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Georges de Padova
5 critiques
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4,0
Publiée le 13 février 2023
c'était un beau moment, de se perdre dans Séoul, se perdre dans le temps en bonne compagnie, comme une amie Freddie nous fais subir des hauts et des bas, c'est peut être pour cela qu'on l'aime et que l'on s'attache à ses errances.
Très grand film, magnifiquement interprété. Subtil, émouvant , intense. A partir d'un scénario relativement simple, on suit cette jeune femme attachante et bouleversante. Avec quelques moments bien drôles aussi.
Davy Chou, le réalisateur d’origine cambodgienne, nous propose un film qui traite de deux sujets délicats que sont les confrontations de cultures, en l’occurrence française et coréenne et celui de la recherche de ses origines lorsque l’on a été adopté. Park Ji-min, l’actrice principale se glisse dans la peu de cette jeune femme avec force, et selon les épisodes de son aventure, crée des situations comiques, cocasses comme la scène dans un restaurant, tendre lors des premières rencontres avec son père mais aussi plus tard avec sa mère et pour finir brutales et directes avec les hommes qu’elle croise. La performance de cette actrice, dont je crois, c’est le premier film laisse penser qu’une carrière ne fait que commencer. La réussite de ce film repose en très grande partie sur ces épaules, bon choix du réalisateur.
Un film que j'ai trouvé d'une maladresse folle tout du long !
Que ce soit en terme de rythme (très très lent pendant une heure, puis trop rapide pendant 15min, puis des éclipses temporels bien trop important pour qu'on y comprenne quelque chose).
Même le montage son est à revoir, 3 ou 4 dialogues ne sont pas audibles avec le volume de la musique ^^ ?
Et bien qu'on comprenne sur le tard, le non sens de sa quête de recherche, la façon d'y arriver m'a semblé un peu laborieuse.
Et pourtant, on se laisse à suivre l'histoire, à la fois porté par le sujet lourd qu'il véhicule et aussi par l'actrice, surprenante, captivante, dérangeante en même temps. Je devine qu'il ne s'agit pas d'une actrice de métier avec 20 films au compteur, et c'est justement cette imperfection qui lui donne cette énergie si particulière à ce personnage jouée.
En résumé : Un film à voir pour public averti, curieux, ouvert à sortir des sentiers battus
Une jeune française d'origine coréenne se retrouve par un concours de circonstances, en tout cas c'est ce qu'elle affirme, dans son pays natal et se met à la recherche de ses parents biologiques. Un film sur les racines et l'identité moyennement réussi. Je n'ai pas eu d'empathie pour l'héroïne, sa volonté farouche de "jouer la française" en voulant s'affranchir des règles d'une société beaucoup plus codifiée que la nôtre est plutôt horripilante. Tout comme le jeu de l'actrice qui l'incarne.
Ce film, très réussi, nous questionne sur les questions d'identité, le sentiment d'appartenance. Cette jeune femme française, nonchalante, en quête d'elle même nous montre à quel point le chemin peu être difficile et stimulant. Bravo pour la mise en scène et pour le jeu d'acteur.
Très beau parcours initiatique tout en finesse et superbement interprété. Le cadre rigoureux et la temporalité convaiquent. Le choix d'une protagoniste pas toujours sympathique augmente la force du récit..
J'ai franchement bien aimé ce film. J'ai aimé la protagoniste, un peu perdue, un peu déjantée, un peu provocante, un peu triste, à la fois très sensible et très indépendante. Un beau petit coup de cœur pour ces acteurs. Parfois j'ai trouvé le cadrage un peu gênant, ça secouait beaucoup et ça m'a paru bizarre ! Sinon j'ai tout bien aimé.
Film très intéressant qui retrace sur plusieurs années la retrouvaille d'une femme née en Corée du Sud puis adoptée par des Francais avec ses parents adoptifs. L'évolution des relations notamment est très bien faite : au départ un rejet pour son père puis finalement se sentir très proche de lui, attendre longtemps la rencontre avec la mère. Le personnage de cette jeune femme est explosif, spontané, direct, certaine de ses envies. Des passages très bien filmés également.
En fait, il y a longtemps que je n’avais vu un film asiatique. Je donc suis rentré complètement au hasard en salle. Au final, il s’agit d’un film français, même si l’intrigue se déroule entièrement en Corée du Sud. Davy Chou, jeune réalisateur français d’origine cambodgienne, nous offre un beau portrait de femme, inspiré de l’histoire vraie d’une de ses amies, partie à la recherche de ses racines, ses origines et de son identité dans son pays natal. Le récit, sur plusieurs années, est plutôt lent, parfois contemplatif et poétique. Dans différentes ambiances, des plus zen ou intimes, aux plus pops et psychédéliques. Malgré son côté un peu revêche et imprévisible, on s’attache assez vite au personnage, et avec elle on espère. La fin est aussi belle que déchirante et nous laisse sur un sentiment doux amer. Le tout est solidement mis en scène, finement écrit, et parfaitement interprété. Park Ji-Min, jeune actrice française elle-même née en Corée, est une belle révélation. Elle crève l’écran et porte tout le film sur ses épaules. Un très beau film donc, chargé d’émotion et d’un certain humour, pour une très belle surprise.
Ce film m'a beaucoup plu. J'ai aimé sa forme, son rythme, sa photo, sa lumière... J'ai aimé aussi ce qu'il montre de la Corée, loin des cartes postales touristiques. Enfin l'histoire de cette jeune-femme m'a profondément touchée, sûrement parce qu'elle fait écho à mes propres difficultés à comprendre mon identité. Le film présente plusieurs tableaux de sa vie de jeune adulte aventureuse, à quelques années d'intervalles, dans un pays (celui de ses origines mais qui lui est inconnu au départ du film) qui la renvoie à son adoption et à la question de ses parents biologiques. Sa difficulté d'exister est constante bien que camoufler sous un appétit de vivre qui n'est qu'une fuite en avant. Elle m'a fait pensé au personnage de Rien à foutre, perdue également. Comment pour une jeune-femme se construire autour de l'absence d'une mère ? il me semble que c'est cette difficulté avant tout que ces deux films racontent. C'est en tous les cas ce en quoi ils m'ont touché.
Très beau film poignant : l'actrice est merveilleuse dans ce rôle, tous les acteurs coréens sont très bons. J'ai beaucoup aimé la violence qu'elle couve en elle et aussi les différences culturelles énormes entre les français et les coréens, notamment familiales. On en sort secoué et plein de questions sans réponse. Bravo au réalisateur, j'ai bien aimé sa façon de filmer
"La question de l'identité, retour à son origine, belle ballade... "Etre né quelque part... Et y vivre !" Film intéressant, la différence [choc] entre 2 cultures. Park Ji-min (Freddie) joue parfaitement cette situation.
Le triomphe de « Diamond Island » et la production de « Onoda » sonne comme une évidence pour Davy Chou, en route pour renouer avec ses racines que pourrait éprouver un expatrié. L'exil forcé d'un de ces enfants coréens pousse son auteur à interroger les victimes d'une procédure cataclysmique, créant ainsi des fossés générationnels et culturels qu'il convient d'apaiser. Le récit cherche à investir ce retour aux sources en devenant un mélo moins formel qu'il n'y paraît, au-delà de sa première petite partie. Il faudra plusieurs ellipses pour s'en accommoder et répondre aux questions qui chatouillent l'aspect rebelle d'une héroïne qui n'hésite pas à repartir à zéro pour se redéfinir et pour finalement se retrouver.
Tout commence par une chanson populaire, qui atterrit dans les oreilles de Freddie, fraîchement arrivée dans son pays natal à l'âge adulte. Le choc est immédiat et envoûtant, jusqu'à ce que cette dernière, brise tous les codes d'usage, à la table d'un restaurant ou d'un bar. Ce sont souvent ces lieux que les touristes et les locaux fréquentes, quelques fois pour la convivialité du service et d'autres fois pour tout foutre en l'air. De même, il s'agit également du siège des rencontres et des relations affectives, et la flamboyante Park Ji-min brûle tout sur son passage, la rendant ainsi malaimable pour une bonne partie de sa quête solitaire. Ce voyage improvisé se transforme ainsi en une reconquête de ses racines, allant jusqu'à renouer le contact avec ses parents, qui n'ont évidemment pas le type de réponse à lui fournir, à leur fille, à qui la langue maternelle et le soutien paternel manque cruellement pour mieux se comprendre.
On se balade ainsi du français au coréen, en passant par l'anglais, qui ne facilite pas les échanges et encore moins la compréhension de sentiments de chacun. Le cinéaste franco-cambogien capitalise alors sur la réaction de sa protagoniste, imprévisible et insaisissable. Le rejet et l'abandon qu'elle éprouve finissent par se transmettre et s’accentuent à chaque bougie qu’elle estime ne pas vouloir souffler. En intériorisant cette douleur, elle efface donc ses deux cultures qu'elle couve que ce soit vis-à-vis de ses parents biologiques, ou adoptifs, que l'on verra uniquement par le bien d'un écran. Elle prend ainsi ses distances avec sa famille et toutes ses relations, professionnelles ou sentimentales. C'est son fardeau, c'est ce qui l'a trahi à chaque tournant de sa vie, mais c'est également ce qui la rapproche de ses racines, contre toute attente.
La réussite de « Retour à Séoul » tient dans ce portrait complexe et ambigu de son héroïne, rescapée de son errance culturelle et mutilée par une identité qu’elle peine à révéler en elle. Le flirte n’est qu’un jeu, la séduction n’est qu’un moyen pour parvenir à ses fins, tandis que la vérité n’est que désillusion. Freddie traîne alors toutes ses contradictions, la métamorphosant peu à peu en femme fatale, avant de retomber dans une nouvelle déviance. Chou définit ainsi l’adoption à travers le caractère de son héroïne, à repousser les démarches de réconciliation par des pulsions, aussi éphémères que ses chroniques.