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lilyzab
26 abonnés
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1,0
Publiée le 12 octobre 2024
Le sujet aurait pu être intéressant s'il avait été bien joué et le montage plus rythmé. Hélas les séquences sont tellement statiques ......On s'ennuie grave .....
Un drame judiciaire se déroulant quasiment dans son intégralité au sein d’un prétoire, ce qui donne lieu bien évidemment à un récit profondément verbeux d’autant que la caméra aime à s’attarder sur de longs plans fixes sur les acteurs du tribunal n’hésitant pas non plus à insister sur les silences. Si l’ensemble est brillamment interprété, le film apparait trop écrit pour paraitre juste. Néanmoins, l’évocation trouble de l’infanticide et du rapport à la maternité apparait pertinent mais cela se rapproche davantage de la réflexion sociologique que d’une œuvre de fiction.
Sujet délicat, horrible, l'infanticide. Un jugement est obligatoire mais lequel ? La tendance à accabler l'autrice de ces "faits divers" sur le coup de l'émotion est rassurant pour soi, en rejet. En déroulant la pelote, tout n'est pas si évident, clair. Jeter l'opprobre est plus facile mais... Le premier film de Alice Diop a une note documentaire sans voyeurisme, il permet de réfléchir et d'arrondir sa réflexion. c Kayije Kagame, Guslagie Malanda, Valérie Dréville jouent à merveille ce film de femmes pour tous !
Inspiré d’un fait divers, un film assez déconcertant tentant d’expliquer (après références aux femmes tondues d’après-guerre/Marguerite Duras/Hiroshima mon amour) le meurtre d’une fillette de quinze mois suite à maraboutage... C’est assez lent et prétentieux - l’avocat finissant par plaider la folie après avoir essayé de nous convaincre que la sorcellerie se soigne - mais suffisamment ennuyeux pour obtenir un Lion d’Argent à Venise et l’enthousiasme de la presse intello/bobo et autres théoriciens du genre.
Un film bouleversant de par son intelligence, son ambiance... les thématiques sont passionnantes et traitées avec justesse. Une grande réalisatrice est née!
grosse claque un procès magnifiquement filmé sujet tendu debats tendus avec une révélation rama dixit kayige kagame crève lecran beaucoup de charisme futur grande commédienne film a voir ne rater pas ça
Selon ce que chacun imagine des choses non dites et éclairées en fin de film, il est normal de ne rien ressentir ou d'être submergé par l'émotion. Ce fut mon cas car j'ai pris le parti de croire à l'une des versions présentée à la fin par l'avocate de la défense. La maladie (dans mon esprit, la schizophrénie) et le côté "chimère" chez les 2 jeunes femmes héroïnes du film (si l'on peut dire). Ce film ne contentera pas tout le monde en raison des différents points de vue possible. Mais pour moi il a été source d'émotion. Et le jeu de Guslagie Malanda, bien que non conventionnel, apporte une fraîcheur dont à besoin le cinéma français.
j'étais hésitant mais je me suis pris la claque du mois ! c'est exactement pourquoi je vais au cinéma. j'étais bouleversé, interrogé, concerné, captivé... avec une économie de moyen parfaite, le scénario nous fait revivre un fait divers qu'on avait déjà jugé avec précipitation. et pourtant, pendant près de deux heures, la Cour d'assises, les flashback m'ont captivé et les larmes ont coulé. merci à Alice Diop de nous avoir offert ce moment rare !
Très bon film, prenant. Fait divers , l'actrice est représenté par la réalisatrice Alice Diop qui a vraiment assisté à ce jugement. Pas étonnant qu'il représente la France aux Oscars. Chef d'œuvre dans lequel on passe par plusieurs émotions.
Je suis très surprise de découvrir les mauvaises critiques des spectateurs. Ce film m'a bouleversée. Tout d'abord, se trouvent à l'écran des acteurs qu'on a peu l'habitude de voir. À croire qu'en France, il n'y a qu'une dizaine d'acteurs que l'on retrouve sans cesse. J'ai été captivée par le jeu des acteurs, qui avaient tous une diction parfaite (souvent, je trouve que les acteurs marmonnent dans leurs barbes et sont peu compréhensibles). Le rythme est lent certes mais posé, on prend le temps de poser le cadre, de laisser des silences qui permettent d'apprécier ce qu'il vient de se dire, de se passer. Le parallèle entre l'écrivain et la femme en train d'être jugée est intéressant. Le sujet affecte l'intime, dérange. Cela me rappelle la série japonaise "la maison de la rue en pente" qui aborde le sujet de l'infanticide également par le biais d'un procès. Dans cette série, se télescopent les faits jugés et l'histoire d'une des femme qui fait partie du jury. J'ai trouvé ce film maîtrisé, beau. J'ai apprécié cette fin ouverte qui n'apporte pas un jugement ferme et définitif mais laisse chacun avec sa conscience et ses émotions, libre de penser ce qu'il veut. La difficile relation mère-fille est touchante. Et la plaidoirie de la fin nous cueille.
Exellent film, qui est très touchant. Les femmes y sont représentées de façon héroïque. Ce film s'inscrit dans la continuation du progrès social de la condition féminine, et met en valeur le travail important qu'effectuent les mères dans la société. Je recommande très vivement
Intéressant mais je n'ai pas compris ce que la réalisatrice voulait nous dire au travers du personnage de la jurée qui s'interroge sur ses points communs avec l'accusé s'agissant de son histoire de vie familiale. Il m'a semblé que cela n'apportait rien au film. NB/ vu sur Canal +
Je trouve les critique très dur sur ce film. On parle d’un film qui retrace le procès de Fabienne Kabou. On parle d’un film qui joue de plus sur la psychologie. J’ai personnellement adoré ce film. Vous trouvez qu’elle récite un texte moi je trouve qu’elle prend vie dans son personnage de Laurence comme une deuxième peau difficile a joué, une actrice forte pour jouer le rôle d’une femme coupable d’un infanticide. Alice Diop a fait quelque chose de très beaux à retracer quelque chose de très dur, un crime qui en réalité travaille sur le profond de la femme accusé, qui parle de son mal-être, les actrices, les acteurs sont froids il représente bien les avocats ou encore les accusés. Le personnage de Rama m’a particulièrement touché cette femme qui a peur de devenir comme Laurence coly et qui du coup est en fait un second personnage, je trouve le scénario travailler. L’histoire est dur. Le film est difficile à regarder sans ne lâcher une seule larme. Tous les personnages principaux sont forts en émotions. Je ne comprends donc pas la critique de une étoile ou moins d’une étoile.
Eloge réservé à l'interprétation magistrale des "gens de loi" du procès d'assises. La plaidoierie finale de la défense (les cellules chimériques) est d'anthologie (Aurélia Petit). Mention spéciale aussi pour Valérie Dreville (la présidente du tribunal) et Xavier Maly (le lamentable amant). Gustalie Malanda (l'accusée) a le ton très juste également malgré une diction précipitée. Le film est malheureusement surchargé par une histoire dans l'histoire (l'écrivaine qui assiste au procès) superfétatoire et sans intérêt, Le jeu larmoyant et peu naturel de Kayije Kagame est lassant. Il convient donc de prendre son mal en patience jusqu'aux retours dans la salle d'audience où les interventions sont passionnantes. Une tragédie qui commence par la banalité d'espérances chimériques venues d'Afrique, fatalement suivies de l'échec humiliant, de l'exclusion et du mépris infligés par la civilisation rejetante du "pays d'accueil", l'intégration impossible puis le repli identitaire vers la sorcellerie, l'escalade du mensonge, la montée de la vengeance et de la folie. Le film renvoie à ce qui s'est passé dans la réalité du procès en 2016, La froideur et la préméditation glaçantes de l'accusée permettent de comprendre la sévérité des jurés qui avaient demandé 20 ans de réclusion. Les expertises psychiatriques n'avaient pas permis de trancher et avaient peu influencé la sentence. En appel Fabienne Kabou avaits pris 15 ans et été libérée au bout de 9 ans. L'absurdité et l'insoutenable demeurent : une enfant sans identité, sans reconnaissance, née et morte pour rien.