Pour un premier film c est une sacrée réussite. Jean Baptiste Durand montre dans « Chien de la casse » des personnages peu représentés à l écran, de jeunes garçons ayant grandis et glandant dans un petit village. Son film traite d amitié toxique, des copains qu on se fait à l adolescence et qui le reste sans trop savoir pourquoi comme des couples dysfonctionnels. Le réalisateur montre un vrai intérêt pour ses personnages et nous intéresse à leurs mornes vie et à leur destin alors qu il sont au premier abord antipathiques et insignifiants. Un petit mot aussi pour le chien filmé comme un personnage à part entière et dont on jurerai qu il joue la comédie.
Il y a un sérieux défaut qui ne m'a pas fait tout à fait adhérer à cette fiction malgré ses indéniables qualités. Comme c'est souvent le cas dans le cinéma français quand l'intrigue ne se passe pas à Paris, seuls les personnages secondaires ont un accent local. Pour ceux qui connaissent bien la région, l'accent des deux acteurs principaux Dog et Mirales, amis d'enfance qui ont grandi dans le village, imperméable à la manière de s'exprimer des jeunes du village, n'est pas vraisemblable .
Grâce au festival Télérama, ce film ressort. Au delà de l'histoire de ces deux garçons qui s'aiment comme des frères, le réalisateur nous emmène toujours en dehors des sentiers battus. Le personnage interprété avec brio par Raphaël Quenard est complexe : arrogant, voire brutal avec son ami, mais aussi attentionné avec ses voisins ( un homme un peu attardé, une professeur de piano, sa mère) et avec son chien. Même" les méchants", car il y en a , peuvent s'avérer totalement désarçonnés et émus lors d'une bagarre au dénouement inattendu. C'est l'histoire d'une amitié masculine, peut-être même d'un amour, d'un abandon, de la jalousie et de la solitude. C'est drôle et poignant en même temps, le tout se passant dans un très joli village où les jeunes s'ennuient. Raphaël Quenard et son sourire tantôt carnassier, tantôt touchant est horripilant et séduisant au possible. Un spectateur trouve qu'il la joue un peu trop Al Pacino. Et bien, on ne va pas bouder d'avoir en France notre Pacino !
Des frissons. À voir ! Bravo à toute l'équipe du film
Je me suis complètement fait absorber par le film et la justesse de ce qu'il raconte et nous montre. Quand le générique de fin est arrivé je ne savais plus où j'étais. Bravo bravo bravo
Voici une belle surprise. Histoire d'amitié entre deux copains d'enfance, qui vivent de petits traffics. L'un est mutique et parle peu (Anthony Bajon), l'autre (Raphaël Quenard) est cultivé, parleur et occupe l'espace, et harcèle son copain d'enfance, qui est consentant. Jean-Baptiste Durand arrive à rendre ces personnages émouvants, en tout cas humains. Il ne les juge pas. Il montre à travers leurs comportement leur mal être plus profond. Cette petite harmonie de duo de copain va évoluer suite à la rencontre d'une jeune femme dont l'un d'eux tombe amoureux. Et suite aussi à des histoires avec les fournisseurs de drogue. Ce sont des personnages seuls. Nous les suivont dans leurs routines quotidiennes, entre les habitants du village, la mère de l'un, les copains, les fournisseurs pour le petit traffic qu'ils font. Cela se déroule au soleil (région du Languedoc) mais se déroule de nuit ou alors la photo assombri par des choix de tons qui n'évoquent pas une région ensoleillée. Car il s'agit d'un drame, dont il est difficile de deviner la progression alors qu'il est facile de deviner les séquences qui suivent. A noter aussi une bonne utilisation de la musique, peu présente compte tenu du choix de naturalisme, mais qui densifie les images.
Ça y est, j'ai enfin pris le temps de découvrir un des films français les plus encensés de 2023 et oui bon, c'est pas mal mais de là à le hisser au rang de chef-d’œuvre, bon, je ne sais pas non plus. Réalisé par Jean-Baptiste Durand, le film raconte l'histoire d'une jeunesse sclérosée dans un petit village et s'intéresse plus particulièrement à la relation entre deux amis qui va être ébranlée par l'arrivée d'une jeune femme. Bon là ça fait un peu "Jules et Jim" dit comme ça sauf qu'on n'est pas du tout dans le thème du triangle amoureux mais réellement dans celui de l'amitié. C'est en effet ce thème qui va être le fil conducteur du film, ce dernier étant sinon dépourvu d'intrigue. Enfin, quand je dis ça, ce n'est pas un défaut, il y a tout simplement des films qui se regardent pour leur intrigue et d'autres pour ce qu'ils dégagent (certains parviennent néanmoins à concilier les deux). Mais donc ici, on est vraiment plus dans un film qui se ressent avec un vibe auteuriste évidemment, voire même Nouvelle Vague, et il s'en sort très bien à ce niveau-là puisque les personnages sont bien écrits et puis les acteurs sont très bons ! Ils sont en effet tout simplement naturels, enfin je veux dire qu'on croit réellement en leur jeu, il n'y a pas vraiment d'artificialité là-dedans. On croit en ces rendez-vous près de la fontaine le soir pour parler de tout et de rien, dans les jeux avec le chien, dans les brefs échanges avec les locaux etc. De plus, ce n'est pas simplement un film sur l'amitié puisque ce dernier parvient à être plus complexe que ça en mettant en place une amitié plutôt toxique, l'un rabaissant systématiquement l'autre, allant même souvent jusqu'à l'humilier en public. Ça donne souvent lieu à des scènes bien gênantes d'ailleurs (comme celle du restaurant ou la discutions autour du Québec) mais d'un autre côté, on arrive tout de même à ressentir une profonde et sincère amitié entre les deux personnages. Néanmoins, bon, c'est le piège avec ce genre de film où voir des glandeurs glander pendant une heure et demi peut en devenir un peu lassant. "Chien de la casse" est donc globalement un bon film mais si je reconnais qu'il ne m'aura personnellement pas marqué plus que ça.
La façon de parler de Raphaël Quenard peut énerver certains mais c'est un sacré bon comédien. Il est parfaitement accompagné par Anthony Bajon. Cette chronique de jeunes désoeuvrés d'un petit village a, malgré la violence verbale entre protagonistes, un côté tendre.
Film juste, beau et insolent. Un portrait d'une jeunesse errante dans une village de campagne d'Hérault. Cette jeunesse se cherche, erre et se taquine pour mieux rêver d'évasion. La rudesse de l'amitié et les valeurs de fraternité sont portés par un duo d'acteurs de qualité. Très belle performance pour un 1er film !
Film social porté par de vrais acteurs, dont le jeu, exigeant un réalisme difficile à atteindre, s'avère plutôt convaincant. Le duo qui domine clairement l’ensemble du casting est composé de la jeune Galatéa Bellugi, véritable révélation, et de Raphaël Quenard, tous deux impressionnants. Anthony Bajon, quant à lui, dans le rôle de Dog, paraît parfois trop cérébral dans l’expression de ses émotions introspectives, donnant régulièrement l’impression d’un enfant qui "joue à la comédie" pour se victimiser.
Ce film dresse un tableau sensible et juste d’une jeunesse rurale française, peint avec minutie à travers certaines répliques qui renforcent l’authenticité des personnages, tout en mettant en lumière la misère sociale dans laquelle ils évoluent. Si l’opposition marquée entre le bleu et le jaune peut par moments sembler appuyée, les perspectives des ruelles du village et les paysages aux reliefs arides du Languedoc emportent le récit au-delà de la simple illustration. Il en ressort une forme de poésie, discrète mais profonde, qui saura toucher quiconque ressent une tendresse particulière pour cette jeunesse en quête de repères.
Une histoire d'amitié entre deux hommes, perturbée par l'arrivée d'une femme. L'histoire est simple mais le traitement est très bon. Une relation complexe qui sonne tellement juste grâce à de bons dialogues et de beaux personnages dont celui de Mirales. C'est rare de voir des personnages aussi riches, surtout dans un film court. Raphaël Quénard, extraordinaire comme d'habitude, porte le film sur ses épaules
Un dealer qui cite Montaigne et qui ne sort jamais sans ses deux chiens, l'un de race, l'autre est son pote nommé Dog. Voilà grossièrement le canevas de Chiens de la casse. Un premier long métrage singulier et sensible.
Un grand film qui raconte la vie dans les petit villages de France, que ce passe t'il quand un élément extérieur vient changer quelque peut les choses ? Un film su l'amitié, qu'est ce que c'est qu'être un ami ? Un frère ? Doit t'on quelque chose a l'autre ? La prestation magistrale de Raphaël Quenard compte évidement pour beaucoup dans la réussite de ce film. Il est d'une justesse à couper le souffle, un très grand en devenir c'est certain. Mais je ne voudrais pas non plus oublier son duo Anthony Bajon qui livre une presttion également très bonne. Le personnage de Mirales évolue continuellement dans notre esprit au fur et à mesure que le film avance, il est d'une complexité folle mais dans le même temps très réaliste et ont y crois, je crois a ce village, à ces gens, a cette amitié qui vacille, je sais qu'ils existent. S'intéressé a ces gens qui ont fait de leurs village, leurs monde sans aucun mépris, sans embellir non plus, qu'elle prouesse. "Chien de la casse" ma touché et continue de le faire a chaque fois que j'y repense
Très bonne fiction du terroir, qui apporte une vision différente du genre. Les acteurs sont totalement en accord avec leur rôle. Ce fut une bonne surprise, un bon 4 étoiles. ----Novembre 2023----