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Un visiteur
3,0
Publiée le 23 mars 2020
Je ne peux pas m’empêcher de rapprocher indirectement « La Baule-les-Pins à « Diabolo Menthe ». Dans le tout premier film de Diane Kurys, elle contait son adolescence, les années lycée à Paris. Paris, ville dans laquelle Lena (Nathalie Baye) la maman de Frédérique (Julie Bataille) s’installe pour fuir son mari (Richard Berry) et refaire sa vie. « La Baule-les-Pins » c’est la fin de l’enfance, celle de Diane Kurys qui s’amuse à semer des petits cailloux biographiques, comme les prénoms et les villes de Paris et de Lyon. Frédérique était la grande soeur d’Anne dans « Diabolo Menthe » ; Anne est l’étudiante qui vit les évènements de Mai 68 entre Italie et Paris dans « Cocktail Molotov » ; ici dans « La Baule-les-Pins » Frédérique est la grande soeur de Sophie ; Paris est à la mère et Lyon est au père ; par exemple, Anne dans « Cocktail Molotov » lui rendra visite au cours de sa fugue. Les trois films sont des tranches de vie que d’aucuns peuvent trouver sans intérêt. Mais si le récit est bien construit, bien joué, on peut y trouver un intérêt à suivre ses histoires du quotidien qui peuvent faire écho à nos vies personnelles. Autre point commun aux films de la réalisatrice, son message féministe toujours aussi discret ; ainsi, dans son premier film, on riait du droit de vote des femme puisqu’on sous-entendait qu’elles votaient sous l’influence d’un père ou d’un mari ; ici « La Baule-les-Pins », Lena Korski s’émancipe par le divorce, par sa détermination à vouloir prendre sa vie en main.
Je viens de revoir ce film que j'avais vu petite fille. Une deuxième lecture donc avec le poids des années et je dois dire que ce film est un petit bijoux du cinéma français des années 90. Tendre, cruelle, drôle et tellement bien joué, réalisé et mis en scène. On sent le vécu de la réalisatrice qui raconte sans doute son enfance enfin peut-être. Un film intelligent, d'une grande qualité. Le meilleur de Diane Kurys. A propos, que devient-elle?
Film émotion. Les enfants jouent à merveille dans un univers pas toujours joyeux. Un bon 3 sur 5. ----Juin 2015---- Un des rares films où JP Bacri est joyeux. Programmé sur Arte, coïncidence ce jour même où on apprenait son décès. ----Janvier 2021----
Je n'aime pas forcément tout ce que fait Diane Kurys, mais elle est parfois capable de viser juste et de nous toucher, ce qui est le cas ici. A travers une émotion discrète, un agréable parfum de nostalgie et des personnages relativement nuancés et aux multiples faiblesses, la réalisatrice signe une œuvre très autobiographique mais avec beaucoup de pudeur, de tendresse et de sincérité, aidée en cela par une belle troupe d'acteurs (Nathalie Baye et Jean-Pierre Bacri en tête, où seule Valeria Bruni Tedeschi apparaît comme une grosse erreur de casting). Rien d'extraordinaire, mais une œuvre simple et tendre par une Kurys humble et authentique : une jolie surprise.
C'est un film de vacances de plage à la Tati, l'humour en moins. Diane Kurys a su s'entourer d'un casting particulièrement bien choisi et on s'amuse de voir cette brochette d'acteurs alors plus jeune de 26 ans ! C'est la seule chose amusante. Bacri est déjà dans le même registre : con et râleur. Mais ce qui évite à ce film de tomber dans le désintérêt, ce sont les enfants qui jouent avec beaucoup de spontanéité : en particulier Julie Bataille qui est ado et qui a , les gênes d'une excellente comédienne : on reconnaît sa frimousse joviale et souriante et c'est déjà un poison (elle jette des suppositoires dans le bac à poissons) ! Mais aussi Emmanuelle Boidron qui jouera longtemps les utilités comme fille de Navarro, puis essaiera en vain de succéder à son père commissaire. Elle se fait plus discrète aujourd'hui. Un film sans prétention dans lequel on aurait pu éviter l'abandon d'un chien qui n'ajoute rien à cette aventure aussi délabrée que le couple Berry-Baye de l'histoire.... willycopresto
Très jolie chronique familiale tendre et touchante. Le regard de la cinéaste est vraiment doux et en même temps éloquent. De très beaux moments d'émotion également lors de la scène où elle annonce le divorce à ses enfants par exemple. Des scènes familiales très jolies. La plage évoque toujours la famille, la joie. Et ici on a une joie plutôt douce amère bien retranscrite par Diane Kurys. Il y a en plus un plaisir non dissimulé pour le spectateur de voir les acteurs d'aujourd'hui dans leur jeunesse.....
Mon film culte,qui m'a donner envie de faire du cinéma et de m'y intéressé de plus prêt!.Merci à diane Kurys d'avoir eu l'intelligence avec Alain le Henry d'écrire ce magnifique film que depuis PERSONNES à pu égaler ou faire mieux!.Je le connait par coeur et pourtant je pleure toujours à la fin!.Avec aussi des vu magnifique de ma sublime et formidable région des pays de la loire que j'aime encore + grâce à ce film!.MERCI Diane!.
La famille, les vacances, la plage, l'amour, les disputes... Vous l'aurez compris, Diane Kurys nous ressort toute la panoplie. "La Baule-les-pins" ressemble donc plus à une vaste illustration des vacances qu'à un film. Et sans la bonne interprétation des adultes qui dégagent une certaine sympathie, et quelques scènes assez justes sur le plan humain, tout cela n'aurait eu aucun intérêt. Car la principale faiblesse réside dans les scènes avec les enfants. Les situations qui les concernent sont parfois consternantes car absolument pas écrites et mises en scène. Enfin, le film est assez malhonnête dans la sens où il se plaît à faire durer les moments sympathiques et à tendance à ne pas vouloir éterniser les passages plus dramatiques (des fois que le confort du spectateur serait mis en danger !!!). On sourit donc de temps en temps, mais c'est bien l'exaspération qui l'emporte.
On connait le talent de Diane Kurys pour nous raconter des chroniques familiales attachantes aider en cela par des acteurs de grand talent , une jolie réussite .
En dehors du fait que je sois résident de la ville en question,"la Baule les Pins"(1990),m'a laissé un souvenir nostalgique,celle sur l'enfance et les vacances.Diane Kurys se raconte elle-même dans cette chronique estivale se assant à la fin des années 50.Sa photographie,volontairement daté,souligne qu'on se situe dans une autre époque,et qu'il faut adopter le regard des deux fillettes,dont les parents sont sur le point de divorcer(chose très peu courante à l'époque).Nathalie Baye,la vulnérabilité même,se laisse aller à l'adultère avec Vincent Lindon.Zabou Breitman est enceinte jusqu'aux yeux,et Jean-Pierre Bacri peut marmonner contre la Terre entière.Candide,imparfait et daté quand même,ce film est tout de même attirant par la sincérité de ce qu'il raconte.
Le film est assez daté fin des années 80, avec tous les clichés stylistiques de l'époque. Mais dans l'ensemble, il dépeint bien le climat houleux de vacances familiales où les relations entre les individus sont cahotiques. Il n'évite pas les lieux communs et l'exagération, mais alterne judicieusement les scènes comiques et dramatiques. On prend plaisir à regarder ce film porté par une pléiade d'acteurs en grande forme.