A Good Man
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 885 abonnés 8 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juillet 2021
Aude & Benjamin vivent ensemble depuis 6ans. Aude souffre de ne pas pouvoir avoir d’enfant, alors Benjamin décide que c’est lui qui le portera. Benjamin est né dans un corps de femme et est encore en plein processus de transformation (ce dernier s’apprête à subir une hystérectomie (ablation de l’utérus), la dernière étape de sa transition).

A Good Man (2020) traite à la fois de la quête d’identité, de la transidentité et des hommes trans qui ont un désir de parentalité. Il en résulte une œuvre humaniste et pleine d’espoir, sur un sujet rarement abordé au cinéma, qui plus est, interprété par un couple cisgenre & trans. Ce drame social questionne sur la parentalité et l’identité sexuelle, avec beaucoup de retenu et de délicatesse. Le film est centré sur le personnage de Benjamin, à qui l’on reproche de « prendre trop de place » et à juste titre, ce dernier devant se battre contre l’administration pour faire accepter sa nouvelle identité, contre sa famille dont la mère et le frère rejettent ses choix ou encore sa compagne qui se sent malgré-elle dépossédée de son rôle de "mère/génitrice".

Un personnage que l’on imagine aisément difficile à incarner, encore plus pour une actrice cisgenre grimée en homme et dont Noémie Merlant parvient admirablement à incarner. Cette dernière continue de nous séduire, après avoir campée une adolescente tentée par le djihad (Le Ciel Attendra - 2016) ou atteinte "d'objectophilie" dans Jumbo (2020), elle prouve une fois de plus son indéniable talent d’actrice.

Pour l’avoir dirigé à deux reprises par le passé il n’est pas surprenant que Marie-Castille Mention-Schaar l’ai de nouveau choisie pour ce rôle (nul doute que certains trouveront à redire sur le fait que Benjamin ne soit pas interprété par un acteur trans, mais faut-il nécessaire confier ce type de rôle à une personne transgenre ? Est-ce que cela aurait été nécessairement un gage de qualité ? Pas nécessairement, d’autant plus que les acteurs transgenres ne courent pas les rues).

La réalisatrice dresse ici un très beau portrait d’un homme en quête d’identité et voulant tout simplement avoir les mêmes droits que quiconque. Le film pèche par moment pour ses excès de lenteurs et aurait gagné à être plus dynamique, mais la prestation des deux interprètes principales (Noémie Merlant & Soko) vient largement compenser les faiblesses du film.

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Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juillet 2022
Un drame intimiste au message bien intentionné de tolérance, mais plombé par un récit pédagogique très gênant, en dépit de l’interprétation bluffante de Noémie Merlant.
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2021
Le fil conducteur de ce scénario est certainement trop éloigné de la sensibilisation sociale à une telle situation : une femme à l’état-civil, homme dans son mental, son physique et ses relations aux autres, en cours de modification judiciaire d'abord de cet état-civil et qui en raison des circonstances qui empêchent sa compagne d’avoir un enfant, décide de le porter lui-même (« lui-même » et non pas « elle-même » pour rester à dessein dans le propos). Puisque les attributs de la nature, pas encore passés sous le scalpel chirurgical, lui permettent encore de porter l’enfant à naître. On nous dit que ce genre de situation existe ou a existé. Soit. Le spectateur fera donc avec. Mais comme le scénario est relativement vide de contenu pour mener ce spectateur aux justes réflexions sous-tendues sur le genre et le désir d’enfant, ce dernier restera quelque peu passif… insensible. Ce n’est pas l’objectif qui était recherché mais c’est bien ce qui est arrivé. La réalisatrice scénariste s’attaque souvent à des sujets difficiles ou délicats. Elle ne peut pas réussir à chaque fois.
Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2021
Ce nouveau film réalisé et scénarisé par Marie-Castille MENTION-SCHAAR nous livre là encore après l’excellent « LES HERITIERS » un film sur un thème très original. Elle aborde cette fois-ci le thème du transgenre rarement abordé de cette façon au cinéma. L’histoire de ce jeune couple très atypique interprétée de manière magistrale par l’actrice Noémie MERLANT elle-même transgenre et sa compagne jouée par SOKO est assez surprenante. Cette situation inspirée de faits réels n’est pas sans poser des questions et des cas de conscience par le couple lui-même et bien évidemment par leur entourage. Le sujet m’a paru bien traité et le film est réussi. De plus, il met bien valeur l’ile de GROIX où a été tourné la presque totalité du film.

Bernard CORIC
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 287 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2021
Une œuvre sincère et touchante qui ne tombe pas dans les pièges classiques du film de société servant d'intro à un débat télévisé. Ni dogmatique ni militant, À Good Man se concentre sur son récit et ses personnages. Si ceux de la mère ou du frère sont un peu perdus en cours de route, les deux personnages principaux nous emportent par leur sincérité et leur authenticité. Mais pourquoi avoir ainsi introduit à plusieurs reprises dans le récit des coups de théâtre dramatiques et peu crédibles ( l'accident, l'éloignement en forme de rupture) ? Pas besoin de cela pour maintenir l'émotion. Ces quelques faiblesses nuisent au récit mais l'motion demeure grâce aux deux magnifiques interprètes que sont Noémie Merlant , crédible et juste de bout en bout dans un rôle pourtant casse gueule, et Soko, comme toujours bouleversante.
Drill
Drill

6 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2021
Autant j'ai trouvé Noémie Merlant plutôt absente dans "Les Olympiades" de Jacques Audiard (un peu éclipsée par Lucie Zhang il faut bien le dire), autant elle irradie dans "A Good Man" de Marie-Castille Mention-Schaar qui aborde le thème de la transparentalité.
Le film aborde courageuse un thème étrangement peu traité au cinéma jusqu'à présent, et qui permettra je l'espère, à tout ceux qui n'en connaissent pas de mieux comprendre les transgenres.
TRVT
TRVT

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2021
À travers ce nouveau film, Marie-Castille Mention-Schaar réussi à nous emporter dans le bouleversant combat de Benjamin et Aude à devenir parents. Ce film nous fait vibrer d’émotions et fait passer un important message en mettant des mots sur des maux.
Bravo !
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 870 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2023
« On va avoir un bébé, toi et moi. Regarde-moi. Tu vas être maman. »

(Avant toute polémique sur le fait que Benjamin soit interprété par une actrice cisgenre ou sur le fait que le film n’est pas assez militant, je renverrai utilement les gens vers la fiche du film, sur ce site même, où Marie-Castille Mention-Schaar explique ses choix.)

A cheval sur la transidentité et le désir d’enfant, A Good Man adopte une narration et un style académiques, à la façon d’un film d’auteur·e classique sur la vie de couple, comme il en existe des centaines. C’est à de petits détails qu’on peut relever qu’on n’est pourtant pas dans le conventionnel éculé : l’action se passe sur une petite île de Bretagne, Ben (impressionnante Noémie Merlant) est un homme transgenre et lui seul peut porter l’enfant du couple, sa femme (l’éclectique Soko) étant stérile.

Avec énormément de pudeur et en évitant les clichés, Marie-Castille Mention-Schaar nous dépeint ainsi cette relation de manière normale et c’est ce qui en fait l’originalité, loin du pathos et de la marginalité, loin aussi de la haine et de la violence homo/transphobe, à peine esquissée dans une scène.

On pourrait reprocher au film sa réalisation sans originalité (ce qui est partiellement faux même si les scènes dépassant du cadre sont rares et ponctuelles), ses dialogues assez plats (je dirais réalistes) voire les plans nature (qui ancrent les personnages dans le réel), je suis intimement persuadé qu’il s’agit d’un parti pris. En effet, comme c’était le cas pour Les Héritiers (2014) - dans la scène d’ouverture et avec Olivier/Brahim - Marie-Castille Mention-Schaar pose son sujet et le regarde vivre sans y apporter sa subjectivité propre, ce qui est indéniablement un talent rare. Ses personnages vivent leur parcours presque par eux-mêmes, en quête d’existence, confrontés à des difficultés somme toute communes à tout un chacun. Le tout est réalisé avec une sensibilité parfaite, ne sombrant jamais ni dans le pathos ni dans l’hyperréalisme.

A Good Man est un film normal et c’est ce qui en fait un film hors norme. Noémie Merlant est, elle, tout simplement bluffante.
Dominique B.
Dominique B.

4 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2021
Même impression que pour le film Tootsie..Je me suis très attachée à Benjamin. Performance incroyable de l'actrice .
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2021
Film dérangeant, transgenre, un monde un peu schizophrène, fantasme de l'homme enceinte, belle histoire mais compliquée à comprendre et à accepter, melimelo des genres... difficile à digérer mais il est toujours bon de se poser des questions pour arriver à accepter la différence. .. le plus dérangeant pour moi c'est l'aspect homme enceinte ....
Guimzy
Guimzy

195 abonnés 467 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 décembre 2021
A good man est un film au sujet assez délicat, qui méritait qu'on s'y attarde. La dysphorie de genre est une maladie qui, au fur et à mesure des études scientifiques, commence à être reconnue. Par conséquent, le mal être des personnes qui en souffrent et qui doivent mettre une partie de leur vie en pause pour choisir la transformation, est un sujet comme un autre sur des minorités qui méritent une histoire. Petite fille de Sébastien Lifshitz avait d'ailleurs bien réussi son pari. Mais A Good Man n'y arrive pas, tout simplement car toute l'histoire est molle et l'incompétence de la réalisatrice à la mettre en scène est flagrante.

Commençons par les plan et le montage, c'est du grand n'importe quoi. Chaque cut et valeur de plan se ressemblent, rien ne semble découpé au préalable, il n'y a aucune personnalité. Chaque dialogue est à l'épaule avec un nombre de bascules de points qui finissaient par être comiques tellement c'était risible, on avait plus l'impression que l'équipe n'avait simplement pas eu le temps de faire des contre champs, et choisissait donc ce système de bascule qui fonctionne bien quand il est rare et qu'il raconte quelque chose. Là, ça ne raconte rien. Les gros plans au drone pour montrer la beauté de l'endroit apparaissent à n'importe quel moment, les très gros plans des câlins au coucher de soleil et des herbes qui bougent à cause du vent derrière une musique de piano sont d'un cliché niais au possible, qui apparaissent, eux aussi, de manière complètement hasardeuse. Mais cette mauvaise mise en scène aurait pu être sauvée par l'histoire, son récit, ses personnages, mais même là, ça tombe à l'eau.

On ne parle jamais du thème principal de manière ferme, on sait qu'il est là, mais il est caché par cette volonté de surtout parler de la psychologie du couple, ce qui pouvait être complémentaire, mais prend tellement de place que la réalisatrice se sent obligé de mettre quelques scènes aux dialogues explicites et au jeu très douteux pour rappeler que, mais oui, il faudrait parler de la discrimination des transgenres. Ca donne lieu à des scènes de disputes vraiment ridicules, très mal interprétées (Vincent Dédienne complètement paumé), qui n'apportent aucune substance au récit. Car le jeu des acteurs est aussi un problème : ils ne sont pas aidés par la stupidité des dialogues, qui sont sont très lourdauds. Noémie Merlant cabotine dans les scènes plus compliquées à jouer, seule Soko reste finalement à peu près crédible bien qu'elle aussi, subisse des lignes de dialogues qu'une adolescente de 15 ans aurait écrit après sa première rupture. De plus, le film est tellement confus dans sa manière de raconter l'histoire qu'on a du mal à savoir qui sont les rôles secondaires : qui est le frère, l'ami, la mère, l'amie de la mère.. Ca relève du niveau scolaire. Les personnages sont tellement mauvais qu'ils n'apportent aucune personnalité propre, ils jouent tous de la même manière.

Il n'y a jamais d'implicite, jamais de scènes mémorables, on est comme les vagues filmées, on suit un courant sans jamais prendre position et sans jamais ressentir quoique ce soit sur nos personnages. Car le film ne raconte rien. C'est du piano, des scènes hasardeuses, un découpage catastrophique, un jeu et un scénario très moyen. La question de la transidentité n'est donc jamais le centre du long-métrage, qui est plongé dans une niaiserie nauséabonde qui n'apporte jamais aucune émotion. Il m'a juste donné envie d'aller visiter Lorient, ce qui est bien là sa seule qualité.
selenie

7 460 abonnés 6 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2022
La force du scénario est de pas se focaliser sur le processus médicale et technique, ni d'insister sur les tabous mais plutôt de s'attacher au couple, aux réflexions intra-conjugales, à l'intime conviction et aux sentiments personnels du couple. Cette réflexion importe finalement plus que la transexualité et impose une universalité du propos. Pourtant, finalement il s'agit d'une énième histoire d'un couple ayant des soucis pour avoir un bébé, la seule singularité de cette histoire étant la transexualité. Si on regarde de plus près la réalisatrice n'évite pas certains écueils, comme l'importance de la nature (magnifique paysage de la côte bretonne) qui est à peine mis en valeur, ou les scènes de discothèques qui sont encore plus superficielles. Le vrai atout du film reste la performance des deux actrices, Soko est une conjointe particulièrement touchante mais sans doute un peu trop parfaite en épouse idéale, tandis que Noémie Merlant impressionne encore avec une implication assez démente mais qui du même coup n'est pas aidé par un personnage trop mutique et/ou jamais à fleur de peau ce qui est étonnant dans un tel contexte. Un film nécessaire sans doute mais pas toujours convaincant.
Site : Selenie
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2020
Au début de A Good Man (un titre en anglais qui ne s'imposait pas et ridicule), quelques vagues flashes remontent d'un film de Jacques Demy : L'événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune, avec Marcello Mastroianni enceint. C'était une autre époque et une comédie pas très fine ce que le film de Marie-Castille Mention-Schaar n'est manifestement pas, traitant de la transparentalité avec son intrinsèque complexité. Il faut du culot et une belle dose de courage pour s'attaquer à un tel sujet, que d'aucuns jugeront contre-nature et choquant. Le film marche d'ailleurs sur des œufs, évoquant certes le regard des autres, de la famille en particulier, sans nier les oppositions mais dans une tonalité finalement douce, qui n'est sûrement pas conforme à la réalité, dans ce genre de situation. L'objectif de la réalisatrice consiste d'abord à montrer la ",normalité" d'un couple amoureux et qu'importe qu'il soit gay au départ et que l'un des deux soit trans. L'intérêt de A Good Man est de nous confronter à nos propres a priori, à notre définition de l'identité sexuelle, quitte à être remué par cette confusion des genres et à grandement sortir de notre zone de confort. La performance de Noémie Merlant dans le rôle de Benjamin est sidérant tant elle est méconnaissable et on ne peut plus convaincante. Plus classique, l'interprétation de Soko est néanmoins bluffante. Il y a sans doute une certaine candeur dans le film, dans ses derniers instants notamment, qui pencherait vers une évolution positive de la société. Le bébé et le papa vont bien, la maman aussi, et au fond, si tout cela n'était qu'une histoire assez conventionnelle de désir d'enfant, non ?
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

161 abonnés 2 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2024
HIPPOCAMPE. L'expérience créative. La gestation masculine pour libérer la parole avec les clichés. Une équation audacieuse qui prend une tournure paresseuse sous la conception de Marie Castille.
Guillaume
Guillaume

156 abonnés 1 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2022
Un sujet de société (encore) tabou mais traité avec sérieux, sans pathos.
Les performances de l'actrice principale sont remarquables et remarquées, et porte sur ses épaules ce fil directeur, parfois didactique et scolaire, parfois sensible et attachant. Un entre-deux donc, à l'image du débat qui peut en découler.
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