je suis le premier a noter vous allez avoir un avis dont vous ne pourrez pas vous fiez car je serai le seul. Bref je pensais a pas grand chose de ce film indépendant mais non j'ai été surpris malgré moi il est très court (1h30) ce qui est incroyable se sont les dialogues, si un acteur bute sur un mot, ils ne vont pas refaire la scène non au contraire ils vont la laissé ce qui rend le film d'avantage vivant, je pense que ce film est plus pour les gens qui aime les films mélancolique car tout y est la musique les acteurs les plans, l'histoire est plus que bien j'ai pris du plaisir à regarder ce film la fin est bourré de tension ils ont réussi a expliquer pleins de chose seulement avec de la musique et des plans sans un seul mot, et qu'on ont finis ce film on se dit "ouais j'aurais jamais pensais ça au final"
Un joli film sur une histoire d'amitié. Pour un premier film, je le trouve très réussi. Il y'a un joli traitement des rapports humains, du quotidien de certaines personnes en province. Quenard prend bcp de place mais ç alui va bien. J'aime bcp les films qui tournent autour des réalités de deux meilleurs amis et des problèmes autour de cela, et je trouve que ce film apporte bcp. Stylistiquement très sympa aussi, un bon moment.
Avec Chien de la casse, Jean-Baptiste Durand tourne le regard vers les petites villes, territoire souvent oublié d'un cinéma français qui est plus à sa place dans les grandes métropoles ou - plus récemment - dans la campagne profonde. La surprise, c'est que le réalisateur refuse de prendre le parti d'un certain misérabilisme, pour dépeindre au contraire une jeunesse certes paumée - Mirales et Dog jouent aux jeux vidéo, fument des joints et sont au chômage - mais qui a quand même de la ressource et une certaine gaieté. Cela donne ainsi de bons moments comiques, en particulier grâce à la gouaille sans pareille de Raphaël Quenard. Dans sa deuxième partie, plus sombre, Chien de la casse se resserre sur la relation entre ses deux personnages principaux, Dog et Mirales, suite à l'irruption d'Elsa, et explore avec beaucoup d'intelligence cette emprise perverse que Mirales possède sur celui qu'il considère pourtant comme son meilleur ami. Bien que la métaphore canine soit assenée de façon un peu trop évidente, tout cela est assez fin, émouvant, et joué avec beaucoup de vérité.
Comédie dramatique, coécrite et réalisée par Jean-Baptiste Durand, dont c'est le premier long-métrage, Chien De La Casse est un bon film. L'histoire se déroule dans un petit village du sud de la France et nous fait suivre Miralès et Dog, deux jeunes adultes désœuvrés, vivant une amitié forte mais conflictuelle. Le fonctionnement du duo est bouleversé par l'arrivée d'Elsa, une jeune femme dont Dog tombe amoureux, créant de la jalousie chez Miralès. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à un récit sans réelle intrigue, se contentant de nous faire vivre le quotidien de cette jeunesse. En résulte un métrage d'une grande simplicité et d'une grande authenticité, traitant de l'ennui, du manque de perspective, de l'amour et de l'amitié. Toutes ces thématiques sont très bien abordées dans une ambiance entre drame et humour via les différents personnages immédiatement rendus attachants. Des rôles interprétés par une distribution convaincante, à commencer par Raphaël Quenard qui porte une grosse partie du projet sur ses épaules tant il est très présent à l'écran. Anthony Bajon et Galatéa Bellugi ne sont pas en reste, même s'ils sont un peu plus réservés que le volubile phénomène. À noter également les présences de Dominique Reymond, Bernard Blancan, Nathan Le Graciet, Mélanie Martinez, Mike Reilles, Mathieu Amilien, Evelina Pitti, Kader Bouallaga et Marysole Fertard dans des rôles plus secondaires, le récit se concentrant avant tout sur les trois premiers nommés. Enfin quatre, car Malabar, le chien de Miralès, est un protagoniste tout aussi important dans la narration. Tous ces individus entretiennent des rapports ambivalents entre conflits, domination et amour. Des relations d'une belle justesse qui procurent de l'émotion. Surtout que ces échanges empreints de réalisme sont en plus soutenus par des dialogues d'une grande sincérité, souvent amusants à la faveur de la tchatche et des formules de Miralès, et parfois aussi cassants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère correcte. Sa mise en scène est avant tout là pour servir son propos et s'efface donc pour le mettre en valeur. Mais elle évolue dans un petit village aux ruelles étroites et aux lieux de rencontres faisant de lui un véritable acteur. Ce visuel à la photographie naturelle est accompagné par une b.o. entre morceaux de rap et compositions plus douces, collant bien aux différentes situations. Le sort de ces destins liés bouleversés s'achève sur une fin satisfaisante venant mettre un terme à Chien De La Casse, qui, en conclusion, est un film méritant d'être découvert.
Film sobre très bien interpreté et très émouvant, les acteurs sont top . on ressent bien le malaise quant a la relation, maitre-dominé des 2 principaux personnages.
Enfin un film français récent que je peut qualifier de chef d’œuvre ! Raphaël quenard mérite amplement sont cesar, jouer un rôle aussi compliqué et aussi facilement c’est quand même fou ! Merci
Quel plaisir de voir enfin représentée la jeunesse des petites villes du sud, avec autant de sincérité, d'humour et de tendresse. Anthony Bajon est PARFAIT, et évidemment le talent de Raphaël Quenard est spectaculaire ! Bravo !
Raphaël Quenard est l'acteur français à l'accent du nord bien présent qui monte et qui enchaine les films interessants (Yannick, Cash, L'amour Ouf, Novembre ou la cour des miracles). "Chien de la Casse" est monté autour de lui et sa performance est très bonne en looser, petit dealer dans un coin paumé. Le scénario suite une petite bande de potes qui essaie de trouver une voie à leur vie pour sortir de leur misère. La réalisation joue sur le côté réaliste de l'histoire. On pourrait y être et faire la même chose qu'eux, à zoner entre potes le soir. J'ai bien aimé la première demi heure mais j'ai été déçu par le rythme qui s'installe au fur à mesure . Lent sans trop d'avancée dans l'histoire. Un bon premier film qui donne envie de voir la suite de la carrière du réalisateur.
L’histoire d’une amitié entre deux jeunes zonards dans un bled perdu du sud de la France. Raphaël Quenard magnétise l’écran par son naturel, sa gouaille et ses savoureuses envolées. Dans la retenue, Anthony Bajon n’en n’est pas moins inférieur dans ce premier film simple et séduisant. Jean-Baptiste Durand s’affiche d’emblée comme un auteur à suivre.
Ce film est insupportable à regarder, tant le personnage de Quenard est d’une toxicité extrême. Toute l’intrigue tourne autour de sa perversité, sans aucune nuance ni évolution, ce qui rend le film très lourd et éprouvant. Au lieu de susciter de l’intérêt, sa présence écrase tout et finit par agacer. Je ne comprends pas l'engouement autour de ce film, car il manque de subtilité et ne parvient pas à capter l'attention de manière constructive. Pour moi, c’est un film plus oppressant que captivant.
Jean-Baptiste Durand signe sa première réalisation avec "Chien de la casse ", 7 nominations aux césars dont 2 statuettes, avec ce joli palmarès je m'attendais à mieux, les acteurs sont très bon, il n'y a rien à reprocher à la mise en scène, pourtant je n'ai pas été très emballé par cette histoire d'amitié, je ne dirais pas que l'ennui était au rendez vous mais ce n'était pas non plus captivant. 6/10
Un très bon film, un récit initiatique très bien mené. Dans Chien de la casse, l'évolution de la perspective du film sur l'éthique de vie est remarquable. La façon d'être de Miralès, dont les sarcasmes insupportables de suffisance, voire de sadisme, révèlent petit à petit une exigence au fondement solide et souvent justifié ; une clairvoyance réelle et une réelle attention aux déshérités, de son ami Dog à sa mère à Bernard un simple d'esprit à sa vieille voisine musicienne. Il regarde et il voit les gens. Le problème est qu'il essaie de les dresser. Il "dresse" son ami Dog, le chien de la casse, comme il dresse son propre chien, en exigeant une obéissance absolue et une loyauté sans défaut.
Il y a la même courbe d'empathie exigeante par rapport à la mère, "cas social" aussi si on veut, qui dépend complètement de lui, et non l'inverse, et à qui il permet de développer un talent réel et a priori bien caché, comme on le voit dans l'évolution de son tableau entre son premier stade et son accomplissement lorsqu'il est exposé dans le restaurant. Mais qui n'a pas le droit sous peine de rejet de préférer les carbonara à la crème plutôt que dans leur recette originale à l'œuf cru.
Cette tension exacerbée qu'il impose entre humanité et franchise grinçante explique aussi la trajectoire d'Elsa, lorsqu’elle part finalement retrouver son ex-partenaire qui, dit-elle au début, est exactement comme Miralès. Elsa est belle, intelligente, indépendante et affirme sa personnalité. En fait, elle correspond à ce qu'il cherche, et la douleur de Miralès ne vient pas seulement de ce que Dog aime Elsa et le sacrifie à elle, ce qui est déjà beaucoup, c'est qu'elle ait choisi Dog (ou selon Miralès, qu'elle prétend l'aimer), alors qu'elle tient Miralès fermement à distance sans même vouloir le (re)connaître. Elle ne l'aime pas. La douleur vient des deux fronts et elle est probablement teintée d'humiliation chez cet homme orgueilleux, une des raisons pour lesquelles il se déchaîne sur Dog.
Le film est la quête d'amour d'un écorché vif, bien sûr. Mais beaucoup plus que ça, c'est un récit initiatique. Miralès poursuit le parcours chamanique et spirituel d'un "guerrier" - d'ailleurs non seulement il pratique les arts martiaux mais il a une intense discipline personnelle. Comme dans le livre "Jarhead" qu'il lit quand il rentre chez lui pour lécher ses plaies émotionnelles, il doit apprendre à équilibrer son esprit de guerrier et son sens profond de l'humanité. Sa transformation initiatique montre ce qu'il apprend durant ce passage difficile de sa vie et comment il réaligne son chemin. La triple claque magistrale que la vie lui envoie semble lui apporter la dose d'humilité qui lui manquait pour opérer sa transformation.
Attention SPOILER : Donc on le voit accepter très simplement la preuve d'amour que lui envoie Dog, et surtout ce métier de cuisinier de village qu'il méprisait au départ mais dont il réussit à faire un art. Les derniers plans le montrent d'ailleurs comme sur une scène sur laquelle l'artiste démontre son talent, le restaurant étant "le cadre" où cette œuvre d'art est mise en valeur, comme les peintures exposées sur les murs : il est en position centrale de l'image, la lumière est sur lui et tout autour l'éclairage est tamisé. Il crée avec soin, prenant le temps de faire de chaque assiette une œuvre d'art, penché sur ce qu'il fait. Quand il y travaille c'est le secret, il tourne le dos à la salle pour œuvrer à l'alchimie. Mais quand l'œuvre est réalisée, il se tourne vers l'extérieur pour mettre la touche ultime de décoration face à la salle, et ponctue par le point final de la sonnette. C'est sa signature ou son salut. Pas une fois il ne regarde les clients, il est complètement absorbé par ce qu'il fait, comme par tout ce qu'il fait d'ailleurs. De plus il est enfin complètement intégré (plutôt qu'accepté) dans ce collectif d'amis, où l'on voit réalisé le projet discuté au début dans le film - son ami a créé le restau-concept dont il parlait, et Miralès a finalement compris et accepté la valeur d'en être le clou du spectacle, ce qui lui permet d'exercer son talent. La mutation est faite, il a réussi son initiation.