Note moyenne
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685 notes
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C'est lent, c'est creux - on attend qu'il se passe quelque chose pendant tout le film, en vain. Et puis, le format 4/3 est un peu too much au niveau symbolique. C'est un grand non pour moi.
Après "Django", Etienne Comar reste dans l'univers de la musique, mais change d'époque et surtout de cadre avec un chanteur lyrique qui décide d'animer un atelier de chant pour des détenues. Alors que le film sur Django Reinhardt manquait de force et d'émotion, mais aussi d'enjeux et de tension, j'ai un peu ressenti la même chose en découvrant ce film même si les personnages sont ici plus intéressants. Pourtant, on ne sait rien d'elles puisque le réalisateur a fait le choix de ne pas évoquer la raison de leur emprisonnement. On sait juste que ce ne sont pas des enfants de chœur comme on le comprend quand l'une des surveillantes tente d'impressionner Luc avant son premier cours en lui donnant sans les nommer toutes les raisons qui font que ces femmes sont ici. Un choix logique pour ne pas qu'on les juge et que l'on se focalise uniquement sur l'humain. C'est là tout le travail de Luc qui doit trouver la bonne harmonie que ce soit au niveau des voix, mais aussi sur le plan humain avec pas mal de tension entre les femmes. Il faut trouver le bon ton encore une fois musicalement, mais aussi dans le discours pour ne pas les brusquer. Il apporte une aide pour s'aider également lui-même alors qu'il est dans une période difficile de sa vie. Étant donné ce lieu clos, les scènes sont vite répétitives et on ne voit pas vraiment une évolution dans le groupe et je ne parle pas de leur timbre de voix. C'est un peu toujours la même chose, ce qui est frustrant. Sans faire dans le film fleur bleue ou trop gnian-gnian avec une conclusion bien mièvre, on peut dire que ça manque d'émotion. Ça se laisse regarder, mais c'est plat et oubliable.
Un film qui sonne juste tout comme l'interprétation très sobre d'Alex Lutz. Un bon film agréable à suivre.
Le cinéma duplique depuis quelques temps ce thème du zonzon avec un intervenant extérieur, théâtre, écriture, cette fois ci le chant, avec toujours la même trame pour ainsi dire. Se laisse voir, trois étoiles.
L'histoire du film , le jeu des acteurs, et le déroulement du film m'as beaucoup touché.
Une belle recherche artistique.
Un film que j'ai envie de revoir.
Une belle recherche artistique.
Un film que j'ai envie de revoir.
L'évasion par le chant, pourrait être le titre du film. Le scénario est habile, qui nous révèle pas à pas les tourments de ces femmes au caractère trempé et surtout les tourments de ce professeur de chant, magistralement interprété par Alex L. Il est pédagogue, patient et empathique. Le concert "revendicatif" n'adoucira pas les moeurs mais le propos est ailleurs...
Lutz n'est pas réellement à son aise dans ce rôle ; il sonne faux. Comme cette tentative de concilier univers carcéral et chant comme voie de libération du corps et de l'esprit.
Convenu et linéaire, l'émotion ne transpire pas.
Convenu et linéaire, l'émotion ne transpire pas.
Un film touchant et inattendu, (bien qu'un peu brouillon), sur l'univers de femmes en prison. Des acteurs et un script crédibles.
Pré-séance : Encore un film en 4/3 d'auteur qui va me faire la morale !
Post-séance : pleurs intense et état émotionnel triste pendant de nombreuse heures.
Le cinéma français aujourd'hui a cette difficulté sans cesse de ne jamais exploité ce qui est proposé, a l'ombre des filles fait partie de ces rares films qui exploitent pleinement le format qu'il utilise. Qui exploitent bien son scénario, mais surtout il se distingue par son traitement émotionnel. Un traitement effectué avec justesse, avec précision, permettant de mesurer chaque pleurs et rire du spectateur. Et la musique ne déroge pas a la règle,Arthur Simonini qui avait déja effectuer un travail remarquable sur Portrait de la jeune fille en feu, signe sa meilleur BO.
Post-séance : pleurs intense et état émotionnel triste pendant de nombreuse heures.
Le cinéma français aujourd'hui a cette difficulté sans cesse de ne jamais exploité ce qui est proposé, a l'ombre des filles fait partie de ces rares films qui exploitent pleinement le format qu'il utilise. Qui exploitent bien son scénario, mais surtout il se distingue par son traitement émotionnel. Un traitement effectué avec justesse, avec précision, permettant de mesurer chaque pleurs et rire du spectateur. Et la musique ne déroge pas a la règle,Arthur Simonini qui avait déja effectuer un travail remarquable sur Portrait de la jeune fille en feu, signe sa meilleur BO.
À l'ombre des filles, d'Étienne Comar, sorti aujourd'hui, est une très jolie et très touchante surprise. ❤
Avant tout, comment ne pas être attiré par un long-métrage dans lequel jouent des personnes aussi talentueuses qu'Agnès Jaoui, Veerle Baetens (Alabama Monroe ), Hafsia Herzi (réalisatrice du beau Tu mérites un amour ) et Alex Lutz?
Ce casting est au service d'un film bien filmé, plein d'humanité, trouvant une vraie balance entre le doux et l'amer, et qui est, surtout, une jolie aventure humaine que vous adorerez suivre !
Ce qui est très intéressant avec ce film est que son metteur en scène parvient, à partir d'un sujet difficile, à nous faire rire et à nous attendrir.
En filmant ces femmes incarcérées, qui vont participer à des ateliers de chant dans le but de bénéficier de remises de peine, avec un professeur incarné par Alex Lutz, Étienne Comar nous livre un film qui joue avec nos cordes sensibles, lorsqu'il filme ces femmes évoluant à la fois ensemble et respectivement, par la pratique du chant qui les réunit et qui va révéler chez chacune d'entre elles leur part de sensibilité, de tendresse, et c'est beau, parce qu'une véritable humanité se dégage de ce long-métrage qui vient nous saisir.
Grâce à l'écriture de ce long-métrage, on compatit pour les personnages sans les prendre en pitié. Plus le film avance plus on s'attache à eux, parce qu'on est face à des personnages qui peu à peu, s'ouvrent à nous en se libérant par le biais de cette pratique artistique, très bonne initiative qui finit par une scène magnifique où chacune de ces femmes chantent depuis leurs cellules et où le montage les fait chanter à l'unisson dans une très belle chorale, scène d'une éclatante sincérité au cœur de laquelle toute la tendresse que le metteur en scène a pour ses personnages atteint son apothéose.
Ce film est en plus éloquent dans sa mise en scène, travaillant très bien sa composition, la profondeur de ses plans, et la mise en valeur de ses personnages (je pense à un plan d'Agnès Jaoui tout en silhouette et dans l'ombre, se découpant sur des murs d'un blanc intense situés à l'arrière-plan, avec un effet de profondeur), alors que demander de plus? 朗
Instagram: @passion.culture
Avant tout, comment ne pas être attiré par un long-métrage dans lequel jouent des personnes aussi talentueuses qu'Agnès Jaoui, Veerle Baetens (Alabama Monroe ), Hafsia Herzi (réalisatrice du beau Tu mérites un amour ) et Alex Lutz?
Ce casting est au service d'un film bien filmé, plein d'humanité, trouvant une vraie balance entre le doux et l'amer, et qui est, surtout, une jolie aventure humaine que vous adorerez suivre !
Ce qui est très intéressant avec ce film est que son metteur en scène parvient, à partir d'un sujet difficile, à nous faire rire et à nous attendrir.
En filmant ces femmes incarcérées, qui vont participer à des ateliers de chant dans le but de bénéficier de remises de peine, avec un professeur incarné par Alex Lutz, Étienne Comar nous livre un film qui joue avec nos cordes sensibles, lorsqu'il filme ces femmes évoluant à la fois ensemble et respectivement, par la pratique du chant qui les réunit et qui va révéler chez chacune d'entre elles leur part de sensibilité, de tendresse, et c'est beau, parce qu'une véritable humanité se dégage de ce long-métrage qui vient nous saisir.
Grâce à l'écriture de ce long-métrage, on compatit pour les personnages sans les prendre en pitié. Plus le film avance plus on s'attache à eux, parce qu'on est face à des personnages qui peu à peu, s'ouvrent à nous en se libérant par le biais de cette pratique artistique, très bonne initiative qui finit par une scène magnifique où chacune de ces femmes chantent depuis leurs cellules et où le montage les fait chanter à l'unisson dans une très belle chorale, scène d'une éclatante sincérité au cœur de laquelle toute la tendresse que le metteur en scène a pour ses personnages atteint son apothéose.
Ce film est en plus éloquent dans sa mise en scène, travaillant très bien sa composition, la profondeur de ses plans, et la mise en valeur de ses personnages (je pense à un plan d'Agnès Jaoui tout en silhouette et dans l'ombre, se découpant sur des murs d'un blanc intense situés à l'arrière-plan, avec un effet de profondeur), alors que demander de plus? 朗
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Pfiouuu, il faut s'accrocher...Glauque d'un bout à l'autre...Plat, creux, sans intérêt. Mais qu'est allée faire À.Jaoui dans cette galère ??...Hyper déçue.
Bouleversant regard sur l'univers
carcéral porté par le chant et la présence très forte des acteurs. La confrontation entre le drame existentiel de Luc et celui de ces femmes est particulièrement émouvant.
carcéral porté par le chant et la présence très forte des acteurs. La confrontation entre le drame existentiel de Luc et celui de ces femmes est particulièrement émouvant.
Je n'aime pas Alex Lutz qui m'énerve en général, mou, la son rôle est bien, mais pourquoi des scènes glauques en boîte de nuit, le faire apparaître détraqué, et efféminé en chantant jusqu'au ridicule ? Des personnes de femmes comme Nour qui le félicite pour son chant, touché malgré leur différence, c'est peu crédible pour ce personnage. Ces femmes apparaissent édulcorés, des personnages de théâtre. Pourtant j'ai trouvé intéressant, le sujet. Après le drame, Agnès en prison c'est crédible, très enlaidie, pourtant on la retrouve par moment, avec son éclat de l'époque d'avant. Déçu sinon de la voir si agressive et dangereuse. Elle sort du lot pourtant. Un film "téléphoné" (beaucoup de scènes suggéré par d'autres au réalisateur mal a propos, mais un bon sujet, le bien nécessaire que peut apporter l'exercice d'un art a des personnes en situation d'exclusion, d'enfermement).
Ce film porté par Alex Lutz, chanteur lyrique donnant des cours pour monter un spectacle musical au coeur d'une maison d'arrêt pour femmes, est assez décevant. En effet, malgré un casting intéressant avec une Agnès Jaoui méconnaissable, cette oeuvre reste un peu trop scolaire, ne procurant pas suffisamment d'émotion à mon goût. Etienne Comar essaie grâce à la musique de trouver une porte d'évasion à ces femmes, mais c'est laborieux. Peut-être aurait-il dû faire appel à des non-professionnelles pour donner de la crédibilité au film. Par contre, j'ai bien aimé la dénonciation des conditions de détention tout au long de l'histoire
spoiler:
, mais de là à gâcher le concert final, cela m'a semblé déplacé
. Pas convaincu dans l'ensemble, surtout que cela ressemble à une pâle copie de "Un triomphe" avec Kad Merad.
. Pas convaincu dans l'ensemble, surtout que cela ressemble à une pâle copie de "Un triomphe" avec Kad Merad.
La grande évasion… par le chant
Son biopic sur Django Reinhardt de 2016 n’était pas passé inaperçu. Etienne Comar récidive pour se 2ème film en choisissant à nouveau une thématique musicale. Luc est un chanteur lyrique renommé. En pleine crise personnelle, il accepte d’animer un atelier de chant dans un centre de détention pour femmes. Il se trouve vite confronté aux tempéraments difficiles des détenues. Entre bonne conscience et quête personnelle, Luc va alors tenter d’offrir à ces femmes un semblant de liberté. 106 minutes qui constituent une des belles surprises du moment. Un film dramatique sorti quasiment sans promo, presqu ‘en douce, mais qui tient ses promesses avec un sujet fort et un casting à la hauteur. A voir !
Tout est ici construit comme une œuvre musicale, choix du tempo, les contrastes, les voix, les niveaux d’émotion ou d’intensité, l’ouverture et coda… c’est brillant. Un film qui montre à quel point le chant peut être une libération. Et quoi de mieux qu’une prison pour exprimer la métaphore de cette libération… Je sais, les pisse-froid habituels vont nous dire que le sujet est rabâché. Après l’excellent Un Triomphe – avec le non moins excellent Kad Mérad -, où c’était à travers le théâtre que la métamorphose s’opérait chez des prisonniers – sans remonter au César doit mourir des Frères Taviani en 2012, on reprend le même thème et on recommence. L’utilisation du format 1.33 se justifie car c’est celui qui traduit le mieux l’enfermement de ses femmes et qui permet de filmer au plus près ce concentré d’humanité à la fois marginal et minoritaire, mais qui devient vite central et universel. Les lumières et les couleurs sont également soigneusement choisies avec les scènes de prison très lumineuses et, a contrario, les moments d’extérieur avec le héros, où cette fois, les teintes sombres et denses prédominent. Je le répète, un film plus subtil qu’il n’y paraît, avec une technique et une distribution entièrement au service d’un projet somme toute ambitieux et qui touche juste.
Alex Lutz, de film en film, confirme qu’il est un comédien très fin et sobre. Encore une belle performance. Les « prisonnières », Agnès Jaoui, Hafsia Herzi, Veerle Baetens, Marie Berto, ainsi que deux non-professionnelles, Fatima Berriah et Anna Najder, lui donnent une réplique épatante bourrée de sensibilité et de talent. La musique avec toutes ses vertus de solidarité, de tolérance, d’épanouissement, de joie, de compassion et d’amitié… un beau programme pour un bien joli film très touchant. La grande évasion… par le chant, qui confirme que seule, la beauté la grisaille de la vie.
Son biopic sur Django Reinhardt de 2016 n’était pas passé inaperçu. Etienne Comar récidive pour se 2ème film en choisissant à nouveau une thématique musicale. Luc est un chanteur lyrique renommé. En pleine crise personnelle, il accepte d’animer un atelier de chant dans un centre de détention pour femmes. Il se trouve vite confronté aux tempéraments difficiles des détenues. Entre bonne conscience et quête personnelle, Luc va alors tenter d’offrir à ces femmes un semblant de liberté. 106 minutes qui constituent une des belles surprises du moment. Un film dramatique sorti quasiment sans promo, presqu ‘en douce, mais qui tient ses promesses avec un sujet fort et un casting à la hauteur. A voir !
Tout est ici construit comme une œuvre musicale, choix du tempo, les contrastes, les voix, les niveaux d’émotion ou d’intensité, l’ouverture et coda… c’est brillant. Un film qui montre à quel point le chant peut être une libération. Et quoi de mieux qu’une prison pour exprimer la métaphore de cette libération… Je sais, les pisse-froid habituels vont nous dire que le sujet est rabâché. Après l’excellent Un Triomphe – avec le non moins excellent Kad Mérad -, où c’était à travers le théâtre que la métamorphose s’opérait chez des prisonniers – sans remonter au César doit mourir des Frères Taviani en 2012, on reprend le même thème et on recommence. L’utilisation du format 1.33 se justifie car c’est celui qui traduit le mieux l’enfermement de ses femmes et qui permet de filmer au plus près ce concentré d’humanité à la fois marginal et minoritaire, mais qui devient vite central et universel. Les lumières et les couleurs sont également soigneusement choisies avec les scènes de prison très lumineuses et, a contrario, les moments d’extérieur avec le héros, où cette fois, les teintes sombres et denses prédominent. Je le répète, un film plus subtil qu’il n’y paraît, avec une technique et une distribution entièrement au service d’un projet somme toute ambitieux et qui touche juste.
Alex Lutz, de film en film, confirme qu’il est un comédien très fin et sobre. Encore une belle performance. Les « prisonnières », Agnès Jaoui, Hafsia Herzi, Veerle Baetens, Marie Berto, ainsi que deux non-professionnelles, Fatima Berriah et Anna Najder, lui donnent une réplique épatante bourrée de sensibilité et de talent. La musique avec toutes ses vertus de solidarité, de tolérance, d’épanouissement, de joie, de compassion et d’amitié… un beau programme pour un bien joli film très touchant. La grande évasion… par le chant, qui confirme que seule, la beauté la grisaille de la vie.
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