Maïwenn pratique l'auto-fiction depuis ses débuts mais y insère des éléments de fiction, comme certains écrivains, plus ou moins imbuvables d'ailleurs (Angot). Son sujet de prédilection, c'est la famille et elle y revient encore avec ADN, à la fois œuvre sur le deuil, la transmission et les origines. Vaste programme que la réalisatrice traite de sa manière très personnelle, avec ce naturel "lelouchien" dans certaines scènes et un déséquilibre assumé dans un récit parfois répétitif et souvent erratique. Elle passe dans ADN du groupe à l'individu (c'est à dire elle-même), sans sommation, et nombreux sont ceux qui trouveront la deuxième partie trop égocentrée voire nébuleuse quant à ce désir de se reconnecter à une partie de ses gênes, en hommage à son grand-père, naguère venu d'Algérie. On n'est pas obligé d'adhérer à ce point de vue et apprécier la description de cette quête intime même si elle n'est pas forcément explicitée. Il est arrivé à Maïwenn de confondre vitesse et précipitation dans ses précédents films et de se laisser aller à l'hystérie et au chaos. Il y a bien une forme de désordre dans ADN, mais il est source d'émotion et se rapproche de la vie, entre euphorie et détresse. Et puis, cette question de savoir d'où l'on vient pour déterminer où l'on va parle à tout un chacun. La cinéaste a réservé à Fanny Ardant ses dialogues les plus acérés et à Louis Garrel, formidable, les plus drôles. Comme chez Lelouch (décidément), Maïwenn a l'art de choisir ses acteurs et de les diriger avec un mélange remarquable de poigne et de liberté. Cela ne fait pas un film poli et cohérent mais plein d'énergie et de vitalité, si, assurément.
Une magnifique fable sur la famille et les origines. Maiwenn aurait pu facilement tomber dans des clichés déjà vu, mais non elle propose là un film, drôle, sensible avec une réalisation soignée et particulièrement belle comme c'est si bien le faire Maiwenn . Bravo aux acteurs tous exceptionnels de talents.
Une histoire de deuil, de famille, d'origines et d'héritages.
Entre méli-mélo et justesse, entre parlottes et regards silencieux, Maïwenn (qui se met une nouvelle fois en scène) aborde un sujet universel, qui nous touche toutes et tous un jour ou l'autre.
Une première moitié de film plus intéressante et touchante que la seconde, et un drame familial incluant les qualités et les défauts propres à la cinéaste. 6,5/10.
Maïwenn filme une histoire (très) personnelle dans ce très beau film. Louis Garrel y est irrésistible et apporte une vraie touche d'humour à ce film pourtant très triste. Un grand drame, qui prouve l'important de la salle de cinéma : quel bonheur de voir une salle remplie rire et pleurer à l'unisson !!
Le nouveau film de Maïwenn est une grande réussite. La réalisatrice traite de sujets universels comme la famille, le deuil et les origines avec une frontalité vivifiante, dans un mélange d'humour et d'émotion qui nous fait traverser le film entre rires et larmes. Tous les comédiens sont extraordinaires, Fanny Ardant est magnifique, Louis Garrel est génial. C'est à la fois drôle et émouvant, subtil et bouleversant... A voir absolument !
vu en avant premiere ..déçu...de très bon moments ,même des fous rires et un excellent louis garel mais ..une Maïwen difficilement crédible dans ses propos de haine et d amour ..
Cinq ans déjà, depuis le meilleur film de Maïwenn à ce jour » Mon Roi ». Alors, l’impatience était grande envers son cinéma. Après un excellent premier film « Pardonnez-moi » puis le très beau et férocement drôle « Le bal des actrices » en 2009 sans oublier l’inoubliable et terriblement émouvant « Polisse » en 2011. Chaque nouveau film de Maïwenn est immédiatement dans les petits papiers du festival de Cannes, quand Mai approche. Rien d’anodin de découvrir… la suite sur Boulevardducinema.com
Du peps, une histoire assez banale mais un casting qui sonne juste. Bravo Maiwenn, cette famille pourrait être la mienne, toujours compliquées ces relations familiales quand le pivot central disparaît... Beaucoup de tendresse malgré les tensions, on rit aussi pas mal alors que l'instant se veut cérémonial... Pour ma pat, j'ai vu ce film au festival du Film Américain et ce fut un excellent moment. Merci Maiwenn pour cette histoire naturelle.
ADN n'est pas la meilleure proposition de Maïwenn. Parfois pathos et vain, le film se perd dans une intrigue assez répétitive. Le métrage est néanmoins porté par de bonnes intentions, via un discours d'ouverture et de diversité salvateur. Louis Garrel est génial.