Retour à Séoul
Note moyenne
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Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2023
Découpé en 3 parties, Retour à Seoul nous entraine dans la recherche de sens et d'histoire de son personnage brillamment interprété par Park Ji Min. Freddie, est une française, née en Corée mais adoptée très jeune. Son départ soudain en Corée attisera chez elle une volonté de renouer avec ses racines, et de partir à la recherche de sa famille de naissance. L'écriture du personnage principal est complexe et subtil. On voit la mise en scène évoluer avec le personnage, au fur et à mesure de ses voyages. Un film touchant qui aborde les thèmes de la famille, des différences de culture, voire de la quête de sens.
Julie Charlotte F.
Julie Charlotte F.

29 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2023
Les racines, l adoption et la quête de soi. Notre héroïne se cherche et se perd pour essayer de retrouver sa famille biologique et veut curieusement vivre dans son pays d origine. Entre jeunesse, autodestruction et recherche de son chemin, c'est une jeune fille parfois peu sympathique et directe. Le tout est assez réussi.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2023
La quête de ses origines est le socle de ce film de Davy Chou, inspiré par le parcours de Laure Badufle. D'emblée, la scène du restaurant montre le caractère bien trempé de Frédérique, alias Freddie, enfant adopté qui part retrouver ses parents en Corée du Sud. Adoubé par les critiques presse, j'ai trouvé ce film assez lent, la barrière de la langue n'aidant pas non plus à imposer un rythme plus soutenu au niveau des dialogues. S'étirant sur plusieurs années, cette histoire peut s'appuyer sur la performance de Park Ji-min (non professionnelle) qui illumine cette oeuvre par son charisme et sa capacité d'adaptation. Au final, je n'ai que trop rarement vibré même s'il faut reconnaitre que le cinéaste dresse un beau portrait de femme.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 février 2023
Une jeune française d'origine coréenne se retrouve par un concours de circonstances, en tout cas c'est ce qu'elle affirme, dans son pays natal et se met à la recherche de ses parents biologiques. Un film sur les racines et l'identité moyennement réussi. Je n'ai pas eu d'empathie pour l'héroïne, sa volonté farouche de "jouer la française" en voulant s'affranchir des règles d'une société beaucoup plus codifiée que la nôtre est plutôt horripilante. Tout comme le jeu de l'actrice qui l'incarne.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2023
Inspiré du vécu d’une amie du réalisateur franco-cambodgien Davy Chou, lui-même marqué par la question de la double-culture, Retour à Séoul raconte l’histoire de Freddie, une jeune femme adoptée qui décide de se rendre en Corée du Sud sur un coup de tête, afin d’en savoir plus sur sa famille biologique. En raison de sa personnalité forte et de son côté sale gosse, elle ne va pas se fondre dans le cadre imposé par la société coréenne ni dans celui de sa famille d’origine. En cela, Davy Chou est malin, car même si son long-métrage porte une forte charge émotionnelle, les réactions inattendues de son héroïne nous extirpent des chemins trop balisés que pouvaient imposer sa thématique. Malgré quelques longueurs, un très beau film qui brasse les thématiques de l’identité, de la filiation et de la quête de soi.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2023
La mise en scène pop est très belle et l'actrice merveilleuse, le récit original, intriguant et émouvant. Il y a quelques longueurs mais l'ensemble reste excellent.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2023
Avant d’aller voir le film, je trouvais juste l’affiche très belle et cela m’a vraiment donné l’envie de le voir. Je n’ai pas été déçu car ce film est assez bien. Déjà, l’histoire est très chouette même si la réalisation a beaucoup de creux, mais ça se regarde.

En effet, la réalisation est immersive dans le sens où nous suivons de très près le personnage principal dans beaucoup de moments importants. Les plans sont presque tous magnifiques ; la photographie est très travaillée, les images sont belles. Les mouvements de caméra suivent constamment notre protagoniste. Je trouve que la musique est très cool ; les basses sont surtout très puissantes dans les séquences de boîte. Selon moi, le gros point fort du film, c’est vraiment la lumière, que ce soit en boîte ou dans le Séoul nocturne, elles sont tellement oniriques et inspirantes.

Par contre, le scénario a beaucoup plus de failles. Tout d’abord, l’histoire est originale, et j’ai aimé suivre le personnage principal ; l’idée est assez belle et les intrigues sont relativement touchantes. Malgré tout, le film n’est pas très bien rythmé car il y a de nombreuses ellipses mais, il y a quand même plusieurs moments dont on pourrait se passer. D’ailleurs, la psychologie du protagoniste est très dure à comprendre, pour ne pas dire incompréhensible. A part cela, les autres personnages sont suffisamment développés et ne sont ni caricaturaux, ni trop effacés. Le choc de culture est plutôt sympathique et la conclusion est très jolie.

Je conseille ce film car il présente un vrai projet accompagné d’un bon propos (auquel je ne suis pas lié mais c’est bien raconté). Surtout que la mise en scène est très pure ; petit point à revoir sur le jeu de l’actrice principal qui n’est pas toujours juste.
lecinema_clem
lecinema_clem

64 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2023
J’ai trouvé qu’il y avait à certain moment dans ce film beaucoup de magie (comme cette première scène dans le bar). Et puis finalement, j’ai eu du mal à comprendre ce que le réalisateur voulait nous montrer et là où il voulait nous emmener. Au final, cela donne une œuvre assez inégale, aussi bien dans le rythme que dans les propos. Ce que j’avais imaginé nous suivre tout au long du film - la recherche de la filiation de Freddie - passe très souvent au second plan. C’est dommage car on sent un potentiel chez l’interprète principale. Certains personnages n’apportent rien à l’histoire.

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Neighbors, friends and Movies
Neighbors, friends and Movies

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 février 2023
Si l'histoire semble possible (malheureusement la réalité pour bien des orphelins), le scénario est centré exclusivement sur l'aggressivite-passive d'une fille complètement déboussolée. Je suis sorti après 1h30 car j'étais saoulé par les portraits en gros plan qui n'alternaient presque exclusivement qu'avec des scènes de provocations alcoolique, techno-rap, ou sexuelle.
Pour moi (je ne suis pas orphelin et suis âgé), ce film doit presque être une claque à ceux parmi les orphelins qui ont surmonté leurs défis et vivent des vies "normales", comme tant d'autres grand-malades, handicapés, survivants de traumas,...
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2023
Bon film qui parle de l’adoption et des souffrances que cela engendrent, surtout quand il s’agit de cultures différentes, très bien interprété
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2023
Cette quête de soi d’une jeune femme adoptée et écorchée vive est très riche : ce choc des cultures entre une française qui ne veut surtout pas se plier aux coutumes coréennes de ses origines et ce monde qu’elle découvre est très bien rendu, grâce à une excellente actrice, Park Ji-Min dont c’est le premier rôle, et grâce à une observation très précise par le réalisateur de ce pays, la Corée du Sud, que je connais tant. La subtilité des dialogues entre une française qui dit ce qu’elle pense et les traductions de ses propos à dessein non conformes par des coréens qui ne peuvent pas se départir de leur déférence culturelle envers les anciens, les situations mises au tamis du temps qui passe et qui transforme le caractère encore en construction de l’héroïne font que les émotions passent et qu’on est cueilli par cette histoire tellement bien traitée et aux très belles musiques d’accompagnement. Seulement 44 000 entrées en première semaine pour ce film destiné à un public exigeant.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2023
Une jeune femme se retrouve sur un coup de tête à vivre le voyage le plus important de sa vie sur la terre qui l’a vu naître. Davy Chou nous fait assister au déracinement de son héroïne qui fait table rase de ses repères à chaque bond temporel, ne regardant jamais derrière elle, à défaut d’ignorer ses origines. Étendre l’intrigue sur plusieurs années est la décision qui démarque Retour à Séoul, élargissant la vision personnelle de l’adoptée au-delà des frontières surmontables (linguistiques, géographiques…) et révélant une actrice extrêmement talentueuse et aux choix assurés sur son personnage. Étonnant et plein d’originalités.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2023
It’s all about an actress.

Mille angles peuvent orienter le regard et la critique d’un film ; quel sens veut-on faire ressortir, quel sentiment veut-on partager, comment peut-on continuer à faire vivre le regard personnel d’un auteur, et le relier à l’intelligence et la sensibilité du lecteur? Comment, en d’autres termes, donner envie?

Alors voilà, parfois, on se confronte à un phénomène rare, peut-être l’un des plus beaux que le cinéma soit capable de nous offrir : la découverte d’un visage qui va grandir en nous. Une actrice, souvent. Quelque chose qui imprime, se laisse infuser mais se délite en permanence : l’impénétrable relation entre un monde intérieur et le bain chimique du cinéma. Une frontière avec une bouche, un nez, des yeux. « Retour à Séoul » est de ces expériences cinématographiques qui respirent par la découverte d’une actrice. Je veux dire que la question n’est pas d’envisager le talent de qui joue mieux la comédie que l’autre (tant d’actrices sont exceptionnellement douées aujourd’hui, la question n’est pas là), mais plutôt l’énigme pas si subjective d’une présence qui irradie, brûle, fond, contient, joue, surjoue, une présence traversée par tout et pour tout. Insolente, indomptable, infiniment triste, tendre, joyeuse.

Cette semaine, on peut admirer la grande Cate Blanchett dans « Tár » et c’est bel et bien quelque chose, mais on peut aussi découvrir une actrice qui peut-être ne le sera déjà plus (c’est son premier film mais elle est plasticienne). C’est-à-dire, il y a des visages, des corps, des actrices qui ont cette capacité, quelque part entre le hasard et la malice, de pouvoir vous rappeler instantanément et précisément un film par le seul magnétisme de leur visage. Park Ji-Min est de celles-là ; parmi Garbo, Faye Dunaway, Vasilina Makovtseva, Zhou Xun… mieux que des actrices, des visages impossibles à capter, des visages qui déforment les cadres, des visages qui sont les cadres et le sujet à eux-mêmes. Elles ont un pouvoir de vie et de mort sur le film. « Retour à Séoul » est déjà en lui-même un beau film, un voyage émouvant et attentif, justement, à ce que Park Ji-Min peut donner : et quelle chance, elle peut tout lui donner.

Il est difficile de définir ce qu’un film devient quand un comédien peut lui conférer une sorte de relation intime, prêt à être regardé, objet de fascination, luciole parmi les vivants. Il y a des actrices dont on tomberait amoureux si l’on ne rallumait pas les lumières, si la production ne défilait pas lors du générique. Territoire à explorer, le visage de Ji-Min/Freddie est comme le film : il s’arpente, à la découverte de quelque chose. Davy Chou cherche à découvrir son actrice comme le personnage de Freddie cherche à découvrir ses origines. Deux mouvements, un même regard. Beauté du film : faire confiance à l’actrice. La laisser déborder d’émotions contradictoires, jouées en conscience de ne pas être une actrice professionnelle, dans toute sa vulnérabilité - qui bien sûr est un trésor de cinéma.

Il faut la voir danser comme une sorte de Denis Lavant dans « Mauvais sang » lors d’une magnifique scène de bar, la voir ré-arranger le plan et les personnages à table dès la seconde séquence du film, comme un metteur en scène aux commandes. Il faut la voir en plein bad trip, sur la corde entre le gouffre de tristesse et la joie de l’oubli, dans une séquence de night-club que n’aurait pas renié HHH. Il faut la voir gueuler, se recroqueviller, blesser et être blessée, et surtout il faut la voir contenir pendant deux heures des émotions que l’on comprend sans les vivre dans notre chair : et se rendre compte qu’elle finit par les rendre réelles, tangibles, par un geste, une bouche à demi-ouverte, un mot de travers.

Les larmes qui viennent à la fin du film sont celles d’une actrice indocile dont les digues ont lâchées, laisser-aller bouleversant où la vie se révèle telle qu’elle est : belle, triste, crue, injuste, riche de sens, illogique, impénétrable. Un piano abandonné au fond d’un hôtel miteux : quelques notes déchiffrées et le passé se fait lumière intérieure, silencieuse. Déchiffrer, comme elle le dit au début du film, c’est lire des signes et essayer de les comprendre. La peur et la tristesse agissent comme des révélateurs vers la tentation du bonheur - mais sans injonction. Un beau matin, on se sent mieux. Freddie renaît au monde, et le cinéma donne vie à une comédienne à qui il est déjà temps de dire au revoir.

La vie est une actrice : Garbo, Dunaway, Park Ji-Min.
Anonym830
Anonym830

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2022
Davy Chou, cinéaste franco-cambodgien et réalisateur de « Diamond Island », présente cette fois-ci un long-métrage prenant, sur la vie de la jeune Freddie, dont la personnalité est aussi captivante que ses péripéties. Le réalisateur lui-même originaire de deux pays différents démontre en un seul personnage le destin de toute une génération éloignée de leurs vraies racines. Le mélange de culture française et coréenne proposé dans le film est d’autant plus mis en avant. Freddie est très attachée à la France, ce qu’elle répète souvent dans ses répliques, mais son inconscient la pousse à découvrir ses vraies origines coréennes quand elle découvre Hammond, une organisation lui permettant d’essayer de prendre contact avec ses parents biologiques.
spoiler: Le premier à répondre à son appel est son père.
Les dialogues établis entre le père et la fille sont très simples, mais signifient beaucoup : un père qui cherchait à se rattraper, visiblement trop tard, et une fille pleine de remords et distante. spoiler: Je pense à cette scène de retrouvailles où Freddie reste très fermée malgré les efforts de son père pour s’intégrer à la famille et lui faire plaisir (il insiste pour lui offrir des chaussures, il lui montre de vieilles vidéos, il l’invite à passer quelques jours chez lui). Bref, il veut rattraper le temps perdu.

La froideur de sa fille se fait ressentir et nous rend très emphatique envers le personnage de son père, il fait de la peine. spoiler: Plus tard dans le film, Freddie repart de son séjour chez son père, passe un coup de téléphone à sa mère adoptive puis pose les chaussures que lui a offert son père au bord du chemin, et s’éloigne. C’est ici un plan très symbolique de l’enfant déchiré de ses racines et qui semble même les rejeter. De plus, elle ignore tous les messages/mails de son père, devenant très envahissant, mais peu à peu, on distingue une certaine tolérance et même des sourires de la part de Freddie, qui prouve qu’elle commence à aimer sa famille biologique.


Une temporalité particulière, un personnage singulier :
En effet, Park Ji-min porte l’entièreté du film sur ses épaules, et interprète Freddie à la perfection. En écoutant l’actrice s’exprimer sur le film, on peut remarquer que son caractère n’est pas si loin de son personnage, ce qui justifierait l’excellent choix de Davy Chou. Freddie est un personnage imprévisible, fonceur et dégage une aura très singulière qui diffère de bon nombre de personnages présentés sur le grand écran. Ce n’est pas tant par les plans sur son visage, mais davantage par sa gestuelle et sa manière de parler que l’on voit le travail qu’implique de jouer ce rôle. On tombe presque sous le charme de cette fougue et cette ambiguïté qui nous tiennent en haleine tout au long du film. L’actrice transmet à merveille la psychologie du personnage, tantôt touchante, tantôt détestable. Ses changements de personnalité et ses différents états-d’âmes sont très liés à la structure du film, divisé en plusieurs parties. Freddie marque les différentes périodes par son changement d’apparence constant qui va de pair avec ses fréquentations et sa personne. Ainsi Retour à Séoul en vient à nous déstabiliser par ses ruptures de ton, en mêlant l’émotion, la brutalité et une ambiance étrange.
D’abord la jeune fille fougueuse et avec malgré tout une certaine fragilité, spoiler: qui se retrouve à la même table que son père sans pouvoir communiquer à cause de la barrière de la langue et de la culture,
et traduit ainsi un basculement dans l’histoire, et un impact sur le personnage.
Quelques années plus tard, spoiler: on découvre une Freddie qui fait davantage femme, vêtue de vêtements noirs et « punk », un maquillage et une coiffure qui mettent en avant l’assurance qu’a gagné le personnage, qui s’est enfin adapté à sa vie en Corée et s’est créé beaucoup de contacts.
Les couleurs sont plus froides et plus « crues », moins avenantes que dans la première partie. spoiler: Freddie entretient différentes relations plus ou moins amoureuses, beaucoup d’amis.

Dans la troisième partie, spoiler: Freddie semble dans une relation stable, que ce soit avec son compagnon ou avec son père.
On retrouve peu à peu des couleurs chaudes et une jeune femme affirmée qui n’en garde pas moins sa spontanéité et son ambiguïté qui surprend toujours et qui fait qu’on ne s’ennuie jamais.
La dernière partie est de loin la plus touchante, spoiler: notamment sa première rencontre avec sa mère, dont la mise en scène est telle que nous ne voyons pas de suite le visage de celle-ci,
peut-être un autre élément symbolique des enfants déracinés dont les parents sont anonymes, inconnus. Les couleurs sont moins agressives que dans les autres parties, et cette transition se remarque aussi par l’absence des bruits forts de Séoul et des boîtes de nuit qu’elle avait l’habitude de fréquenter.
On peut en déduire un travail important sur l’esthétique des personnages et la manière dont ils sont filmés en fonction de leur comportement, et il en résulte une image très belle et de beaux plans. On remarque aussi un bel effort sur les décors, avec beaucoup de détails très travaillés.
Il est intéressant de s’attarder sur le montage (de Dounia Sichov) qui rend compte du travail de mise en scène formidable et de la vie des personnages de manière très réaliste, tout en gardant un parti pris esthétique.
En somme, un film sur la recherche de soi, de son identité, sur l’adoption et sur les enfants vivant loin de leur famille d’origine, représentés par une jeune femme à la personnalité aussi captivante que ses actions et ses péripéties.
On n’oublie pas de parler de la musique qui est souvent un élément central à notre perception des scènes. Ici elle a une place importante et est même un élément récurrent dans le film spoiler: (Freddie joue du piano, son père a créé une composition qui représente sa fille, et crée un moment très émouvant par la simplicité, voire le ridicule du morceau mais contient toute la culpabilité du père qui a fait les mauvais choix; tout ceci s’opposant aux musiques fortes et électroniques des boîtes de nuit et des bars - notamment une scène de danse remarquablement bien filmée où Freddie est dans sa bulle et semble se libérer de tous les remords qu’elle emmagasine - entraînant le spectateur dans une ambiance tantôt dynamique ou tantôt forte en émotions)
.
C’est un très bon film, peut-être pas au point d’être un chef-d’oeuvre, mais il mérite amplement ses nominations à Cannes et cela annonce de prochaines réalisations prometteuses de la part du réalisateur.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2023
En fait, il y a longtemps que je n’avais vu un film asiatique. Je donc suis rentré complètement au hasard en salle. Au final, il s’agit d’un film français, même si l’intrigue se déroule entièrement en Corée du Sud. Davy Chou, jeune réalisateur français d’origine cambodgienne, nous offre un beau portrait de femme, inspiré de l’histoire vraie d’une de ses amies, partie à la recherche de ses racines, ses origines et de son identité dans son pays natal. Le récit, sur plusieurs années, est plutôt lent, parfois contemplatif et poétique. Dans différentes ambiances, des plus zen ou intimes, aux plus pops et psychédéliques. Malgré son côté un peu revêche et imprévisible, on s’attache assez vite au personnage, et avec elle on espère. La fin est aussi belle que déchirante et nous laisse sur un sentiment doux amer. Le tout est solidement mis en scène, finement écrit, et parfaitement interprété. Park Ji-Min, jeune actrice française elle-même née en Corée, est une belle révélation. Elle crève l’écran et porte tout le film sur ses épaules. Un très beau film donc, chargé d’émotion et d’un certain humour, pour une très belle surprise.
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