triste et beau, traitant d'un sujet a priori banal avec une verve et une sensibilité extraordinaires Et quelle actrice pour porter ce film ! A voir absolument
Balance entre légèreté et profondeur face aux intérrogations d'une jeune femme qui se cherche. Un traitement original où l'humour est aussi présent avec des acteurs formidables qui ne semblent pas jouer mais paraissent être simplement eux-mêmes. Un film qui se perçoit comme un livre au fur et à mesure des différents chapitres de la vie de Julie, étonnante, attachante, présente, sensible et perdue. Beaucoup de sujets font écho à notre 21ème siècle quand d'autres restent universels et intemporels. A voir !
Même si Joachim Trier n’ose pas réfuter que son film soit une comédie romantique, il est évident qu’il est difficile d’inscrire « la pire personne au monde » (titre original plus adapté) dans cette catégorie ; ou alors il s’agit d’une fausse comédie romantique. Car Julie en 12 chapitres est un film plutôt grave, plutôt triste et plutôt pessimiste. Julie est une jeune trentenaire d’Oslo qui ne sait pas bien ce qu’elle veut faire, mais sait parfaitement ce qu’elle ne veut pas faire. Elle veut bien se plier aux injonctions de se mettre en couple, mais pas à celles de la maternité. En fait Julie est assez égocentrique et ne se trouve guère intéressante ; ainsi elle ne comprend pas comment son compagnon peut affirmer péremptoirement qu’elle serait une excellente mère. Elle ne se sent d’ailleurs pas très bien avec ce dessinateur de bande dessinée plus brillant et plus cultivé qu’elle, mais elle finira aussi par reprocher au remplaçant son manque d’ambition. On peut penser que le personnage de Julie est inspiré de certaines des héroïnes de Rohmer (référence ouvertement revendiquée par Joachim Trier), et plus particulièrement celles des Contes des 4 saisons. Trier se rapproche encore plus de Rohmer avec le personnage du dessinateur de BD, symbolisant une sorte de déclin du mâle occidental. On peine en effet à comprendre ce qu’il trouve de si extraordinaire à Julie, jeune femme certes mignonne mais sans charisme particulier. En fait il veut juste une femme présentable (pour ses amis), sensuelle (pour le sexe) et pas spécialement intrusive (d’ailleurs quand il travaille il se coupe totalement d’elle avec un casque sur les oreilles). Et il entend bien la conserver ad vitam eternam avec de la progéniture. Le film est pessimiste car il n’envisage pas d’issue heureuse, tout en soulignant dans la dernière partie que la vie est somme toute courte. Donc Julie n’est en aucun cas un feel good movie ! Il s’agit plutôt d’une œuvre profonde (on pense aussi à Bergman autre référence de Joachim Trier), superbement filmée, contenant de nombreuses idées de cinéma. L’actrice mérite amplement son prix à Cannes ; elle incarne à merveille cette jeune femme désemparée qui trouve le monde trop difficile pour elle. A voir et à méditer.
Le cinéaste du fil du rasoir, entre désespoir et fulgurance, s'essaye à la série. Une réussite, des moments de grâce baignés de lumière et de doute baignés de larmes.