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Un visiteur
2,0
Publiée le 22 juillet 2021
Le Bal des 41 est un film qui techniquement est irréprochable. Les costumes, les décors et l’ambiance du XIXème siècle parfaitement retranscrit. Pour tous les fans d’Histoire, il apportera un regard nouveau sur l’homosexualité et ses tabous en particulier dans les milieux aristocratiques et politiques. Toutefois on est déçu par le manque de profondeur traiter dans les personnages, le jeu parfois quasi-inexistant des acteurs (Mitzi Cabel Cadena étant la seule dans cette distribution quasi-masculine à tiré son épingle du jeu) et des scènes de sexe trop brutes qu’on aura aimé voir couper au montage car elle n’apporte rien sur ce que nous savons déjà. Bref très inégale pour un sujet qui aurait pu taper plus à l’œil.
Mais quel beau film bouleversant ! Tout est parfait dans ce film. Les costumes., le jeu des acteurs , la réalisation. Mais je découvre ce côté terriblement sombre du Mexique . En espérant que ce pays a gagné en tolérance
Une valse gay décomplexée sous le régime mexicain du début des années baroques 1900. À travers l’histoire vraie de l’homme politique Ignacio de la Torre, homosexuel ayant épousé par ambition la fille du président despotique Porfirio Díaz, David Pablos dépeint avec élégance, et sans pathos, une société qui tente d’échapper à la dictature. Entre Kubrick et Sofia Coppola, sans atteindre une intensité totale.
5 étoiles pour les décors, la photo et les musiques originales et classiques arrangées ("Carmen" de Bizet).. Le jeu mutique de l'épouse, fille du Président est remarquable. Le malaise permanent entre les deux époux est à son apogée dans la scène où Amada joue faux exprès du piano. La pathétique "Reine de la Nuit" Mozartienne vaut aussi le détour. Les épouses sont caricaturées en sottes soumises au système. Mais l'apex du film se vautre dans un bal orgiaque Fellinien en tous points remarquable!
À la fin du XIXe siècle, Ignacio de la Torre épouse la fille du président du Mexique, Porfirio Díaz. Ignacio mène une double vie : il s'élève dans le monde traditionnel de la politique tout en étant membre d'une société clandestine. Un jour, ce dernier se fait surprendre en pleine liaison avec un homme. Ce biopic mérite d'être vu grâce à la qualité de le reconstitution historique et de l'interprétation. Mais le rythme n'échappe pas à la lenteur et parfois à l'ennui. Une découverte cinématographique intéressante quand même.
Déçu par ce film très imparfait dont j’attendais clairement autre chose et pour lequel je m’attendais surtout à ce que soit relaté bien plus précisément l’ambiance et l’atmosphère sociale et politique qui a vu éclater ce fait historique pour ce pays, or tout ceci n’est que très partiellement et maladroitement restitué. Au lieu de ça le réalisateur a pris le parti de se centrer sur une histoire sentimentale en s'appesantissant sur une série de scènes à la limite de l’ennui qui n’apportent rien de plus à la description du contexte et la compréhension de l’histoire. En manquant de profondeur et de consistance, ce film aurait pu être vraiment poignant si la réalisation ne s’était pas quelque peu égarée.
Le film retrace l'affaire connue au Mexique comme le Bal des Quarante et un maricones. L'affaire fut un tel scandale que le 41 est un chiffre carrément banni au Mexique. La mise en scène est particulièrement élégante, en adéquation idéale avec le "luxe, calme et volupté" ambiant. Malheureusement, le scénario se focalise beaucoup trop sur un seul trio amoureux. Il faut alors rappeler que la présence de Ignacio n'a jamais été prouvé bien que les spéculations ont toujours existé. Il est logique et judicieux de l'utiliser comme fil conducteur, mais il est dommage que quasi tout le film repose essentiellement sur cette partie fictive alors qu'il aurait été plus intéressant de s'attarder sur ce club de façon plus général. Néanmoins le film démontre parfaitement le poids des convenances, des normes sociales, d'autant plus quand on est homosexuel dans un pays très catholique. Le dernier acte est une tragédie à la fois émouvante et terrifiante même si c'est un peu expédié quant aux réelles conséquences des 41. En conclusion, un très beau film, merveilleusement interprété dans un bel écrin tout aussi joliment mis en scène. Site : Selenie
Dommage que le réalisateur est opté pour un parti pris unique, celui de l'homosexualité. En opposant la mentalité de l'époque, il aurait gagné en crédibilité. Ceci-dit la reconstitution de l'époque est intéressante mais trop partielle.
Cette histoire vraie , se passant fin 19ème au Mexique, est plutôt bien reconstituée, avec notamment de très beaux costumes. Par contre, l’histoire de cette caste d’homosexuels insiste vraiment trop sur les scènes sexuelles au détriment de la profondeur des personnages. On sait que l’homosexualité était combattue à l’époque et ce film n’apporte rien à ce sujet. Moyen sans plus.
Le film est plutôt réussi mais souffre de longueurs, en particulier dans les scènes d'amour répétitives et inutiles. C'est dommage car l'ensemble est assez bon.
Tirés de faits réels ayant eu lieu çà la fin du XIXè siècle au Mexique. Ce film Netflix est réussi sur beaucoup de plan. Une mise en scène élégante voir somptueuse pour une direction artistique splendide. Un récit déchirant pour une histoire d’amour impossible et une fin traumatisante. Une belle interprétation d’ensemble et notamment de Alfonso Herrera (vu dans Sense8). Si le récit est dur, le traitement réservé au homos à l’époque au Mexique était comme partout ailleurs assez inhumain, j’ai trouvé que le tout manquait un peu d’épaisseur et d’émotion, à part le dénouement. Quelques très belles scènes cependant et d’autres poignantes. Tout de même un beau film contre l’homophobie. A voir donc…
Mexique, fin du 19eme siècle, un homme tiraillé entre ses ambitions politiques profondes et son homosexualité dans un pays profondément homophobe et répressif comme dans tous les pays à cette époque, se marie pour la façade et pour son arrivisme avec la fille du président. Dévoré ^par une passion avec un homme qu'il fréquente dans son travail, s'adonnant dans un cercle fermé à ses démons orgiaques, il délaisse totalement son épouse son épouse qui elle, s'étiole en rêvant de concevoir un enfant. Jusqu'à la descente de la police dans un bal de travestis... Entre réalité historique et croyance populaire, le film, élégant, entre classicisme et baroque interpelle et sans être un plaidoyer contre l'homophobie, laisse le spectateur faire son propre jugement sur le choix difficile entre vie sociale et vie personnelle. Troublant.
Ce film mexicain fait office de devoir de mémoire pour ces 41 hommes qui ont été humiliés, déportés ou emprisonnés autant que de piqure de rappel quant à la condition des homosexuels, à certaines époques et dans certains pays. Et cela peut encore faire écho dans bon nombre d’endroits aujourd’hui malheureusement. Il y a donc un côté nécessaire à l’adaptation de ce fait divers. « Le bal des 41 » montre bien que la pression et les normes sociales peuvent être terribles pour certaines catégories de personnes, notamment celles aux préférences sexuelles différentes. Mais loin d’être un plaidoyer pour l’homosexualité ou un pamphlet contre l’homophobie, cette œuvre reste factuelle et laisse au spectateur le soin de juger par lui-même avec la présentation de ce fait divers méconnu qui méritait bien un film.
La morale et ses ramifications sont à l’honneur ici et le personnage principal va avoir beaucoup de dilemmes à choisir entre la raison et la passion, bridée par le politiquement correct de l’époque. « Le bal des 41 » est court et agréable à regarder. Il prend bien le pouls de cette histoire en suivant le personnage ayant existé le plus apte à nous faire pénétrer dans les coulisses de cet terrible histoire. Du poids politique, à la pression martiale en passant par l’évanescence de ce club gay secret, le film ne rentre pas dans les détails mais survole bien les enjeux et captive par des dialogues aiguisés et intelligents. Peut-être que le film aurait eu encore plus d’impact et de puissance en creusant davantage seconds rôles et contexte mais ce côté concis n’est pas déplaisant.
Mais ce qu’on apprécie le plus dans « Le bal des 41 » c’est son esthétique élégante et racée dont le firmament explose lors du fameux bal, exemple de mise en scène inspirée, originale et baroque qui fait un peu penser au final orgiaque de « Le Parfum ». La reconstitution, des décors aux costumes, est opulente et du meilleur effet et la mise en scène parfaitement adaptée à l’histoire. David Pablos est un esthète et la qualité de ces images est incontestable! En bref une bonne petite surprise, intéressante et dont la frustration et l’émotion qui s’en dégage sont méritoires et mémorables! A découvrir.
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