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oranous
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4,0
Publiée le 15 juillet 2008
Pulsions peut être considéré comme un remake de Psychose. Mais ce n’en ai pas un. Il s’en inspire largement mais le fait a sa sauce. Et malheureusement, ca n’a pas aussi bien pris que pour Psychose. Comme sait si bien le faire Brian de Palma, certaines scènes sont fascinantes comme celle du musée ou lorsque Kate sort de l’appartement (je ne veux pas spoiler même si tout le monde le sait !). Certains plan-séquences sont superbes comme celui de dans la maison de Peter a la fin. Pulsions a plein de rebondissements et de suspense mais malheureusement comme pour Obsession j’ai trouvé que les couleurs n’étaient pas belles. Mais la mise en scène et les acteurs sont très bien dirigés.
Monument du thriller horrifique, Pulsions est ce que De Palma a accouché de plus fort en la matière dès lors qu'il ne se contente pas de revisiter brillamment, à sa façon, les éternelles névroses Hitchcokiennes (une sexualité déviante et dévorée par un voyeurisme mortifère) si parfaitement cristallisées dans Psychose ou dans une moindre mesure Vertigo. Il fait surtout montre d'un manièrisme divin, giallesque, cet art filmique dont Dario Argento est le roi incontesté. C'est le morbide de ce mariage détonant qui fascine de bout en bout, comme le plaisir jouissif de filmer qu'on sent à chaque instant... Raison pour laquelle le film comme en apesanteur enchaîne les moments d'anthologie, De Palma parvenant à sublimer chaque lieu traversé (un musée, une voiture, un ascenseur, une salle de bains, le métro, le cabinet du psychiatre...). Et n'oublions pas la prestation de Michael Caine, dans l'un de ses rôles les plus troublants ! Une grande leçon de cinéma ! A voir et revoir pour tout cinéphile ayant soif de se nourrir,,de comprendre et décortiquer les mécanismes du plaisir et de la peur dans une salle obscure :)
Grand hommage à Alfred Hitchcock, Brian De Palma ne se contente pas de reprendre des thèmes sans en donner sa propre âme, car si en effet, ont y retrouve un condenser de Psychose avec des éléments extérieurs venu de Vertigo ou encore fenêtre sur cours, De palma y ajoute sa propre personnalité. Avec Pulsions, le cinéaste offre une vision sensuelle et terrifiante de Psychose, mais plus que cela, il nous emmène dans un voyage à travers le voyeurisme. Interprété part un Michael Caine inquiétant, sa performance n'a d'égal que l'ampleur de son rôle. Mais plus que ce dernier, c'est le trio qui se transcende. N'apparaissant que 30 minutes, Angie Dickinson estime qu'elle y tient ici son meilleurs rôle ... tandis que Nancy Allen rend le spectateur complètement fou aussi bien part ses superbes courbes que part sa poursuite sanguinaire. Ayant la mort aux trousse, c'est dans une maîtrise impeccable que Brian De palma fait une démonstration de mouvement de caméra. Pour simple exemple, suffit de regarder la séquence reproduisant Vertigo pour ce dire qu'on touche ici à la perfection. Doté également d'une bande original sublime, d'une tension parfois insoutenable, d'un érotisme excitant, de dialogue osé et savoureux, Pulsions remet les fantasme et les délire humains en question. Finalement, avec ce film, Brian De Palma réalise l'une de ses meilleurs oeuvres, qui ne fait que se bonifié avec le temps en nous assommant littéralement lors de la scène final ... un grand film.
J'ai beaucoup aimé toutes les ambiguïtés que le films installe. En commençant par le titre qui joue sur les pulsions sexuelles et les pulsions meurtrières. Il y a vraiment des scènes marquantes par leurs réalisations et leur non-dits. C'est une super expérience cinématographique que je ne peux que conseiller !
L'histoire de ce film est absolument nulle ! Film inutile et inintéressant, je le déconseille vivement. On s'ennuie tout au long en espérant quelque chose de plus effrayant que des coups de rasoir, que maintenant on voit partout à la télé. Le début ne sert à rien et il aurait mieux valu passer directement au meurtre à la limite plutôt que tout le tralala qui nous ennuie plus qu'autre chose.
La spécialité de Brian de Palma est bien connue: le mauvais goût. Et "Pulsions" ne déroge pas à la règle. Son côté kitsch est bien présent (un peu moins que dans "Passion" mais tout de même), et s'inscrit dans un suspense érotique, qui traite de façon singulière la paranoïa ou encore la schizophrénie. Mais ce "mauvais goût" est en fait à double tranchant. S'il permet d'atteindre des moments purement jubilatoires, comme dans les allusions remodelées du "Psychose" d'Hitchcock, il joue parfois avec un ridicule qui fait plus rire que frissonner. Certaines scènes sont de trop, car elles ne font en rien progresser le récit, et seraient seulement utiles pour ravir le spectateur. Mais le plaisir de décrypter l'univers atypique de de Palma l'emporte sur les bémols émis. Un suspense réussit, qui ne laisse pas indifférent.
Plus qu'un film à suspens, Pulsions est un film de patience, pas le genre qu'on regarde en attendant son train de banlieue. Dommage, car avec une heure de moins, ce film aurait pu être bien.
Brian De Palma signe avec "Pulsions" un nouveau chef-d'oeuvre, empruntant avec maestria les codes hitchcockiens dont il a le secret . Le sexe, le dédoublement de personnalité, le meurtre, tous ces thèmes abordés font référence au grand "Psychose", et l'impression de reflets dans un miroir est parfois saisissante durant le visionnage . Michael Caine, Angie Dickinson et Nancy Allen sont parfait dans leurs rôles et la représentation de leurs personnages par le cinéaste est une merveille de virtuosité pour un long métrage de 1980 . Un film à montrer dans les écoles .
Film-pulsion trop souvent incompris (les gens oublient qu’ils ont des pulsions, eux aussi, qui peuvent être ou sembler illogiques pour les autres, mais que l’art tire du domaine privé un exposé public et parfois indécent). Voilà ce que j’y est vu. La scène de photographie des accidentés est superbe : voyez ces crétins qui ralentissent sur les autoroutes quand un accident s’est produit en sens inverse… ils veulent voir quoi ? Du morbide ? De la douleur ? Du sang (la plupart tournerait de l’œil s’ils en voyaient)? La mort ? C’est une pulsion qui a toujours existé. Il y a une mise en avant, une fascination de la non-perfection mise en abime par cette passion des corps abimés (le corps comme objet modulable renvoie au sexe). Les blessures deviennent des trophées, des images fantasmatiques, érotiques...Tout est glacé dans ce film : la musique implacable, qui joue les couperets (même si certains trouveront la musique un peu trop présente), la photo qui efface les lignes, les contrastes, un peu gris, un peu nocturne. Enfin il y a le visage de l’actrice principale (je l'adore...) et la réalisation impeccable de Cronenberg. Celui-ci, par ailleurs, s’éloigne étrangement et irrémédiablement du système, il se complait dans son travail d’auteur, réalisation étudiée, fine et très, très intelligente à l'appui. Une réflexion sur notre société sans âme, asexuée ou mécanique. Les gens sont comme des véhicules : ils ne semblent aller nulle part. Tout n’est qu’histoire de pulsions primaires, on prend un exemple et on peut le généraliser. Il est vrai que la vitesse procure un excitement (le corps humain n’a pas été conçu pour ça) et se pourrait bien être, comme le dit l’auteur, une certaine fascination pour la mort qui en est la cause. Dans ce cas l’homme et la machine ne font plus qu’un (acte sexuel) ; il y a symbiose et contact physique entre eux ; ils s’assemblent psychologiquement et physiquement lors de l’accident. . Je ne crois pas que le film soit bêtement sexuel car chaque scène est différente, apporte quelque chose de nouveau, à une nouvelle raison fantasmatique d’exister et procure elle-même un nouvel excitement. Un choc pour tout esprit habitué au développement bête et simpliste d’une histoire. Un chef-d’œuvre pour les autres. Mais il est vrai que si le film était sorti dans les années 2010, cela n'aurait pas été la même (De palma ou non^^) ; puisque maintenant une petite moitié de spectateurs cherchent autre chose que ce que l'on trouve dans "Pulsions". Mais pour l'époque, le film a du certainement créer une petite polémique ; tout en ayant (je pense) son petit succès. Après il est vrai que le sujet peu déranger. Mais l'interdiction -16, n'est pas là pour rien ; et montre donc qu'il est réservé à un public averti. Maintenant il parait un peu vieillot, mais dans tout les cas (et surtout lorsqu'il est sorti) ; ce n'est pas le film que l'on visionnera plusieurs fois comme dans certains films. Un film dure, aux personnages au jeu correct et auquel sa thématique pourra en choquer plus d'un. MAis pour le reste, il s'agit d'un film captivant, mais qui avec le recul ; amènera quelques reflexions...
Oui, certe, un bon polar. Mais bon, je ne l'ai pas trouvé plus divertissant qu'un banal épisode de série TV. Même si on sent la patte de De Palma, je n'ai que moyennement apprécié.
Un grand film à suspense sur le theme de la schizophrénie.Les scenes du musée et de l'ascenceur sont de véritables morceaux d'anthologie. Bref, un grand De Palma a deguster sans moderation!
Si l'influence d'Alfred Hitchcock sur la filmographie de Brian De Palma a toujours plané, cela est particulièrement marquant pour plusieurs œuvres du réalisateur américain dans les années 70/80, telles que "Obsession", "Body Double", ou encore ce "Dressed to Kill". Là, on s'intéresse à une mère de famille frustrée sexuellement, qui après un adultère sulfureux, va faire une bien mauvaise rencontre... Outre un chassé-croisé langoureux au musée rappelant "Vertigo" (et apparemment, également inspiré de l'expérience de De Palma, qui appréciait de draguer au musée !), la trame reprend plusieurs éléments de "Psycho". Pour autant, comme d'habitude, De Palma ne se contente pas de singer son maître spirituel, mais aborde avec son propre style un scénario de thriller qui tient presque ici du giallo : une héroïne mêlée à un meurtre par hasard, un tueur mystérieux à l'arme blanche rutilante, un assassinat sanglant et graphique, des rebondissements parfois rocambolesques, la police au second plan, etc. Le tout filmé à sa façon, tel un voyeur, jouant régulièrement avec le spectateur (ce n'est par exemple par le corps d'Angie Dickinson que l'on voit nue en gros plan sous la douche dans les premières minutes, mais une doublure bien plus jeune !). Travelings maîtrisés, doubles focales troublantes, split screen, les ingrédients usuels de De Palma sont là aussi, permettant de distiller une ambiance prenante et une tension permanente. La musique réussie de Pino Donaggio aidant également. Ainsi, la fameuse séquence de meurtre est par exemple tout aussi éprouvante que la pression qui la précède. Au niveau acteurs, on retrouve Nancy Allen, habituée de De Palma, qui fait preuve de beaucoup de sensualité. Angie Dickinson étonne en femme délaissée qui se laisser aller le temps d'un flirt, Keith Gordon est attachant en jeune prodige de l'électronique et de l'optique (personnage inspiré de la jeunesse de De Palma), et Michael Caine livre une prestation aussi flegmatique qu'intrigante en psychiatre ennuyé par l'un de ses patients. Enfin, "Dressed to Kill" aborde un thème relativement nouveau à l'époque : la transsexualité. Mélange de psychologie, de trouble d'identité, et de travestissement, on comprend que ce sujet cinégénique ait séduit De Palma !