Une magnifique plongée de 2h dans les méandres politico-religieux Egyptiens, envoûtante et stressante ! Que ce soit l’interprétation magistrale de Tawfeek Barhom, ou de la qualité d'images, gros plans, éclairages, costumes, tout cela concoure au mystère qui constitue le fil rouge d'une remarquable mise en scène d'un pouvoir obscur ! Tarik Saleh n'est certes pas un inconnu, preuve "Le Caire Confidentiel" il y a 5 ans. Cette ambiance créée principalement au cœur de l' Université Al-Azhar, sorte de Vatican, est fascinante....et nous transporte dans le monde de l'intrigue.... A signaler et pas si courant... pas une Femme - en dehors de la maman du jeune Adam au tout début- et de la très jeune fille, au final - objet d'une guerre d' influence... Sans tout comprendre, je l'avoue car non spécialiste, on reste captivés et impressionnés par ce film passionnant ....!!**
Assez déçue par ce film que j'ai vu suite aux critiques élogieuses de la presse et du public Je me suis vraiment ennuyée : le propos est intéressant mais le film est ennuyeux et trop long
Prix du Scénario à Cannes, une plongée dans les arcanes du pouvoir égyptien et de l'université Al-Azhar, institution de l'Islam sunnite.
Entre le film d'infiltration (plutôt classique) et le film politique (moins classique), un thriller manipulateur dressant un portrait peu flatteur des hautes instances à la tête du pays.
Ou quand l'État cherche par tous les moyens à ce que la religion s'accorde avec lui. À découvrir.
Adam est le fils d’un pêcheur pauvre. Repéré par l’imam de son village pour son intelligence et sa foi, il reçoit une bourse qui lui permet d’aller étudier à la prestigieuse université Al Azhar, le phare de l’Islam sunnite. La mort de son Grand Imam y provoque une guerre de succession. Les autorités civiles veulent à toute force favoriser leur poulain. La Sûreté de l’Etat va recruter Adam pour parvenir à ses fins.
Le réalisateur Tarik Saleh, né en 1972 à Stockholm d’un père égyptien, qui avait fui le régime de Nasser, et d’une mère suédoise, s’était fait connaître du grand public en signant en 2017 "Le Caire Confidentiel", un film noir qui ne m’avait qu’à moitié convaincu. Très critique des autorités égyptiennes dont il stigmatisait la corruption, il avait dû tourner son film au Maroc. C’est dans le sublime écrin de la mosquée Süleymaniye à Istanbul qu’il a dû tourner son film suivant qui égratigne lui aussi l’Egypte du Prophète et du Pharaon (pour reprendre le titre du livre de Gilles Kepel), son autoritarisme, ses coups tordus.
"La Conspiration du Caire" (un titre beaucoup plus alléchant que le titre original anglais "Boy from Heaven") est un vrai film d’espionnage. Son principal attrait est son exotisme. Il nous transporte dans un pays et dans un lieu qui ont été rarement filmés, mais où les enjeux de pouvoir sont régis par les mêmes règles que celles qu’on retrouve partout.
"La Conspiration du Caire" compte son lot de renversements de situation. Mais il souffre toutefois d’un scénario pas toujours crédible, dont on s’étonne qu’il se soit vu décerner le prix du Festival de Cannes 2022 (sans doute pour le consoler de ne pas en avoir reçu de plus prestigieux). En particulier, personne autour de moi n’a compris le face-à-face final, en prison. J’en appelle aux esprits plus aiguisés pour nous éclairer sur sa signification (la réponse suppose-t-elle de connaître les circonstances précises de la mort du Prophète et les propos tenus autour de sa dépouille par Omar et par Abu Bakr ?)
Excellent film, belle intrigue pleine de rebondissements. Les jeux de pouvoirs sont subtilement représentés. Les acteurs (le jeune pêcheur et le colonel) principaux jouent très bien.
Excellent thriller. Je n'ai pas décroché 1 seconde. Scénario haletant. Images magnifiques dans la mosquée. Une immersion dans l'univers des imans et de leur relation avec le pouvoir. Bravo!
Genre ? Je dirais: « espionnage » ! Et du coup l’idée qui me saute au visage ? Comment réaliser un film avec cette liberté de ton ? Le film nous précise les connexions entre le Pouvoir politique et certains religieux de la mosquée Al Azhar. Ou, comment l’Etat voudrait intervenir dans la nomination du nouveau responsable d’Al Azhar.
Comme nombre de réalisateurs israéliens, iraniens, Tarik Saleh critique l’Egypte, de l’extérieur ce qui explique la liberté de ton et la critique….. Cela ne retire rien à la force de son film………Tous les coups sont permis et il faut se méfier des « coeurs purs » !!! Un peu compliqué ?
Le film a reçu le prix du meilleur scénario au Festival de Cannes, ce qui est étrange parce que c'est bien par son scénario que le film pêche -inutilement compliqué, tarabiscoté, et bourré d'incohérences; on n'y croit pas, ce qui est quand même embêtant.... Tarik Saleh a été jugé indésirable en Egypte -pas étonnant vu ce qu'il en montre-, mais a pu tourner dans la mosquée Süleymanye d'Istanbul, ce qui est plus étonnant car ce qu'il donne à voir de l'Islam est quand même terrifiant. Voir ces centaines d'étudiants coiffés de leurs bonnets de père Noël, face contre terre, cela fait irrésistiblement penser à l'armée des clones de Star Wars.... Qu'apprennent ils? à psalmodier des versets du Coran (en chantonnant pour les traditionnalistes, en s'en abstenant pour les rigoristes pour qui la musique est interdite) La mosquée Al-Azhar du Caire, c'est un peu l'équivalent du Vatican pour les catholiques, un état dans l'état; le choix de son Imam est donc très important pour le pouvoir politique; quand le sabre et le goupillon marchent de concert, tout va bien. Or les frères musulmans ont fait de l'entrisme... Quand son Grand Imam meurt, assez subitement, il faut donc trouver le "bon" parmi les candidats possibles, celui qui va s'entendre avec les politiques. Pour cela, les services de renseignement vont manipuler Adam, un novice, un jeune étudiant venu de la province, d'un milieu plus que modeste -un fils de pêcheur. Qui sera chargé de s'infiltrer dans les bonnes grâce des prêcheurs extrémistes et de tout venir raconter à son contact.... Evidemment ça ne tient pas trop debout! Mais Tawfeek Barhom est très juste dans son interprétation d'un garçon qui ne sait plus trop où il va, qui croit à l'amitié mais qui est manipulé par le chantage qui pourrait s'exercer sur son père et ses jeunes frères.... spoiler: Et qui démontre, finalement, des ressources de duplicité, par exemple quand il démasque le prétendant qui a engrossé une jeune fille AVANT de l'épouser (péché),le mariage ayant de plus été dissimulé à la première épouse (autre péché). ... Les membres des services secrets sont salopards à souhait, habitués à se débarrasser de ceux qui les ont aidé, mais désormais en savent trop... Le colonel Ibrahim qui assure la liaison avec Adam, c'est l'épatant Fares Fares et son incroyable pif (au sens propre du terme) qui crée un personnage assez borderline, mais ayant gardé peut être encore un tout petit fond d'humanité...spoiler:
Un jeune pêcheur obtient une bourse pour aller étudier dans la prestigieuse école islamique du Caire et devient le témoin d'un meurtre auquel il va être lui même lié bien malgré lui. Lutte contre le fanatisme religieux , la corruption d'état, tout était réuni pour un grand film et pourtant... L'intrigue sur de nombreux points est bâclée, les dialogues sont usant avec tant de bavardages. Peu de suspense aussi et un manque de frayeur dans l'ensemble. Le tout s'étire en longueur pour une chute attendue mais décevante.
Très bon film au niveau de l intrigue ,une façon de filmer formidable par contre en tant que femme ça a été une abomination totale Pas une seule femme dans ce film et les seules qu on pouvait vaguement apercevoir noyées dans la foule était bâchées de la tête aux pieds
Je ne sais pas si il y avait un message du réalisateur derrière le fait de mettre aucune femme mais c'était violent
Difficile a apprécier ou a comprendre si on n'est pas égyptiens ou musulman. C'est assez confus par moment mais on peut retenir comme dans toutes religions hypocrisie ou mensonge (spoiler: enfant caché , nourriture pas hallal , mac do !!! )
Excellent film sur les pouvoirs politique et religieux; leurs interactions, conivences et luttes. L'un a besoin de l'autre tout en cherchant à dominer la relation. Les pouvoirs sont une brillante scéne de théâtre avec des coulisses nauséabondes et sanglantes. Attention aux jeunes talents aux dents longues qui rêvent du premier rôle. Casting impeccable, scénario solide et réalisation aux petits oignons.
Un bon film, assez linéaire mais avec suffisamment de rebondissements pour maintenir l'attention jusqu'au bout. Si on rajoute un aperçu de l’Égypte actuelle (la séquence de la boite de nuit où il n'y a que des garçons est un peu étrange), on a une bonne raison supplémentaire d'y aller.