Monsieur Ripois
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JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2011
C'est un film volontairement léger qui finit par gagner peu à peu en profondeur. Mais le scénario est hélas trop mince. Il faut donc se farcir le début, statique et principalement fait de caquetages de Gérard Philippe. Une fois à Londres, le film devient réellement intéressant. On suit le parcours socialement erratique de Monsieur Ripois et son peu d'estime pour la gent féminine qu'il séduit par seul souci d'être aimé en retour. Une fois le but atteint, l'ennui le gagne et provoque la rupture, comme indiqué dès le début du film. C'est un personnage à la fois antipathique et pathétique que Gérard Philippe campe avec talent, c'est-à-dire qu'on le méprise tout en le plaignant. Cette inexorable descente aux enfers est habilement filmée, et trouve une fin amusante, à défaut d'être palpitante.
bellini 2
bellini 2

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 octobre 2013
Gérard Philippe est très mauvais dans ce mauvais role d'un mauvais film. Le scénario est faible, la mise en scène trainarde. Quand au dénouement on est dans le pur ridicule.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 400 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2022
Rene Clement , fit partie des cinéastes français étrillés par la nouvelle vague. Quand on voit la qualité de Monsieur Ripois, il faut se ranger du côté de Bertrand Tavernier qui a réhabilité le réalisateur.

Certes considéré comme la pièce maîtresse de la filmographie de Clement, "monsieur Ripois" fait mieux que de redorer le blason de ce cinéaste dont les premiers films datent de la fin de la guerre.

C'est un film absolument remarquable porté par Gerard Philippe dont l'interprétation est d'une confondante modernité. Le casting féminin est excellent et le charme de ces actrices anglaises traverse l'écran.

Le comble de la part de Truffaut ( qui trempa sa plume dans le vinaigre à l'égard de Clement) est que son film " l'homme qui aimait les femmes" dont le personnage a des cousinages avec Ripois, est que ce dernier lui est supérieur ( selon moi) malgré les grandes qualités du film interprété par Charles Denner.

Aucun rupture de rythme dans ce portrait d'un séducteur (doté de traits de perversité), manipulateur, qui se moque comme d'une guigne de ses partenaires dont le rôle qui leur attribue se cantonne au profit qu'il en retire.

La ressortie opportune du film (quasi invisible en salle depuis des décennies), dans une version remasterisee donne l'occasion aux amateurs d'oeuvres du patrimoine de juger sur pièce de la grande qualité de cette réalisation.

Franchement on est pas loin d'être en présence d'un chef-d'oeuvre de l'histoire du cinéma français d'après-guerre.

Monsieur Ripois obtiendra le prix spécial jury cannois en 1954 (prix qui arrivait juste après le grand prix du festival- qui ne s'appelait pas encore palme d'or).

Pour la petite histoire Valerie Hobson, qui interprète Catherine Ripois, fut peu après le film l'épouse de John Profumo, homme politique anglais impliqué dans le scandale politique connu sous le nom de l'"affaire Profumo". Mr Ripois fut le dernier film de l'actrice.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2025
Une fable morale distrayante mais peu palpitante sur les confessions d’un séducteur Français arriviste et fourbe s’installant à Londres auquel on s’attache finalement trop peu, malgré l’interprétation sans fausse note de Gérard Philippe.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2018
Une des prestations les plus reconnues de Gérard Philipe incarnant le veule Monsieur Ripois, inspiré d’un roman de Louis Hémon. Le film est complexe quant à sa finalité. Quelle image de Ripois, René Clément veut-il nous donner ? Celle d’un éternel séducteur à la manœuvre qui va jusqu’à livrer la plus intime confession sur lui-même pour séduire une nouvelle conquête plus difficile d’accès, ou celle d’un homme qui souffre réellement de sa condition et de son incapacité à se construire autrement que par la conquête des femmes ? Les deux points de vue sont sans doute acceptables. Suivant le propos retenu par chaque spectateur on donnera une interprétation différente à la chute finale de Ripois de son balcon. Clément n’a peut-être pas tranché et tout simplement voulu nous montrer la difficulté à être un homme. Souvent nos actes ne sont pas dictés par notre raison mais par le savant résultat de l’affrontement déséquilibré entre ce que celle-ci nous commande et nos pulsions intérieures. Tel est Ripois, pauvre hère qui aura vécu une demi-vie à la remorque des femmes devenues un moment ses jouets mais qui survivent très bien à son départ prouvant qu’une fois passé le charme immédiat, Ripois se montre vite ennuyeux. Film captivant qui peut se prêter à moult interprétations. C’est une vision du donjuanisme qui nous est proposée par Clément et son acteur. Qui d’autre que Gérard Philipe avec son charme alangui pouvait donner vie à Ripois ? Il démontre au milieu de sa carrière cinématographique qu’il est un acteur pouvant par moment tutoyer le génie. Clément de son côté annonce la Nouvelle Vague par sa façon de filmer Londres caméra à la main. Sans doute vu comme une menace par les jeunes turcs des Cahiers du Cinéma, ceux-ci n'auront de cesse de vouloir l'écarter de leur chemin. Enfin Natasha Parry par son charme irrésistible nous fait comprendre pourquoi Ripois veut croire que c’est avec elle qu’il va clore sa fuite en avant. Au lieu de cela incapable de résister à sa nature profonde , il finira cloué dans un fauteuil roulant dépendant une fois de plus des femmes mais sans pouvoir cette fois prendre la fuite. Un grand film trop largement sous-estimé.
guy m.
guy m.

9 abonnés 76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2014
Un très grand Gerard Philippe magistral qui incarne un séducteur incapable de "s'attacher" à ses conquêtes. Un personnage complexe. Même sa sincérité a un côté manipulateur.
Gerard Philippe fait penser au Patrick Deweare de Série noire.
DenbroughX
DenbroughX

62 abonnés 314 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2012
Une légère déception que ce Monsieur Ripois, qui semble ne puisé son énergie et son intêret essentiellement à travers son interpréte principal , Gérard Philippe, une nouvelle fois impeccable et en plus à contre-emploie. Appart cette bonne idée de mettre en scène cet acteur sous une composition plus pessimiste, cynique et accablante, et sans la volonté d'innovation de René Clémént, qui est assez réussit et ingénieuse il faut le reconnaitre, de vouloir filmé l'acteur en parfaite dissimulation en plein coeur de la foule de Londres (sans véritables figurants), pris "sur le vif", une idée qui s'avère apportait rééllement plus de réalisme. Mais quel néant dans le scénario ! La routine peu ordinaire certe de ce personnage est intéressante, et les mésaventures et déboires amoureux de ce dernier ne sont pas déplaisantes non plus, emmené par un récit plutôt habile et plaisant, mais qui n'évite pas au spectateur de rencontrer de l'ennuie et de l'indifférence face au déroulement des évènements répétitifs et si peu extra-ordinaire au final du personnage, narré par la voix-off du personnage de Gérard Philippe, racontant sa vie, qui finit elle aussi par nous lasser, (un comble pour une voix aussi formidable que celle de l'acteur, aussi pénétrante et touchante de sincérité que celle de Depardieu. A voir pour Gérard Philippe.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2018
Malgré un déroulement doux correspondant à la tristesse du personnage, le film séduit par son aspect libre et sensuel comme chez Ophuls. GP est ainsi parfait dans ce rôle d’amoureux délaissé mais romantique, plaisant aux femmes par sa douceur et sa fragilité. Il y a ce blues continuel qui rend le film charmeur et mélancolique.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2025
C'est fou comme parfois on peut être raccord avec certains avis, sans même en avoir pris connaissance antérieurement. Parce que moi aussi les premiers trucs m'étant venus à l'esprit sont "Alfie le dragueur" et "L'homme qui aimait les femmes". Cocasse quand on sait, comme le rappelle un internaute, à quel point Truffaut a pu médire de Carné... Drôle de film que ce "Monsieur Ripois". Ça n'est pas sa structure narrative tout en flashbacks qui surprend (les spectateurs de l'époque avaient déjà connu ça en 1939 avec le monument "Le jour se lève) mais bel et bien son personnage principal. Parce qu'il est bien évident que pour lui, séduire n'est qu'un jeu, qu'il aime se faire désirer et qu'ensuite il n'assume plus rien. Un type paralysé du coeur, quoi qu'il puisse avoir des réactions très nobles, comme cette décision de quitter Marcelle la prostituée pour ne plus profiter d'elle. Pour séduire une amie de sa femme, Monsieur Ripois lui raconte son histoire et ses échecs sentimentaux et c'est là que c'est le plus intéressant parce que tout le long du film, on en vient à se demander si quelque chose de tout ça est vrai. Si tout ça n'est pas un stratagème destiné à provoquer la pitié. Et le final laisse penser que l'on avait raison. Pour donner vie à son histoire, Carné prenait le risque de confier ça à Gérard Philippe. Je parle de risque car Philippe, aussi bien dans la voix, que dans l'intonation, dans la gestuelle et dans la posture avait tout de l'homme de théâtre et si peu de l'homme de cinéma. Finalement, il s'en sort plus que très bien. Classique de notre cinéma, qui semble cependant avoir été oublié depuis.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2022
Dans ce « Monsieur Ripois », c’est la forme plus que le fond ( sur le donjuanisme ) qui m’intéresse. Dans un environnement assez classique du cinéma français René Clément parait expérimenter quelques techniques. Le filmage en caméras cachés dans les rues de Londres, la position des cadres naturels ( les miroirs, les entrebâillements …) et la façon dont ils accompagnent la narration. Un séducteur hors-pair, français exilé à Londres, raconte sa vie amoureuse, ses conquêtes et ses combines pour les attirer, à la seule femme qu’il dit vraiment aimer. Elle se méfie, mais l’écoute au fil des rencontres que René Clément filme soigneusement. Gérard Philippe joue les coqs et les Dons Juans de très belle manière avec un environnement féminin de fort belle allure. Si aujourd’hui les noms de Natasha Parry, Valerie Hobson, Joan Greenwood sont passés de mode, ces dames ont sûrement leur place dans un panthéon particulier .
Pour en savoir plus : lheuredelaésortie.com
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2024
Expatrié à Londres depuis la guerre, André Ripoix y vit aisément après qu'il a épousé une riche anglaise. Ses années londonienne, avant son mariage, ont toutefois été des années de précarité, ainsi qu'il en fait le récit, au long d'un flashback qui constitue l'essentiel du film, à Patricia, une amie du couple à laquelle il fait la cour enflammée d'un séducteur invétéré et, par conséquent, suspect d'insincérité.
Gérard Philipe fait une composition remarquable et sensible de ce français exilé et esseulé, modeste employé de bureau dont la personnalité, au-delà de son parcours, est le coeur du sujet. Séducteur insatisfait et ambigü, entre cynisme et sincérité, Ripoix nous fait douter: on ne sait jamais vraiment s'il a besoin des femmes pour subvenir à sa solitude ou s'il s'en sert pour se tirer d'affaire(s). Ses voeux pieux de réussite font de lui un velléitaire ou un irrésolu, un jeune homme manquant de caractère, ainsi qu'on le voit dans l'étape cocasse où Ripoix spoiler: usurpe la qualité de professeur de littérature française.

Concernant la mise en scène, si on peut regretter que par facilité tout le monde parle français à Londres, avec accent certes mais de telle façon que le récit perd de son authenticité, René Clément surprend, avant l'arrivée de la Nouvelle vague, en filmant l'errance de Ripoix dans les rues de Londres, au coeur de la population (Eric Rohmer fera une expérience analogue avec Jess Hahn dans son premier film "Le signe du lion).
De ce film naviguant entre fantaisie et gravité, il ressort constamment un sentiment d'amertume, peut-être moins initié par les difficultés du héros que par son incapacité au bonheur.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2025
Confessions d'un Don Juan compulsif, égocentrique et cynique. Clément filme Londres admirablement et Gérard Philipe est séduisant en diable, qui pousse le mensonge jusqu'à son détriment physique. Question : ce film a-t-il inspiré "Alfie le dragueur" (1966) ?
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2011
Il y a des films comme ça que l'on peut voir à l'infini, voir et revoir encore avec un plaisir sans cesse renouvelé. "Monsieur Ripois", du grand René Clément, fait partie de cette race-là. Chef d'oeuvre incontesté du cinéma français, ce "Monsieur Ripois" donne le vertige tant il est réussi, magnifié à chaque seconde par l'interprétation exceptionnelle et "habitée" de Gérard Philippe. Jamais celui-ci n'est apparu plus beau, plus désespéré et plus touchant que dans ce film ! Derrière la caméra, René Clément réussit l'exploit de faire de ce scénario parfait un chef d'oeuvre d'esthétisme et de maîtrise cinématographique. Le quart d'heure d'errance d'André Ripois dans les bas-fonds de Londres sont d'une beauté foudroyante. Un monument du cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 février 2010
René clément nous fait rentrer dans le film de façon très plaisante et Gérard Philippe est parfait dans son rôle, le scénario est tout de même trop mince pour maintenir l'attention tout le long.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2009
Depuis longtemps, Renè Clèment rêvait de faire un film avec Gèrard Philipe! Son souci primordial: lui offrir un emploi très diffèrent de ceux où l'on ètait accoutumè de le voir! Avec "Monsieur Ripois", tirè d'un roman (insolite s'il en fut quand on songe que Louis Hèmon, son auteur, avait ècrit auparavant "Maria Chapdelaine"), Clèment lui offre un personnage à coins d'ombre et à facettes, plus riche assurèment et plus complexe que ne l'avait voulu le romancier! Philipe allait illustrer magistralement l'ambiguïtè, l'aspect coupant comme une lame de ce "Monsieur Ripois", mystificateur malgrè lui et victime de lui-même! Les scènes londoniennes et pluvieuses qu'il a avec la timide Joan Greenwood sont plastiquement superbes! Et puis quelle leçon de mise en scène de la part de Clèment (certaines sèquences ont ètè tournèes avec une camèra cachèe) qui nous donne un magnifique conte moral relatant avec une subtile et fèroce ironie les heurs et les malheurs de "Monsieur Ripois" ou Gèrard Philipe joue les cyniques Don Juan avec un immense talent! Un grand classique du cinèma français...
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