LA BAULE-LES-PINS (1990): Eté 1958, les vacances à La Baule-les-Pins. Le soleil, la mer, les enfants, l'esprit de famille, le joli sourire d'une femme qui se sentira renaître dans les bras d'un homme. Un film sans grand suspense, sans grande action, un agréable goût de nostalgie pour une période estivale déjà lointaine, des journées sur le sable chaud à flemmarder, à papoter, à s'amuser, à se baigner. La caméra de la réalisatrice Diane Kurys prendra plaisir à s'attarder sur l'innocence de l'enfance à laquelle on pourra s'identifier, filmera des instants heureux mais aussi la douleur d'un amour fatigué par le quotidien. On s'amusera à suivre les agissements d'une jeunesse éduquée se risquant à vouloir donner du relief à son existence tout en prenant quelques petits sens interdits (un remarquable casting d'enfants), une jeunesse encadrée par un monde adulte, le grincheux tonton Léon tellement bien interprété par l'inoubliable Jean-Pierre Bacri; sa femme tatie Bella, la ravissante actrice Zabou Breitman toujours à l'écoute des derniers potins; Michel Korski et son attachement à sa famille joué par le surprenant Richard Berry (un mélange d'amour, de peine et de colère); l'acteur Didier Bénureau et son regard vicieux dans le rôle du propriétaire intransigeant; Odette la nounou nunuche empruntera le physique de la comédienne Valeria Bruni Tedeschi; et pour finir une élégance, un regard, un sourire, celui de Lena Korski, une femme perdue dans ses sentiments amoureux jouée par cette actrice appréciée pour sa simplicité, sa beauté, son talent… une étoile qui vient de s'éteindre… "La Baule-les-Pins" un parfait hommage à cette grande Dame qui aura marqué le septième art... Nathalie Baye.