Les Racines du monde
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dicadena
dicadena

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2021
Très beau film ! À la hauteur de "l'histoire du chameau qui pleure" ou du "chien jaune de Mongolie". Il y a en plus la touche de dénonciation des effets des extractions minières sur la vie des nomades !
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2020
Après la mort accidentelle de son père, un jeune garçon continue à sa façon sa lutte pour préserver sa terre de l'avidité des compagnies minières. La fièvre de l'or fait des ravages en Mongolie, obligeant notamment les nomades à quitter leur territoire et leur vie traditionnelle. Byambasuren Davaa raconte ce contexte avec un grand souci d'authenticité mais la partie fictionnelle du film est moins réussie, assez naïve et prévisible. Le rêve du jeune garçon de chanter dans l'émission La Mongolie a du talent occupe une partie du récit, un peu plaquée sur l'intrigue principale. On connait les qualités de réalisatrice de Davaa (L'histoire du chameau qui pleure, Le chien jaune de Mongolie) mais son propos ici risque surtout d'intéresser le plus jeune public, ce qui n'est d'ailleurs pas une tare.
lolocine93
lolocine93

7 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2021
Quel superbe film entre les acteurs, le scénario, les paysages et les chants. Quel dommage que ces petits manquent de budget pour plus de copie dans de nombreuses salles.
MarieD
MarieD

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2021
Coup de cœur ! Une histoire touchante et nécessaire, entre documentaire et fiction au cœur des steppes Mongoles. Mise en scène à hauteur d'enfant et images époustouflantes.
Richard...
Richard...

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2021
Un coup de coeur pour ce film. L'occasion de comprendre ces peuples nomades qui vivent en harmonie avec la nature et les compagnies minières qui bouleversent leurs vie. Une belle histoire, des images et une musiques superbes...
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2025
Pour commencer, on découvre la beauté brute des vastes steppes de Mongolie.
Si le rythme peut sembler lent au départ, il s'inscrit dans une narration qui suit le quotidien du jeune Amra.
Et ce côté un peu documentaire renforce l'authenticité du récit et finit très vite par capter notre attention.
Un film qui pousse à ouvrir les yeux sur les dérives causées par la recherche du profit à tout prix au détriment de l'environnement et du mode de vie.
Amélie92
Amélie92

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2021
Superbe film ! Je recommande c'est vraiment très beau !
Belles images et récit super prenant
Stéphanie
Stéphanie

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2021
Très beau film sur la Mongolie, émouvant et juste !
Madmen
Madmen

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2021
Enfin..un joli film après 15 mois de néant. C 'est encore sans doute avec des budgets limités, avec des acteurs inconnus que le cinéma est vrai, beau et sincère. Byanbasuren a réussi à démontrer avec justesse et hauteur la profondeur de l 'être.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juillet 2023
Une fable écologique touchante mais ronronnant un peu trop, qui dénonce à travers les yeux d’un jeune garçon ayant perdu son père, les ravages sur la steppe de la mondialisation industrielle. 2,75
Cinememories

583 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2022
Si la Mongolie a souvent été placée comme le faire-valoir des dynasties chinoises, sur le plan historique, il possède un des rares blasons de l’immuabilité. Comme pour le Tibet, avant et après son annexion, ce sont les peuples nomades qui capitalisent les hauts plateaux et les steppes, vivant de l’agriculture et de la solidarité. Mais qu’en est-il lorsque tout cela n’est plus possible ? L’influence d’exploitants miniers conduit la réalisatrice Byambasuren Davaa (L'Histoire du chameau qui pleure, Le chien jaune de Mongolie, Les Deux chevaux de Gengis Khan) à se pencher sur la question, en admettant l’invasion intempestive de la cupidité, au cœur même d’un habitat qui prône des vertus ancestrales. « La Femme des steppes, le flic et l'œuf » pouvait montrer que de la beauté réside dans un paysage, où la vie et la mort cohabitent, de jour comme de nuit. Ici, il sera davantage question de ce qui déchire le portrait d’une nation, forcée à capituler dans la difficulté.

Pourtant, c’est un message d’espoir qui s’en dégage, pour la simple et bonne raison que l’avenir puise toute sa hargne dans la transmission. Ce n’est pas pour rien que l’on cadre à hauteur d’enfant, où les horizons prennent une autre dimension, parfois pour émerveiller, d’autres fois pour susciter l’étouffement. C’est dans l’urgence qu’une famille conteste des activités illicites, empoisonnant la terre et un milieu de vie qui n’est plus possible aujourd’hui. Les steppes se transforment en un champ de bataille, avec des dunes de terres retournées et piétinées, jusqu’à ce que les ressources s’épuisent et que l’écosystème local se fissure. La réalité est omniprésente, comme le sentiment que le documentaire n’est jamais très loin de la fiction. Et cette double lecture s’étend aux ambitions du jeune Amra (Bat-Ireedui Batmunkh), partagé entre les responsabilités de son père (Yalalt Namsrai) et son désir d’une vie moderne.

Là on l’on pourrait s’arrêter à l’opposition du monde urbain et la tradition, la cinéaste préfère évoquer une possible complicité entre les deux. Une des luttes populaires d’aujourd’hui nous ramène à questionner notre rapport à la nature et des richesses qui la composent. Lorsque certains en profitent pour la piller, d’autres parlent d’harmonie et d’unité avec cette dernière. La disparition du père entraîne ainsi toute une démarche de révolte chez Amra, prêt à tout pour investir le rôle du patriarche d’une communauté, qui semble avoir déjà troqués leur lopin de terre contre un certain confort de vie. À travers le quotidien de la mère (Enerel Tumen), il sera possible d’estimer la portée de ces revendications, elle qui jongle entre l’entretien de la cadette de la famille (Algirchamin Baatarsuren) et celui d’un terrain qui se transforme à vue d’œil.

Il restera un petit chant, simple et ancré dans une vérité qui traverse les générations, pour qu'Amra puisse prendre conscience de son héritage. « Les Racines du monde » (Die Adern der Welt) conte avec talent ce passage de flambeau, qui donne une voix à celles et ceux qui sont encore présents pour témoigner d’une telle détresse. La transition se veut aussi dure et brutale qu’un virage soudain vers un ravin, mais ce sera à la force de la mémoire et du respect pour chacun qu’il sera possible de progresser. Nul besoin d’autant de créatures mécaniques, alors que l’on peut encore dompter quelques alliés parmi la faune et la flore.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2021
Byambasuren Davaa, la réalisatrice, petite fille de bergers traditionnels mongoles, filme un monde qu’elle connaît sur le bout des doigts avec justesse et mesure ; mais surtout dénué de tout regard réac’ ou passéiste. Elle nous montre des nomades qui ont su s’adapter au monde moderne mais qui jonglent systématiquement entre tradition et le monde actuel. Cependant pas au point d’accepter les ravages du capitalisme mondialisé lorsqu’il menace de détruire durablement l’écosystème fragile des steppes de leurs ancêtres. Les images sont belles car elles permettent surtout de livrer un plaidoyer écolo très bien documenté.
Toujours à hauteur d’enfant, dans « Le chien jaune de Mongolie », elle faisait l’éloge des traditions du peuple nomade mongol ; ici, c’est une rupture car elle montre comment il est difficile pour tous ces peuples premiers de vivre dans le monde d’aujourd’hui. Si le premier était un traité quasi anthropologique ; celui-ci est un documentaire qui devrait faire réfléchir les occidentaux sur les effets que produisent leur consommation effrénée de produits technologiques friands de minerais rares à l’autre bout du monde. Entre le premier film et le second, le modernisme est arrivé ; mais sont-ils plus heureux au final ?
tout-un-cinema.blogspot.com
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 752 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2022
Un film brillant de sincérité, dont les décors naturels suffisent à nous emporter par delà l'horizon.
A mi-chemin du documentaire, "Les racines du monde" est un plaidoyer contre une modernité galopante, à rebours de cette nécessité d'humanité et de rappel à notre condition.
Un regard plus "acerbe" décèlera une écriture naïve, mais saluons ce voyage dans ce monde si proche, si loin.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2025
Coproduction germano-mongole, Die Adern der Welt prend le contrepieds des ruées vers l’or héroïques où des Occidentaux se voyaient éprouvés au contact d’une terre à creuser, adopte le point de vue des invisibles, à savoir des autochtones et de leur combat modeste – par rapport aux bulldozers commandés par des entreprises internationales. Tout le film repose sur l’antithèse entre deux rapports au monde distincts, l’un spirituel, cherchant sans cesse l’harmonie entre les êtres humains et la nature, l’autre matérialiste, s’épuisant dans une cupidité intarissable ; cette figure est transposée à l’écran par une perturbation de l’ordre du monde au moyen des instruments de destruction spoiler: qui « déchirent le paysage / comme un vêtement usé »
, s’il fallait citer la poétesse québécoise Hélène Dorion. Voici une pelleteuse rouge au dernier plan, voilà le bruit d’un engin qui approche.
La confrontation manichéenne entre traditions locales et modernité importée se complexifie par le motif du chant : si ce dernier respecte la sacralité transmise par le père, il devient le support d’expression d’un message. Le concours de talents, dont les coulisses comme métaphore de son artificialité générale sont dévoilés à la façon de Little Miss Sunshine (Jonathan Dayton et Valerie Faris, 2006), résonne ainsi telle la médiatisation d’un jeune et prometteur spoiler: lanceur d’alertes
, et la clausule diffuse sa voix sur des espaces en mutation, laissant la liberté au spectateur d’imaginer la suite – moins la suite du film que la suite à donner à tout cela. Cette suspension dernière de la morale et du jugement s’avère pertinente, fidèle à l’esthétique documentaire adoptée qui saisit des instants de vie (néanmoins concertés). Une déclinaison mongole des thématiques chères au cinéma de Jia Zhang-Ke, un avant-goût réussi de ce que perfectionnera le cinéaste japonais Ryūsuke Hamaguchi trois ans plus tard avec Aku wa sonzai shinai, en français Le Mal n’existe pas.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2021
Pour évoquer l’ambiance particulière de ce très beau film je parle d’une tristesse paisible. Ce qui ressort de la mise en scène tranquille de Byambasuren Davaa qu’elle émaille simplement de quelques références ou repères, sans jamais dévoiler la source ou la raison. Ce qui rend la réalisation, magnifique, posée, très lisible dans son épure, à l’image de ces très beaux paysages mongols, contrariés par l’exploitation minière. Pour nous raconter les ravages commis en ce moment sur son sol natal ( 20% lié à l’exploitation minière par des compagnies internationales ) elle suit l’évolution d’une famille de paysan dont le père tente de s’opposer pacifiquement à l’invasion des pelleteuses et foreuses. Son fils douze ans reprendra le combat, fidèle au message paternel, mais adepte d’un tout autre comportement, qu’il ne révélera que par la force des choses. Celle d’un message intime et universel , en survol de cette région piquetée par les mines, les forages, les tumulus , désastre filmé avec grandeur par une réalisatrice totalement inspirée.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
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