bon bah voilà je l'ai vu que dire de plus que oui c'est une folie sérieux c'est fun c'est queer (je serais curieux de savoir si tu peut aimer le film en étant pas queer) c'est génial quoi (j'ai pas mis 5* a cause de Bilal Hassani (pas son perso dans le passé qui est tout à fait respectable et plutôt correct mais son perso dans le futur qui casse le rythme à chaque fois c'est insupportable)
Un film totalement fou et punk, 'Les Reines du Drame' d'Alexis Langlois est une œuvre qui ne ressemble à aucune autre. Poussant jusqu'au bout les curseurs du kitsch et du queer, le film se construit comme un opéra tragique, une romance flamboyante et débridée qui explore les excès et les passions de ses personnages.
Avec une direction artistique audacieuse et un sens de l'esthétique coloré et extravagante, Langlois nous plonge dans un univers où le drame et l'humour se mêlent habilement. Les performances des actrices et acteurs sont à la fois intenses et émouvantes, ajoutant une dimension humaine à cette aventure visuelle chaotique.
'Les Reines du Drame' sait captiver par son originalité et son énergie débordante, offrant une célébration de l'amour et de l'identité qui défie les conventions et encourage l’expression de soi. Bien qu'excentrique, le film se révèle aussi profondément touchant. Une véritable ode à la singularité et à la liberté.
Une très belle surprise, un film coloré, euphorisant auquel je ne m'attendais pas du tout. Des répliques qui font mouche et une bande-son détonante. On se prend au jeu dans cette histoire d'amour queer
Plus qu'une comédie musicale queer, un vrai geste d'amour pour une culture et une génération. Qu'elle brille ou qu'elle s'éteigne, qu'importe tant que nous avons la nuit !
Alors vraiment avec l’arrivée de l’hiver c’est complètement le film qu’il me fallait. Exubérant, drôle, coloré. L’image est trop bien, on s’en prends pleins les oreilles avec les musiques de Rebeka Warrior et de Yelle. Je partais un peu au hasard, j’attendais rien du film et je me suis complètement laissé embarquer ! Rien que pour ça je met 5 étoiles, parce que ça m’arrive pas si souvent. À voir seul déprimé ou en groupe, dans tous les cas on en ressort avec une grosse énergie.
Bref, un bon film de novembre, peut-être même un bon film tout court.
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1,5
Publiée le 26 mars 2026
Steevyshady, qui se considère comme le plus grand fan de la chanteuse Mimi Madamour, décide de revenir sur la carrière de son idole. À travers sa carrière, c'est aussi toute une période de la scène musicale française qui est passée au crible ou plutôt parodiée. On reconnaît certains télé-crochets et les membres du jury, mais si l'industrie de la musique sert de décor, "Les reines du drame" est surtout un film sur une relation tumultueuse entre deux artistes. Tumultueux, c'est peu de le dire tant le film est hystérique à tous les niveaux. Attention aux oreilles et aux yeux, car c'est loin d'être reposant. Le réalisateur pousse tout à l'extrême ou plutôt jusqu'à l'écœurement. L'idée de départ n'est pas mauvaise surtout pour l'aspect parodique de cette industrie, mais on dirait deux heures d'un trip sous acide avec une hystérie lassante et des personnages qui en font des tonnes. C'est loin d'être aussi subversif que voulu et le style écrase totalement le contenu. Bref, un film insupportable et agaçant.
Ce premier film complètement déjanté d’Alexis Langlois est un vrai foutraque cinématographique.
C’est bordélique, vulgaire, mais aussi drôle, sensible, émouvant et parfois tendre. Il y a un peu de tout et de n’importe quoi, la mise en scène part dans tous les sens, et le scénario (qui déglingue joyeusement les télé-crochets) aussi.
L’interprétation est inégale : les deux jeunes actrices principales inconnues (à côté des plus chevronnées Asia Argento et Alma Jodorowsky) font ce qu’elles peuvent, et Bilal Hassani est en roue libre.
Bref, un OVNI cinématographique qu’on peut voir pour passer un bon moment… ou pas.
Le cinéma queer avait pour l'instant pour moi surtout les couleurs du cinéma de Yann Gonzalez : une esthétique onirique recherchée, mais un peu froide.
Le film d'Alexis Langlois est donc pour moi une véritable surprise : il est chaleureux, romantique, amusant et lyrique. Il est aussi d'un kitsch absolument extrême, symbolisé par le personnage de Steevyshady, joué par un Bilal Hassani déchaîné.
L'histoire d'amour entre Mimi Madamour (Louiza Aura est formidable en poupée dont le physique semble infiniment malléable) et Billie Kohler (fascinante et musculeuse Gio Ventura) est bâtie sur une trame de rise and fall assez classique, ici encapsulée dans un monde complètement barré, irriguée par les réseaux sociaux et la société du paraître.
Parmi les intérêts du film, il faut noter une série de seconds rôles azimutés particulièrement délectables, dont les deux cruelles présentatrices, vipérines à souhait, sont les joyaux. Les morceaux de musique originaux sont par ailleurs incroyablement efficaces : je peux vous assurer que vous gardez longtemps en tête l'air de "Pas touche" en sortant de la salle !
Les reines du drames sont un ovni qui ne ressemble à rien de connu, parfois déstabilisant par ses excès en tout genre et un peu irrégulier dans ses partis-pris formels, mais dégageant une telle énergie positive qu'il en devient férocement aimable.
Les reines du drame avait tout pour être un grand film queer or il reste un simple divertissement. L'histoire d'amour au centre du film est un peu plate. Langlois à qui l'on doit d'excellents court- métrages à perdu un peu de sa superbe. Si film est kitsch et décalé sur la forme, il demeure bien conventionnel sur le fond. Il manque de la passion et de la chair. Néanmoins les passages musicaux sont particulièrement réunis tout comme la performance délirante de Bilal Hassani en fan hystérique. Bref, on passe un agréable moment mais on est bien en dessous des œuvres de Bertrand Mandico et de Yann Gonzales, deux cinéastes queer beaucoup plus provocateurs et audacieux.
La sensation queer du dernier Festival de Cannes débarque dans nos cinémas comme un enfant turbulent déboulerait dans notre salon.
Filmé avec un tout petit budget et tourné quasi intégralement en studio, ce premier long métrage est certes imparfait mais transpire la générosité, la débrouille et le plaisir.
Couleurs saturées, émotions exacerbées, jeu outrancier, musique déjantée, strass et paillettes à volonté : tout est too much et assumé.
À travers le récit d'une passion amoureuse entre une starlette pop et une chanteuse punk écorché, le film regorge de références aux années 2000 (La Nouvelle Star, Lorie, Britney Spears...). Et avec ses airs de ne pas y toucher, l'histoire d'amour qu'il nous raconte est follement romantique.
La bande originale composée notamment par les toujours excellentes Yelle et Rebeka Warrior fonctionne à merveille et l'on garde en tête pendant des heures le tube "Pas Touche".
En fan toxique et influenceur détestable, Bilal Hassani crève l'écran et impressionne pour son premier vrai rôle au cinéma.
L'on peut néanmoins reprocher au film d'être un peu trop long et d'être tellement dans l'auto-citation que toute une frange de spectateurs pourrait se sentir exclue. Il deviendra néanmoins à coup sûr un film culte pour les autres.
Un premier film d'une liberté remarquable, qui ne ressemble à aucun autre mais un peu trop punk et foutraque pour que j'y adhère totalement.
Un film à 100 à l'heure qui ne laisse pas indifférent, que l'on soit familier ou non au monde queer. À voir de toute urgence ! Mention spéciale aux deux actrices principales et l'intensité brillante de leur jeu.