ADN
Note moyenne
2,7
3224 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

209 critiques spectateurs

5
30 critiques
4
43 critiques
3
39 critiques
2
61 critiques
1
23 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 novembre 2020
Un film long, qui manque de sens réel. Je me suis demandée pourquoi on passait autant de temps autour du corps,puis autour du cercueil. Il y a beaucoup de relations difficiles dans cette famille, J aurais aimé comprendre pourquoi. Et cette recherche d ADN me semble étrange car le personnage sait pertinent d où elle vient.
Bref...un grand manque d'explication. Un joli casting quand même mais pas bien utilisé. Dommage parce que j'aime les films de Maiwenn.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 novembre 2020
ADN commence plutôt bien.

Maïwenn confirme dans le premier tiers du film son talent pour filmer les scènes de groupe (comme dans Polisse). Chaque personnage parvient à exister avec l'expression d'une belle personnalité, et les interactions lors des regroupements sont tour à tour émouvantes ou drôles.

On se prend d'affection pour le grand-père. Sa relation avec le jeune Kevin (joué par Dylan Robert, la révélation de Shéhérazade) est un moteur inter-générationnel efficace et positif. On aime détester le personnage joué par Fanny Ardant, insupportable comme d'habitude, et on aime aimer celui joué par Caroline Chaniolleau, éminemment sympathique.

Bref, tout se présente plutôt bien, jusqu'au moment où le film devient centré sur la petite personne de la réalisatrice et sa quête des origines. Epaulé par des alter ego sans consistance (Louis Garrel en roue libre, Marine Vacth transparente), Maïwenn est de tous les plans, et tous sont mauvais.

On suit sa demande de test d'ADN sans intérêt, ses minauderies lors de la lecture des résultats, ses lectures et sa pseudo-prise de conscience politique (avec pélérinage esthétique sur le pont de Neuilly), ses démêlés avec un employé d'ambassade caricatural fort sympathique, et enfin, cerise sur le gâteau, son shooting dans les rues d'Alger, filmé comme un défilé de mode au milieu d'une révolution.

Où comment une chronique familiale intéressante se termine en ridicule ego-trip.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2020
Jeudi 29 octobre 2020 18h30 : dernière séance de cinéma avant le Confinement Opus 2. Ai vu "ADN" de Maïwenn. Quelle chance d'avoir vu ce film d'une intensité folle et essentiel dans ces questionnements, juste avant d'entamer cette deuxième période d'enfermement. La salle est pratiquement pleine (si ce n'est les places vides entre les spectateurs pour distanciation sociale), tout le monde a son masque scrupuleusement sur le nez, personne ne mange de pop-corn ou de sandwich, chacun est là pour la même raison à savoir profiter de ces quelques dernières heures pour voir un dernier film et pas n'importe quel film... Un film de Maïwenn qui est une des rares metteur en scène à si bien parler de l'humain, du groupe, de la famille, du ressentiment, de qui l'on est au plus profond de nos tripes. Certains réalisateurs filment des histoires, d'autres des personnages principaux, d'autres uniquement des situations, d'autres rien.... Maîwenn filme des affects subtils, dérangeants, vrais, intenses, forts, très forts, trop forts ! Juste avant d'entrer en hibernation obligatoire, quel bonheur que de prendre ce shoot de vie. Il y a deux parties dans ce film. Tout d'abord un film choral dont une magnifique scène d'ouverture dans une maison de retraite où une famille (une quinzaine des membre) viennent fêter la publication d'un livre sur leur pilier, leur patriarche, leur phare : Le grand-Père Emir émigré algérien qui s'est installé en France dans sa jeunesse. Seule Maïwenn réussit actuellement à faire réellement vivre plus de dix personnages en même temps à l'écran, sans enfermer ces 10 rôles dans des traits de caractères binaires et outranciers, sans laisser un seul comédien prendre le dessus où le laisser pour compte. Cette longue scène d'introduction est pleine de vie, de preuves d'amour, de regards qui sont plus intenses que bien des mots, de silence lourd de sens et d'aigreur, de larmes retenues en serrant les dents, de larmes qui ruissellent et de tripes qui se tordent, de baisers vitaux, d'embrassades étouffantes et vraies, de mots libérateurs et qui font du bien.... Puis le Grand-Père meurt... et cette famille se retrouve démunie, et encore plus désunie. Cette famille mosaïque se retrouve à devoir travailler sur la résilience, la tolérance, ses origines algériennes, ses choix de vie... En ces temps mouvementés sur la laïcité, la religion musulmane, la nationalité... Maïwenn répond avec ce film de façon personnelle, généreuse et non didactique à pas mal de problématiques. Ce film tombe à point et hélas doit quitter l'affiche au bout de quelques jours. La deuxième partie du film est centrée sur Neige (Maïwenn) qui grâce à un test ADN va à la rencontre de ses origines algériennes qui ont été mises sous le tapis par la génération de ses parents. Maïwenn on le sait tous, aime les acteurs et ça se voit. Jamais Fanny Ardant n'a été plus juste, plus naturelle, plus libre que depuis les films de Truffaut et Resnais (c'est à dire il y a 30 ans), jamais Louis Garrel n'a paru si accessible et drôle, Dylan Robert est tout simplement bouleversant, on voudrait tous avoir Omar Marwan pour grand-père, et Maïwenn est solaire comme souvent. Maïwenn est une scénariste qui utilise beaucoup l'auto-fiction mais qui a l'instinct ou le don d'être à l'écoute de la société et qui sait amener en permanence son cas personnel à celui plus général d'une société entière. Plus que son propre ADN la metteur en scène interroge sur l'ADN national ? Qu'est-ce que ça veut dire être français de nos jours quand votre grand-père est issu de l'immigration, que certains membres de votre famille ont renié totalement ses origines, et d'autres l'ont entretenue, que votre père à des origines lointaines asiatiques, que vos frères et soeurs n'ont pas les mêmes parents que vous ? Tous le comédiens sont dirigés excellemment, et le travail du montage hallucinant de précision ne fait que renforcer la qualité du jeu. La dernière image que j'aurai vu au cinéma ce soir là est le sourire radieux de Maïwenn sur un immense écran. La salle se rallume, l'émotion est perceptible, tous les spectateurs restent assis jusqu'à la fin du générique... personne n'applaudit parce que l'on est sidéré par le film et par ce que nous allons devoir vivre pendant plusieurs semaines. Comme à un enterrement nous nous levons en silence pour quitter l'église sans se regarder les uns les autres, ayant trop peur de pleurer à nouveau. Les cinémas vont fermer j'en ai mal au ventre puisque c'est une de mes raisons de vivre, c'est mon essence. Alors j'emporte avec moi les engueulades, les embrassades, les cris, les mots d'amour, les fous rires de cette famille Fellah qui n'a strictement rien à voir avec la mienne et pourtant... Mille mercis Maïwenn pour cette paire de claque émotionnelle juste avant le confinement. Film essentiel et incontestablement le meilleur film français de l'année.
Domizapping
Domizapping

10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 octobre 2020
Trop larmoyant ! Pas de rythme à la limite de l'ennui malgré un bon casting ! Décevant... je m'attendais à mieux !
Anny S.
Anny S.

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2020
Belle histoire magnifiquement interprétée par tous les acteurs, mais, en plus, Neige et sa sœur sont de véritables beautés
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2020
On peut compter sur Maiwen pour aborder des sujets avec un regard personnel qui mérite d'être vu. C'est toujours vrai avec ADN. Ensuite le film est peut-être moins puissant que Polisse, mais la barre est haute. Cette chronique de deuil familial est par moments touchante, à d'autres un peu vide. Comme si Maiwen avait tenté de faire passer trop de choses, trop de fibre à la fois. Parfois moins, c'est mieux. Film à voir quand-même.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2020
« ADN », le 5ème long-métrage de Maïwenn est loin d’être son meilleur ! Le gros problème de ce film est que la réalisatrice transpire trop sous le portrait de Neige (prénom donné par analogie à Nedjma, héroïne du roman de Kateb Yacine) et on a du mal à croire que Maïwenn, âgée de 44 ans, ait dû attendre la mort de son grand-père pour se plonger sur ses racines algériennes, dévorer des livres et des archives de l’INA pour demander sa nationalité algérienne bien que née en Seine-Saint-Denis … et partir à Alger pour se mêler à une manifestation du Hirak, mouvement de contestation populaire. Je n’ose même pas parler de la réalisation du test ADN, vendu en ligne sur internet mais complétement bidon, et de ses affres devant le résultat ! Idem pour le générique de fin qui est en français et en arabe !
Sur le plan filmique, l’introduction à l’EPHAD est bien longue et brouillonne car il est difficile de comprendre qui est qui sans parler de la lourdeur vis-à-vis du personnel et du fait de devoir libérer la chambre du mort pour 12 h 30. Idem pour la scène dans l’agence des pompes funèbres qui tourne au ridicule vu l’incinération, au point de faire sourire l’employée. On aurait préféré que Neige/Maïwen s’attarde sur ses relations très complexes avec sa mère – magnifique Fanny Ardant aux répliques acerbes du type « Je te dégoute, oui ? » (cf. la scène lorsqu’elle récupère les cendres qui est prodigieuse) – et son père qui parait le plus sage de la famille mais dont on ne sait rien sauf ses origines vietnamiennes et sa fascination pour les serpents. Sans les blagues assez lourdes de François (Louis Garrel), l’ex de Neige, on tomberait dans un pathos effréné, mal filmé pour ma part, et surtout une réflexion personnelle assez creuse.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 octobre 2020
Mais quel film indigeste !
Une famille franco-algérienne va s'entre-déchirer après la mort du grand-père qui était la véritable âme et colonne vertébrale de cette tribu.
Neige (Maïwenn) profite de cette période de deuil pour régler ses comptes et tenter de comprendre qui elle est vraiment et où sont ses vraies racines.
Même si certaines familles pourront se retrouver dans celle montrée ici, j'ai vraiment détesté voir à l'écran toute cette colère, cette rage, cette intolérance et cette agressivité autour de la dépouille encore chaude d'un aïeul adoré.
Une oeuvre malaisante à la limite du toxique et de l'insupportable.
Vraiment pénible.
Site CINEMADOURG.free.fr
elis0
elis0

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2020
Très beau film de part la réalisation et les images de ce dernier ! Toutefois, le film nous laisse par moment quelques peu perplexe...
FRED84
FRED84

2 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2020
Je n'ai jamais vu de film osant aborder la vieillesse et la mort avec autant de réalisme et aussi crûment. Des dialogues percutants,un scénario bien tenu,des acteurs qui jouent juste,une mise en scène au plus proche des personnages.De la gêne parfois mais surtout beaucoup de plaisir.En résumé: un grand film sur les origines et la transmission et la difficulté
d'accepter l'autre même s'il fait partie de son univers familial.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2020
Il y a 9 ans, j'avais beaucoup aimé "Polisse". Il y a 5 ans, j'avais été plutôt déçu par "Mon roi", film que j'avais trouvé très inégal. Ces jours ci, la bande annonce de "ADN" était très prometteuse. Pourquoi ne pas aller voir ce film avant d'être contraint, par le confinement, à ne plus aller en salle pendant un bon mois, au grand minimum ? Verdict : comme "Mon roi", ADN est très inégal ! Le sujet est intéressant et, par les temps qui courent, plutôt courageux. Le problème réside dans le fait que, à côté de quelques scènes très réussies (une, surtout, celle durant laquelle la famille s'embrouille sur l'organisation de la cérémonie d'adieu au patriarche et, principalement, sur le choix du cercueil), il y a beaucoup de remplissage plus ou moins narcissique de la part de la réalisatrice. Dans la distribution, on note surtout les qualités comiques (et, pour moi, insoupçonnées) de Louis Garrel et le fait que le comédien, Omar Marwan, qui interprète le rôle du patriarche, est très loin, avec ses 73 ans, de "faire" l'âge de son personnage. Quant à celles et ceux qui ne connaissent pas "My heritage", ils auront un tableau complet de cette plateforme payante de généalogie en ligne : crédible ou instrument destiné aux "sans cervelle" ?
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2020
Emir va mourir. Emir meurt. Cet Algérien, émigré en France a eu une vie bien remplie, du côté des immigrés et des plus faibles, et une descendance nombreuse. Toute sa famille l’entoure à l’heure de sa mort : ses deux filles (Fanny Ardant, Caroline Chanollieau), ses petits-enfants (Maïwenn, Marine Vacth toujours aussi parfaite, Dylan Robert qui n’a rien perdu de sa tchatche depuis Shéhérazade, Florent Lacger, Henri-Noël Tabary…). L’organisation de ses funérailles la voit se déchirer autour de choix futiles – le modèle du cercueil, le choix du capiton – qui cachent des fêlures plus profondes. La mort de son grand-père cause à Neige (Maïwenn) un profond traumatisme. Elle la pousse à partir à la découverte de ses racines algériennes.

Selon qu’on trouvera Maïwenn bouleversante ou horripilante, on adorera ou on détestera "ADN". Ce film dont elle est la réalisatrice, la co-scénariste, l’actrice principale gravite autour d’elle et lui est tout entier voué. Elle a raconté, à longueur d’interviews , qu’il ne s’agissait pas à proprement parler d’une auto-fiction. Elle n’en a pas moins tiré l’inspiration d’une vie familiale cabossée, entre une mère franco-algérienne possessive et un père franco-vietnamien absent (interprété ici avec une perfidie sadique par l’immense metteur en scène Alain Françon), qui avait déjà largement nourri ses précédents films, tout aussi impudiques : "Pardonnez-moi" (2006), "Le Bal des actrices" (2009), "Polisse" (2011), "Mon roi" (2015).

Maïwenn fait son Angot ? Oui. Mais elle le fait avec plus de talent et plus de grâce que la hargneuse romancière. Elle a le don pour filmer les groupes et y capter des instants magiques parfois involontaires. Aidé par un Louis Garrel irrésistible dans le rôle d’un ex bout-en-train, elle nous arrache des éclats de rire inattendus, comme dans ces funérailles où Caroline Chanollieau fredonne les paroles d’une chanson pop déplacée. Elle sait aussi nous faire monter les larmes aux yeux dans ce face-à-face terrible entre sa mère, jouée par une Fanny Ardant dont l’hystérie trouve enfin à s’exprimer sans paraître surjouée, et elle au funérarium du Père-Lachaise.

"ADN" souffre, c’est vrai, d’un problème de construction. Toute sa première partie, qui dure plus d’une heure, gravite autour d’Emir, ses derniers jours dans un EHPAD filmé sur un mode quasi-documentaire, avec ses vieux qui gagattent et ses familles qui essaient en vain de s’excuser de les y avoir parqués, puis avec son incinération et les préparatifs chaotiques qui l’ont précédée. La seconde partie du film est plus courte et se recentre sur Neige. Le film chorale devient un film solitaire. On adhère moins à cette introspection nombriliste dont on pressent l’issue, dans les rues ensoleillées d’Alger en plein "Hirak".

"ADN" ne m’a pas emporté comme "Mon roi" l’avait fait : un film passionné, excessif, irrésistible, parmi mes tout préférés de l’année 2016. "ADN" est plus sage. Il n’en est pas moins touchant.
joliebelle46
joliebelle46

8 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2020
Non appreciable par son incapacité à maintenir un lien parfois fragile dans le scénario.
Heureusement que Garel est présent pour enmener un très bon jeu d acteur ainsi que son personnage rafraîchissant mais sans lui le film serait encore plus fade.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 octobre 2020
Juste, bouleversant, drôle, débordant d'amour. Maïwenn va à l'essentiel, avec courage, et dirige ses acteurs à merveille, immense émotion !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 octobre 2020
Long au début ! Agaçant même ! Et puis on se laisse prendre au jeu de Maïwenn ! Un sujet pas forcément passionnant mais bien traité
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse