A l’ombre des filles
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Arnaud KaDo
Arnaud KaDo

81 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2022
Film correct mais décevant.

L'histoire est originale certe. C'est dommage car le film ne décolle pas vraiment et du coup c'est plat.

Ça manque d'émotion et les personnages ne sont pas assez travaillé à mon sens du coup c'est très superficiel.

Globalement ça mérite trois étoiles pas plus car on peut pas dire que ça soit nul ou on s'ennuie mais on a plutôt le sentiment que ça été bâclé.

Étrangement le jeu d'actrice des femmes en prison n'est pas vraiment palpable et c'est surjoue. D'où ma déception. Du coup 0 émotion.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 avril 2022
Le public qui fréquente les salles obscures aura déjà fait un parallèle de ce « A l’ombre des filles » avec « Un triomphe » (2021). Mais ici il n’y a pas autant d’entrain, de rythme et de mise en perspective, sociale, sociétale ou autre, à faire du chant en milieu carcéral qu’il n’y en avait dans le film précité à faire du théâtre. Le véritable fil conducteur de ce « A l’ombre des filles », ce sont en fait les tourments du chanteur lyrique venant animer-là un atelier. Une sorte de thérapie personnelle pour lui dont on découvrira peu à peu les ressorts quoique le propos ne soit pas très développé. Son mental est emprisonné. Il vient en prison pour se libérer. Pourquoi pas ? Avec humour, on pourrait dire que c’est le principe de l’homéopathie. Soigner le mal par le mal. Lorsqu'il se retrouvera spoiler: piégé dans un sas de la prison que personne n’ouvre à son appel
, il faut y voir une métaphore. On est dans un registre... compliqué pour le spectateur lambda. Le reste, les filles donc, leur vie, leur régime carcéral, leurs espoirs si elles en ont ou la soumission totale à leur sort, leur désir d’évasion au moins par l’esprit et donc par le chant, ne sont que des éléments accessoires survolés. Second « personnage principal », une détenue restant à dessein à l’écart (Agnès Jaoui) mais dont l’itinéraire intérieur restera également effleuré. Typique d’un scénario qui ne s’est pas ménagé une porte de sortie par manque de contenu et de développements narratifs, ça se terminera par une sorte d’allégorie qui n’en finit pas.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2022
Prenez un artiste en pleine galère, placez-le dans un univers carcéral dont il ne connait évidemment pas les codes, faites lui donner des cours à des détenus plus ou moins revêches et préparer spectacle final qui à 50% de chance de mal tourner et vous obtenez un film qui ressemble sur le papier quand même beaucoup à « Un Triomphe ». Ici, on change le théâtre par le chant, Kad Merad par Alex Lutz, le chômage de l’un par la crise personnelle de l’autre, les détenus hommes par les détenues femmes et on obtient « A L’ombre des Filles ». Même si les intentions sont louables, on se retrouve devant un long métrage qui a quand même de grandes chances de tourner en rond au bout d’un moment. Ici, le scénario est assez linéaire, on donne des pistes par petites touches sur le drame qui a vu la vie de Luc basculer, un drame assez glauque, et qui pour le coup justifie assez bien son gros passage à vide. Pour le reste, on en saura rien du passé des femmes qui composent ses élèves (à part pour la détenue Catherine, au détour d’une phrase) mais on a bien compris que ce n’était pas le sujet. On ne saura pas grand-chose non plus de leur conditions de détention, de leurs conflits, de l’effet « cocotte-minute » que représente l’incarcération en maison centrale, là encore ce n’est pas le sujet. Le sujet, ce sont les cours de chants qui se succèdent, les exercices de respiration, les vocalises, les tessitures et toutes les petites choses qui font de tout temps les cours de chants. Ce n’est pas inintéressant, même pour une néophyte comme moi, mais force est de constater que ça tourne un peu en rond au bout d’un moment. Je ne peux pas trop juger de la crédibilité du propos, du coup, j’ai juste été surprise par la scène ou Luc grille une cigarette, je pensais naïvement que c’était carrément incompatible avec le chant lyrique. Sinon, pour le reste, la réalisation d’Etienne Comar fait le job, il s’autorise deux-trois jolis plans ou jolis effets de caméra, il a le bon gout de ne pas laisser s’éterniser les scènes de violence (verbales ou physique), il opte pour une bande originale minimaliste. C’est assez logique puisqu’il faut laisser les filles chanter sans ajouter de la musique à la musique. Il y a juste un truc qui me chiffonne dans sa réalisation. C’est un petit détail mais ce n’est pas la première fois que je remarque cela : le film est présenté au format 4/3, du coup, la moitié de l’écran est composé de bandes noires à gauche et à droite : on a l’impression de regarder un vieux téléviseur ! S’il y a un intérêt artistique à la chose j’aimerais bien qu’on explique lequel et pourquoi les cinémas s’embêtent a avoir de magnifiques grands écrans ! Je n’ai pas encore parlé du casting et en premier lieu évidement de l’épatant Alex Lutz dont je suis décidément de plus en plus fan. Il fait passer, grâce à ce rôle, toute la palette des émotions dont il est capable. Autour de lui il y a Agnès Jaoui, elle très silencieuse alors que tout le monde sait que c’est elle qui chante le mieux de tout le casting, mais c’est probablement voulu. Elle incarne très bien une femme fermée, hostile, dont la violence à fleur de peau vient probablement d’un passé terrible. Hafsia Hersi donne corps à une jeune femme abrutie par les antis dépresseurs, très en souffrance visiblement et qui s’ouvre (un tout petit peu) grâce au chant. Veerle Baetens, Marie Berto, Fatima Berria et Anna Natger compose le reste de la petite troupe, elles ont des rôles qui correspondent un petit peu à des archétypes de détenues (la révoltée, la détenue âgée qui a assimilée qu’elle ne sortirait pas, l’étrangère qui parle mal le français, la paumée qui paye les crimes de son mec,…). Même si leurs rôles sont un peu dessinés à grands traits, elles font le job. « A l’Ombre des Filles » n’est pas un mauvais film, c’est un film qui évoque les prisons pour femmes ce qui est déjà original et bienvenu en soit, mais c’est un film qui tourne un peu à vide qui cède un petit peu à la facilité par moment. Il ne laissera malheureusement pas un souvenir durable, en dépit de ses très bonnes intentions.
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 avril 2022
Enfin un très bon film ! Alex Lutz et Agnès Jaoui nous livrent une interprétation juste et parfaite. Toutes les actrices de la chorale sont touchantes parfois bouleversante. Une incursion dans la vie carcérale et la musique qui donne vie, espoir et joie. J'ai adoré, je vous le recommande.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2022
Un grand chanteur lyrique en pleine introspection personnelle décide d'aller enseigner le chant à des femmes incarcérées.
Sa bienveillance, sa patience ainsi que sa flamme musicale vont-elles suffire à transmettre à ces prisonnières ce semblant d'espoir et de liberté indispensable à la survie de l'esprit en milieu pénitentiaire ?
Dans la même veine qu' "Un Triomphe" sorti en 2021 (avec Kad Merad), cette pseudo comédie loupe en partie sa cible en proposant une mixture assez insipide combinant maladroitement un vocaliste un peu paumé et sans éclat, et une bande de taulardes qu'on aimerait apprécier, mais qui s'avère au final plus agaçante qu'autre chose.
Alex Lutz ne semble pas à son aise dans ce costume, ne parlons même pas d'Agnès Jaoui au rôle quasiment anecdotique.
Mou, long et très décevant.
Site CINEMADOURG.free.fr
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2022
Une impression de déjà vu...

Après des détenus dans un atelier théâtre, des détenues dans un atelier chant. Pour le reste du classique dans la construction. Des détenues qui viennent un peu par intérêt et beaucoup pour rompre l'ennui et la monotonie des journées. Détenues dont la raison de l’emprisonnement n'est pas connu. Un formateur qui a lui même ses propres casseroles. Nulle surprise dans la réalisation, l'histoire, des moments de tension conflit des détenues, la motivation va t'elle perdurer? Le formateur va t'il se reconstruire?

Rien de bien nouveau ça se voit sans déplaisir mais nulle raison de s'enthousiasmer le seul intérêt est peut être que ce soit un milieu carcéral féminin même si le portrait des détenues n'est pas assez fouillé et c'est dommage.

Bientôt un film sur un atelier de danse en prison?
moviedale
moviedale

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2022
J'ai ressenti une vraie émotion en sortant de ce film. Alex Lutz est surprenant dans le rôle d'un chanteur lyrique. Le jeu des acteurs, le choix de la musique, la façon de filmer - une sensibilité rare traverse ce film. J'avais l'impression de vivre avec les personnages, même de vouloir rendre visite à ces femmes en prison pour leur exprimer mon admiration. Etienne Comar nous montre le quotidien des personnes "invisibles" - mais elles deviennent visible grace à son film.
ChouX_D
ChouX_D

67 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2022
Un très beau film, rempli de vérité, avec un super acteur et de supers actrices.
Ce n'est pas du tout édulcoré en feel-good movie, c'est ancré dans une réalité. Ce n'est jamais mièvre, c'est très bien joué.
Un film juste et important.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 avril 2022
L univers carceral paraît bien représenté et met en parallèle l enfermement de personnes pour des méfaits jugés et celui d etres sensibles qui n ont pas su être a la hauteur avec des êtres de leur environnement familial, ici 1 fils qui a fait passer sa carrière avant les relations familiales ...
L ambiance est dure et triste, les actrices sont justes, et notre voix haute interprétée par Alex Lutz fort émouvante.
L homme , négligeant,se neglige...

Il semblerait que la porte s ouvre et sur l univers carcéral et intérieur, très très lentement ....

A voir
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2022
A l'ombre des filles aurait pu être cette comédie dramatique typiquement aimable, qui fait l'unanimité en prônant un discours féministe, pro-différence, brossant un discours bienpensant qui ne fait de mal à personne, un fond sur lequel on est tous d'accord, mais dont la forme est un vrai gâchis. On suit donc pendant une heure trois-quarts un groupe de prisonnières qui montent une chorale pour chanter en fin d'année, sauf que : de groupe, on n'en a que le nom (on n'a jamais l'impression d'aucune progression de mentalité entre elles, elles sont toujours divisées plutôt qu'un vrai groupe...), d'évolution, on n'en effleure que la notion (elles finissent quasiment identiques à leur arrivée, la chorale ne leur a pas apporté grand-chose), de personnage, on n'en a que le portrait lisse (chaque scène qui commence à s'intéresser à un aspect particulier d'une prisonnière coupe aussitôt : celle qui s'y connaît en plantes, celle qui a un bébé... On attendait justement ce genre de scènes pour approfondir les personnages), de chorale, on n'en a pas (on assiste seulement à des exercices de chant, souvent pénibles auditivement), et si l'on espère voir un joli final avec une belle chanson... C'est la douche froide. Retour à la case départ, on termine carrément sur sa faim, en n'ayant jamais eu le morceau chanté promis, en n'ayant jamais avancé dans les personnages ( spoiler: elles sabotent la chorale au profit d'une rébellion vaine et inutile... tout ça pour ça.
), et ayant surtout l'impression d'avoir perdu son temps. On ne sait pas trop non plus quoi penser de la scène douteuse où une chanteuse palpe l'entrejambe du coach en disant "Elles sont là, les filles.", si ce n'est qu'au mieux, on n'a rien compris (ne parlons pas du pire...). On regardera plutôt les autres films (déjà trop nombreux) de chorales triées sur le volet qui progressent ensemble, envers et contre les préjugés de chacun des participants (un scénario facile qu'on sature de voir encore et encore, mais on ignorait qu'il était possible de le rater, on l'apprend avec A l'ombre des filles). Alex Lutz heureusement est très bon (à son habitude), les actrices (novices pour la plupart) s'en tirent admirablement, et on aura essayé d'intéresser le public au sujet des prisons de femmes, ce qui sort de l'ordinaire. L'acteur et les actrices méritaient mieux que ce scénario simple et pourtant loupé dans la réalisation. On le parie, voici un film qui restera à l'ombre à perpétuité.
Tricastinette
Tricastinette

28 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2022
Très beau film. Alex Lutz est excellent. Les jeux de lumière sont parfaits selon la situation. Ces femmes aux visages torturés deviennent lumineuses
Antoine C.
Antoine C.

15 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2022
Très beau film sur la libération de l'âme par l'art (le chant). Mené magnifiquement par Alex Lutz, qui est d'une justesse parfaite pour le rôle. Les actrices sont toutes sublimes dans leur personnages ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2022
Filmé en 4/3 ce film peut faire penser à un documentaire. Ce choix de mise en scène nous rapproche intimement des détenues sur lesquels nous ne savons rien (tout comme Luc). Ce souhait de ne rien savoir sur ces femmes est un point très intéressant dans le film car ce n'est pas le point centrale de ce film. Un prestation de Lutz tout simplement fantastique dans ce rôle (que je vous laisse découvrir).
L'émotion et "les poils qui se lèvent" (comprendront ce qui iront ou qui on vu le film) est vraiment incroyable.
Si vous avez aimé ce film je vous conseil le documentaire "danser sa peine"
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2022
D'un côté, un acteur dans une mauvaise passe qui accepte de monter une pièce avec des détenus ; de l'autre, un chanteur lyrique dans une semi-retraite qui accepte d'animer un atelier de chant avec des ... détenues ! Impossible de ne pas voir les similitudes entre Un triomphe et A l'ombre des filles, le second ayant le défaut majeur du "déjà vu", qui plus est dépourvu du rythme et l de 'humour du premier. A vrai dire, le film d’Étienne Comar semble davantage s'intéresser à son "coach" qu'aux prisonnières, avec l'exception notable du personnage incarné par Agnès Jaoui qui bénéficie d'un traitement particulier, dont on peine d'ailleurs à comprendre les raisons. A l'ombre des filles n'est pas une comédie musicale, comme pouvait l'être The Singing Club, auquel on pense aussi parfois, et son énergie collective n'est guère perceptible, le film préférant s'attarder sur les relations entre le groupe de femmes et leur professeur, celles-ci passant du froid au chaleureux sans que là non plus de véritables explications soient données. La mise en scène, relativement plate, ne compense pas les creux psychologiques d'un récit qui s'égare parfois dans des scènes inutiles. Reste l'interprétation, celle de Alex Lutz ne méritant que des éloges, avec notamment les bonnes prestations de Hafsia Herzi, Veerle Baetens et, bien entendu, Agnès Jaoui.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2022
Ce film qui raconte l’histoire d’un professeur de chant réputé qui décide d’aller dans une prison de femmes pour animer des ateliers de chants pour des détenues volontaires est vraiment une réussite à tous les niveaux. Le scénario original est très bien construit. L’interprétation de l’ensemble des comédiens est très efficace, à commencer par celle du professeur de chant avec un Alex LUTZ très convaincant. Le travail sur la psychologie des personnages du film est pertinente et intéressante à découvrir. Le réalisateur et scénariste fait bien ressortir l’humanité et les émotions dans ce film très intéressant à visionner.

Bernard CORIC
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