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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 septembre 2021
J' ai beaucoup aimé ce film. Il met en exergue les liens familiaux et leurs fonctionnements qui font qu' une famille reste unie ou pas devant la mort d' une figure patriarcale. Beaucoup d' émotions pendant cette fiction
Mis totalement chaos par "Polisse", étouffé jusqu'à en garder des séquelles par "Mon Roi", il n'est rien de dire que son "ADN" était une attente incommensurable. On va d'abord commencer par une banalité : Maïwenn est une grande cinéaste. Une fois qu'on a dit çà, débattons du film. Le deuil, moment qui est à la fois universel par sa fatalité dans nos parcours de vie, mais aussi très intime par le ressenti qu'il dégage en chacun de nous. On a aussi une famille qui s'écharpe pour la couleur d'un cercueil, ceux qui agissent et ceux qui subissent, ceux qui en font trop et ceux qui en font pas assez. Là ou la réalisatrice fait du cinéma viscéral, c'est quand elle touche à notre fragilité, tout en la saupoudrant d'humour. Je dirais qu'ici, il y a la profondeur des sentiments, mais pas l'irraisonnable. Et c'est pourtant là qu'elle excelle.
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1,0
Publiée le 25 août 2021
ADN raconte l'histoire d'une femme d'âge moyen Leige Robert qui tente de renouer avec ses racines algériennes tout en faisant face à une tragédie familiale. Elle s'efforce également d'entretenir des relations saines avec sa famille en période de deuil et de rester une personne saine. La réalisatrice de ce film est Maïwenn qui est aussi Leige Robert le personnage principal de cette histoire et qui est insupportable comme dans tous ses films. L'histoire se déroule sois disant pendant l'été 2020 à Paris en France...
Je comprends que ce film puisse déranger. Il dérange parce qu'il est vrai et que la vérité des sentiments est souvent moche. Ça sonne juste, les scènes entre la mère et la fille - et quelles époustouflantes actrices! Toutes les faiblesses, tous les ratages, toutes les émotions mal gérées, toute cette hystérie qui lui est reproché, c'est juste le portrait d'une famille qui a voulu que ses enfants soient différents d'eux. Le grand père, les mères, et même les pères, ils ont tous voulu que leurs enfants soient libres et forts, ne soient pas comme eux. Cette déchirure volontaire imprègne tout. De la violence subie par les enfants à celle rendue plus tard (et plus tard, c'est maintenant). Le personnage de Neige essaye simplement, égoïstement et très naïvement de colmater les brèches. La fin est comme une réconciliation rêvée. Un conte de bonne fée. Pourquoi pas? J'ai aussi aimé les images, le cadrage proche de la peau des acteurs quand il faut, le ton très naturel de ceux-ci. L'image qui s’embellit d'un rien, qui fait semblant d'être la réalité, mais c'est quand même du cinéma. C'est un des rares films que j'ai envie de partager, pour en parler.
De la perte du patriarche aux racines retrouvées, Maïwen signe une quête identitaire sincère et touchante sur fond de famille dysfonctionnelle, portée par une interprétation pleine de justesse. 3,25
Evoquer sa famille, ses origines est l'essence de nombreux films mais rarement film sur le sujet n'aura été aussi nombrilique et égocentrique. On ne parvient à aucun moment à s'émouvoir, ni meme à s'interesser. Meme les acteurs n'ont pas l'air tres à l'aise et ne parviennent à faire exister leur personnage.
Je n’ai pas été emballé plus que ça. Certes, il y a de bons moments comme la séquence du choix du cercueil et l’intense conversation entre Neige (Maiwenn) et sa mère Caroline (Fanny Ardant) dans une rue. Si Maweinn dirige bien ses acteurs, si elle leur a laissé une bonne part d’improvisation, si l’ensemble de ce petit conglomérat vit bien ensemble, je regrette que Dylan Robert s’emploie à faire ce qu’il a déjà fait dans sa première apparition « Shéhérazade ». On a l’impression que Zachary de « Shéhérazade » a quitté Marseille le temps de rendre visite à son papi (Omar Marwan) de « A.D.N ». Bref, ce petit monde m’a laissé à distance. Petite mention à Fanny Ardant et à Louis Garrel.
Une première partie de film larmoyante à souhait, ponctuée de disputes familiales accablantes et sans intérêt, donnant l'impression d'assister à un mauvais documentaire sur une famille dysfonctionnelle à un enterrement. La suite est ennuyeuse et énervante, se concentrant quasi exclusivement sur les problèmes identitaires de Neige, personnage névrosé, toxique, dénué de charme, simplement insupportable. La fin du film est grotesque, apportant uniquement la satisfaction de pouvoir quitter la salle.
Le cinquième long-métrage de Maïwenn, sorti en 2020, reprend un thème qu’elle apprécie, celui de la fiction familiale dans laquelle on ne sait plus ce qui est le vrai du faux, ce qui relève de son introspection personnelle ou de son imagination. Du coup, on a le droit à un récit inégal. La première partie qui retrace les obsèques du patriarche est très juste et grinçante. Mis en scène comme un documentaire, avec une caméra assez distante des individus, on assiste au déchirement d’une famille face au devoir de mémoire de ce grand-père disparu. Malheureusement, dans la seconde partie, Maïwenn filme le nombril de Maïwenn. Il n’y a plus qu’elle à l’écran et son histoire de quête d’identité finit par désintéresser le spectateur. Heureusement, Fanny Ardant et Louis Garrel (les deux obtenant d’ailleurs le César du meilleur acteur dans un second rôle) apportent une diversion à cette œuvre intimiste. Bref, du cinéma égocentrique.
Je trouve ADN très réussi, je l'ai vu deux fois et toujours avec la même émotion. Les répliques font mouche, les personnages sont crédibles, attachants, bref, Maiwenn a réalisé un beau film très abouti.
J'aime la camera de Maïwenn , la facilité qu'elle à nous faire entrer dans son histoire, et c'est d'autant plus agréable quand cette dernière nous surprend , nous captive, a un sens , quoi!. C'est surement l un des plus grand défaut que j'ai trouvé à ce film, avec un casting magnifique, des acteurs crédibles et justes, on a du mal à comprendre pourquoi centrer sa caméra sur elle même autant. Cette recherche identitaire qui finit dans une Algérie chérie, magnifiée loin de la réalité du pays mais qui doit être fidèle à la représentation naïve que le personnage de Neige imagine. Fanny Ardant est magnifique et sa conversation dans la rue avec l'urne est très intense , réaliste et le spectateur palpe aisément les sensations de Neige au contact de sa mère. Au final, des bonnes choses, des moins bonnes, pour un film qui ne laisse quand même pas indifférent.
Un superbe film de Maïwenn, non seulement parce qu'elle y est superbe elle même mais aussi pour cette histoire si souvent proche de la notre. Autre point important, un jour, il faudra raconter l'histoire de l'Algérie, mais pas celle du côté des champs de bataille, celle du côté des hommes et des femmes qui ont tout laissé là bas, l'histoire des gens comme vous et moi qui n'avaient demandé qu'à vivre libre. Attention ce film raconte aussi l'histoire atroce de l'éclatement familial suite au décès d'un proche ainsi que l'atmosphère étouffante et glauque des maisons de retraite. L'histoire commence à Gennevilliers...