Kuessipan
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Bart Sampson

420 abonnés 868 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2021
Un de mes coups de coeur de l'été. Ce film est un petit bijou et entremèle très justement les registres dramatiques et quasi documentaire. On apprend de l'intérieur à découvrir cette communauté fragile et attachante et on observe de l'extérieur les rencontres entre les franco québécois plus récemment arrivés sur ces sols et ces indiens qui sont un peu considérés comme les "étrangers" par ceux qui ont pris possession de leur territoire. Je le recommande !
Dois-Je Le voir ?

413 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 août 2021
Mikuan et Shaniss, deux amies inséparables, grandissent dans une réserve de la communauté innue. Petites, elles se promettent de toujours rester ensemble. Mais à l’aube de leurs 17 ans, leurs aspirations semblent les éloigner

C'est Myriam Verreault qui adapte le recueil de récits poétiques "Kuessipan : À toi", écrit par Naomi Fontaine. Elles ont écrit le scénario ensemble.

J'ai mis un peu de temps à pouvoir voire ce drame Québécois, mais je suis finalement totalement ravi car cela en valait la peine.





J’ai adoré le cinéma venu de chez nos amis Canadiens, et encore une fois celui-ci est à la hauteur. Pour la première fois, je vois un film se déroulant chez les Innus, cette communauté autochtone du Québec. Le tournage c’est d’ailleurs déroulé dans la réserve indienne Uashat. Une immersion totale, d’autant plus que la grande majorité des acteurs ne sont pas professionnel, et issu des Innus.



Ce contexte est important car Kuessipan va beaucoup tourner autour de l’attachement à une communauté. En effet, le fait de vivre dans une réserve fait que les protagonistes vont être énormément tournée vers les leurs. On sent même une défiance envers ceux extérieur à celle-ci car ils ont l’image de ceux ayant pillé les terres de leurs ancêtres. C’est très intéressant de voir le comportement de chacun entre les parents baignant totalement dans la culture traditionnelle, Shaniss ne s’imaginant pas bouger de la réserve, et enfin Mikuan qui va dénoter avec cela en rêvant d’ailleurs.





C’est surtout autour de cette dernière que le film va tourner. Comment va-t-elle essayer de s’épanouir, sans pour autant renier les siens. Un jeu d’équilibriste pas évident surtout au vu de la pression sociale indirecte qu’elle a. Afin de se rendre compte réellement de la difficulté que cela doit être, la réalisatrice va insister sur son lien fusionnel avec Shaniss. Deux sœurs de cœur que la vie ne pousse pas dans la même direction. J’ai adoré cette complicité entre elles. Les deux actrices Sharon Fontaine-Ishpatao et Yamie Grégoire sont géniales.

Le dérouler va donc être très poignant. À de nombreuses reprises on ressent la douleur de ces protagonistes. Ce n’est pas évident pour eux d’évoluer humainement mais il faut passer avec force cette période charnière de leur vie. Les déceptions vont être nombreuses mais il ne va pas falloir baisser les bras. Certaines scènes vont être magnifiques et d’autres extrêmement triste. La réalisation douce nous met dans une situation d’empathie.
Anne S.
Anne S.

3 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2021
Une merveille ! Cette histoire d'amitié entre deux adolescentes inuites est à la fois universelle et spécifique de la situation des amérindiens au Canada. Inoubliable !
François T.
François T.

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juillet 2021
Très beau film, sobre, sensible, poétique, réaliste. L'amour est décrit avec toute sa complexité, la recherche du sens de sa vie également. On reste sur son siège pour le générique. A voir !
norman06

432 abonnés 1 843 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2021
Le scénario et l'approche semi-documentaire sur une communauté peu filmée sont intéressants, de même que le recours à des non-professionnels. Mais sur le plan du cinéma, le film n'apporte pas grand-chose, et agace par son recours à la sensiblerie et au pathos. On passe globalement un bon moment.
Yves G.

1 875 abonnés 4 104 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2021
À Sept-Îles, sur les bords du Saint-Laurent, la population innue est parquée dans des réserves. Deux enfants, Mikuan et Shaniss y ont grandi, la première dans une famille unie, la seconde séparée de ses parents violents et alcooliques, y sont devenues inséparables. Mais au sortir de l'adolescence, leurs chemins semblent emprunter des chemins différents. Mikuan, éprise de littérature, ne rêve que de quitter une communauté qui l'étouffe tandis que Shaniss s'y est retrouvée piégée par un compagnon toxico et l'enfant qu'il lui a fait.

"Kuessipan" - un mot innu qui signifie "à toi", "à ton tour" - est l'adaptation par la réalisatrice québécoise Myriam Verreault d'un roman paru en 2011, écrit par Naomi Fontaine, une jeune romancière membre de la nation innue d’Uashat, qui en cosigne le scénario. Il a été tourné sur place avec des acteurs amateurs dans des rôles souvent très proches de leurs propres vies.

"Kuessipan" est donc un film profondément naturaliste à la limite du documentaire qui nous transporte dans des territoires exotiques, glacés et majestueux. Si quelques plans en montrent la sauvage beauté, l'objet du film n'est pas touristique ni esthétique. Il s'agit plutôt de présenter, à travers la vie de deux adolescentes, les difficultés auxquelles sont confrontés les derniers habitants d'une "nation" autochtone canadienne, soutenus à bout de bras par les subventions fédérales et régionales, repliés sur eux-mêmes dans un identitarisme inquiet que nourrit paradoxalement le regard ambigu que portent sur eux les Blancs. Ces questions identitaires sont incarnées par un personnage : Francis, le Blanc dont Mikuan tombe amoureuse, malgré l'hostilité de Shaniss qui lui reproche cette trahison, un adolescent gentil, ouvert et curieux de la communauté innue, mais dont l'ingénuité même trahit les préjugés racistes sinon l'hostilité.

Mais "Kuessipan" ne se réduit pas à cette dimension documentaire. C'est avant tout un drame familial mettant en scène, comme son affiche l'annonce, deux héroïnes à la fois proches et dissemblables. Dans le rôle de Mikuan, l'étonnante Sharon Fontaine-Ishpatao crève l'écran. L'actrice amateure porte son obésité avec une grâce déconcertante - on pense à Gadourey Sidibe, l'interprète de "Precious". Elle joue à merveille les ambiguïtés de son personnage dont l'attachement à sa nation passe par un inéluctable éloignement. Yamie Grégoire a un rôle plus ingrat : celui d'une jeune femme trop tôt vieillie, prisonnière d'une relation toxique avec un mauvais garçon, un chouïa caricatural.

"Kuessipan" dure près de deux heures car son histoire connaît des rebondissements qu'on n'escomptait pas. Mais il est suffisamment rythmé, suffisamment prenant pour qu'on ne s'y ennuie jamais. Au contraire ! On sort de la salle transporté par cette histoire lumineuse.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 juillet 2021
Malgré le scénario qu'on a déjà vu (à part le setting d'inuite), très bien réalisé et jolie lumière, surtout super casting. Bien aimé !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 juillet 2021
« Kuessipan », une chaleureuse histoire d'amitié venue du Grand Nord québécois !


Initialement prévu pour une sortie française le 13 mai 2020, mais contrarié par la pandémie de covid-19, c'est, enfin, ce 7 juillet 2021 qu'est sorti le film « Kuessipan », de la réalisatrice québécoise Myriam Verreault, et dont nous faisons notre « film de la semaine », avec présentation et critique.


« Kuessipan », film initié en 2012, sorti en salle dans son pays d'origine – le Canada -, le 4 octobre 2019 (après sa présentation, en avant-première, au festival international du film de Toronto le 6 septembre de la même année), fait donc parti de ces œuvres cinématographiques qui ont mis longtemps à maturer, à créer, avec tous les tracas inhérents à ceux-ci, mais qui a finalement vu le jour parce qu'il y avait la certitude que le projet valait la peine que l'on se donnait pour l'enfanter avec le cœur.

Très largement inspiré du roman éponyme de Naomi Fontaine, sorti en 2011 chez le très précieux, car très méritant, par sa ligne éditorial, éditeur « Mémoire d'encrier », le scenario de « Kuessipan » a été écrit par la réalisatrice et l'auteure du roman, s'appuyant, également, sur le temps passé à vivre parmi la population autochtone innue de la réserve du nom d'Uashat. Ce temps passé au sein de cette communauté fut d'autant plus essentiel que, à l'exception de l'acteur interprétant le « cheum » (« petit copain », en français québécois – ndlr) de l'héroïne, tous les interprètes de ce long métrage sont originaire de la réserve, y compris l'actrice principale qui, cependant, a une connaissance professionnelle et artistique du cinéma puisqu'elle est, entre autres activités, réalisatrice.


Synopsis :

Mikuan et Shaniss, deux amies inséparables dès l'enfance, se promettent de toujours rester ensemble coûte que coûte. Leur relation vacille lorsque, à l'âge de 17 ans, Mikuan tombe amoureuse d'un blanc et commence à rêver à un futur en dehors de la réserve.


Notre avis :

Ce qui marque, avant tout, dans « Kuessipan » - quatrième long métrage (mais seconde fiction) de la réalisatrice Myriam Verreault, c'est la sincérité. Sincérité des interprètes, des non-professionnels mais concernés au premier chef par l'histoire, puisque de l'ethnie innue et originaires de la réserve autochtone où se déroule, dans sa quasi totalité, l'intrigue, et qui sont, impressionnants de justesse et de naturel (le naturel étant loin d'être, simplement, le fait de jouer son propre rôle, et qui nécéssite une véritable implication dans son « non »-personnage). Sincérité dans le scénario, qui montre, sans pathos, sans apitoiement, sans misérabilisme, la réalité de la vie de cette communauté, tout en étant capable de nous présenter un « désir d'ailleurs » par le personnage principal, Mikuan, très justement interprétée par l'artiste Sharon Fontaine-Ishpatao. Sincérité, toujours, dans la réalisation de Myriam Verreault, qui a pris le parti – et le pari - de ne pas nous proposer un film très axé sur l’esthétique, avec des cadrages, des éclairages, comme de véritables tableaux/photos d'Art (seuls 3 ou 4 « effets cinématographique » sont présents dans le film), mais de faire un film narratif, afin de ne pas manquer l'essentiel de son propos.

Cette orientation de la réalisation est pleinement réussie. Nous en voulons pour preuve notre propre goût cinématographique que, quiconque nous lit régulièrement, sait particulièrement sensible au travail sur des cadrages très précis, très « graphiques », « symboliques », aux éclairages très travaillés. Ors, bien qu'étant toujours à l'affût de ces éléments, pendant tout visionnage d'un film, nous nous sommes laissé totalement happé par la narration de cette histoire faite d'amour profond entre ces deux jeunes femmes, depuis leur enfance – qui est une véritable sororité loin des visions et définitions galvaudées par un féminisme idéologique ayant le vent en poupe à notre époque -, mais posant, également, des questions de ce que sont : la Liberté, la communauté, l'héritage, la Culture, mais, tout autant, du Racisme, qu'il soit de la part des uns et des autres, notant, simplement, les effets esthétiques, lorsqu'ils apparentaient – comme le plan, à quelques minutes de la fin du film, avec la vision de Shaniss, l'amie « laissée sur place » pour aller de l'avant dans la vie, de la part de l’héroïne, mais dont l'attention de cette dernière sera toujours orientée vers cette amie, que l'on comprend avec l'usage du rétroviseur du véhicule qui emporte Mikuan.

Un autre élément important dans la qualité de « Kuessipan » est sa bande-son, sa musique, pour laquelle Myriam Verreault, répartie en trois grandes « lignes » : une musique traditionnelle innue très présente par les chants interprétés par les personnages ; la musique electro-pop qu'écoute l'héroïne, et une musique originale pour laquelle elle a finit par faire appel (après un temps d'hésitation) à un artiste québécois de grand renom dans son pays, à savoir, l'auteur-compositeur-interprète Louis-jean Cormier, lui-même originaire de la région où se déroule le propos du film, puisque né à Sept-îles, dont la notoriété n'a pas fait obstacle à sa mise au service de besoins, de la vision, de la réalisatrice qui, avait, initialement, été « dubitative », selon son propre terme, lorsque la productrice lui en avait fait la suggestion. Le tout s'harmonise très bien et évite de nous faire sentir dans un film « folklorique ».

Bien d'autres choses pourraient être dites en faveur de Kuessipan », mais trop d'éléments, d'arguments pouvant, tout autant, réduire l'intérêt du lecteur, nous préférons conclure par la traduction du titre du film qui, dans le cas présent, est parfaitement approprié puisque « Kuessipan » signifie « A toi », « A ton tour ». Et c'est bien ce que nous vous lançons comme message : « A votre tour...d'aller dans les salles pour découvrir ce très beau film qu'est « Kuessipan » !


Christian Estevez

Critique publiée sur le site "FemmeS du Monde magazine"
https://femme-s-dumonde.com/
soulman
soulman

141 abonnés 1 435 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2021
Beau portrait d'une ado innue, en voie d'émancipation vers la ville de Québec. Ses relations avec son amie d'enfance, avec sa famille, sont peintes de façon frontale et un peu répétitives mais toujours avec sincérité. On peut sans doute regretter une cinématographie paresseuse. Cependant, l'interprétation émouvante de la jeune actrice principale mérite à elle seule le détour.
Isabelle G
Isabelle G

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2021
Très belle histoire d'amitié dans un environnement inuit du Canada pas forcément très connu. De superbes paysages. Film heureusement sous-titré.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juillet 2021
Un film plein de réalisme. Il met en avant les difficultés qu'on certaines personnes pour s'extraire de leur condition. Le poids d'une communauté, d'une relation amicale par exemple peuvent freiner le besoin d'être eux même. Ce film ne laisse pas indifférent et nous touche au plus profond de nous. Les textes lus par Mikuan sont criant de vérité et ils sont très fort. A voir absolument.
lionelb30

548 abonnés 2 945 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2021
Portrait d 'adolescentes qui vaut surtout pour le coté culturel différent entre deux communautés proche au canada mais éloigné pour nous en france. Intéressant ethniquement de voir ces deux monde.
claudiebois
claudiebois

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2021
Du vrai cinéma, une jolie histoire, du vrai cinéma, on rit on pleure, plein d'émotions et on apprend plein de choses.
Christian L.
Christian L.

9 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2021
Film souvent drôle avec de beaux moments d'émotion.Très Intéressante et dépaysante, l'histoire sillonne au gré de débats et de belles relations humaines. De plus tout en douceur, le film dissémine quelques réflexions et vérités qui font échos à nos vies. Un film qui transporte qui fait rire et qui émeut !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juillet 2021
Superbe histoire d'amitié, très forte et bouleversante. Parle de sujets très actuels au Canada, des moments simples et compliqués de la vie. Bref énorme coup de cœur
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